Salut à tous ! :D Et voila l'histoire tant attendue d'Astrid. J'espère que son histoire sera convaincante ! J'ai fait de mon mieux pour que ce soit le plus crédible ! x) Alors pour répondre aux interrogations sur Killian, alors oui, c'est bien une coïncidence s'il vous fait penser à Killian Jones de Once Upon A Time. Déjà parce que j'adore cette série et ce personnage (En même temps comment ne pas aimer le beau Capitaine Crochet ? ^^ C'est autre chose que celui de Disney ! xD) Il porte le même prénom que lui car c'est le seul prénom masculin qui me venait en tête quand j'ai fait mes recherches, et j'adore ce prénom. ^^ et pour finir, s'il manie un arc, c'est parce que j'ai appris que dans la saison 5 de la série, Mérida sera présente ! YEAH ! Et du coup, ça m'a inspiré ! Et puis j'avais trop envie d'en faire un archer. x) enfin bref. Le retour du trio était inévitable comme vous avez dû vous en douter. Sans eux, pas de suite crédible. Et leur présence ne présage en effet rien de bon pour nos deux amoureux. Et je tiens à prévenir que je n'ai pas fini d'être sadique avec mon OC, Harold et les autres. (Désolée Dey !^^) Mais je vous laisse le découvrir dans ce chapitre. Si y'a encore des questions, hésitez pas ! Encore merci à vous tous de suivre cette fic ! J'espère qu'elle vous plaît toujours autant ! Bonne lecture ! :)


Chapitre 7 – Face à face

La petite chambre était juste éclairée d'une bougie, mais sa douce lueur suffisait à y voir clair. Le groupe s'installait sur la chaise, par terre ou sur le lit. Astrid restait debout, ne lâchant pas la flamme des yeux. Elle la fixait d'un air décisif, comme si la petite flamme allait lui permettre de raconter avec force et courage son histoire. Les autres attendaient patiemment jusqu'à ce qu'elle se décide à parler. La blonde se faisait attendre cependant qu'elle jouait avec la flamme du bout des doigts.

- Par où commencer... y'a tellement à dire... murmurait-elle

- Va à l'essentiel. Conseillait Ingrid

- Bien. Mais ouvrez bien vos oreilles ! Je n'ai pas envie de répéter deux fois l'histoire !

- D'accord. Vas-y on t'écoute. répondait Rustik.

Astrid soupirait, reportant son regard sur la flamme. Continuant de jouer avec, elle racontait d'un ton très calme son histoire.

- Comme vous le savez, j'ai été envoyé au bagne, dans la marine marchande. Ça été l'enfer... j'étais obligé de servir les repas de tous ces hommes répugnant grossier et puant. Et dans cette vie, on ne fait pas de cadeau aux femmes. Elles ont moins de considération que les hommes... bref. J'ai essayé de tenir le plus longtemps possible, mais c'était trop dur. J'aurais fini par mourir en cellule. Par un véritable miracle, j'ai réussi un soir à m'échapper de ma cellule, sans me soucier d'Alvin et de Gaspard.

- Pourquoi ? Se risquait à demander Kogne

- Parce que je voulais mourir. Vivre ne m'intéresser plus, puisque j'avais tout perdu. J'ai donc réussi à m'enfuir. Puis sur le pont, discrètement, j'ai balancé un tonneau à la mer et j'ai plongé aussi. M'accrochant à lui, je me suis laissé dériver, espérant me noyer et mourir sans que je m'en rende compte.

- Pourquoi avoir fait tout ça ? Si tu voulais mourir, t'avait qu'à faire en sorte qu'un des membres de l'équipage t'exécute, non ?

- Krane ! Rouspétait les filles

- Parce que de tout ce qui m'ait arrivé, je voulais au moins choisir moi-même la fin de mon existence. Par chance encore, le navire ne m'a jamais retrouvée. Pourquoi faire demi-tour pour sauver une misérable existence de toute façon? Au matin, j'étais morte d'épuisement, frigorifié, et affamée. J'ai cru que mon souhait aller s'exaucer. Que ma souffrance s'arrêterait enfin ! et bien non. J'ai été repêchée par des pirates qui étaient totalement hilares d'avoir péché une femme et non une sirène. Avec le peu de force qui me rester, j'ai supplié d'avoir une audience avec le capitaine et c'est ce qu'ils ont fait. Sans presque aucun respect envers moi, ils m'ont conduit vers sa cabine pour me laisser seule avec lui. Quand j'ai croisé son regard, cet homme semblait tout aussi fourbe que son équipage, mais il m'invita gentiment à m'asseoir. Il m'a demandé ce que j'attendais de lui et j'ai formulé ma requête. Surpris, il m'avait demandé à nouveau pourquoi une fille si jeune souhaitait tant mourir ? J'ai donc raconté toutes mes mésaventures depuis le commencement, et il m'a compris. Mais le plus amusant, c'est qu'il était prêt à m'aider parce qu'il venait aussi de ce village.

- Ah bon ? et c'est qui ?

- C'est un homme âgé maintenant. On ne l'a pas connu tant que ça parce que lui aussi c'est fait expulser du village par Stoik, il y a 10 ans. De cette coïncidence, nous avons conclu d'associer nos envies de vengeance. Mais pour que sa vengeance à lui soit extrêmement réussite, il a fait cap vers une cité lointaine. Quant à moi, je suis resté à bord, et il m'a enseigné l'art de se battre.

- Humph ! Toi qui ne supportais pas de toucher aux armes auparavant ! Voila que tu te bats maintenant ! Ricanait Krane

- Si tu doutes de mes nouvelles compétences, je peux te les montrer maintenant. T'aura pas besoin de passer chez le coiffeur après ça. répondait-elle froidement en laissant ses doigts parcourir le manche de sa lame

- Et tu es devenue un pirate ? Intervenait Ingrid

- Presque. Le capitaine m'autorisait à me battre contre ses prisonniers condamnés à mort... faisant de par mes prouesses, une personne digne de confiance. Même s'il n'y avait pas de second, c'était comme si je l'étais pour le Capitaine. Et personne sur ce bateau n'a jamais bronché envers mes ordres. Je devais leur faire peur ou les fasciné. Enfin bref. Et aussi... ce que j'ai appris me sera très utile contre Adrianne. Suffit juste que je la croise seule dans un endroit isolé, et le tour sera joué. Un indice à me fournir ?

- Pas vraiment. Le soir, elle traînait avec nous, mais la journée, on ne sait pas vu qu'on travaillait. Tout ce que je peux te dire, selon les ragots des clients, c'est qu'elle n'était pas souvent au village, mais dans la forêt apparemment. Précisait Kogne

- Je vois. J'attendrais de la revoir pour la suivre jusqu'au moment propice.

- Et ton capitaine ? Il va agir quand ? Et qu'est-ce qu'il compte faire exactement ?

- Il agira quand moi j'aurais obtenu ce que je veux et que je serais retourné le voir. Mais pour le reste, je ne sais pas. J'ai été tenue à l'écart de son plan de vengeance. Tout ce que je sais, c'est que lors de notre voyage, il a fait livrer une dizaine de tonneaux sur son navire. Mais je ne sais pas ce qu'ils contenaient. Mais peu importe. Tout ce que je veux, c'est la vie de cette gueuse.

- Et une fois que t'aura réussi ? Tu feras quoi ?

- Je n'ai pas encore décidé. Je verrais bien le moment venue. Voilà, vous savez tout. Je tenais surtout à vous revoir avant de mettre en oeuvre mon plan. Tout ce que je vous demande, c'est de garder le secret et de faire comme si vous ne m'avez jamais revu. Compris ?

- Compte sur nous. En tout cas, c'est bon de t'avoir de nouveau parmi nous. Ajoutait Ingrid en se dirigeant vers elle pour confirmait son soutien

- Pareil. Vous m'avez tous manqué... Rustik ? Est ce qu'il serait possible d'avoir de quoi me restaurer convenablement ? demandait-elle en se tournant vers lui

- Je te ramène ça tout de suite. Souriait-il

- Merci. À présent, racontez-moi tous les trois ce que j'ai manqué ici, et qui pourrait me plaire... formulait-elle avec un sale sourire

oO*Oo

Un oreiller prenait très cher à ce moment-là. De retour dans sa chambre qu'elle avait condamné à clef, Adrianne passait ses nerfs sur son oreiller. Elle le cognait de toutes ses forces sur le lit, encore et encore jusqu'à ce qu'elle soit épuisée. Épuisée, frigorifiée et en larmes, elle se laisser tombait par terre, pleurant contre son souffre douleur. Lucienne semblait ne pas l'entendre et devait dormir profondément à cause des médicaments qu'elle prenait pour bien dormir. Et même qu'elle serait réveillée et inquiète pour elle, elle s'en fichait complètement. Elle commençait à étouffer dans cette pièce, mais aussi dans ce village. Elle regrettait le temps ou elle vivait à l'écart du village avec sa famille. Et tant qu'Harold n'était pas là, même s'il rentrait dans quelques jours, elle n'avait pas envie d'être ici à l'attendre.

L'envie de retourner dans la forêt lui effleurait l'esprit. Elle avait pris gout à se réfugier dans les bois. Là-bas, elle n'était plus triste. Là-bas, il n'y avait personne pour lui faire du mal. Il n'y avait que Killian. Mais aussi sa future maison, sa cachette, sa grotte... bref, son paradis terrestre avec Harold...

Décidant d'aller vivre dans la cachette jusqu'au retour de son fiancé, mais se souvenant du défi de Killian et du fait qu'elle dormait dans la chambre du défunt mari de la veuve, elle prenait une inspiration avant d'ôter sa robe et de se vêtir du peu d'habits d'homme qu'il y avait dans l'armoire.

Elle enfilait alors un pantalon marron foncé, une chemise à manches longues beige et un gilet sans manches vert kaki. Ça lui faisait drôle de ne pas porter de robe ! De plus, l'assortiment des couleurs n'était pas super, mais ça ferait l'affaire. Elle admettait aussi que Killian avait raison.

C'était drôlement pratique de porter un pantalon! Bizarre, mais pratique ! Au niveau des chaussures, elle préférait garder ses bottines plutôt que celle trop grande, puante et usée du défunt. S'attachant ensuite les cheveux en chignon, elle ouvrait la fenêtre afin de s'enfuir discrètement par le toit. Ne pouvant s'empêcher de sourire à cause de la facilité causée par ses nouveaux vêtements, la jeune fille parvenait à sortir discrètement du village pour se rendre dans les bois.

La liberté de ses mouvements ne faisait pas disparaître son sourire, d'autant plus que l'envie de courir venait de lui prendre. Savourant cette nouvelle liberté, elle courait à son aise dans les bois.

À son campement, Killian était occupé de fixer un petit flacon dans ses mains. Il ne savait plus depuis combien de temps il était assis, à fixé d'un air hésitant ce flacon de chloroforme. Il n'avait pas envie de faire ça. L'endormir avec ça pour l'amener à Alvin. Il avait appris à la connaitre, ils c'étaient confiés l'un à l'autre, ils s'entendaient bien, il commençait même à avoir de l'affection pour elle. Mais il n'était rien d'autre qu'un type envoyer au bagne pour vol. Un type qui n'avait jamais fait la différence entre le bien et le mal depuis sa jeunesse. Un type qui n'avait pas d'honneur. Et c'est à cause de ça qu'il avait accepté le marché d'Alvin en échange d'une importante somme d'argent. Mais à cause d'Adrianne, tout avait changé. Elle lui avait tant apporté en si peu de temps, qu'il remettait ses convictions en doute. Devait-il le faire ? Ou pas ?

- Killian ?

C'était elle. Ne s'attendant pas à la voir cette nuit, il prenait son temps pour se retourner vers elle, retrouver son humeur habituelle et ranger discrètement le flacon.

- Comment ça se fait que tu es là ? Qu'est-ce qui... oh ?

Sur le coup, il ne l'avait pas reconnu ! Constatant qu'elle était vêtue comme un homme, il était vraiment épaté et ne pouvait s'empêcher de sourire

- Well, well, well... à ce que je vois, on a accepté mon défi dis donc ! Et pas seulement pour ta tenue, mais aussi tes cheveux !

- Ça te plaît ? demandait-elle un peu gênée

- De te voir comme ça et de constater que t'est vraiment intrépide? Yes. Pour ce qui est du choix des vêtements et de leurs couleurs... no. Tu les à trouver où ? Dans le placard d'un vieux ?

- Ouais. Ça appartenait à quelqu'un. Et c'est tout ce que j'avais sous la main pour mon projet.

- Quel projet ?

- Figure-toi que toi et Harold aviez tort ! Les autres ne m'ont jamais accepté totalement parmi eux ! Leur... fausse amitié, c'était juste pour me faire encore plus de mal !

- Oh. Sorry.

- Mouais. Et en plus d'avoir eu une douche bien glacée, j'ai décidé de m'habiller ainsi et d'aller vivre dans la forêt, là où je vais bientôt vivre avec Harold. Mais avant, je voulais te voir pour... ça. Concluait en montrant sa nouvelle tenue.

- Ah.

- Ouais... Bon, bah voilà... merci encore et... à demain Killian.

Elle s'avançait en direction de la clairière avec un léger sourire. Mais sans qu'elle s'y attende, Killian venait de l'attraper et de lui coller un chiffon remplie de chloroforme sur le nez. Ne comprenant pas la situation, elle commençait à paniquer, à manquer d'air et se débattait de son mieux, avant de tomber dans les vapes. Killian la rattrapait dans ses bras et la regardait totalement endormie, voyant pour la première fois de plus près son visage. Il constatait qu'elle était vraiment jolie, et navré de son geste, il lui murmurait ceci.

- Désolé pour ça aussi...

Il s'approchait inévitablement d'elle, prêt à lui voler un baiser. Pourquoi il avait envie de faire ça tout d'un coup? Comme tout ce qu'il avait fait, c'était mal de sa part. Elle avait quelqu'un dans sa vie, il venait de la trahir, de la mettre en danger et d'enlever à Harold sa raison de vivre ! Soupirant à nouveau, il déposait tendrement ses lèvres sur sa joue avant de la mettre sur son épaule. Marchant sans trop de difficulté tout en usant de la discrétion, et veillant à ce qu'elle ne se réveille pas, Killian marchait vers la planque d'Alvin.

Se faufilant sans trop de difficulté dans le passage secret avec Adrianne sur le dos, c'est sous des regards étonnés et des armes sortis qu'il était reçu. Voyant ça, il les saluait sans grande joie.

- Hey guys.

- Rhô... je t'ai déjà dit de parler français ! Tu ne sais pas te maîtriser ou quoi ?!

- Tss. J'ai juste dit « salut les gars ». Pas la peine de se fâcher pour si peu. Rétorquait-il

- Mouais c'est ça. Bon. Et euh... c'est qui ce gars ? Un espion ? Harold ?

- Non. Voilà qui c'est.

Il déposait délicatement la jeune fille encore inconsciente à terre. Alvin et Gaspard avaient des yeux ronds comme des billes en la reconnaissant malgré ses habits d'homme et ses cheveux attachés.

- Hein ?! Mais... Non... c'est pas possible ? A... Adrianne ?!

- C'est quoi ce bordel ? Elle s'habille en homme maintenant ?! Tss ! Répugnant ! J'aurais tout vu avec cette dinde !

- Et maintenant ? Vous allez lui faire quoi ? S'inquiétait-il

- Oooh ? On se fait du souci ? On a de l'affection pour elle ? Pff. Si tu tiens à le savoir, on va juste la réveiller... à notre manière. Alors observe, n'intervient pas et tais-toi. Fils ?

Gaspard hochait la tête et apportait une chaise pour faire asseoir la malheureuse dessus. Serrant bien ses liens à l'aide d'une corde, il la maintenait de dos par les épaules pour laisser à son père le soin de la « réveiller ». Ne voulant pas regarder, Killian fermait les yeux et détourner le regard, mais serrait les dents quand il entendait le son de la baffe retentir en faible écho dans la petite tanière.

Brutalement réveiller, mais encore dans les vapes, Adrianne essayait de se remettre du coup et de la douleur qui lui lançait dans la joue. Tout en haletant de surprise et regardant tout autour d'elle, elle laissait ensuite place à la surprise et à l'effroi quand son regard se posait sur l'ancien shérif et bagnard. Malgré le peu de clarté qu'il y avait grâce aux bougies, elle le reconnaissait aussitôt à cause de sa grosse barbe noire.

- A... non... Alvin ?!

- Ravi de te revoir Adrianne. Tu ne m'as pas oublié à ce que je vois ! Et me voir te fait toujours autant plaisir ! Héhé. Tu n'as pas oublié mon fils au moins ?

- Ravi de te revoir ma belle... Murmurait Gaspard à son oreille

Adrianne ne répondait pas. Rien que le son de leur voix et la manière dont ils s'adressaient à elle lui donnait des frissons d'effroi. N'étant surement pas là pour prendre un verre et parler de leur séjour au bagne, elle craignait le pire...

- Oh fait, j'aimerais te présenter quelqu'un sans qui rien n'aurait été possible. Tu dois certainement le connaitre, mais autant faire les présentations dans les règles. Killian ?

- Non... soufflait-elle horrifiée

Les derniers événements avant sa perte de connaissance lui revenaient en mémoire rien qu'en posant son regard sur Killian. La discussion, l'attaque par surprise, son incompréhension, sa peur, sa lutte pour s'en sortir, puis le néant. Killian était resté en retrait, bras croisés et adossé contre l'un des murs en la regardant avec indifférence.

- Il a eu la gentillesse de me donner un coup de main en échange d'une belle somme d'argent. Sans lui, ça aurait été dur de t'amener jusqu'ici. Héhé. Et à ce que je vois, tu es toujours aussi idiote et naïve ma pauvre... tes parents t'ont pas appris à te méfier des étrangers ?

Elle ne quittait pas Killian des yeux, toujours avec cette expression d'horreur, de tristesse et de trahison. Alvin avait raison sur ce point. Elle avait été bête, naïve... comment n'avait-elle pas vu que c'était trop beau pour être vrai ? Personne ne voulait donc son bien ? Tout le monde voulait la faire souffrir ? Elle l'avait pourtant cru sincère. Tout comme Ingrid et les autres. Elle comprenait que c'était son défaut. Elle accordait sa confiance trop vite sans prendre le temps de connaitre les gens. Plus jamais elle ne referait ces erreurs. Et vu qu'elle était la face à deux hommes qui la haïssaient, c'était sans aucun doute la dernière fois qu'elle faisait une bourde. Mais le résultat de cette erreur lui faisait tellement mal, qu'elle adressait un dernier regard empli de tristesse à Killian avant de baisser les yeux et de fixer le vide sans plus rien dire.

- Bah alors ? Tu ne réponds pas ? Tu as perdu ta repartie ? Questionnait Alvin. Héé ? Oh ! Répond ! ordonnait-il en beuglant dessus

Elle n'en avait plus rien à faire. Elle avait même osé penser qu'Harold était comme tout le monde. Elle ne pensait plus à rien, et se contenter de fixer le vide, sans se soucier de ce qui l'attendait. Et même en recevant une autre baffe sur l'autre joue, elle ne réagissait pas davantage, au grand dam d'Alvin.

- Rhô zut ! Mon jouet est cassé ! Il réagit plus ! Bravo Killian ! Et maintenant qu'est que je... hein ? Qui c'est encore ?

En réalité, quelqu'un d'autre venait d'entrer dans la tanière. C'était Sauvage.

- Ah c'est toi. Décidément, c'est la soirée ! Regarde qui est là ! Informait-il tout joyeux en désignant sa prisonnière.

- Je vois ça.

- Qu'est-ce qui t'amène ? demandait Gaspard

- J'ai un truc à vous apprendre. Astrid est en vie et de retour.

- Quoi ?! S'exclamaient le père et le fils à l'unisson

Cette information venait de faire réagir la captive. Astrid aussi était de retour ?! Mais... impossible ! Johann les avaient informés dans une lettre qu'elle était morte en se jetant à la mer il y a des mois! Si elle était en vie, pourquoi n'était-elle pas avec Alvin et Gaspard ? Et pourquoi semblaient-ils si surpris de la savoir ici et vivante ? Si Astrid venait à savoir que ses deux amis la détenaient ici, elle n'en serait que plus ravie et ne ce gênerait pas pour se joindre à leur vengeance !

- Attend... Astrid ? Ici ? vivante ?! Est ce que tu es sur de ce que tu avances Sauvage ? Parce que je n'ai pas de temps à perdre avec des informations visiblement fausse !

- Je peux t'affirmer qu'elle était ici, à la taverne. Elle est probablement encore là-bas, à traîner avec les autres.

Les autres... la bande était de nouveau au complet. Mais Adrianne venait de comprendre quelque chose. L'attitude étrange et la trahison du groupe n'étaient du qu'au retour d'Astrid alors ? Si elle n'était pas revenue, rien ne serait arrivé et elle aurait passé une bonne journée ! Elle fronçait le regard, dégoûtée du fait qu'elle osait penser du bien d'eux, et du fait que rien n'aurait changé. Mais elle avait tort. Tout était prévu depuis le début. Inutile de se leurrer.

- Hum hum... réfléchissait Alvin

- Je fais quoi alors ? Je la préviens de votre retour et de votre plan ? Je l'amène ici ?

- Humph... au fond... oui, pourquoi pas. Et pour deux raisons. J'aimerais savoir comment elle a fait pour rester en vie, mais aussi pour la voir à l'oeuvre envers notre invitée. Je sens que ça nous plaire. Amène-la discrètement ici. Et rapidement je te prie. Je voudrais garder cette chère Adrianne en vie en attendant qu'elle arrive. Il en faut pour tout le monde si tu vois ce que je veux dire. Hin hin.

Sauvage se mettait en route sans plus attendre. Alvin se tournait à présent vers Killian qui n'avait toujours pas bougé et n'avait rien dit.

- Quant à toi, tu vas passer à la suite du plan. Retourne guetter le retour des forgerons et rapporte cette lettre à Harold.

- Qu'est-ce que vous comptez lui faire ?! S'exclamait Adrianne avec fureur et inquiétude

Le simple fait qu'on parle d'Harold avait suffi à la faire réagir. Au grand plaisir d'Alvin.

- On a retrouvé sa langue ? On s'inquiète pour son fiancé ? Oui, on le sait figure toi. Grâce à Sauvage. Eh oui. Il m'a dit tout ce qui était susceptible de me plaire. Et comme tu es fiancée, tu dois avoir une belle bague à ton doigt non ? Sauf que je ne la vois pas. Fils ? Donne-la-moi que je puisse la donner à Killian pour qu'il la joigne à la lettre. Oh. Et bâillonne-la. On doit être discret et ses cris ne vont pas nous aider.

- Non... non ! Hum ! Huuum ! Gémissait-elle à travers le bâillon que Gaspard venait de lui mettre

Ses mains étaient attachées dans son dos, bien ficeler à la chaise. Impossible de voir quoi que ce soit. Mais elle gardait conscience de ce que Gaspard faisait. Sans grande délicatesse, il lui écartait avec force les doigts afin d'enlever l'anneau d'argent. Adrianne protestait avec force même si elle savait que ça ne servirait à rien. Elle voyait ensuite Gaspard remettre la bague à son père. Elle avait peur de ce qu'Harold penserait en voyant la bague ailleurs qu'à son doigt.

- Merci. Hum... Belle ouvrage. Fait avec amour je suppose ? Je demanderais pas mieux de voir sa réaction quand il verra que son grand amour lui rend sa bague, en disant dans la lettre qu'elle ne supporte plus cette vie, ni la perte de sa famille, l'enfer que les autres lui font vivre, et qu'elle préfère sans aller ailleurs, que le mariage ce n'est pas pour elle, etc, etc.. Hé hé. Tiens. Dès que tu lui auras remis ça et que tu l'auras amené ici, tu seras payé et libre de foutre le camp où tu veux. Vas-y. Concluait-il à l'attention de l'archer

Killian hochait la tête et sortait de la tanière sans adresser un regard à la malheureuse. À présent, il ne restait plus que ces trois-là. Terrifiée derrière son bâillon, elle se demandait ce qui allait se passer. Surtout en voyant les regards mauvais et les sales sourires qu'ils lui adressaient.

- Bon. On commence par quoi ? Les baffes ? Les plaies ? À moins que tu veux que je te donne un peu d'intimité ?

- Tu plaisantes ? Hors de question que je fasse quoique ce soit avec une femme qui porte des vêtements d'homme ! Ce serait trop bizarre ! Frissonnait-il de dégoût

- Mouais. Ta raison. Je me demande d'ailleurs pourquoi elle en... oh et puis je m'en fous ! Bon. On commence par quoi alors?

- Les plaies. Les baffes, ce sera mieux après. Et ça tombe bien. J'ai tout ce qu'il faut comme assortiments. Du sel et de l'alcool ! Le duo incontournable. Ajoutait Gaspard.

- Parfait. J'entaille, tu assaisonnes. Elle sera bien prête pour Astrid. Souriait Alvin.

En voyant la lame de la dague visiblement bien aiguisée, Adrianne sentait son cœur s'accélérer, comme l'était sa respiration. Solidement attaché a la chaise, elle se débattait et hurlait quand Alvin approchait la lame de son bras, et encore plus quand elle sentait sa chair à vif, même a travers le tissu. Et quand Gaspard appliquait une dose de sel en appuyant fortement sur son bras, elle croyait qu'elle allait mourir. Ça brûlait atrocement ! Et avec l'alcool, ce n'était pas mieux ! C'était tout aussi atroce ! Les larmes tombaient d'elle-même du coin de ses yeux. Elle avait même mal aux mâchoires à force de serrer les dents. Et elle n'avait même pas le temps de se remettre d'une plaie et de la douleur qu'ils recommençaient à un autre endroit, encore et encore. Elle avait des entailles partout ! Sur ses bras, les avant-bras, les jambes et les cuisses. Et l'odeur du sang lui donnait la nausée. Elle n'en pouvait plus... elle ne demander qu'une chose. Que tout s'arrête...

Mais Alvin et son fils n'étaient pas prêts de s'arrêter. Chacun leurs tours, il lui donnait une baffe en énonçant la cause de celle-ci avec jubilation. Et comme ils avaient de nombreuses choses à reprocher, les baffes étaient nombreuses et plus douloureuses les unes que les autres.

Quand ils avaient jugé en avoir fini, le résultat était horrible. Adrianne avait le visage tout rouge, le nez et la lèvre en sang et un œil à moitié fermée. Ça pissait tellement le sang que le bâillon en était à moitié imbibée. Elle avait à moitié envie de vomir et de s'évanouir. Ravis du résultat, les deux bourreaux s'accordaient une pause, en attendant l'arrivée d'Astrid. Épuisée d'avoir tant hurlé et d'avoir tant souffert, elle se laisser retomber sur sa chaise, sa tête penchant vers l'avant. Ses larmes s'écrasaient au sol, ainsi que son propre sang, goutte par goutte.

oO*Oo

Sauvage n'avait pas traîné. Il était vite arrivé à la taverne sans que personne ne le vît, ni le ne dérange. Frappant à la porte du bâtiment, Rustik s'était rendu à une des fenêtres pour voir qui tambouriner et le déranger à cette heure. En voyant Sauvage, il était étonné.

- Qu'est-ce que tu fais là ? C'est fermé !

- J'ai une information au sujet de ton cadeau surprise. Disait-il avec discrétion

Même qu'il l'avait bien entendu, il n'avait pas compris un seul mot, ni le sens de ce que Sauvage venait de lui dire. Rustik descendait en ronchonnant pour lui ouvrir, sans se priver de lui faire une remarque sarcastique une fois que l'homme est franchit la porte.

- Toi qui aimes vivre dans ton coin, on te voit beaucoup ce soir. Et d'habitude, tu ne viens ici que deux fois par mois! Mais bon, qu'est-ce que tu as voulu dire par cadeau surprise ?

- J'ai un message pour Astrid.

- Ast...de quoi tu parles ? Elle est morte depuis des mois je te rappelle.

- Ne me prend pas pour un crétin. Je l'ai reconnu au comptoir tout a l'heure. Son odeur est difficile à berner. Surtout pour quelqu'un comme moi.

- Et c'est pour lui dire quoi ?

- Je ne m'adresserais qu'à elle Rustik.

- Très bien. Suis-moi. Pff... Ça me réveille en pleine nuit et ça exige sans se justifier... non mais franchement... j'aurais tout vu. Marmonnait-il de mauvaise humeur.

Rustik frappait à la porte et entrer. Astrid était allongée mais c'était aussitôt réveiller et se redressait déjà. Étonnait de voir Rustik avec de la compagnie, elle s'énervait aussitôt.

- Non mais t'est idiot ou quoi ?! Je reviens ici sans prendre le risque de me faire repérer, et toi tu amènes quelqu'un ?!

- Il a un message pour toi. Message qu'il n'a pas voulu me dire. Grommelait-il

- Content de te revoir Astrid. Saluait Sauvage en ignorant Rustik. J'ai un message à te faire part. à toi uniquement.

- Pff. D'accord. Rustik, sort s'il te plaît.

- Oui madame. Tss. Non mais je vous jure... grommelait-il en sortant de la pièce.

Enfin seul, Sauvage énonçait tranquillement son message.

- Bon. Vous avez informé qui que je suis de retour? Questionnait-elle avec froideur

- Une personne de confiance Astrid. Et cette personne est étonnée, mais surprise. Elle a demandé à ce que tu me suives pour que je t'amène à elle.

- Où, à qui et pourquoi ? Insistait-elle

- Dans la forêt, à Alvin au sujet d'Adrianne. Il la détient et veut que tu le rejoignes pour satisfaire ton désir de vengeance.

- De... quoi ?! A... Alvin est ici ?! Avec... non... il l'a attrapé ?

- Oui. Il demande aussi que tu arrives vite.

- Et pourquoi ?

- Pour que tu puisses en profiter aussi, si tu vois ce que je veux dire.

- Je te suis. disait-elle sans hésiter une seule seconde

Le duo sortait de la pièce sous le regard et les questions de Rustik. Astrid lui avait juste dit que sa visite concerner sa vengeance qui n'attendait qu'elle. Satisfait de cette réponse, il les laissait sortir du bâtiment et retourner tranquillement se coucher. Astrid et Sauvage ne traînaient pas. Rapidement, ils arrivaient à la tanière et sous les recommandations de l'homme des bois, Astrid descendait sans plus attendre, suivie de Sauvage. Suivant le long tunnel sombre en sa compagnie, elle restait tout de même méfiante, laissant ses mains proches de ses armes.

Astrid avait droit au même accueil que Killian et bien vite, une discussion civilisée avait lieu entre ces trois-là, sous des airs surpris et ravis, alors que Sauvage restait silencieux dans son coin à attendre la suite du plan. Adrianne quant à elle se remettait toujours de ses souffrances. Elle semblait même ne pas avoir fait attention à l'arrivée d'une nouvelle personne. Peu importe, se disait-elle. Elle savait qu'elle allait encore souffrir. Alors autant profiter du peu de répit et de vie qu'il lui restait.

- Ainsi donc, il disait vrai. Tu es bel et bien ici, et en vie.

- Et visiblement métamorphosé aussi. Cela dit, le résultat est plus appréciable qu'une certaine personne.

- À ce qu'il m'a dit, tu voulais que je vienne parce que tu possèdes quelque chose qui me tient à cœur ?

- Oui. Elle est derrière moi. Mais tu ne pourras y accéder que si tu m'expliques comment t'a fait pour rester en vie. Et surtout d'être partie sans te soucier de nous.

- Je suis en vie grâce à une incroyable chance, Alvin. Et si je ne me suis pas soucié de vous deux et de vous rendre votre liberté, c'est parce que je savais que j'avais perdu votre confiance et votre affection le jour ou j'ai tout avoué à Stoik. Mais aussi parce que je pensais mourir. Rien de plus.

- Ta franchise est toujours présente à ce que je vois. Bon. Ça m'ira comme justificatif.

- Et comment à tu fais pour survivre ?

- Sommes-nous là pour discuter ou pour nous venger ? je pense avoir suffisamment attendu pour ça non ?

- C'est vrai. Alors amuses-toi bien. Ricanait Alvin en s'écartant

Astrid voyait enfin sa rivale. Tout comme Alvin, elle ne l'avait pas tout de suite reconnue et exprimer de l'étonnement en la voyant vêtue ainsi. Mais un sourire satisfait naissait sur son visage en constatant que c'était bien elle et qu'elle était bien là. Elle haussait tout de même un sourcil en voyant l'état dans lequel elle était. En plus de son état horrifique, sa coiffure était à moitié défaite avec quelques mèches tombantes. Elle était en sueur, rouge et bleue aux joues, pale sur le reste du visage et blessée. L'odeur du sang coagulée parvenait au nez de la blonde qui s'en écœuré à moitié, et avec un léger sourire, elle s'adressait aux deux hommes.

- Eh bah... vous n'y êtes pas allé de main morte ! Cela dit, je ne suis pas étonnée de la voir... comme ça.

- On s'est forcé de t'attendre pour que t'en profite aussi.

- Et là, vous voulez que je la tue après m'être amusée avec elle? C'est ça ?

- Non. Pour l'heure on passe nos nerfs sur elle, mais après, on compte l'enfermer sous terre pour qu'elle y croupisse en attendant le retour d'Harold qui subira le même sort qu'elle.

- Charmante attention de les faire disparaître ensemble. Très bien. On fera comme ça. Pour ma part, je prendrais plaisir à deviner le nombre d'heures qu'elle mettra avant de mourir. Mais en attendant, c'est à moi de jouer... concluait-elle en adressant un mauvais regard à Adrianne.