Auteur : Umbre77
Titre : La magie d'une fleur
Résumé : Capturé par Voldemort, Harry n'a d'autre choix que d'accepter sa défaite. Mais Draco Malfoy, lui, n'a aucune envie de mourir ! Quitte à changer le passé pour se sauver !
Note de l'auteur : Hello mes canetons (je vous avais prévenu, hein). Nous sommes samedi et après des RAR rapides (parce que préparées hier), je vous poste cette… Chose. Je n'aime pas ce chapitre qui, bien qu'utile dans l'avancée de l'histoire, est absolument… médiocre, de part son manque de contenu, je trouve… Si bien… J'ai décidée de faire ma tarée et de vous en envoyer deux d'un coup parce que… Bordel, y'a que dale dans ce chapitre et faut pas se foutre de la gueule des gens, n'est-ce pas ? Donc… Ben… Prenez ça pour un cadeau en retard, pour n'importe quelle occasion ! Je suis gentille, hein ? Ou complètement idiote d'ainsi perdre certains chapitres d'avances ! loll
IMPORTANT : NON, cette fic n'est pas un HPDM ! Qu'importe leur proximité, qu'importe leur désir, je vous l'ai dis, je ne les mettrais pas ensemble, quelle que soit vos supplications ! J'ai remarqué aujourd'hui, en faisant les RAR, que vous étiez encore nombreux à penser que ça allait arriver… Ben arrêtez de rêver, ça n'arrivera pas ! Harry va se mettre avec Severus (je pense que tout le monde avait compris, non ?) et Draco avec… nan, je le dis pas ! loll
Sur ce, le chapitre 9 arrivera dans deux semaines, le samedi 13 mars… Normalement, car il y a la convention manga à Bruxelles et je serais donc un peu fatiguée, je pense !
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Chapitre 7 : Les alliés cachés
Mars 1976
« Je le sens pas ! »
Harry sursauta en entendant Draco parler. Il était étendu de tout son long, sur leur lit, et lisait paisiblement un lourd grimoire parlant de médicomagie. Il releva la tête dans sa direction, le fixant. Draco arborait toujours la même coupe au carré. Il lui avait lancé un sortilège fixatif, de sorte que, dès que ses cheveux devenaient trop longs, ils se coupaient automatiquement pour reprendre la coupe initiale. Harry lui avait demandé la même chose. Dorénavant, il avait les cheveux courts. Ils lui arrivaient un peu plus bas que les oreilles et étaient légèrement dégradés. Du fait de la caractéristique Potter, ils étaient ébouriffés, mais Harry avait lancé plusieurs sortilèges pour les rendre lisses. Ensuite, à l'aide d'un autre sort, il avait obligé chaque pointe à ressortir vers l'extérieur et à rebiquer vers le haut. Cela lui donnait un petit air coquin charmant.
Le plus intéressant était le rassemblement des mèches noires en une immense tresse fine. Elle passait sur son front et disparaissait sous ses cheveux. Elle enroulait tout son crâne mais était dissimulée par les mèches blanches, même si elle était facilement détectable sous les fins cheveux. Elle retombait pourtant dans son dos et arrivait presque aux reins. C'était les seuls cheveux que Harry laissait pousser, bien qu'il envisageait de lui lancer un sortilège fixatif bientôt. Elle était déjà assez longue !
Autre que leur coupe de cheveux, ils avaient modifié une autre partie de leur physique de manière définitive : chacun arborait un tatouage. Harry avait eu le courage de se le faire sur le visage. Il s'agissait d'une faux à double lame dont le manche était pourvu d'une chaîne au bout de laquelle pendait une montre compliquée pourvue de nombreux chiffres qui, au premier abord, n'avaient pas de sens. Si la faux était disposée sur son front (une des lames tranchait sa cicatrice en forme d'éclair), la montre, elle, prenait toute sa joue droite. Elle était magnifique, il fallait l'admettre, et accrochait les regards. Dumbledore avait été sensiblement impressionné en la voyant. Surtout en constatant que les aiguilles bougeaient.
Il y avait plusieurs cercles de chiffres. Un seul indiquait l'heure. Les autres représentaient des chiffres sans importance. Il y avait notamment un cercle dont les chiffres n'allaient que jusque 7. Pour l'instant, le 1 était en vert, alors que les autres étaient en rouge. Ils représentaient les horcruxes. Chaque fois que l'un d'eux serait détruit, un chiffre changerait de couleur. Lorsque tous seraient réduits en cendre, les chiffres devaient se fondre entre eux et ne faire qu'une simple ligne verte décorative.
La faux était noire et argentée. Son manche était savamment décorée de runes. La chaîne de la montre, elle, était pourvue de petites écritures relatant la prophétie. Les lettres, pourtant, étaient si petites qu'on ne pouvait les lire. En outre, partant que la chaîne était en trois dimensions, certaines lettres n'apparaissaient pas. Elles étaient dissimulées sur la face cachée de la chaîne. Celle-ci bougeait parfois, révélant les lettres cachées, mais dissimulant celles qui étaient dévoilées.
La montre était argentée avec des nuances de vert. Harry n'avait pas choisi cette couleur en signe de respect pour Serpentard, mais pour qu'elle s'accorde avec ses yeux. Un peu de goût, que diable ! Au centre, en doré se trouvaient les lettres HP. Elles étaient légèrement transparentes, afin que les chiffres soient les plus visibles au premier plan.
Draco avait refusé de se faire tatoué le visage. Il avait préféré la gorge et une partie du torse. Sur la gorge se trouvait la même montre qu'Harry. La différence était les couleurs : il avait bénéficié du bleu et non du vert. Au centre, c'était les initiales DM qui étaient représentées en dorée également. Des trois anneaux de chiffres, seuls ceux des horcruxes et de l'heure étaient similaires à ceux d'Harry. Les autres chiffres n'avaient aucun sens aux yeux d'autres personnes qu'Harry et Draco et ils étaient différents de ceux de l'ancien gryffondor.
La chaîne de Draco se perdait dans ses vêtements. Elle parcourait son torse et rejoignait son cœur pour former un bouclier symbolique. Le bouclier représentant le blason Malfoy. Du fait qu'il était caché, Draco avait pu se le faire apposé. Ainsi, il n'avait plus l'impression de nier ses origines. Sur la chaîne, il n'avait fait graver que quelques mots : « Je promets ». Il symbolisait le serment qu'il avait fait à Severus de le sauver, mais aussi ceux qu'il s'était fait à lui-même : tuer Voldemort coûte que coûte et protéger Harry.
« Qu'est-ce que tu ne sens pas ? demanda ce dernier.
-Les choses, répondit Draco. Tu te rends compte qu'on est en février et qu'en août, on retourne en Angleterre ? »
Harry frissonna. Oui, les choses sérieuses allaient commencer. Enfin…
« Je sais, dit-il. J'appréhende aussi. Nous avons vécu loin du monde pendant six ans. Si Dumbledore ne nous informait pas, nous ne saurions rien ! »
Et pour être informé, ils l'étaient. Ils recevaient chaque semaine un véritable compte rendu des derniers évènements. La lettre, de plusieurs longs parchemins, contenait des résumés sur l'avancée de Dumbledore, ses présumés alliés et ses actions. Elle les renseignait aussi sur leur protéger. Regulus, Severus, Lily, James, Sirius, Remus, Peter, Lucius et, par extension, Narcissa. Les nouvelles n'étaient pas excellentes, de ce côté. Lily détestait James, mais Harry n'en avait pas parut alarmé, à la grande surprise de Draco. Il lui avait expliqué que ce ne serait qu'en septième année que sa mère et son père commenceraient réellement à sortir ensemble, par il ne savait quel miracle.
Du côté des autres, les choses stagnaient. Regulus niait l'existence de son frère depuis sa première année à Poudlard. Remus vivait une relation conflictuelle avec son père mais s'en sortait relativement bien. Peter était juste le petite être terrorisé et opportuniste de 16 ans. Severus, lui, était plus complexe. Renfermé, mystérieux, il feignait l'indifférence tout en déclarant continuellement la guerre aux maraudeurs. Aucun élément ne filtrait sur sa vie privée. Pourtant, Draco avait la certitude qu'il devait se passer quelque chose. Severus détestait les moldus. En sachant que le père de ce dernier était un moldu, on ne pouvait que s'inquiéter…
« On agit pas assez, souffla Draco. On est prêt bon dieu ! Ne peut-on pas se lancer, maintenant ? Fixe n'a plus rien à nous apprendre… On passe notre temps à faire des exercices, encore et encore… Et on les exécute parfaitement !
-On se perfectionne, expliqua calmement Harry.
-Et pendant qu'on se perfectionne, Voldemort recrute. Il avance, fait la guerre… »
Harry se redressa dans son lit, regardant son partenaire. Son ami, à présent.
« Tu as peur pour ton père. Parce qu'il n'a toujours pas contacté Dumbledore. »
Draco resta un instant silencieux puis hocha de la tête. Ils ignoraient toujours si Lucius avait ou non rejoint Voldemort. Ils savaient que l'homme était assez instable, à cause des nombreuses fausses couches que faisait Narcissa. Mais ils ignoraient tout de ses décisions politiques.
« J'aimerais au moins un espoir, à son sujet… Un signe, n'importe lequel… »
Harry grimaça. Ils savaient tous les deux que Lucius ne ferait pas le moindre pas tant qu'ils ne seraient pas revenus. D'où le silence du futur mangemort.
« Quoi qu'il arrive, nous avons retardé son intronisation, non ? demanda Harry. Ça ne peut être que positif…
-Je préférais qu'il ne soit pas intronisé du tout ! »
Harry soupira en réponse. Oui, il préférait, lui aussi. Lucius Malfoy en moins, Voldemort perdait un appui solide. Mais d'un autre côté, si Lucius ne devenait pas un mangemort, à qui reviendrait le journal ? Il n'avait pas encore osé en parler à Draco… Leurs différentes tentatives de sauvetage risquaient de leur mettre des battons dans les roues, pour les horcruxes. Il gigota, mal à l'aise. Comment lui en parler sans l'énerver ? Voilà qui était la principale question qu'il se posait. Draco refuserait que Lucius leur sert d'agent double et lui-même se dégoûtait d'y penser. Mais plus que Lucius, il y avait également Regulus Black… Ce dernier était la clé de l'horcruxe du médaillon de Serpentard. Il avait conscience qu'avec le frère de Sirius, il allait devoir jouer un jeu dangereux. Et le succès de ce jeu dépendait de son courage à prendre LA décision. Celle-là même qu'il repoussait mais qui le tentait de jour en jour.
« Draco, murmura-t-il, attirant l'attention de celui-ci. Sauver ton père… Severus… Regulus… Ce sont de bonnes choses, mais dans le cas présent, cela nous handicape grandement. »
Le blond se redressa dans le fauteuil qu'il occupait. Ainsi, la conversation était venue. Il savait qu'Harry ruminait de sombres pensées depuis quelques temps. Et que celles-ci avaient pour centre leurs différentes missions.
« Que veux-tu dire ? dit-il. Expliques-toi. »
Harry hésita une longue minute avant d'oser plonger son regard dans les yeux de son partenaire.
« J'ai beaucoup de renseignements sur les horcruxes… Mais ces renseignements deviendront caducs si nous empêchons ton père et Regulus de devenir des mangemorts. Crois bien qu'il me dégoûte de me servir d'eux. Mais si nous voulons tuer Voldemort, nous devons détruire les horcruxes… »
Draco inspira un long moment, tentant de garder son calme. Une part infime de lui savait qu'Harry avait raison. Mais il n'avait aucune envie de le reconnaître. Il ne voulait pas que son père gâche sa vie. Surtout s'il pouvait l'en empêcher !
« Je ne veux pas que… Il faut qu'on trouve une solution, parce que je ne veux pas… Je ne veux pas que mon père devienne un mangemort, Harry. Pas si je peux l'en empêcher… »
L'ancien Gryffondor eut un frisson. Draco utilisait rarement son vrai prénom, mais quand il le faisait, il marquait ses phrases du sentiment qu'il ressentait : de l'inquiétude et beaucoup d'espoir, dans le cas actuel. Le jeune homme eut un sourire.
« Je sais, lui dit-il. C'est pour cela que j'ai pensé que quelqu'un pourrait remplacer ton père aux côtés de Voldemort… »
Draco tourna la tête dans sa direction, fronçant les sourcils.
« A qui penses-tu ? demanda-t-il. Je ne veux pas non plus que Severus…
-Je ne pense à personne de cette époque, répondit Harry, Draco écarquillant brutalement les yeux. Je suis celui qui connaît le mieux Voldemort. Je connais ses goûts, ses envies, ses rêves et ses cauchemars. Je n'aurais aucune difficulté à être accepté par lui, à le flatter comme il le désire.
-Hors de question !, s'écria le blond, tétanisé. Tu n'y penses pas sérieusement, Harry ?
-Plus que sérieusement. Cela fait un moment maintenant que j'y ai pensé. Et crois-moi, ce sera un plan diaboliquement efficace ! De cette manière, je pourrais l'espionner, donner des informations à l'ordre. Je pourrais également, s'il me fait assez confiance, avoir un des horcruxes en ma possession…
-Mais tu pourrais aussi te faire tuer ! Nom de dieu, Harry ! Nous sommes venus ici pour le tuer, pour détruire les horcruxes, mais… ne penses-tu jamais à l'après ? »
Harry fronça les sourcils, perplexe. L'après ? L'après quoi ? Sa perplexité dut se lire sur son visage car Draco émit un long grognement énervé.
« Bordel, tu ne l'as même pas envisagé. L'après Guerre, stupide Potter ! Que feras-tu une fois la guerre terminée ? »
Harry resta un long moment déstabilisé par la question. Une fois la guerre terminée… Il y a peu, il était certain de devoir mourir. L'extraction de son horcruxe et sa destruction, quelques jours plus tard, avait rendu sa mort non-obligatoire. Mais il ne pensait toujours pas survivre à cette guerre. Pour l'instant, il ne se voyait qu'en combattant. Cette réalité lui fit peur. Qu'était-il devenu, au juste ? N'était-il plus qu'une arme pointée sur Voldemort ? Quand avait-il effacé tout ce qui comptait à ses yeux autrefois pour ne regarder que vers son ennemi et sa mort prochaine ?
« Harry, appela Draco, le ramenant au temps présent. Est-ce que tu vas bien ? Tu es pâle ! »
Il ne répondit pas. A la place, il hocha négativement de la tête et ouvrit désespérément les bras. Même s'il leur arrivait de moins en moins souvent de se réfugier l'un contre l'autre, ils avaient encore besoin, de temps à autre, de réconfort et ce geste était pour Draco très familier. Il se leva vivement de son siège, ignorant le grimoire tombant au sol et accourut jusqu'à lui pour le prendre dans ses bras.
« Je n'ai jamais… je veux dire… Je ne pensais pas qu'il pourrait y avoir un après… »
Draco ne répondit pas. Il l'avait déjà compris depuis longtemps. Depuis ce jour, dans le bureau de Dumbledore, où Harry était parti en courant pour aller prendre l'horcruxe du diadème de Serdaigle alors qu'il était épuisé. La détermination dans les yeux du Survivant ne lui avait laissé aucun doute : plus qu'un homme, Harry était devenu l'élu et tant qu'il n'aurait pas tué le lord noir, il ne verrait rien d'autre. Le simple fait de penser à un éventuel avenir le déstabilisait complètement. Car en dehors de la guerre, il n'existait pas. S'ils remportaient leur combat, Harry devrait être surveillé étroitement. Sans quoi, il risquait de tomber en dépression.
« Du calme, dit-il, en lui caressant le dos. Tu n'es pas obligé d'y penser si cela t'effraie…
-Ce qui m'effraie, c'est de voir que je n'ai même pas imaginé survivre, répondit Harry. Quand suis-je devenu une arme, Draco ? Quand ai-je cessé de penser comme un humain ? A quel moment exactement ai-je décidé de me sacrifier pour le détruire, coûte que coûte… Avant que l'horcruxe qui m'habitait ne soit extrait, ça ne me dérangeait même pas de mettre fin à ma vie pour tuer Voldemort… Alors comment puis-je… qu'est-ce que je dois… Aide-moi ! »
Draco répondit en le pressant plus fort contre lui. Harry hoqueta difficilement. Dans les bras de Draco, il se sentait bien et protéger. C'était contradictoire, étant donné leur passé commun.
« Quand je pense à l'après, murmura Draco, contre lui, je ne peux m'empêcher d'être horriblement égoïste. Je nous vois tous les deux vivants, bien entendu. Dans mes envies les plus modestes, nous sommes à Poudlard. Nous sommes heureux, tous les deux. Nous aidons les élèves et nous nous contentons de cette petite vie, sous la protection de Dumbledore. »
Il se tut un instant, continuant de masser le dos ferme que ses mains touchaient. Il n'osa pas dire comment ils se comportaient ensembles. Que dans ce rêve, ils étaient amants et heureux. Harry n'était pas prêt à entendre ça…
« Dans mes délires les plus égoïstes, nous avons révélé notre identité à nos parents. Lucius passe me voir régulièrement. Nous avons pratiquement le même âge, actuellement. Faute d'une relation père-fils, nous sommes amis. Il ne peut me voir comme un fils, moi qui pourrais être son frère. Et je suppose que je me contente de ça. Dans ce rêve, souvent, je joue avec moi-même. Avec ce bébé que j'ai été et qui naîtra dans quelques années. Toi aussi, tu partages une certaine relation avec tes parents que tu vois régulièrement. Je ne peux l'imaginer clairement, car je ne les connais pas vraiment. Mais au mieux, vous êtes de bons amis… et tu t'occupes souvent de toi, également. De ce bébé Harry qui naîtra bientôt… »
Contre lui, Harry eut un sourire en l'entendant. Les rêves de Draco étaient agréables. Il avait presque envie d'y être. Les yeux clos, il s'imagina un instant cette histoire. Lui, devenant ami avec ses parents… Se découvrant bébé… S'aidant à évoluer. Il s'imagina devenir ami avec Sirius. L'entendre parler de ses plaisanteries, le voir sourire… et Remus… Il serait le plus réservé de tous, mais aussi le plus doux… C'était une vision tellement douce. Il se prit à y ajouter Regulus… Même s'il avait du mal, car il ne connaissait pas son visage. Il y inclut tout doucement bien d'autres personnes, telles que Severus, Albus, Hagrid, les Weasley… Il pourrait devenir ami avec les Weasley, même si leur relation ne serait plus jamais la même…
« Ce sont de jolis rêves, dit-il, contre l'épaule sécurisante de Draco. Tu me permets de te les emprunter un peu…
-Fais, répondit Draco. Mais ne me les vole pas… J'en ai besoin, moi aussi… »
Harry eut un sourire. Les rêves de Draco… Comme lui, il était humain et rêvait donc… mais même si cela était agréable, ça ne changeait rien.
« Ces rêves sont beaux, mais ils ne se réaliseront pas sans la destruction de Voldemort, répondit Harry. Nous devons mettre la main sur le journal et nous n'y arriverons pas sans espions. Tu ne veux pas sacrifier Severus et ton père et j'ai quelques scrupules à mettre Regulus en danger, mais nous n'avons pas le choix. Si tu ne veux donner de tes protéger, malheureusement, le sort de Regulus, lui, est tout tracé. Et c'est en mangemort que je pourrais le mieux aidé…
-Non, gémit Draco contre lui. Par pitié, pas ça ! Ne te fais pas marquer… Ne deviens pas un mangemort ! Tu seras détesté ! Poursuivis par le ministère, une fois que tout sera terminé…
-Pas si nous opérons intelligemment ! Dumbledore n'aura qu'à préparer un bon nombre de fiole dans lesquelles nous entreposeront nos différents conciliabules. Vous saurez tous deux que je suis un espion et je…
-Non ! intervint Draco. Pitié, Harry, ne fais pas ça. Crois-moi, ce serait la pire des solutions envisageables ! Je… Je le ferais, si tu veux…
-N'y pense même pas ! rugit Harry. Je ne veux pas que ce soit toi ! C'est pour cela que je me suis proposé.
-Alors nous avons un problème, car je refuse que tu risques ta vie en faisant ça !
-Mais qui mieux que moi, Draco ? Je pourrais le persuader sans difficulté, je pourrais…
-Je sais ! coupa le blond. Je le sais, bon dieu, mais comment pourrions-nous convaincre les autres de nous rallier si tu deviens un mangemort ? Comment feras-tu changer de bord Regulus Black ? C'est une mauvaise idée, Harry. Bon dieu, s'il te plait. Trouve une autre solution, mais pas ça ! »
Harry poussa un soupir contre lui. Une autre solution… difficile ! Que faire ?
Il y pensa toute la journée. D'un commun accord, Draco et lui avaient décidé d'y réfléchir chacun de leur côté. Si bien que lorsqu'ils s'installèrent pour le souper, à la grande table de la salle à manger, ils maintenaient tous les deux un silence sombre et inquiétant. Fixe, qui n'était pas habituée à les voir si calmes et pensifs, se contenta pourtant de rester silencieuse et d'attendre une réaction quelconque.
Les plats se succédaient, apparaissant et disparaissant de la table, lorsqu'Harry poussa brutalement un petit cri qui gela les deux autres personnes présentes.
« Mais bon dieu, c'est bien sûr ! s'exclama-t-il, se levant dans un mouvement presque victorieux. Drake, j'ai trouvé ! »
Le concerné leva un sourcil interrogateur. Manifestement, lui aussi ne comprenait pas la joie de son partenaire. Il le fixait, attentif.
« Tu as trouvé ? dit-il. Qui ? Quoi ? Pas toi, n'est-ce pas ?
-Non, pas moi, répondit Harry. Même si je persiste à croire que ce serait sans doute une meilleure idée, je pense avoir trouvé qui pourrait espionner Voldemort mieux que n'importe qui au monde. Probablement même mieux que moi ! »
Draco fronça les sourcils en l'entendant, tandis que Fixe restait perplexe.
« Parce que tu comptais devenir un mangemort ? s'étonna-t-elle.
-J'avais pensé à cette perspective, pour pouvoir me rapprocher des horcruxes, expliqua Harry. En sauvant Regulus, Lucius et Severus, nous perdons un espion, mais aussi deux personnes ayant été directement en contact avec un horcruxe. J'avais donc pensé m'introduire dans les forces ennemies, afin d'être le mieux placé possible pour me renseigner sur leurs nouveaux destinataires… Mais Drake n'étant pas d'accord, il m'a forcé à réfléchir à une autre possibilité et j'ai trouvé. Quel est le plus grand défaut de Voldemort ? »
Draco le regarda cette fois d'un air perdu. Le plus gros défaut de l'autre taré mégalomane ?
« Sa folie ? proposa-t-il.
-Non, répondit Harry. Sa prétention. Voldemort est persuadé de valoir bien mieux que n'importe qui au monde. Il nous est supérieur, sans commune mesure. Supérieur aux sangs purs de par son héritage avec Serpentard, supérieur aux sangs-de-bourbes et moldus pour la même raison… Mais surtout, il est supérieur à toutes les créatures existantes, de par son titre de sorcier. Et donc… quelle créature est sans arrêt rabaissée et ignorée par la majorité des sorciers ? »
Draco éleva un sourcil interrogateur. Qu'est-ce qu'il racontait donc ? Il ne voyait même pas de quoi il parlait.
« Ah ! se moqua Harry, visiblement content de son manque de réactivité. Tu vois ! Tu ne trouves même pas ! Forcément, tu as toujours trouvé leur présence normale. Tu ne soupçonnes même pas le pouvoir destructeur que peut avoir une de ces créatures !
-Mais bon dieu, de quoi parles-tu ? s'énerva son partenaire, arrivé au bout de sa patience.
-Mais des elfes de maison, Draco, répondit Harry, victorieux. Les elfes de maison ! »
Le susnommé écarquilla les yeux, ceux-ci se dirigeant vers les plats disposés sur la table. Pourquoi n'y avait-il pas pensé avant ? Les elfes de maison étaient partout ! En laisser un seul au bon endroit au bon moment assurait son maître de milliers de renseignements pratiques…
« Mais les elfes sont extrêmement fidèles, intervint Fixe, attirant toute leur attention. Comment comptes-tu les débaucher ?
-Facile, répondit Harry. Les elfes servant les familles des mangemorts vont rapidement en avoir assez de Voldemort. Je le sais, j'en ai fréquenté un assez régulièrement. En outre, je ne leur demanderais pas de renseignements sur leurs maîtres… Mais uniquement sur Voldemort. La nuance sera suffisante. Au pire, je demanderais à Lucius Malfoy de m'offrir Dobby. Je le connais bien. Lui non, mais je sais comment l'amadouer.
-Tu es un sacré serpent, quand tu le veux, se moqua Draco. Les elfes… Le pire, c'est que Voldemort est tellement persuadé de valoir mieux qu'eux qu'il n'y pensera même pas ! »
Harry eut un sourire victorieux en l'entendant. Oui, les elfes l'aideraient. Et s'ils ne le faisaient pas… alors il serait toujours temps pour lui d'en revenir à son premier plan : devenir un mangemort.
A suivre…
