Titre: A quoi bon résister ?

Auteur: Marysol Cx

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf peut-être Lucius qui doit avoir un très beau cul, mais ça c'est une autre histoire, et ils appartiennent à JK Rowling

Rating: M (automutilations, troubles alimentaires, tentative de suicide, lemons)

Je pense qu'on peut dire que ce chapitre aura mis TRES longtemps à arriver

Toutes mes excuses, vous savez en grande partie pourquoi grâce à mes explications dans le "chapitre" d'avant

Je m'excuse encore une fois, je sais que ce n'est vraiment pas agréable, moi-même ça m'énerve quand des auteurs font ça, mais je me mets aussi à leur place donc j'espère que vous me comprendrez.

Je vais essayer de reprendre une publication un peu plus rythmée, ce qui devrait être un peu plus réalisable vu que je commence à réavoir des idées mais je ne peux pas promettre deux chapitres par moi, je ne pense pas en être capable.

En attendant, ça, je le promets, je n'abandonnerai pas cette fiction, quoi qu'il arrive.

Bonne lecture à bientôt j'espère !

Marysol


Résumé chapitre précédent : (peut être utile après 5 mois)

Harry est au plus mal, Severus et Lucius peinent à l'aider. Draco et Remus se sont joints à la cause, mais sans succès non plus. La seule chose qu'ils ont trouvé : les potions de Sommeil sans rêves pour qu'il dorme et reprenne un peu de force. Mais cela bloque la communication avec Voldmemort, et Harry se retrouve contraint d'arrêter, bien qu'il ne veuille pas.

Chapitre 10

— Non ! Non ! S'il vous plait non !

— Harry, calmez-vous, demanda Severus d'une voix douce en s'approchant lentement de lui.

— Ne m'approchez pas ! Hurla-t-il en reculant encore jusqu'à toucher le mur. Laissez-moi…

Lucius et Severus échangèrent un regard alors que personne ne savait quoi faire. Ils avaient pourtant essayé de lui expliquer le plus doucement possible qu'il allait devoir arrêter sa potion de Sommeil, mais il n'avait vraiment pas l'air de vouloir, et s'était mis à paniquer, à pleurer et à repousser tout le monde.

Harry se laissa glisser contre le mur, se recroquevillant sur lui-même alors qu'il sanglotait. Réalisant l'étendu de la situation, Severus fit signe aux autres occupants de la pièce de sortir.

— On ne veut pas te faire de mal Harry, mais il faut que le Seigneur retrouve cette connexion, où ce sera son espion, moi, qui serait sûrement tué pour n'avoir pas trouvé ce qu'il se passait… Il commence à perdre confiance en moi, à penser que je ne suis pas autant de son côté que je lui fais croire, et si l'Ordre perd la source d'information qui provient de moi, nous ne pourrons plus protéger la population Sorcière comme avant. Tu comprends Harry ? Ça me fait mal de savoir que tu vas à nouveau faire des cauchemars, mais nous n'avons pas le choix. La seule solution serait que tu reprennes l'Occlumancie, pour ainsi lui faire croire que tu en souffres et que tu reçois tout ce qu'il t'envoie alors que non, mais la dernière fois cela a été un échec cuisant.

Il avait réussi pendant son monologue à l'approcher suffisamment pour le prendre dans ses bras et l'emmener dans sa chambre qui n'était qu'à un couloir de là. Heureusement que le couvre-feu était dépassé depuis un moment et que personne ne patrouillait jamais dans ce coin du château il aurait eu du mal à expliquer ce que faisait un de ses élèves en larmes, dans ses bras, en pleine nuit… Il le coucha et resta avec lui jusqu'à ce qu'il s'endorme. Que pouvait-il faire ? Il fallait que Voldemort puisse de nouveau lui envoyer des visions, mais le gamin supporterait-il à nouveau ses assauts ? Il n'avait pas le choix… Ils allaient devoir reprendre l'Occlumancie, c'était la seule chance qu'ils avaient de berner le Seigneur des Ténèbres. Mais cette fois-ci, il ne serait pas un bâtard graisseux comme la première fois. Harry avait besoin qu'on y aille tranquillement et en l'encourageant. Peut-être Lucius serait plus à même de lui donner vu la confiance qu'il a en lui, pensa Severus. Mais en cet instant, c'était lui qui était avec le gamin endormi, pas Lucius. Il le regarda alors que ses traits étaient enfin détendus. Il avait le sentiment qu'il ne l'avait pas vu ainsi depuis une éternité, ou peut-être même depuis toujours… Il en avait décidément bien trop vécu pour quelqu'un de son âge. Il resta longtemps ainsi. Il avait peur que son départ le réveil ou lui fasse faire des cauchemars. Il n'avait pas pris sa potion, et il ne voulait pas qu'il fasse de cauchemars cette nuit et risque de se réveiller seul, sinon jamais il n'accepterait d'arrêter la potion définitivement.

Il s'agita plusieurs fois dans la nuit, et plusieurs fois il le calma et attendit qu'il se rendorme. Il discutait pendant ce temps avec Lucius par l'intermédiaire de missives qui volaient d'un appartement à l'autre. Ils étaient d'accord quant au fait qu'Harry devait reprendre l'Occlumancie, quitte à ce qu'ils lui donnent tous les deux des cours.

Par la suite, ils parlèrent du loup-garou. Il était temps pour Harry de savoir qu'il était là. Ca ne pourrait que l'aider, du moins ils l'espéraient. C'est d'un commun d'accord qu'ils décidèrent d'en parler à Harry dès le lendemain soir, de manière à ce qu'il ait quelqu'un de plus à qui parler en cas de besoin.

Le troisième et dernier point, et pas le moindre, qu'ils abordèrent, vu la couverture de Lucius qui commençait à être compromise. Il fallait qu'il passe plus de temps avec Narcissia, ou au moins au manoir Malfoy. Sinon, il fallait mettre Narcissia dans une position suffisamment compromettante pour qu'elle n'aille mente au Seigneur des Ténèbres quant aux absences de son mari. La dernière solution qu'ils avaient pu trouver était tout simplement de dire une partie de la vérité au Seigneur, sur leur relation, et sur la présence de Lucius au château, qui gagnait au fur et à mesure la confiance d'Harry. Mais c'était à double tranchant. Leur relation ne le dérangerait sûrement pas, vu celle qu'il entrainait avec son serpent… dans l'autre sens, il pouvait prendre cela comme une trahison d'avoir incéré Lucius dans le château sans son autorisation. La seule chose qui pourrait faire passer cela sans trop de risque serait de lui faire croire qu'ils n'avaient pas eu le temps de le prévenir, à cause de Dumbledore qui cherchait un professeur dans l'urgence, et qui aurait pu en prendre un autre avant qu'ils n'aient l'accord du Seigneur.

Ce n'est que vers 4h du matin que leur conversation prit fin, alors que chacun brûlait les lettres qu'il avait reçu. Harry ne s'était pas agité énormément. Severus soupçonnait que sa présence apaisait le gamin. Après tout, il avait été seul pendant toute son enfance, pas plus aidé et aimé pendant les années à suivre dormir avec la certitude qu'il ne serait pas seul et quelqu'un sera là s'il y avait un problème devait grandement l'aider. Il en discuterait avec lui, savoir s'il était d'accord pour que lui ou Lucius dorme à proximité, comme dans le salon, ou s'il voulait que quelqu'un reste dans sa chambre la nuit. Ça n'allait pas les aider à rester en pleine forme, mais si Potter ne se remettait pas pleinement, plus rien n'aurait d'importance.

Lucius vint prendre le relai pour la fin de la nuit, de manière à permettre à Severus de se reposer un peu, vu qu'il avait cours dès 8h contrairement à son amant qui ne commençait qu'après le déjeuner. Il espérait juste qu'Harry ne serait pas gêné ou énervé à son réveil en découvrant cela. Même si le plus important actuellement était qu'il arrive à dormir. Et puis il appréciait le professeur Deranes, presque autant que lui, voire peut-être même plus donc non, il ne pensait pas qu'il y aurait un problème au matin.

Au cours de cette fin de nuit, Lucius réalisa avec horreur, au bout de 2h à l'observer, que justement, il l'observait un peu trop. Jamais auparavant il avait eu le temps de regarder avec précision le gamin. Et là, alors qu'il en avait enfin le temps, il ne pouvait s'empêcher de le trouver attractif. Il ne savait pas tout sur lui, mais il en savait suffisamment pour savoir que c'était un garçon fort, bien plus que lui au vu de tout ce qu'il avait subis en 15 ans. Il était doué, que ce soit dans sa matière ou dans d'autres. Il était intelligent, semblait être capable malgré sa timidité actuelle de s'intégrer et de mener un groupe –il l'avait bien fait l'année passée. Mais plus que tout ça, Lucius ne pouvait nier que ce garçon, bien que beaucoup trop mince, avait un visage doux et des plus agréables à regarder. Ne plus avoir ses affreuses lunettes sur le nez aidait à beaucoup, c'était peut-être d'ailleurs pour ça qu'il ne l'avait jamais remarqué. Quant à son corps, qu'il voyait en partit à cause de la couverture qui ne couvrait plus que ses jambes, en reprenant du poids il serait tout bonnement à croquer. Il repensa alors à ce que Draco avait dit sur sa sexualité. Etait-il gay en effet ? Cela expliquerait en partit pourquoi il avait été ainsi exclu de son dortoir et presque maltraité par ses colocataires.

Il se força à retourner dans des pensées moins chaudes en essayant de comprendre tous les facteurs qui avaient amenés le garçon à cette déchéance. Il ne pouvait pas se permettre d'imaginer la moindre chose entre eux. D'une part parce qu'il était en couple avec Severus et qu'il l'aimait de tout son cœur, ensuite parce qu'il avait l'âge d'être son père, et enfin, il était un Mangemort. Toutes ces choses qu'il se lisait dans sa tête étaient censées le convaincre de ne pas le faire, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'y penser pour autant. Et si Severus venait à le larguer, et si Draco ne l'apprenait jamais, et si Voldemort mourrait il pourrait peut-être enfin l'approcher.

Il réalisait à présent que s'il avait accepté de donner des cours particuliers au gamin, de l'aider quand il était au plus mal, de veiller sur lui comme cette nuit c'était pour lui faire plaisir, que le gamin l'apprécie, pas pour que le Lord Noir puisse être vaincu.

Cette révélation lui fit l'effet d'une claque des plus violentes. Comment avait-il pu s'enticher de ce gamin en même pas 3 mois ? Ce n'était pas possible, ça n'était sûrement que passager, du à son manque de sommeil, au manque de proximité avec Severus et à son rapprochement avec le gamin. Oui, c'était sûrement ça. Pourtant, l'idée ne voulait pas sortir de sa tête. Alors il appela un elfe de maison pour qu'il lui apporte une bouteille de Whisky pur Feu. Il ne se préoccupa pas du verre posé à côté et en bu une grande goulée. Presque immédiatement ses pensées s'adoucirent et se dirigèrent vers son amant, jusqu'à ce qu'il ne pense plus à rien d'autre que lui, au fur et à mesure que la bouteille se vidait.

Ce n'est qu'au matin, quand il entendit Harry qui commençait à se réveiller, qu'il partit de la chambre, juste après avoir faire disparaitre sa bouteille. Il était déjà 7h30, Severus devait déjà être en train de déjeuner alors il ne devrait pas le croiser. Heureusement, parce qu'il avait un mal de tête assez puissant, et il savait que s'il le croiserait, son amant lui demanderait pourquoi il était alcoolisé, et il aurait été bien incapable de lui fournir une réponse : il ne souvenait absolument pas de la raison qui l'avait amené à boire autant.

HPHPHPHPHP

A sa plus grande surprise, Harry n'avait pas trop mal dormi. Il avait eu peur hier soir, tellement peur. De devoir faire de nouveau face à ses cauchemars, de les revoir tous mourir encore et encore. Mais à chaque fois que ses rêves avaient commencé à devenir violent, c'était comme si quelqu'un l'en avait tiré avec délicatesse et que tout avait disparu.

Il se souvenait hier soir de Severus qui l'avait déposé dans son lit alors qu'il était en pleine crise de panique. C'était sûrement lui qui avait veillé sur lui cette nuit. Il s'en voulait de son attitude par rapport à lui ces dernières semaines. Il avait essayé de l'aider, c'est tout, et lui, il lui avait remis toutes les fautes sur le dos. Pourtant, sans lui il ne serait plus là, il le savait. Ce qu'il ne savait pas en revanche, c'est si c'était une bonne chose qu'il soit encore là. Mais il ne préférait ne pas essayer de répondre à cette question.

Il quitta les anciens appartements de son professeur pour rejoindre la salle de classe de ce dernier. Il espérait que tout ce passerait bien. Il n'avait pas le courage de supporter les remarques de Ron ou les regards de pitié d'Hermione. La seule chose qui le rassurait c'est qu'il serait à côté de Draco, qui l'aiderait à faire la potion, sans faire le moindre commentaire sur lui ou sur son état. Il avait vraiment apprécié que Draco lui donne ses cours, l'aide, parle avec lui le soir. Bien sûr il n'était pas dupe, il savait que c'est parce que son parrain lui avait demandé qu'il l'avait fait, mais Draco n'avait pas semblé si dérangé que ça de le faire, sinon il ne serait pas resté plus longtemps que nécessaire le soir, il le savait bien.

— Potter, le salua-t-il alors qu'il prenait place à ses côtés.

— Malfoy, répondit-il simplement.

Ils restèrent dans le silence jusqu'à ce que la porte des cachots claque, annonçant l'arrivée de leur si détesté professeur des potions. Harry découvrit avec un pincement au cœur les cernes qui courraient sous ses yeux. C'était sa faute s'il était aussi fatigué, il avait veillé sur lui, il n'aurait pas dû…

— Je vous préviens tout de suite, je ne suis pas d'humeur à supporter vos inepties et vos accidents de chaudron. Pour la peine, sortez un parchemin et une plume, nous allons voir ce que vous avez retenu de la dernière potion. Le premier à se plaindre aura la joie de revenir me voir ce soir pour passer 2h de pur plaisir à mes côtés. Commencez.

Harry ne dit rien. Il préférait gratter que faire des potions, c'était moins dangereux pour lui, ça lui donnait moins envie de se planter un des couteaux qu'il utilisait dans le bras. D'ailleurs, il ne s'était pas mutilé depuis trois jours. Il ressentait un manque depuis son réveil, mais n'avait pas compris que c'était cela. Il se mit soudainement à transpirer, haleter, souffrir de ne pas pouvoir soulager son addiction malsaine son cerveau réalisant ce manque. Mais il ne pouvait pas partir, il était bloqué ici pendant les 2h à venir. 2h avant de pouvoir faire ce qu'il souhaitait tant. Severus pensait qu'il avait arrêté depuis son réveil à l'infirmerie. Il lui avait caché, les avait soignées lui mêmes. Il ne voulait pas qu'il sache, il avait honte de ne pas être capable d'arrêter.

Dans un élan de désespoir, il essaya de capter le regard de Draco pour qu'il lui apporte un quelconque soutient, mais à la place, c'est Snape qui réagit à son regard.

— Monsieur Potter, et si, au lieu de copier sur votre voisin, vous alliez me raconter dehors pourquoi vous n'êtes pas capable de mettre quoique ce soit sur votre copie. Les autres, si vous regarder un peu trop loin sur les côtés, votre nom viendra s'ajouter à celui de Monsieur Potter sur le parchemin où il est déjà inscrit.

Il savait ? Ou il voulait juste savoir pourquoi il regardait Draco ? Il suivit son professeur en essayant de retenir ses tremblements. Il ne voulait pas qu'il sache qu'il avait craqué une nouvelle fois, qu'il était faible.

La porte claqua violement le faisant sursauter violement.

— Harry, pourquoi regardiez-vous Draco ? Que se passe-t-il ?

Ne savait-il donc pas ? Il n'allait pas prendre le risque de lui demander. Il allait lui mentir, il détestait ça, mais il ne voulait pas qu'il sache.

— C'est ma faute si vous êtes de cette humeur, vous n'avez pas dormi à cause de moi n'est-ce pas ?

— Je… Oui, même si le professeur Deranes a pris le relai au milieu de la nuit, je n'ai en effet pas eu le sommeil dont j'avais besoin. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, dites-moi plutôt ce qui vous occupe l'esprit.

— Rien, j'ai juste eu peur de rendre une copie blanche, mentit-il sans en montrer la moindre trace.

— Bien, dans ce cas, venez ce soir à 20h, que personne n'aille penser que je ne vous ai pas mis de retenue. En attendant, vous vous sentez capable de retourner en cours ?

Il repense à son envie de se mutiler, de sentir une lame froide contre sa peau, le sang chaud couler lentement de la plaie.

— Je… Je ne sais pas…

— Je comprends. Le professeur Deranes ne doit pas être en cours à cette heure, allez le voir si vous le souhaitez.

— Je vais voir, peut-être je ne sais pas. Je suis pas sûre d'avoir envie de voir quelqu'un.

Il tenta d'ignorer le regard perçant de son professeur sur lui. Il devait se douter de quelque chose, mais il ne fallait pas. Il ne fallait pas qu'il sache qu'il avait replongé.

— Très bien, je vous laisse aller dans ce cas. Mais je veux vraiment que vous veniez ce soir, il y a quelque chose dont j'aimerais vous parler.

— Je viendrai.

Il n'attendit pas plus longtemps et partit en courant presque. Il avait besoin de se calmer, et il n'y avait qu'un seul moyen pour cela. Et même s'il en avait honte, que tout son esprit lui criait que c'était mal, son corps le réclamait et il était bien trop faible pour pouvoir luter.

Cette fois encore, quand il réalisa qu'il avait les bras en sang, il ne put retenir quelques larmes en réalisant qu'il était faible, bien trop faible, et que jamais il n'arriverait à battre Voldemort.


On se revoit bientôt, j'espère ! Et n'hésitez pas à me hurler dessus pour avoir mis aussi longtemps à poster ^^'

Marysol