Titre : La magie d'une fleur
Résumé : Capturé par Voldemort, Harry n'a d'autre choix que d'accepter sa défaite. Mais Draco Malfoy, lui, n'a aucune envie de mourir ! Quitte à changer le passé pour se sauver !
PS : Ceci se passe avant le tome 7.
Note de l'auteur : Hello mes petits chats ! Comment allez-vous ? Ne suis-je pas un auteur extraordinaire, vu que même en étant pas chez moi, j'arrive encore à harceler mes amis pour poster ! Et ainsi tenir mon planning… Par contre, pour les reviews, la réponse viendra demain, désolée !
Sur ce, je vous dis rendez-vous le 30 janvier ou tout de suite pour ceux qui liront « Potentiel Alpha ».
Bonne lecture !
oOo
Chapitre 4 : Fixe : « Vous allez souffrir et aimer ça ! »
Ils ne furent pas réveillés par des voix. Ni même par une sonnerie quelconque. Pour la première fois depuis qu'ils avaient voyagé dans le temps, ce fut un réveil naturel et spontané. A leur grande surprise, ils ouvrirent les yeux en même temps. Et à leur plus grande gêne, ils s'aperçurent qu'ils étaient étroitement serrés l'un contre l'autre, leurs bras s'étreignant presque désespérément.
Ils en rougirent tous les deux et s'écartèrent brutalement. Pendant un long moment, ils refusèrent de croiser le regard de l'autre. Finalement, Draco haussa les épaules.
« Inutile d'en discuter », décréta-t-il.
Harry acquiesça vivement en réponse. Totalement inutile !
D'un même mouvement un peu brusque, ils se levèrent. Il leur fallut quelques secondes pour s'apercevoir que les vêtements qu'ils avaient portés la veille avaient disparus. A la place, un pantalon de couleur blanche ainsi qu'une longe robe de sorcier de la même couleur les attendaient.
« Euh… On doit mettre ça ? demanda Draco, tout en collant une des robes sur son corps, dévoilant ainsi la coupe assez étrange de la robe (elle était fendue le long des jambes et son tissu était horriblement fin). On risque pas d'avoir froid, ici ? »
Harry haussa les épaules. Sans hésiter, il enleva son pyjama pour ensuite attraper le pantalon.
« Je m'inquiète plus du manque de sous-vêtement, dit-il, peu gêné du regard de son partenaire. Est-ce que quelqu'un va enfin penser à nous en fournir ? »
Le blond haussa les épaules et, à son tour, se dévêtit. Il ne leur fallut que quelques secondes pour s'habiller.
« On dirait des vêtements d'orient, fit pensivement Draco. J'en ai déjà vu, lors d'un voyage avec ma famille… »
Harry se regarda dans le miroir.
« En tout cas, ça nous va bien… Regarde, il y a des ceintures… »
Ils attrapèrent tous les deux une des longues ceintures faite d'un tissu noir. D'un même mouvement, ils la passèrent autour de leur taille.
« On est beaucoup trop synchronisé, ça fout les boules », marmonna Harry.
A côté de lui, Draco eut un ricanement.
« Sans blague, dit-il. Je commence à me demander si on a pas été enchanté… »
Ils sourirent tous les deux avant de se tourner vers la porte.
« Tu crois qu'elle est déjà là ?
-J'en sais rien, répondit Harry. D'un autre côté, j'imagine mal Augustus nous donner ça…Je veux dire, c'est pas vraiment la bonne tenue pour ce pays…
-Donc, on va encore partir.
-Très certainement… »
Ils en étaient encore à fixer la porte lorsque celle-ci s'ouvrit brutalement.
« Comme je le pensais, vous êtes prêts, s'exclama une voix féminine. Et ça vous va très bien ! »
Ils restèrent totalement immobiles, les yeux écarquillés sur la personne se tenant devant eux. Elle n'était pas belle, ni époustouflante. Elle était, en vérité, d'une banalité à faire peur, physiquement. Si on excluait sa tenue et l'énorme tatouage oriental sur son visage. Ainsi que ses yeux totalement dépourvus de pupille. Et ses cheveux, d'un beau bleu fluorescent. Elle avait un large sourire et une peau brunie par le soleil. Elle semblait… terrifiante, en vérité.
« Voici donc les deux garçons que me confie Dumbledore… Je me demande encore pourquoi, mais nous en parlerons loin des oreilles indiscrètes…
-Sympa le surnom, grogna Augustus, qui se tenait juste derrière elle.
-Mouais mouais, répondit la jeune femme. Et donc, vous êtes ?
-Drake Manfred, répondit Draco, l'air indifférent.
-Ash Promise, enchaîna Harry. Et vous ?
-On m'appelle Fixe et vous en ferez autant, répondit-elle. A présent, dépêchez ! Vous allez prendre un solide petit déjeuner et me dire, pendant ce temps, ce que vous voulez apprendre. Ensuite, vous ferez vos adieux à Augustus et nous partirons chez moi. Je n'aime pas ce pays, il fait bien trop froid !
-T'as qu'à mieux t'habiller », répliqua l'hôte de la demeure.
Fixe répliqua par un « pfu » indifférent et quitta rapidement la chambre. Du reste, Augustus avait raison : Elle était habillée d'un pantalon blanc assez léger. Son haut consistait plus en une sorte de bandage serré qui lui serrait la poitrine. Poitrine assez opulente, qui plus est. Une veste sans manche et assez longue recouvrait le tout. Et, tout comme Harry et Draco, elle marchait sans chaussures.
« Vous venez manger, oui ? »
Ils obéirent spontanément. Sa voix était autoritaire et indiscutable. Aucun des deux n'avait l'idée de lui désobéir.
« Et ben… ça promet », pensa Harry.
« Je sens que je vais la détester ! », ronchonna mentalement Draco.
Ils traversèrent une fois de plus l'entièreté de la maison pour se retrouver dans la salle à manger où un énorme petit déjeuner les attendait. Heureux à l'idée de manger, ils s'installèrent sans manière, contrairement à la veille. Augustus sourit en les voyant faire et alla s'avachir à sa place, celle en bout de table. Fixe, elle, se laissa noblement tomber sur un des sièges restant.
« Pendant qu'on mange, vous allez pouvoir me dire ce que je suis censée vous enseigner… le professeur Dumbledore m'a ordonné de vous prendre sous ma garde pour vous 'apprendre', mais j'aimerais savoir quoi… »
Draco et Harry se lancèrent un regard. Que pouvait-il dire face à Augustus ? Mieux valait parler du plus simple.
« Les sortilèges, la métamorphose, les potions, la défense contre les forces du mal, la médicomagie, la botanique… J'oublie quelque chose ? »
Harry haussa les épaules.
« J'aimerais apprendre l'occlumencie, ainsi que devenir animagus…
-Bonne idée, répondit aussitôt Draco. Moi aussi.
-J'aimerais aussi mieux m'y connaître en magie noire. Non pas pour l'utiliser, pour pouvoir la contrer… En fait, c'est ce que je veux apprendre : la reconnaître et la contrer. »
Draco approuva férocement.
Fixe les regardait tous les deux avec un grand intérêt, visiblement pensive.
« Rien que ça, dit-elle, amusée. Dumbledore m'a parlé d'une autre chose, mais je comprends que vous rechigniez à en parler devant Augustus… Pour cette chose, cela dit, c'est d'accord… »
Les deux garçons soupirèrent à cette idée : au moins, le vieux directeur ne les avait pas juste envoyés sans rien lui dire… Il avait juste précisé le minimum.
« Bon, dit-elle, tout en se servant de quoi manger. Je ne vais pas vous mentir, cela va être très dur. Autant vous le faire remarquer tout de suite, vous êtes dans un état pitoyable. Tant physiquement que magiquement. Oh, vous avez un grand potentiel… mais ça s'arrête là ! »
Draco et Harry se renfrognèrent tous les deux. Elle n'était décidément pas des plus sympathiques, cette Fixe.
« D'un point de vue physique, vous êtes aussi en forme que deux vieillards. Augustus m'a raconté qu'après une journée à dos d'hippogriffes, vous étiez prêt à vous effondrer. Autant vous le signaler, c'est pitoyable ! »
Une fois encore, les deux concernés grimacèrent de concert. Ils en avaient parfaitement conscience, merci !
« Ainsi, continua Fixe, tout en avalant goulûment une brioche, je ne commencerais pas votre entraînement magique avant au moins un an…
-Quoi ? s'exclamèrent Harry et Draco en même temps.
-Vous m'avez parfaitement comprise… Avant toute chose, je vais vous entraîner physiquement… Et croyez-moi, je ne vais pas y aller avec le dos de la cuillère ! Vous avez besoin d'une sérieuse remise en forme tous les deux. Pendant la première année, je prévois de vous faire faire du sport. Et pas du sport à la papa, genre abdominaux sympathiques dans le salon… En plus, le terrain devrait beaucoup nous aider…
-Le terrain ? demanda Harry.
-Vous n'avez pas compris avec les vêtements ? J'habite dans un endroit chaud. Très chaud. J'espère que vous supportez bien le soleil… Les premiers jours vont être assez difficiles, vous aurez sûrement l'impression d'étouffer. D'ailleurs, je prévois de vous faire vivre la nuit pendant au moins un mois ou deux…
-La nuit ? s'étonna Draco.
-Le jour, la température peut s'élever jusqu'à 56°… Je doute fort que vous le supporterez tout de suite… Donc, un temps d'adaptation est nécessaire.
-Euh… 56° ? Demanda Harry. Mais vous habitez où ? »
Fixe leur fit un large sourire.
« Dans le Sahara, dit-elle. Vous connaissez ? »
L'air ahuri des deux garçons fit hurler de rire Augustus.
« On croyait… Que vous habitiez près d'ici, répondit finalement Draco.
-Et non, enchaîna Fixe, ravie. Donc, pendant les deux premiers mois, vous aurez droit à un entraînement nocturne. On commencera gentiment par 25 km de course…
-Par semaine ? » demanda Draco.
A la tête de Fixe, ils comprirent aussitôt que ce n'était pas par semaine.
« Par jour, répondit la jeune femme. Et lorsque vous ne vous effondrerez plus sur le sol à l'agonie, je passerais à d'autres exercices. Il faut à tout prix que vous acquériez une forme physique… Vous êtes au stade de grand-père décrépit… Quand vous aurez enfin la forme de deux jeunes hommes de 18 ans, nous passerons à la magie. Ça vous tente, l'art du combat moldus ?
-Oh oui ! s'exclama Harry. Ce serait pratique… »
Fixe acquiesça en souriant.
« En quoi ? demanda Draco.
-Au cas où on serait désarmés, répondit Harry. En outre, cela nous donnera des réflexes bien plus intéressants, lors d'un duel magique…
-On croirait presque que vous vous apprêtez à faire la guerre, signala Augustus.
-C'est plus ou moins ça, répondit Fixe, mystérieuse.
-Dumbledore vous a… Raconté ?
-Non, sinon, je ne vous demanderai pas de m'en parler lorsque nous serons chez moi. Il m'a juste dit de vous entraîner comme si vous étiez des soldats. D'accepter toutes les formations que vous désirerez… Et de vous enseigner ce que je sais… sur vous savez quoi. Sans plus. »
Les deux jeunes hommes hochèrent doucement de la tête.
« Donc, la première année, je vous fournirais un entraînement sportif. Ça va être tonique et vous allez sans doute beaucoup souffrir. Mais vous y survivrez… Pour la seconde année, disons… La construction de votre baguette magique… La métamorphose et la transformation en animagus. Vous allez devoir travailler un peu votre flux magique, mais ça ne devrait pas nous prendre plus de trois mois.
-Notre flux magique ? demanda Draco.
-Vous comprendrez le moment venu…
-Nos baguettes ? La construction ? Cela veut dire que nous allons faire nos propres baguettes ?
-En effet… C'est une demande de Dumbledore.
-C'est possible ? s'étonna Harry.
-Bien sûr, quand on sait comment faire… Et je sais comment faire ! Je vous apprendrais donc également et vous construirez votre propre baguette. C'est de pair avec le contrôle du flux magique, donc, je les associe. Pour la troisième année, je pense au Vous savez quoi, la botanique et les potions. Eux aussi peuvent être associé facilement. La quatrième année verra arriver les soins médicaux, les sortilèges et la défense. La cinquième année, nous ferons la magie noire et je vous perfectionnerais en magie blanche, pour ce que nous n'avons pas eu le temps de voir, les autres années. Et la dernière année, nous ferons de l'occlumencie. Ça vous va ?
-C'est un programme chargé, répondit Harry. Aurons-nous vraiment le temps de tout faire ? »
Fixe hocha simplement de la tête.
« Sans problème… A raison d'un jour de congé par mois, sans compter Noël et les anniversaires… ça vous fait 16 jours de congé par années… On aura tout le temps… »
A la mine abattue des garçons, Augustus rit une fois encore.
« Je vous avais dit qu'elle était démoniaque, non ?
-Non, vous avez juste dit qu'on aurait du mal, répondit Harry, horrifié. Mais je commence à me dire qu'on y arrivera jamais…
-Pas de défaitisme, allons ! Si Dumbledore vous a confié à moi, c'est que vous en avez les capacités. Nous avons six ans pour faire de vous les sorciers les plus doués d'Angleterre… Bien sûr, je ne pourrais vous enseigner que si vous désirez apprendre. Si ce n'est pas le cas, vous resterez à votre niveau…
-Nous voulons apprendre », répondit Draco.
Fixe leur fit un léger sourire.
« Parfait, dit-elle… Alors nous allons aller chez moi. Au début, je pensais vous faire faire le voyage à pied, mais je doute que vous y surviviez, vu votre état physique. Nous allons donc prendre un Portoloin… Le temps de le faire et je suis à vous. Nourrissez-vous encore, si vous le désirez. »
Sur ces mots, elle quitta la pièce d'un pas royal.
Restés seuls avec Augustus, Harry et Draco échangèrent un regard.
« Hé béh… ça promet, dit le blond, se passant une main dans les cheveux. Est-ce que tu crois vraiment qu'on va être capable d'apprendre tout ça en six ans ?
-On a bien suivit 6 ans d'enseignement magique… Il n'était pas aussi spécifié, mais nous avons acquis une bonne base. Et puis… Nous n'avons pas vraiment le choix, non ? »
L'autre approuva muettement. En effet, ils n'avaient pas vraiment le choix. Ils devaient sauver le monde, non ?
Un sourire moqueur apparut sur le visage de Draco. Il ne l'affichait pas par assurance, mais bel et bien pour dissimuler la terreur qui l'avait envahi. Sauver le monde ? Eux ? Des gosses ? Six ans d'études acharnées, d'entraînement magique, seraient-ils suffisants ? Presque nonchalamment, il saisit ses coudes avec ses mains, serrant ses bras autour de lui. Ils ne pourraient jamais ! Sauver le monde ! La bonne blague ! Tuer Voldemort ! Détruire les horcruxes, persuader certains mangemorts de ne pas rejoindre l'un des plus puissant sorcier de ce siècle ! C'était impossible, ils n'y arriveraient jamais !
Un ricanement, près de lui, le fit sursauter. Tournant la tête, il eut la surprise de voir Harry rire. Un rire un peu cynique, mais un rire malgré tout. Pourtant, l'expression angoissée de son visage ne trompa pas Draco : tout comme lui, l'ancien Gryffondor était mort de peur.
« On y arrivera jamais, murmura Draco. On est cinglé, tous les deux. Et Dumbledore est cinglé de croire qu'on pourrait…
-Je suis bien d'accord, répondit Harry, à côté de lui. Mais il faut essayer. »
Ils se regardèrent tout les deux et l'envie de se réfugier dans un coin, seul, les saisit.
« On peut aller dans notre chambre ? demanda Draco. Juste un instant ? »
Augustus, qui les avait écouté, hocha de la tête. Précipitamment, ils se levèrent pour rejoindre la pièce qu'ils avaient occupée pendant la nuit.
« Va pas te faire d'idée, Potter, chuchota Draco, lorsqu'ils y arrivèrent. Ça ne veut rien dire, ok ? C'est juste que…
-La ferme ! », répondit Harry.
Il l'attira contre lui et le serra de toutes ses forces. Draco eut un vague halètement avant de faire pareil.
« Putain, j'ai peur, gémit le blond.
-Moi aussi », répondit Harry.
Ils restèrent un long moment dans cette position, incapable de faire et de dire autre chose.
« ASH ? DRAKE ? Le portoloin est prêt ! Ramenez-vous au salon ! »
Les deux garçons soupirèrent de concert.
« On a pas à s'inquiéter de ça avant six ans, chuchota Harry. Concentrons-nous sur notre entraînement. On avisera ensuite, d'accord ? »
Draco hocha de la tête contre lui. Gêné, ils s'écartèrent l'un de l'autre.
« Aucune honte à avoir, murmura Harry. Après tout, nous sommes les derniers… C'est normal, qu'on s'accroche ainsi l'un à l'autre. »
Draco approuva.
« Je suppose, oui », dit-il.
Il hésita un instant puis se passa une main dans les cheveux.
« Si jamais ça recommence…
-Alors on n'a pas à hésiter, coupa Harry. Je viendrais près de toi et tu viendras près de moi. Il n'est pas question ici de fierté masculine, ou de rivalité enfantine. On est en guerre et on est seul. C'est normal qu'on se soutienne, même si ça veut dire avoir un comportement… assez gênant, au demeurant. »
L'autre acquiesça. C'était vrai, après tout… Ils étaient seuls… S'ils avaient besoin l'un de l'autre, c'était normal. A eux seuls, ils représentaient le passé de l'autre. Leur parent… Leurs amis… Ce qu'ils ne récupéraient jamais…
« On va déprimer, si on se bouge pas, signala Draco, tout en se secouant. Je pense qu'on devrait se plonger dans l'entraînement… On verra pour le reste… le moment venu ! »
Harry hocha de la tête. Il se dirigea vers la sortie, mais au moment d'ouvrir la porte, il se figea.
« Dis… Comment on va faire pour fabriquer une baguette ? »
Le blond haussa les épaules.
« Va savoir, répondit-il. Dans tous les cas, ouvre cette porte ou on va se faire tuer pour l'avoir fait attendre ! »
Harry ne put s'empêcher de rire alors qu'il ouvrait le battant. Derrière, Fixe les attendait, tapant du pied.
« Enfin ! Je vous préviens, hors de question de traîner ainsi chez moi ! Quand je vous dis de venir, vous venez… Sinon…
-Sinon ? Demanda Draco.
-Vous le saurez bien assez tôt ! », répondit Fixe, moqueuse.
Les deux garçons se lancèrent un regard légèrement inquiet, mais ils la suivirent jusqu'au salon. Augustus les y attendait, affalé dans un fauteuil.
« Hé ben les petits gars, dit-il. Bonne chance, vous allez en avoir besoin. Si vous mourrez avant qu'on se revoie, j'ai été content de vous aider ! »
Les deux garçons eurent un léger rire moqueur.
« Aimable, répondit Draco. C'est un sentiment partagé, Augustus.
-Merci de votre aide, dit Harry. Prenez soin de vos hippogriffes… Ils sont très bien dressés. »
L'homme eut un simple sourire appréciateur. Visiblement, il tenait beaucoup à ses animaux.
« Venez ici, les appela Fixe. Nous allons atterrir à 100 mètres de chez moi. Nul doute que vous allez souffrir. Il n'est pas encore midi, mais le soleil tapera très fort. Rassurez-vous, une fois arrivé dans la maison, un sortilège de fraîcheur va vous aider à supporter la chaleur. Généralement, je ne le lance pas, mais vu que vous n'êtes sans doute jamais allé dans le Sahara, ça vaut mieux. Je tiens également à vous prévenir : quand vous allez arriver, vous allez avoir la sensation d'étouffer, de manquer d'air. Ne paniquez pas, laissez-vous le temps de supporter. C'est juste 100 mètres dans le sable. Rien de bien difficile, en théorie. »
Elle ouvrit un énorme sac qu'elle avait jusque là laissé sur le sol.
« Mettez ça, dit-elle, en sortant deux lourdes capes beiges. Couvrez votre tête, sinon, vous risquez d'avoir une insolation ou autre. »
Ils obéirent rapidement, peu rassuré. Cela allait donc être si dur ?
« Voilà, vous êtes paré, dit Fixe, souriante. A présent, nous n'avons plus qu'à toucher le Portoloin, à trois. Prêt ? »
Les deux garçons hochèrent de la tête. Lorsque le trois résonna, ils posèrent la main sur le coussin rouge que Fixe avait enchanté. Aussitôt, la désagréable sensation de tiraillement du portoloin se fit ressentir. Ils disparurent alors du salon d'Augustus.
Les choses sérieuses allaient réellement commencer.
A suivre…
A dans deux semaines !
