Titre: A quoi bon résister ?

Auteur: Marysol Cx

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf peut-être Lucius qui doit avoir un très beau cul, mais ça c'est une autre histoire, et ils appartiennent à JK Rowling

Rating: M (automutilations, troubles alimentaires, tentative de suicide, lemons)

Je suis très fière de vous donner ce chapitre en temps et en heure, surtout que je l'ai écris en une soirée. Par ailleurs, je ne l'ai donc pas corrigé comme il fallait, donc si vous voyez des erreurs, ce serait cool de me les signales ^^' (Je n'ai pas de béta, pour ça que j'ai du mal avec la correction et je ne fais lire à personne avant de poster).
J'espère que le chapitre vous plaira et le suivant sera posté dans 2 semaines (il est déjà écrit en plus !) (je suis fière de moi)

Bonne lecture ! :)

Marysol Cx

PS : Si quelqu'un sait pourquoi FF me dégage mes "changements de parties" qui sont symbolisés par trois astérisques, je veux bien l'apprendre aussi, parce que ça commence à m'énerver beaucoup. Merci !


Chapitre 8

Ce n'est que deux semaines plus tard, sous l'étroite surveillance de Severus, Remus et Lucius qui s'assuraient que Dumbledore ne venait pas fourrer son nez là où ça ne le concernait pas, qu'Harry ouvrit les yeux à nouveau. Severus était persuadé de ne jamais l'avoir vu aussi perdu. Il avait passé un mois dans le coma il avait dû être persuadé dans son inconscience qu'il était mort, qu'il avait réussi…

— Du calme Potter, vous êtes à l'infirmerie. Vous nous avons fait une belle frayeur. J'ose espérer que vous ne referez plus quelque chose pareille, ou qu'au moins vous prendrez la peine de venir nous voir de manière à ce que nous vous aidions.

Il ne répondit pas, mais ses yeux qui se remplirent de larmes furent largement suffisante pour qu'il comprenne l'état de pensée dans lequel il était. Il aurait souhaité mourir il aurait tellement aimé mourir, et ne jamais avoir à se réveiller.

— Harry, reprit Severus d'une voix beaucoup plus douce. Nous sommes ici pourvous aider, et nous serons toujours là. Alors par Merlin, parlez-nous ! Je sais exactement dans quel état vous vous sentez actuellement, mais vous taire ne vous aidera pas à aller mieux. Vous devez parler. A moi, à Lu… Au professeur Deranes, à Remus à un psychomage s'il le faut. Mais ne restez pas sans rien faire.

— Vous ne savez rien professeur, souffla Harry d'une voix brisée tout autant par les larmes que par son mois de silence.

Il ferma les yeux, faisant clairement comprendre que cette discussion était à présent close, et qu'il ne voulait parler à personne de toute façon.

Le Maitre des Potions n'insista pas. Il lui en voulait toujours, il le savait. Peut-être que Lucius aurait plus de chances il l'espérait. Sinon, le loup-garou pourrait sûrement leurs venir en aide. Mais pour l'instant, le plus important était de garder le vieux fou loin de lui, et s'il pouvait ignorer qu'il était réveillé, ce serait pour le mieux.

HPSS HPSS HPSS

Tous défilèrent. Même Madame Pomfresh essaya de le sortir de sa torpeur, mais se fut en vain, sans surprise.

— Ca ne peut plus durer ! S'énerva Severus, encore une fois, en frappant du poing sur la table.

— Calme-toi mon cœur. On a tout essayé de toute façon, ça ne sert plus à rien.

— Je ne baisserai pas les bras Lus. J'ai laissé Lily mourir, je ne laisserai pas mourir aussi.

— Mais que veux-tu faire de plus ? Soupire le blond en se laissant tomber sur le canapé, lui aussi déprimé par la situation. On a tout essayé !

— Je ne lui ai pas montré mes souvenirs…

Lucius se braqua à cette idée. Il y avait pensé, bien sûr, il avait pensé à tout. Mais si ça pouvait aider le Survivant, ça pouvait aussi le pousser à en finir pour de bon.

— Je ne sais pas Severus… J'y ai pensé, mais je pense que ça risque plus de l'enfoncer qu'autre chose.

— Tu penses qu'on peut l'enfoncer plus ? Ça fait 2 semaines qu'il végète sur un lit à l'infirmerie, à essayer de se faire du mal dès qu'on lui relâche les mains plus de quelques secondes. Si ça peut lui remettre un petit peu les idées en place, au moins suffisamment pour qu'on puisse l'aider, je suis prêt à prendre le risque.

— Je te laisse choisir dans ce cas. Mais tu ne diras pas que je ne t'ai pas prévenu… N'en parle pas au loup-garou par contre il ne supporterait pas qu'on fasse encore plus de mal à son filleul.

Severus se leva sous le regard surpris de son amant. Il n'allait quand même pas faire ça maintenant ? Si ?

— Accio Pensine.

Et si.

— Je suppose que tu ne veux pas les revoir ? Demanda Severus d'une voix très ironique alors que de longs filaments argentés tombaient à l'intérieur.

— Non, en effet, je m'en passerais bien. Je ne t'attends pas pour dormir ? Je suppose que tu vas rester avec lui après.

— Oui. J'espère qu'il va comprendre ainsi.

D'un coup de baguette la Pensine se mit à le suivre, alors que dans l'autre main il avait la Carte du Maraudeur pour surveiller le vieux fou qui était sagement dans son bureau.

— Bien, à tout à l'heure.

— A plus tard, soupira Lucius alors que la porte des cachots se refermait lourdement.

Pensait-il vraiment que montrer à Harry les souvenirs de ses propres mutilations était une bonne idée ? Il en doutait fortement. Mais c'était la seule solution qu'ils leurs restaient.

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— Snivellus ! Hé Snivellus viens par ici ! Trip Jinx !

Severus Snape trébucha et s'effondra au sol, faisant s'éparpiller tous ses cours autour de lui, saupoudrant le tout de sa bouteille d'encre qui explosa.

— Alors Snivellus on ne tient plus sur ses grands pieds ? S'amura Sirius Black qui se posa contre une colonne.

Il ne répondit pas. Il ne les regarda même pas. Il récupéra lentement ses cours après avoir fait disparaitre l'encre d'un coup de baguette.

— Où comptes-tu aller sale bâtard ? S'énerva James Potter en le voyant tout ramasser.

Il lui lança un nouveau sort qui l'envoie se fracasser l'épaule contre le mur. Il retint un gémissement de douleur, tellement habitué à devoir le faire à chaque fois que son père portait la main sur lui. Mais une nouvelle fois, il ne répondit pas à la provocation.

— Oh je te parle !

Il lui envoya un nouveau maléfice qui lui brûla le dos. Cette fois-ci, à bout, il se retourna et lança un sortilège informulé sur ses amis qui les firent valser contre les murs et en lança un sur James « Levicorpus ! » qui le fit se retrouver la tête en bas, à plusieurs mètres du sol.

— Si l'un de tes trois larbins essaye de m'en lancer un, tu finiras avec le crâne fracassé contre le sol avant même qu'il ne m'ait atteint.

Sa main tremblait violement, mais son regard était des plus froids, et surtout on sentait qu'il serait capable de le faire si jamais ils ne le laissaient pas tranquille.

— OK, OK, c'est bon ! Laisse-moi descendre maintenant !

Il le fixa plusieurs secondes, lui faisant comprendre qu'il ne plaisantait pas, mais fini tout de même par lui faire toucher le sol à nouveau.

— Maintenant laissez-moi tranquille.

Il le pencha pour ramasser ses cours, mais quand il se retourna pour partir, il reçut un violement coup de poing qu'il l'assomma avant même qu'il ait atteint le sol.

— Monsieur Snape, je crois que nous allons devoir parler, entendit-il alors qu'il ouvrait les yeux.

L'infirmière et le Directeur était à côté de son lit, tous les deux avec un sourire de pitié collé à leurs lèvres.

— C'est Potter qui a commencé, quoi qu'il vous ait dit avoir reçu.

— Ce n'est pas de ça que nous souhaitions vous parler. En vous soignant, j'ai remarqué de nombreuses blessures sur votre corps. Certaines assez anciennes. Je ne suis pas une spécialiste, mais elles semblent avoir été faites avec des armes moldues. Je me trompe ?

Ses poings se crispèrent violement dans les draps. Après tous ses efforts pour qu'on ignore qu'il se faisait battre, il avait été découvert. A cause de Potter. Toujours à cause de Potter.

— Je ne suis pas sans savoir que l'adolescence est une période difficile, surtout avec l'état actuel de votre mère, mais vous faire du mal ainsi ne vous aidera pas, loin de là.

Son regard s'écarquilla soudainement. Ils avaient vu ses cicatrices aux poignets, c'est tout. Ils avaient été trop aveugles pour voir le reste ça ne l'étonnait même pas. Alors il fit comme toujours, il mentit.

— Je… Je suis désolé, se mit-il à sangloter en mettant ses genoux contre sa poitrine. J'ai arrêté depuis longtemps, et… Je voulais pas, mais entre l'état de ma mère et ce qu'ils me font ici, j'ai craqué, et… Et je m'en veux tellement professeur, si vous saviez…

Il sentit la main réconforte de Dumbledore frotter son dos alors qu'il simulait magnifiquement bien une crise de larmes.

— Ne vous inquiétez pas Severus, nous n'allons pas vous punir ou quoique ce soit dans le même esprit. En revanche, si vous avez besoin de parler de ceci ou de quoique ce soit d'autre, ma porte est ouverte, et celle d'un psychomage aussi si vous en sentez le besoin.

— Me… Merci professeur…

Il le laissa quelques instants plus tard après une caresse plus appuyée. Il se retrouva seul avec Madame Pomfresh qui le regardait avec pitié. Il ne montra rien, mais intérieurement il avait envie de lui faire manger sa baguette.

La scène se brouilla soudainement et on retrouva un Snape un peu plus âgé agenouillé aux pieds de Jedusor qui était encore de toute beauté à cette époque.

— Je jure de vous servir jusqu'à la mort, mon maitre.

— Donne-moi ton bras, Severus.

Il n'eut pas une seule seconde d'hésitation et lui tendit sans savoir ce qu'il allait lui arriver. Mais quand il sentit la baguette contre sa peau, il eut le sentiment qu'on lui brûlait le bras à tel point que la douleur le fit sombrer dans l'inconscience.

Cette fois-ci l'endroit était connu, c'était le bureau de Dumbledore, bien que ce dernier soit relativement plus jeune.

— Qu'avez-vous fait Severus, soupira le vieil homme en retirant ses lunettes.

— Je suis désolée…

— Les excuses ne vous aideront pas Severus, répondit-il d'une voix soudainement plus dure. Je vous pensais plus intelligent pour ne pas vous faire embarquer par Jedusor. Enfin… Il est maintenant trop tard. Tout ce que vous pouvez faire à présent c'est le servir jusqu'à la mort si vous ne voulez pas être tué avant la fin de la semaine.

— Albus, je ne veux pas de cela, gémit-il.

— Il fallait y penser avant d'agir ! Pourquoi donc avez-vous ainsi foncé tête baissée ?!

Il ne répondit pas toute de suite, essayant de trouver les mots pour lui expliquer, lui avouant au passage qu'il lui avait mentit quelques années plus tôt à l'infirmerie.

— Je pensais qu'il pourrait apaiser mes souffrances, me faire oublier mon passé…

Le regard du Directeur sur son corps lui fit comprendre qu'il savait, depuis le début. Devait-il être étonné ? Non. Il savait tout de toute façon…

HPSS HPSS HPSS

— Pourquoi me montrer ça ? Murmura Harry dont les joues étaient couvertes de larmes qu'il n'essaya même pas de cacher.

— Voilà ce qui m'est arrivé en refusant d'être aidé. J'ai sombré du côté du Seigneur des Ténèbres en pensant que lui pourrait m'aider.

— Je ne passerai jamais de son côté ! S'offusqua Harry.

— Non, mais vous êtes faible, n'essayez même pas de le nier, et il ne lui suffira d'un rien pour vous détruite totalement. Si vous plongez, c'est le monde Sorcier entier qui tombe, et celui Moldu bientôt, car il ne s'arrêtera pas là !

Il se radoucit en voyant Harry pâlir au fur et à mesure qu'il prenait conscience de la situation.

— Depuis le début je cherche à vous aider, le professeur Deranes aussi. Même Draco dont la mère essaye de le pousser dans les mains du Seigneur aimerait pouvoir faire quelque chose. Vous n'êtes pas seul. Et surtout des gens comptent sur vous. Je sais qu'on vous en demande beaucoup, trop même pour quelqu'un de votre âge, et pensez bien que j'aimerais qu'on ne vous ait pas imposé cela, mais je ne peux rien y faire. Vous seul pouvez faire en sorte d'avoir enfin un plein contrôle sur votre vie, et pour cela vous devenir à bout du Seigneur des Ténèbres. Vous comprenez Harry ?

— Mais ça fait tellement mal… Murmura-t-il en sanglotant.

— Quoi donc ? Parlez-moi Harry. Je ne vous jugerai pas, je n'aurai pas pitié de vous, je n'aurai pas peur de ce que vous faites.

Harry le regarda, comme essayant de percer le secret de ses prunelles onyx, savoir s'il était sincère, si cette fois il ne se jouerait pas de lui. Alors enfin il consentit à parler d'une voix tremblante et incertaine.

— La nuit… Je les vois… Je les vois tous… Ils disent que c'est ma faute, qu'ils sont morts à cause de moi…

— Qui donc Harry ?

— Tous… Ceux qu'il a tués, ceux morts par ma faute…

— Comment savez-vous qui il a tué ?

— La… La nuit… Avoua-t-il après quelques secondes. Il me les montre, et ils m'accusent.

— Et voilà pourquoi vous dormez peu.

Il hocha doucement la tête. Severus lui laissa quelques secondes pour se remettre autant qu'il le pouvait avant de lancer le sujet qui avait créé leur « dispute ».

— Harry, je pense avoir trouvé un moyen pour que vous puisez prendre une potion de Sommeil sans Rêves sans être malade.

Il vit ses mains se crisper imperceptiblement dans les draps.

— Et quelle est-elle ? Demanda-t-il d'une voix qui n'était pas ironique, mais pourtant Severus savait qu'il l'était, et pas qu'un peu il commençait à se dire qu'il le connaissait définitivement trop bien.

— A l'aide de la méthode que nous avons utilisé pour vous tenir en vie pendant ces dernières semaines : des perfusions moldues. En injectant la potion directement dans votre sang, celle-ci ne devrait pas irriter votre intestin qui n'accepte pas cette potion si vous n'avez pas mangé quelque chose avant. Bien sûr elle serait sûrement plus efficace par la voix normale, mais pour cela vous devrez recommencer à manger. Vous en sentez-vous capable ? Depuis combien de temps n'avez-vous pas mangé ?

— Je…

— Pas de mensonges, je ne vous jugerai pas.

— 2 mois avant de finir ici, peut-être plus. J'en sais rien, j'ai pas compté.

— Dans ce cas ne pensez-vous pas qu'il serait bien de recommencer à manger ?

Il vit Harry se tendre. La nourriture le dégoutait à présent, et c'était totalement normal. Mais il n'avait pas le choix, ça prendrait du temps, mais il devrait s'y faire à nouveau.

— Doucement bien sûr, avec des bouillons pour commencer par exemple, pour réhabituer votre estomac. Qu'en pensez-vous ?

— Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix ? Soupira-t-il en finissant d'essuyer ses joues car il avait arrêté de pleurer.

— Voulez-vous réussir à vous débarrasser de lui pour toujours et ainsi faire ce que vous voulez de votre vie ? Si c'est le cas, malheureusement vous n'avez pas le choix. Je vous aiderai, ou le professeur Deranes, comme vous le souhaitez. Si vous voulez parler à l'un de nous deux, vous pouvez également.

— Je verrai…

— Bien. Dans ce cas, souhaitez-vous, pour commencer, retourner dans vos quartiers ? Je ne suis pas sans savoir que l'infirmerie n'est pas le meilleur endroit pour vous reposer. Si vous acceptez les perfusions pour la potion, je pourrai vous les poser moi-même si vous préférez.

— Oui, je préfère retourner là-bas.

— Je verrai avec Madame Pomfresh dans ce cas, je ne pense pas qu'elle posera problème quant à votre sortie, elle sera même heureuse de ne plus avoir d'étudiants à essayer de vous voir tous les jours.

— Merci professeur.

Il se leva de la chaise sur laquelle il était dans l'intention de partir, mais il fut retenu par Harry qui l'interpella.

— Qui a-t-il Harry ?

— Je… Je n'ai pas vu le Directeur pendant mes deux semaines ici. Il lui est arrivé quelque chose… ?

— Non Harry, il va bien. Mais nous en parlerons en temps voulu, il y a des choses que vous devez savoir sur le Directeur. Mais pour cela, vous devez reprendre des forces. Voyez cela comme une motivation… Bonne soirée Harry.

Il le regarda partir en se demandant de quoi il parlait. Que se passait-il avec le Directeur ? Il n'aimait pas rester dans le secret, on lui avait trop mentit depuis qu'il était né. Severus avait bien raison, la volonté de savoir ce qu'il se passait avec le vieux fou l'aiderait grandement à se remettre en selle.


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