Chapitre V: Confrontation

En arrivant devant ma chambre je vis la porte entrebâillée. Je l'ouvris et cherchais à savoir si il y avait quelqu'un mais je ne voyais personne. J'entrais et refermais la porte derrière moi. J'allumais la lumière et vis une personne assise sur mon bureau. Je sursautais, recula à toute vitesse et me cognais la tête contre mon placard. La personne se retourna et je reconnu la fille au regard assassin qui était devant ma porte à mon arrivée. Elle se leva et s'approcha de moi en tordant des hanches. Elle entortilla une des mes mèche de cheveux noire avec ses doigts longs et fins et dit avec dégoût:

- Pathétique. Comment quelqu'un comme toi peu être une demie-déesse? Tu doit sûrement venir d'un dieu mineur. Et de toute évidence tu ne sert tellement à rien que personne ne t'a revendiqué!

- Eh lâche moi!
Elle m'attrapa par le poignet et serra très fort, elle

approcha sa bouche de mon oreille et chuchota: - Lucas est à moi! Tu ne t'approche plus jamais de lui! Ici c'est moi qui décide. Fille d'Aphrodite et

gardienne du groupe. Tu ne t'approche d'aucune de mes demis-sœurs non plus.

La haine que j'avais pour cette ordure explosa. Je pris son bras qui ne me tenais pas par le poignet, la retourna, lui serrais les bras, la plaqua contre le mur et lui susurra à mon tour à l'oreille:

- Je ne reçois d'ordres de personne et sûrement pas d'une pimbêche comme toi qui ce croit tout permi!

Je la lâchais tendis le doigt vers la porte et lui hurlais:

- Maintenant sort!

Elle se figea et son regard se bloqua sur le mien. Je la regardais et bien qu'elle est l'aire apeurée elle était magnifique: blonde, les cheveux coupés aux épaule, grande et fine, les yeux marrons foncé. Bref en deux mots trop belle.

- La nouvelle... Tes yeux brillent... - Sort, hurlais-je.

Elle s'enfuie en courant et claqua la porte derrière elle. Je me laissais tomber sur mon lit et pris ma tête dans les mains. J'avais une de ces migraine! En faite à chaque fois qu'on me disait que mes yeux brillaient j'avais ensuite mal à la tête...
J'étais vraiment de mauvaise humeur je n'avais envie de voire personne ni rien que je ne comprenais pas... Comme mon collier que j'enlevais et fourrais dans le tiroir de mon bureau. Je m'enfermais dans la douche et laissais l'eau chaude dénouer mes muscles et me nettoyer de

toute la sueurs accumulé dans l'arène. J'étais tellement bien sous l'eau! J'entendis frapper à la porte. Je sortis en quatrième vitesse de la cabine de douche, m'enroulais dans une serviette me séchais le cheveux en quelques secondes. Ouvris ma commode enfilais un débardeur bleu nuit et un jeans brute. Je montais rapidement mes cheveux en un chignon lâche qui me gouttait sur la nuque et allais ouvrir. Je pensais me retrouver devant Romane ou une fille psychopathe mais lorsque j'ouvris je me retrouvais nez à nez avec Lucas. Beau comme un dieu (comme d'habitude) et moi pieds nus avec les épaules trempés et sûrement un expression complètement débile s'étalant sur mon visage...

- Je peux entrer? demanda t-il avec un petit sourire en coin.
- Si tu veux...

Je m'effaçais pour le laisser entrer. Il s'assit sur mon lit et me fit signe de venir à côté de lui.

- Non merci je préfère rester debout...
- D'accord, dit-il avec une petite moue triste avant de reprendre un visage impassible. Je voulais qu'on parles de ce qui c'est passer dans la forêt ce matin.
- Ce n'est rien...
- Jade arrête tu a faillit... Enfin tu vois ce que je veux dire...
- Oui je sais j'ai faillit mourir. Ce n'est pas la

première fois.
- Tu dis ça comme si ce n'était rien! Mais c'est grave!
- Lucas je n'ai pas envie d'en parler je sais que sans toi je serais morte si c'est je pour me dire ça tu peux t'en aller.
- Stop! La c'est toi qui me fait peur! Si on se bat c'est pour nous ou sinon pour le gens à qui on tiens!
- Je ne tien à personne...
- Même pas à ta famille?
- Lucas...
-Quoi?
- Je suis orpheline...

J'en avais marre! Marre de ne rien comprendre! Marre d'avoir l'impression d'avoir été rejetée dès mon plus jeune âge! Et surtout marre de pleurer! Il fallait que j'agisse. J'ouvris la porte de ma chambre et couru. Je sortis du bâtiment je continuais de courir. J'arrivais aux limites de la barrière protectrice, je me retournais et vis Lucas qui me regardait avec des yeux suppliants car il savait que si je dépassais cette ligne il ne pourrait pas me suivre... J'hésitais mais continuais de courir et dépassais la limite magique. Il faisait nuit mais bizarrement je voyais comme en plein jour... Je continuais d'accélérer, j'avançais à découvert sachant pertinemment que si un monstres arrivait il m'attaquerait dans la seconde mais c'était mon

but... Comme je l'avais dit à Lucas je n'avais pas peur... Là dans la nuit noir j'avais l'impression d'être dans mon élément. Je courais sans jamais me fatiguer et avais l'impression d'être invincible... J'entendis un rugissement qui venait de très très près... Je me figeais sur place en voyant une drakina passer. Elle était énorme, elle avait des pattes de serpents recouvertes d'écailles une grande et large queue de lézard et d'un buste de femme. C'est seulement aux moment ou elle chargea que je pris pleinement conscience que j'étais seule, sans armes bref sans défense. Alors qu'elle arriva sur moi un arc se matérialisa dans ma main comme quand je m'étais battue avec le cyclope. J'encochais une flèche noire qui s'était matérialisé en même temps que l'arc, le bandais et visa. La femme serpes n'était plus qu'à trois mètres de moi lorsque la flèche la toucha en plein entre les deux yeux mais même si elle ne possédait pas d'écailles sur la partie supérieur du corps sa peau n'en était pas moins résistante. L'arc ne servirait strictement à rien apparemment alors je décidais le corps à corps. Je savais que s'était complètement débile mais je ne fuirais pas. Pas cette fois! Je comblais le dernier mètre qui nous séparait et sauta au dessus d'elle. La Drakina n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait que je lui assénais un énorme coup d'arc à l'arrière du crâne qui s'ouvrit sous le choc et elle s'effondra au sol

inconsciente. Au bout de quelques secondes son corps s'était transformé en poussière comme tout les monstres qui mourraient mais alors que je m'en allais un coup de vent balaya le cendres de la femme-serpent laissant apparaître au sol une écaille qui devait être sur sa patte, je me penchais pour la ramasser mais quand je la toucha elle se mît à luire d'une l'heure noir et chaude et un trou comme pour passer un fil l'intérieur ce forma. Je la fourrais dans ma poche de jeans et je repartie en courant en direction de l'école en sortir était complètement stupide et en plus Lucas m'en voudra...