Titre: A quoi bon résister ?

Auteur: Marysol Cx

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf peut-être Lucius qui doit avoir un très beau cul, mais ça c'est une autre histoire, et ils appartiennent à JK Rowling

Rating: M (automutilations, troubles alimentaires, tentative de suicide, lemons)

Bonne lecture et à dans deux semaines :)


Chapitre 4

Quand Harry ouvrit les yeux, il sentit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Il entendait une respiration autre que la sienne dans la pièce, il était dans son lit alors qu'il se souvenait parfaitement du contact peu agréable du carrelage quand il s'était effondré après avoir vomis, et le grattement frénétique d'une plume lui donnait envie d'hurler pour que ça s'arrête. Il se concentra sur sa magie, et se releva d'un coup, lançant un Maléfice d'entrave sans baguette, dans la direction du bruit.

— Professeur ?!

Il resta quelques instants ébahis face à la vision qui s'offrait à lui : son professeur de potions, complètement figé, une expression de surprise qu'il ne lui connaissait pas, gravée sur le visage. Il le relâcha aussitôt, mais sans le lâcher des yeux pour autant. Que faisait-il là ?

— Au moins vous êtes réveillé, grogna le maitre des potions en se levant.

Il remit en place sa robe et ramassa sa plume qui était tombée au sol.

— Comment vous sentez vous ? Demanda-t-il en s'approchant du jeune homme qui était toujours assis dans le lit.

— Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Il savait plus au moins, il avait fini dans la salle de bain malade comme jamais mais d'habitude quand il vomissait, c'était de son plein grès.

— Il faut croire que vos raisons de refuser mes potions de sommeil étaient… Avérées diront nous.

— Je n'ai pas pour habitude de refuser quelque chose dont j'ai besoin sans raison valable, répondit froidement Harry.

Il prenait relativement mal le fait que son professeur lui ait fait boire une potion contre son grès.

— Maintenant, merci d'avoir veillé sur moi cette nuit, mais je n'ai plus besoin d'aide.

Si jusqu'à présent il faisait confiance à son professeur, et qu'il allait le voir dès que ça n'allait plus, comme convenu il prenait le geste de son professeur pour une véritable trahison, et comptait bien briser leur accord. De toute façon, avec ou sans lui il savait qu'il ne s'en sortirait pas. C'était juste une question de semaines avant qu'il ne craque ce serait juste plus rapide sans lui.

— Bon sang Harry, vous n'alliez pas bien, vous aviez besoin de sommeil, je ne pouvais pas savoir !

Si Severus Snape était aux yeux de tous quelqu'un de froid, qui ne ployait devant rien jamais on n'aurait cru le voir si inquiet pour quelqu'un parce que jamais au grand jamais il ne se serait abaissé à ce niveau. Mais il fallait aller dans le sens de Potter s'il voulait garder la confiance de ce dernier, et il savait que ce n'était pas une bonne idée d'aller contre lui quand il était dans cet état.

— Merci professeur, mais j'ai cours dans pas longtemps, et j'aimerais pouvoir me préparer.

Le Maitre des Potions resta immobile un instant avant de se décider à sortir. Il sentait bien que le garçon n'était pas enclin à lui parler, et encore moins à lui pardonner. Après tout le chemin qu'il avait parcouru dans la confiance du jeune homme, il venait de tout briser en une nuit. Il rejoignit Lucius qui était prêt et l'attendait avec une tasse de thé.

— Vu ton expression, je suppose que ça s'est mal passé, devina Lucius d'une voix neutre.

— Il n'a plus confiance en moi. Si tu ne la gagnes pas très vite, ça va mal finir…

— Je ferai mon possible. Mais encore faut-il qu'il daigne venir à mes cours, cracha Lucius.

— Tu commences avec lui ? Ça tombe bien, il avait l'air de vouloir aller en cours ou du moins d'échapper à moi. Avec un peu de chances tu le verras.

— Je te dirai.

Ils quittèrent les appartements à quelques minutes d'écart pour ne pas éveiller les soupçons et chacun rejoignirent leur salle de classe. Sans surprise, Potter n'était pas devant la sienne. Il le soupçonnait d'attendre non loin, sous sa cape, mais il ne pouvait en être sûr. D'autant plus que c'était Severus qui avait la carte des Maraudeurs. Les élèves rentrèrent dans le calme, tous ayant bien compris la veille, qu'il avait de l'autorité. Après le départ d'Harry, Ronald Weasley ne s'était pas gêné pour faire des nombreux commentaires peu flatteurs sur Harry, provocant sa colère. S'il n'aimait pas le père, Lucius avait haït le fils en cet instant. Comment quelqu'un comme lui, sans la moindre éducation ni manière, qui était déloyal et peureux pouvait oser critiquer Harry Potter ? Il ne l'avait pas collé pour avoir insulté Harry, car se serait passé pour du favoritisme, mais il avait épié le moindre de ces mouvements, jusqu'à ce qu'il le voit se retourner pour discuter allégrement avec l'élève de derrière « Monsieur Weasley, étant donné que vous semblez vouloir discuter, on va se retrouver samedi matin pour pouvoir discuter rien que tous les deux, qu'en pensez-vous ? ». Il avait bien évidemment essayé de protester, mais ça n'avait strictement servi à rien. Et aujourd'hui, pour le deuxième cours, il n'y avait pas un bruit. Il retint un sourire quand, une fois tous les élèves installés, il remarqua Harry assit au fond de la classe. Il n'avait vraiment pas l'air en forme, mais au moins il était là.

— Bonjour à tous ! Nous allons continuer dans la continuité du cours d'hier, et nous allons commencer par voir les sorts, que nous avons utilisé avec Monsieur Potter, et que la majorité d'entre vous ne connaissait pas. Je vais avoir besoin d'un ou une volontaire qui maitrise le Stupéfix. Miss Granger si je ne dis pas de bêtise ?

Harry qui était au fond de la classe observait le cours d'un œil attentif pour changer. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était venu, alors qu'il aurait pu passer la journée dans son lit. Mais la perspective de rester seul là où Snape avait veillé sur lui, c'était bizarrement douloureux. Et ce professeur de Défense ne semblait pas trop mauvais, pour une fois. Il regarda Hermione rejoindre le professeur. Elle avait le petit air fier qui se collait à son visage à chaque fois qu'elle avait une bonne réponse ou qu'elle servait d'exemple. Pendant 5 ans Harry ne n'y avait jamais fait attention, mais aujourd'hui, cet air prenait une toute autre signification : elle était hautaine, fière d'être au-dessus des autres, et elle semblait vouloir écraser tout le monde. Mais c'était comme Ron, avait il ne s'était pas rendu compte qu'il était stupide, immature, et intolérant. En réalité, il s'était trompé sur tous ses ami il commençait même à penser que Draco était sûrement celui qui lui avait moins mentit de tous. Il reporta son attention sur le cours, où elle avait bien sûr réussit parfaitement son sortilège sur le mannequin.

— Parfait ! Maintenant, levez-vous, mettez-vous tous par deux, et on va s'entrainer.

D'un coup de baguette, il colla toutes les tables et chaises contre le mur au fond de la classe, et d'un autre coup, fit apparaitre des gros coussins pour amortir les chutes.

Il expliqua pendant une petite dizaine de minutes comment fonctionnait le sortilège pour ceux qui l'ignoraient.

— Maintenant, même ceux qui le maitrisent, entrainez-vous. Quand je vous dirai que c'est bon, vous pourrez arrêter, ou vous entrainer sur autre chose que j'aurai choisi pour vous, si vous le souhaitez.

Sans surprise, Harry se retrouva tout seul. Mais il en avait que faire.

— Harry, venez donc par ici.

Il ne put retenir un soupir silencieux en entendant son professeur l'appeler.

— Oui monsieur ?

— Y a-t-il un sortilège de défense ou d'attaque que vous aimeriez pratiquer avec moi ? Etant donné que votre niveau est bien supérieur à celui des autres, je ne vais pas vous imposer un exercice aussi futile pour vous.

— Merci monsieur, mais il n'y a rien de particulier.

— Très bien. Puis-je juste savoir si vous avez mangé ce matin ? Après ce qu'il s'est passé hier, vous n'êtes pas resté le ventre vide rassurez-moi ?

Pendant 10 ans on lui avait mentit sur ce qu'il était réellement, puis pendant 5 ans il avait mentit sur celui qu'il avait été. Entre tout ça, il avait dû cacher à tous ses cauchemars, les visions que Voldemort lui envoyait, la fatigue provoquée par ses nuits raccourcies voire complètement avortées, les cours d'Occlumancie, les missions de Dumbledore puis plus récemment, ses pensées suicidaires, ses mutilations, ses promenades nocturnes. Alors il n'eut aucun mal à répondre à son professeur en étant crédible comme jamais.

— J'ai mangé ce matin, monsieur, ne vous inquiétez pas.

— Parfait ! Dans ce cas vous êtes d'aplomb pour un petit duel ? Je ne vous cache pas qu'aujourd'hui il est rare de pouvoir faire un duel dans les règles de l'art avec un sorcier digne de ce nom.

Harry retint en grognement en entendant la proposition. Non, il n'était pas du tout d'aplomb. Mais il n'avait apparemment pas le choix.

— Bien sûr, professeur. Ce serait avec plaisir.

Pendant un instant, Lucius voulu retirer sa proposition. Il savait que le gamin lui avait mentit, et il savait aussi par Severus qu'il n'avait rien mangé. Mais il voulait gagner sa confiance en lui montrant qu'il aimait travailler avec lui, et qu'il s'inquiétait pour lui. Ce n'était peut-être pas la meilleure solution compte tenu de la situation et de l'état du Survivant, mais c'était sûrement la seule. Ils allèrent dans le fond de la salle, sans qu'aucuns élèves, tous étant bien trop occupés par leur travail, ne s'en rendent compte —à part Hermione, personne ne réussissait le sortilège.

Ils se saluèrent dans les règles de l'art du duel, et Harry attaqua le premier, n'hésitant pas à utiliser un informulé pour déstabiliser son professeur. Même si leur duel de la veille avait été violement avorté par son évanouissement, il ne pouvait nier qu'il avait aimé ça. Et vu qu'aujourd'hui il n'y avait pas d'élèves pour observer, il allait se lâcher un peu moins il n'en avait pas la force de toute façon. Ils combattirent pendant plus de vingt minutes, avant que, sans surprise, Harry ne puisse éviter une attaqua qui l'envoya au sol, heureusement sur un coussin. C'est à ce moment qu'ils réalisèrent que tous les élèves les regardaient complètement bouche bée.

Par chance, Lucius avait toujours été un homme très droit qui ne laissait passer la moindre émotion et il aida Harry à se relever et parla d'une voix forte à la classe.

— Voici ce que vous devriez être capable de faire à la fin de votre septième année si vous travaillez correctement. Mais en plus des sortilèges, vous devez bien prendre conscience qu'une bonne condition physique est nécessaire. La mauvaise condition physique de votre adversaire pourra vous faire gagner plus de la moitié de vos duels et quand ceux-ci ne sont pas dans un cadre scolaire ni amical, ce n'est pas à négliger. Donc, si pour l'instant nous allons travailler sur vos sortilèges d'attaques et de défenses d'ici la fin de l'année, et l'année prochaine si je suis toujours là, nous ferons également du sport ! Enfin, nous n'en sommes pas encore, mais si certains d'entre vous souhaitent commencez d'eux-mêmes, je leurs conseille vivement. Maintenant, continuez à vous entrainer au Stupéfix, je vais passer vous voir un par un.

Les élèves se dispersèrent, retournant à leur place pour s'entrainer à nouveau. Lucius attendit qu'ils soient tous concentrés sur leur travail pour se retourner vers Harry, qui, par miracle, n'avait pas fui.

— Comment vous sentez vous ?

— Ca va, mentit-il.

— J'aimerais vous voir à la fin cours, pour vous proposer quelque chose qui pourrait vous plaire. En attendant, vous pouvez faire ce que vous voulez, je vous demanderai juste de rester dans la classe.

— Je peux porter ma cape ?

— Tant que vous m'assurez ne pas sortir.

— D'accord.

Il n'attendit pas plus longtemps pour la sortir de sa poche et se couvrir. Il fit apparaitre un pouf de sa conception, qui ne s'enfonçait pas quand on s'asseyait dedans. Il se laissa tomber avec un soupir de contentement. Ce duel, aussi agréable avait-il été, l'avait complètement achevé. Il se demanda ce que son professeur avait prévu de lui demander. Mais son mal de tête le força très vite à arrêter. Il avait oublié de prendre un médicament moldu avant de partir, et il en payait les frais maintenant. Il observa ce qu'il se passait dans la classe pour concentrer son attention sur autre chose et arrêter d'y penser. La fin de l'heure lui parut interminable. Il commençait vraiment à se demander pourquoi il était resté pour voir son professeur il aurait très bien pu le voir à un autre moment. Il allait se lever pour quitter la salle quand la cloche sonna. Il regarda les élèves sortirent, se faisant la remarque qu'il n'en supportait plus aucun. Qu'il avait déjà entendu chacun d'entre eux parler dans son dos que ce soit cette année ou les années précédentes. Il avait cours les Poufsouffles, et pendant la Coupe de Feu, pas un de c'était retenu de l'agresser et de l'insulter. Quant à ceux de Gryffondor, si tous ne faisaient pas des remarques dans son dos, personne ne faisait quoique ce soit pour faire taire ceux qui en faisaient. Il ne pouvait décidément plus compter sur personne.

— Harry ?

Il se souvint de pourquoi il était resté et retira sa cape d'un geste lent. Même faire ça le fatiguait…

— Venez dans mon bureau, ce sera plus agréable pour parler.

Ils quittèrent la salle à la plus grande surprise d'Harry. Puis il se rappela qu'il y avait toujours un autre professeur de Défense dans l'école. Ils pénètrent dans une pièce tout prêt de la salle de classe. Elle semblait un peu plus petite que le bureau attiré habituellement, mais elle n'en restait pas moins relativement grande.

— Un thé ? Demanda Lucius en sortant sa baguette.

— Non merci, refusa-t-il poliment.

Il prit place en continuant de regarder autour de lui. Il n'y avait pas grand-chose, mais les peu de choses avaient leur place : quelques vêtements, une malle, divers objets qui semblaient servir pour les cours, de nombreux livres un bureau de professeur de Défenses normal.

— Je pense que vous n'êtes pas sans savoir que vous avez un niveau qui est bien au-dessus de celui demandé aux ASPIC. C'est pourquoi je pense que votre présence à mes cours vous est totalement inutile. J'aimerais donc, si vous êtes d'accord bien sûr, vous donner des cours personnellement, pour vous faire progresser. En échange, votre présence aux cours communs ne serait plus obligatoire.

Il fixa son professeur pendant plusieurs minutes, restant silencieux, pesant le pour et le contre. Au moins il verrait moins ses « camarades » de Gryffondor, il aurait moins d'heures de cours, mais il devrait passer du temps seul avec son professeur sans moyen pour y échapper. Après, il avait vraiment aimé ces duels avec lui, et il était sûr qu'il pourrait apprendre de lui. Même si ça ne lui servirait que quelques semaines avant qu'il finisse par craquer, au moins ça lui permettrait d'oublier tout pendant quelques heures par semaine. Et avec un peu de chance, ça lui permettrait d'apprendre des choses pour en finir plus vite.

— C'est d'accord.

Lucius le regarda avec stupeur. Enfin, avec la stupeur digne d'un Malfoy, donc tout juste un haussement de sourcil. Il ne s'était pas attendu à une réponse positive aussi rapidement. Ce n'était pas pour lui déplaire, mais il se doutait qu'il avait des raisons d'accepter, mais qu'il ne lui dirait sûrement pas, ou lui mentirait encore une fois.

— Quels soirs pouvez-vous ? Demanda-t-il d'une voix posée, comme si c'était tout à fait normal qu'il accepte.

— Tous.

— Vous n'avez pas entrainement de Quidditch ? Vous êtes bien capitaine de l'équipe si je ne m'abuse.

— Non je n'ai pas entrainement, non je ne suis plus capitaine.

— Vous avez décidé d'arrêter ?

Il fut surpris d'apprendre cela. Il pensait que Severus lui en aurait fait mention vu qu'il savait que le Quidditch comptait beaucoup pour lui. Il n'avait pas oublié le match auquel il avait assisté i ans où Harry avait été admirable malgré le Cognard fou.

— Non, je n'ai pas dit ça.

Il allait finir par croire que ce gamin ne cesserait jamais de l'étonner.

— Alors comment est-ce possible ?

— Je ne vais pas aux entrainements, c'est tout. Je fais les matchs, je fais gagner Gryffondor, et voilà.

Il nota le « Gryffondor » : il ne disait même pas "ma maison". Il s'était donc réellement détaché de tous ses amis. Ainsi que sa voix froide, qui témoignait de toute l'amertume qu'il avait envers ses camarades de Quidditch.

— C'est tout de même dommage que vous ne puissiez plus vous entrainer, fit remarquer Lucius, espérant le faire parler un peu plus.

— Je préfère, répondit-il simplement.

Il ne pouvait le nier : il arrivait à voir ce qu'il prévoyait, quand personne, à part Severus et le Maitre n'y arrivaient autrement. Mais il savait aussi qu'il n'obtiendrait rien de plus à présent. Pourtant, il se doutait qu'il s'était passé quelque chose là-bas pour qu'il ne veuille plus y mettre les pieds.

— D'accord. Dans ce cas, commençons par le mardi et le jeudi, 20h, ici même.

— Très bien professeur, à ce soir.

Il quitta le bureau sans attendre. Il avait Potions, et il était suffisamment en retard comme ça.

— Potter ? Devons-nous nous estimer heureux que le Survivant nous ait fait l'honneur de sa présence ? Lança Severus d'une voix glaciale quand il pénétra dans le cachot.

En temps normal, il n'était pas touché par les paroles du Maitres des Potions, car il lui avait expliqué qu'il n'avait pas le choix, pour qu'il ignore les rapports qu'ils entrainaient. Mais là, avec ce qu'il s'était passé le matin même, il se sentait revenir en arrière et il fut énormément blessé par ses mots.

— Non Potter, pas au fond de la classe là où vous pourrez dormir en paix, ou faire éclater un énième chaudron. Venez donc à côté de monsieur Malfoy. Oh, et 10 points de moins pour Gryffondor pour votre retard.

— J'étais avec le professeur Grayson ! S'outra Harry qui n'avait pas montré la moindre réaction depuis son arrivé.

Alors il en a toujours quelque chose à faire de sa maison ? Pensa Severus qui avait déjà reçu le compte rendu de sa discussion avec Lucius. Il ne lui avait pas retiré des points pour le plaisir, mais juste pour voir sa réaction. Mais il réagissait peut-être comme ça pour éviter les représailles des autres.

— Je vérifierai avec lui, soyez en sûr. En attendant, 10 points pour Gryffondor. Et dépêchez-vous de vous installer avant que je revienne sur ma décision.

Harry prit place sans rien dire. Etre à côté de Malfoy ne lui faisait ni chaud ni froid. Et il préférait tellement être à côté de lui plutôt qu'à côté de quelqu'un de sa maison…

— Les ingrédients sont au tableau, la recette page 394, et je ne veux pas un bruit. Le binôme qui aurait la pire potion resta pour nettoyer la classe.

Même si tous les élèves insultaient leur professeur dans leur tête, il n'y eut pas un mot dans la salle. Personne n'osait faire la moindre remarque à Snape, sous peine d'être collé pour le mois à venir.

— Tu vas chercher les ingrédients Potter, je vais regarder la recette.

Bizarrement, la voix de Malfoy ne sonnait pas comme un ordre, juste comme une demande. Mais c'était peut-être aussi la fatigue qui provoquait cette impression. Oui, ça devait être ça, Malfoy ne pouvait pas être poli avec lui. Mais quand il ramena les ingrédients, et qu'il lui fit remarquer qu'il avait oublié les écorces de lichen, il ne reçut pas le moindre reproche, ni la moindre remarque désobligeante. Définitivement, il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond avec Malfoy.


J'espère que le chapitre vous a plu et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :)

Marysol xx