Auteur : Umbre77

Titre : La magie d'une fleur

Résumé : Capturé par Voldemort, Harry n'a d'autre choix que d'accepter sa défaite. Mais Draco Malfoy, lui, n'a aucune envie de mourir ! Quitte à changer le passé pour se sauver !

Note de l'auteur : Bion… Je suis en retard, je sais ! Mais j'ai eu un week-end trèèès mouvementé. Et donc, toujours pas de réponses aux reviews… Je ferais mieux de m'y mettre, sinon, je vais me retrouver avec 50 RAR à faire ! J'ai donc décidé d'en faire cinq par jours (à partir de demain, aujourd'hui, c'est trop tard).

En espérant qu'une foutue fête familiale, un putain d'anniversaire, une soirée retrouvaille entre copine ou quoi que ce soit d'autres ne viennent pas encore m'emmerder, je vous dis… à dans deux semaines, c'est-à-dire, le 10 avril !

Chapitre 10 : Le flair Malfoyen

Cinq minutes. C'est le temps que leur pris exactement la destruction de l'horcruxe. Ils auraient largement eu le temps de commencer la nouvelle carte de l'école. Ou encore de faire des tas de choses. Mais à la place, ils passèrent le temps affalé sur le canapé de l'appartement d'Harry.

« Putain… ce truc a juste poussé un hurlement et ça a disparu ! fit remarquer Draco.

-Ouais, répondit Harry.

-Est-ce que c'est toujours ainsi ? Aussi facile ? Ce n'est pas censé être dangereux ? Avec plein de piège et de malédiction ?

-Je sais pas… La bague a tué Dumbledore à petit feu, mais c'est parce qu'il a eu la géniale idée de l'enfiler avant… Le médaillon… et bien, il a failli tuer Ron, une fois. Le journal a la capacité de posséder la personne qui entretien une relation quelconque avec lui… Nagini est mortel. Mais bon, c'est un serpent, aussi ! Et pour la coupe… la vraie difficulté a été de la chopper, sinon, elle a été détruite très facilement.

-Je vois, marmonna Draco. Une belle connerie en clair. On court partout pour simplement un hurlement caverneux !

-Tu te plains du manque de danger ?

-Putain non ! C'est juste un peu décevant. Extraire le morceau d'âme de ton corps a été la chose la plus effrayante de toute mon existence ! C'était vraiment impressionnant. Et quand on a l'a détruit avec la potion… et bien, en faite, c'est Fixe qui s'est occupé de détruire ce morceau là, donc… Je n'ai rien vu. J'étais occupé à te réchauffer. »

Harry eut un vague sourire en l'entendant. Il n'oublierait jamais avec quelle ardeur son ami l'avait étreint dans la baignoire. Tout autant que l'eau, la chaleur du corps de Draco avait aidé. Beaucoup aidé.

« Dans tous les cas, ne crois pas que ça va être facile. La bague va être vite récupérée, elle est juste cachée dans une maison… Mais j'ignore quel piège ce cinglé mégalomane y a placé. Quant aux autres… ça va être une véritable chasse aux trésors de les trouver. Ils vont être donnés, cachés… Et on a pas la moindre idée de l'endroit où ils seront, vu qu'on s'amuse à tout changer…

-Youppie, se moqua Draco. J'ai vraiment hâte, tu sais ? »

Harry éclata de rire à cette réflexion. Un coup à sa porte le fit taire. Ils se regardèrent tous les deux, avisant l'heure d'un seul coup d'œil.

« Soit Lucius est en avance, soit on a une autre visite, dit Harry.

-Il faudrait vraiment faire cette foutue carte ! répondit Draco.

-Entrez ! »

Ils se redressèrent tous les deux alors que la porte s'ouvrait. A leur grande surprise, ce fut Hagrid qui entra.

« Scusez de vous déranger, mais je me demandais si je pouvais venir vous parler un peu ? »

Harry et Draco échangèrent un regard surpris.

« Euh, oui, bien sûr, répondit Harry. Nous avons un rendez-vous à dix heures, mais vous pouvez nous tenir compagnie en attendant ! Vous voulez boire quelque chose ?

-Je veux bien du thé, si vous en avez », répondit le demi-géant en entrant et en refermant la porte derrière lui.

D'un mouvement de la main qui écarquilla les yeux de Hagrid, Draco agrandit un des fauteuils qu'il lui désigna avec politesse ensuite.

« Vous faites de la magie sans baguette ? demanda Hagrid en regardant Harry faire apparaître un service à thé avec une tasse légèrement plus grande.

-Non, pas exactement, répondit Harry. Disons juste que notre baguette est bien cachée ! »

Il sourit poliment tout en les servant tous les trois de thé. Il y eut un silence certain, jusqu'à ce que Hagrid se décide à parler.

« Vous avez vraiment changé, tous les deux… Pas que physiquement, mentalement aussi. Vous avez l'air d'aller beaucoup mieux qu'il y a six ans. Quand je vous ai vu la première fois, vous sembliez tous les deux désespérés. Maintenant, j'ai l'impression que vous avez repris du poil de la bête.

-C'est le cas, répondit Harry en lui souriant. Nous… avons passé beaucoup d'années à nous soigner des blessures du passé, on va dire. Et à présent, nous sommes en pleine forme pour la g… je veux dire, pour assurer notre poste. »

Hagrid le regarda pendant un instant avant de soupirer.

« Dumbledore nous a beaucoup parlé de vous. A nous, l'ordre du Phénix. Il ne l'a construit qu'il y a un an et demi… Mais dès le début, il a dit : 'je ne suis pas le fondateur de cet ordre. Les vrais fondateurs sont Drake Manfred et Ash Promise. Et quand ils nous rejoindrons, la guerre commencera vraiment.' Alors je vais pas vous mentir. On m'a demandé de venir voir comment vous étiez. Je me souviens de deux gosses en mauvais état et déprimé. Et je vois revenir deux hommes sûr d'eux, magiquement très puissant… Et physiquement aussi, d'après ce que je peux voir. L'ordre du Phénix a hâte de vous rencontrer ! »

Harry et Draco restèrent silencieux un court instant. Ce fut Draco qui parla le premier.

« Vous ne devriez pas nous parler de ça de manière si libérale, Hagrid, lui dit-il. Et si nous n'étions pas les vrais Ash Promise et Drake Manfred ?

-En soit, il est difficile que quelqu'un ait déjà substitué à notre apparence, mais Drake a raison. Parler de manière si libre d'un sujet si important n'est pas une bonne chose. Ça pourrait vous attirer des ennuis. Gardez votre langue dans votre poche, dorénavant.

-Quant au fait que nous soyons ou non les fondateurs de l'ordre… est-ce vraiment important ? La seule chose intéressante de l'ordre, c'est la lutte contre l'autre taré. Ne parlons plus de ça, à présent. »

Hagrid les regardait tour à tour, surpris. Ils tentèrent bien de garder un air indifférent, bien qu'ils aient du mal. Ce n'est pas qu'ils ne voulaient pas parler de l'ordre avec Hagrid. Ils voulaient juste éviter d'avoir à se répéter des dizaines de fois. Nul doute qu'Hagrid avait des tonnes de questions sur leur identité, sur leur motivation à affronter Voldemort. Mais lorsqu'ils rencontreraient l'ordre au complet, ils auraient sûrement droit aux mêmes interrogations. Autant garder les réponses pour plus tard.

« Vous avez raison, je suis désolé. C'est juste… J'étais si surpris lorsque Dumbledore vous a présenté comme les fondateurs de l'ordre. Comme je vous l'ai dit, j'avais le souvenir de personnes détruites, lorsque je pensais à vous… Mais maintenant que je vous vois, je suis un peu rassuré. Avec deux recrues pareilles, j'espère un peu plus que les choses vont aller dans le bon sens ! »

Ils se contentèrent de sourire en réponse. Que dire, de toute façon ? Ils espéraient aussi que la guerre irait dans le bon sens et elle le pouvait, grâce à leur connaissance des horcruxes… mais encore fallait-il tous les détruire !

« Bon, à présent que nous avons parlé du plus important, Ash, vous avez le contact facile avec les créatures, n'est-ce pas ? »

Le concerné hocha de la tête, une sueur froide coulant le long de son dos. Il le sentait mal. Vraiment mal !

« Alors, ça ne vous dérangerait pas de m'accompagner demain, dans la forêt interdite ? J'ai des licornes qui m'ont l'air un peu malade, mais elles refusent que je m'approche d'elles. Avec un peu de chance, elles vous laisseront faire… »

Harry relâcha inconsciemment ses muscles, sous l'œil moqueur de Draco.

« Oui, avec plaisir, répondit-il.

-Si vous voulez, je vous montrerais plusieurs de mes protégés… Ils sont adorables, vous verrez ! »

La sueur fut aussitôt de retour !

oOo

Lorsque Hagrid repartit enfin, Harry jeta à Draco un coup d'œil presque larmoyant.

« Fallait pas t'en vanter, répondit simplement le blond, tout en dégustant paisiblement son thé. Et puis, au moins, tu auras de quoi passer le temps demain… Pendant ce temps, je me baladerais dans le château pour faire la carte…

-Lâcheur ! répliqua Harry. Tu n'es pas censé m'aider ?

-Pour vaincre Voldemort ou encore ramener les brebis égarées, certes, répondit l'ancien blond, moqueur. Le reste, tu fais ce que tu veux de ta vie !

-Tu n'es qu'un lâche !

-J'assume complètement ! »

Harry répondit par un grognement. Un autre coup à la porte ramena, encore une fois, le silence. Cette fois, lorsqu'ils regardèrent leurs tatouages, ils comprirent que l'heure était venue.

« Et bien, dit Draco. La première brebis est arrivée…

-Accompagné du bouc, je pense, dit Harry. Tu es prêt ?

-Pas comme si nous avions le choix, n'est-ce pas ? »

Harry hocha de la tête. Il s'assura que sa robe de sorcier noire et argentée était bien disposée et lança un sortilège sur le service à thé, ce dernier se remplissant aussitôt alors qu'une nouvelle tasse apparaissait. Le fauteuil de Hagrid reprit son apparence d'origine. Il jeta un œil à Draco, celui-ci replaçant nerveusement un pli de sa robe noire. Il hocha de la tête dans sa direction puis dit :

« Entrez ! »

Il y eut un moment de flottement avant que la porte ne s'ouvre sur un Dumbledore souriant paisiblement. Derrière lui, Lucius, mais également Narcissa, se tenaient là. Les deux voyageurs se jetèrent un coup d'œil. Ça, il ne s'y attendait pas. En lui-même, Draco pesta. Il aurait du s'en douter. Lucius emmenait toujours Narcissa avec lui. Elle était sa femme et il lui faisait une confiance aveugle. Il avait probablement tout raconté à son épouse le soir même de leur mariage.

« Installez-vous, dit poliment Harry en se levant. Je m'appelle Ash Promise. Je suis… heureux de vous voir ou de vous revoir. »

Il lança un regard équivoque à Lucius et ce dernier hocha rapidement de la tête. Il avait compris l'allusion, ainsi que Narcissa.

« Bonjour, leur dit-il, tendant la main pour serrer celle de Harry. Je vous ai longtemps att… »

Il s'apprêtait à serrer la main de Draco lorsqu'il se tut. L'expression de son visage changea alors rapidement. Il y eut d'abord de la surprise, puis une sorte de fascination. Enfin, la colère vint.

« Je constate que vous n'avez pas hésité à me mentir. »

Harry sursauta. Draco, lui, se retint de jurer. Il avait compris au même moment leur erreur : qu'importe son changement physique, il gardait des traits bien trop Malfoy. Pour un étranger, cela pouvait passer pour une simple coïncidence. Mais pour une personne sachant qu'ils venaient du futur et qui, en plus de ça, était un Malfoy, c'était flagrant. D'autant plus que Lucius et lui avait pratiquement le même âge, à quelques mois prêt. Si Draco avait gardé sa couleur de cheveux et de peau naturelle, il aurait été un sosie parfait de Lucius.

« Nous n'avons pas exactement menti, répondit Draco. Nous avons juste fait en sorte d'avoir ton… votre attention.

-Vous l'auriez eu en me disant la vérité !

-Je n'en doute pas, répondit Draco. Mais les choses auraient été bien plus dangereuses, d'autant plus que nous ignorons si vous allez avoir l'intelligence ou non de nous écouter ! »

Lucius ne répondit pas. Il continuait de fixer Draco avec une sorte de rage mêlée d'une pointe d'envie.

« Lucius, que se passe-t-il ? » demanda Narcissa.

Manifestement, contrairement à son époux, elle n'avait pas encore compris.

« Asseyez-vous, proposa Harry. Voulez-vous du thé ? Je pense que nous allons en avoir pour la matinée, à présent… »

Draco soupira lui aussi. Oui, ça allait prendre beaucoup de temps. Ils allaient devoir raconter leur passé, probablement… Mince, quel était ce sort qui permettait de diffuser des choses ? Ce serait tellement plus facile, ainsi…

« Nous allons commencer par le début, je pense, dit Draco, alors que Lucius, Narcissa et Dumbledore prenaient place dans différents fauteuils, face au canapé. Je suis… Draco Lucius Malfoy. Même si, ici, je me fais appeler Drake Manfred. »

Narcissa avait haleté en l'entendant parler. Ses yeux écarquillés regardaient cette fois l'ancien Serpentard avec beaucoup plus d'attention.

« Mais n'avez-vous pas dit que notre fils était mort dans votre… euh… temps ? demanda-t-elle.

-Nous avons menti, répondit Harry. Ne le prenez pas mal. Nous savons que vous dire la vérité aurait été plus simple. Vous auriez probablement suivi l'avis de Drake beaucoup plus facilement. Mais nous n'étions pas sûr que cela fonctionne. Nous ne le sommes toujours pas, en vérité. Et il était possible que vous… que vous nous dénonciez au ministère…

-Vous dénoncer ? demanda Lucius.

-Remonter le temps est passible de la peine de mort, intervint Dumbledore. C'est considéré comme un crime contre l'humanité, même si l'on remonte le temps pour sauver le monde. Votre fils et Ash, s'ils sont découverts par les autorités, seront aussitôt mis aux arrêts et tués… Lorsqu'ils sont venus vous voir, ils voulaient vous sauver d'une allégeance que, visiblement, vous allez profondément regretter dans vos dernières années de vie. Mais ils n'étaient pas sûrs que vous accepteriez de ne pas vous rallier à Voldemort, pour ne pas dire vous rallier à moi. Et s'il vous prenait l'idée de les dénoncer, alors tous leurs efforts seraient vains et ils auraient remonté le temps pour rien…

-Sauver le monde ? demanda Narcissa, sceptique.

-Nous n'avons pas menti sur tout, répondit Draco. Je peux vous jurer que ce qui nous attend, si Voldemort prend le pouvoir, sera pire que tout ! Je ne vous ai pas menti en vous disant que vous étiez morts, tous les deux. Je n'ai pas vu votre mort, contrairement à Ash, mais Voldemort s'en est bien assez vanté, lorsqu'il descendait me torturer dans les cachots… »

Narcissa écarquilla les yeux en le regardant. Elle semblait manifestement fascinée par son visage. Draco eut un sourire indulgent.

« Mon apparence doit vous paraître étrange… Vous avez pourtant réussi à reconnaître mes traits, ce qui m'étonne…

-Tu me ressembles beaucoup, dit simplement Lucius.

-Oui, je sais, répondit Draco en souriant fièrement, à la grande surprise de ses parents. Et je te ressemblerais encore plus, si je n'avais du colorer ma peau et mes cheveux afin qu'on ne sache pas qui je suis, ici…

-Colorer… alors ce n'est pas ta vrai couleur ? demanda Narcissa.

-Non, répondit Draco. Normalement, j'ai la peau assez blanche. Et mes cheveux sont en tout point similaires à ceux de père… euh… je veux dire de Lucius. »

Le concerné avait frissonné en l'entendant l'appeler ainsi.

« J'ai un peu de mal à accepter ça, dit-il. Il m'était déjà difficile de cautionner votre visite nocturne, il y a cinq ans… Mais alors ça… C'est assez difficile, également.

-Je sais, répondit Draco. Malheureusement, je ne peux pas t'apporter plus de preuve. Je peux juste espérer que tu vas décider de nous rejoindre. »

Il se tut, incapable de parler plus. Son vieux rêve égoïste flottait largement autour de lui. Si Lucius acceptait de lui faire confiance, s'il acceptait de rejoindre Dumbledore… Alors il aurait une partie de sa famille avec lui.

« Je peux juste vous raconter votre mort, intervint Harry. Je vous ai vu mourir tous les deux. Je sais très exactement comment et pourquoi s'est arrivé…

-Pourquoi ? demanda Narcissa.

-Vous aviez rejoint Voldemort et vous auriez dû être ses serviteurs les plus aimés, répondit Harry. Mais une série d'échec dans les missions qu'il vous donnait ont déclenché sa colère, alors il a ordonné à Draco de tué Dumbledore. En échange, il promettait de ne pas vous faire de mal, à vous et votre mari. Bien que Lucius soit protégé, car il était à ce moment là à Azkaban.

-Azkaban ? demanda le concerné, stupéfait.

-Vous aviez été… fait prisonnier au ministère. Les autorités avaient mis à jour vos activités de mangemort et vous aviez été arrêté. Bref, Draco avait pour mission de tuer Dumbledore. Mais il n'a jamais été un assassin et une telle mission, donnée à un gamin de 16 ans, n'avait aucune chance de réussir. Malgré tout, il a essayé toute l'année. De peur de le voir échoué, Narcissa, vous avez demandé à un de vos amis de se charger de la mission de Draco, s'il n'y parvenait pas. Vous l'avez même obligé à vous en faire le serment inviolable. Piégé, cet ami n'a eu d'autre choix que d'accepter et d'aider Draco… Si bien qu'en juin de nos 16 ans respectifs, bien que Draco en ait alors 17, Dumbledore a trouvé la mort, tué de la main d'un de vos amis les plus précieux, afin de sauver votre fils qui n'avait pas été capable de le faire.

-Voldemort n'a pas apprécié ma couardise, poursuivi Draco. J'ai été enfermé pour ça… et torturé, aussi… Mère a bien essayé d'intervenir, mais Voldemort n'avait pas envie d'écouter. Vous avez pourtant plaidé ma cause, à l'aide de … de cet ami précieux, mais il n'a rien voulu entendre. Finalement, un mois plus tard, il m'a donné une autre chance. C'était encore un meurtre… Et j'ai encore échoué. J'ai été renvoyé aux cachots… et pour me punir d'avantage, mère a été tuée… »

Il s'arrêta là, incapable de poursuivre. Harry prit le relais.

« Draco ne vous a pas vu mourir, dit-il en regardant Narcissa, mais moi oui. Voldemort était de très mauvaise humeur, ce jour là et vous avez encore une fois tenté de sauver votre fils… Mais le mage s'est énervé contre vous et vous a envoyé plusieurs doloris. Il les faisait durer longtemps et n'arrêtait que pour en lancer un nouveau… Si vous aviez survécu, je peux vous assurer que vous seriez devenue folle. Mais vous n'y aviez pas survécu. La douleur était si grande… Vous vous êtes mordue la langue à sang et vous vous êtes étouffés avec… Avec votre sang, je veux dire. Il y en avait… énormément… Je pense que le doloris a du provoquer d'autres lésions dans vos organes internes, sans quoi, il n'y aurait pas du y en avoir autant…

-Pitié, Ash, arrête ! » gémit Draco, la tête entre les mains.

Harry se mordit la lèvre et se tut. Il n'avait pas raconté à Draco comment étaient morts ses parents, jusque là. Il avait précisé qu'il avait assisté à de nombreuses morts… Il avait un jour avoué à Draco qu'il avait également vu celles de ses parents… Mais jusqu'alors, il n'avait encore jamais raconté.

Maladroitement, il tendit la main pour la poser sur celle de Draco, l'éloignant de son visage pour la tenir fermement.

« Pour vous, Lucius, les choses ont été différentes.

-Merde non, je ne veux pas entendre ça non plus ! s'énerva Draco.

-Ils ont demandé, répondit Harry. Sors si tu n'es pas capable d'écouter. »

Son partenaire hésita un instant. Il regarda ses parents puis se leva.

« Appelle-moi quand tu auras fini », dit-il en quittant la pièce.

Harry le regarda faire puis se tourna vers Lucius, lorsque la porte communicante de leurs appartements se referma.

« Vous avez été libéré d'Azkaban peu de temps après la mort de votre épouse, dit-il. Voldemort vous a fait croire qu'elle avait été tuée par un des membres de l'ordre du Phénix et il vous a empêché de voir votre fils. Lui seul, ainsi que Voldemort et moi-même, savait la vérité quant au décès de Narcissa. Lorsque vous avez appris son décès, je me souviens avoir vu une immense peine sur votre visage. Voldemort s'en est… délecté, je vais dire. Il a vraiment apprécié cette expression, sur votre visage. »

Narcissa pleurait depuis longtemps déjà, une main sur sa bouche. Harry soupira en la regardant. Il fit apparaître une boîte de mouchoir et la lui tendit. Il regarda ensuite Lucius qui, de temps en temps, jetait de petits coups d'œil à la porte close des appartements de Draco.

« Il ne vous a pas tué tout de suite. Il vous a laissé vivre, persuadé que votre femme avait été tuée par l'autre camp. Vous êtes devenu un combattant acharné. Je pense que vous cherchiez à vous venger, bien que vous ignoriez qui était le responsable. Beaucoup de mes amis sont morts par votre faute… »

Harry dut se taire quelques secondes. Il se souvenait encore de l'expression du visage d'Arthur Weasley lorsque Lucius l'avait transpercé d'un sortilège puissant qui l'avait pratiquement coupé en deux. Ou encore du visage de Seamus alors que sa tête se détachait de son corps… Une part de lui avait presque envie de frapper Lucius. Même s'il savait que l'homme devant lui n'était pas encore ce monstre.

« Bref, dit-il, la voix grelottante. Tout aurait pu bien se passer pour vous si… si je ne vous avais pas dit la vérité. »

Il ferma les yeux un instant, revoyant ce jour comme s'il y était encore.

« C'était pendant une des nombreuses batailles entre votre camp et le mien. Je me suis retrouvé en face de vous par hasard. Ce n'était pas vous que je voulais tuer, mais Bellatrix Lestrange… »

Narcissa hoqueta en l'entendant, mais Harry n'y prêta aucune attention.

« Mais alors que je la visais, je me suis retrouvé face à vous. Vous étiez dans une rage folle. J'ignore pourquoi, cela dit. Vous m'avez attaqué… Vous hurliez que vous alliez me tuer une bonne fois pour toute et qu'ainsi, Voldemort aurait enfin sa victoire. Qu'ainsi, votre fils serait en sécurité. Et j'ai répliqué qu'il ne serait pas en sécurité tant qu'il serait exposé à Voldemort. Il suffisait de voir ce qu'il avait fait à votre femme pour s'en rendre compte… »

Harry soupira encore.

« Quand j'ai parlé, vous ne m'avez pas cru immédiatement, bien entendu. Ça aurait été trop facile. Nous avons continué de nous battre, puis mon camp s'est replié… Je n'ai pas pu vous raconter ce que j'avais vu, mais le doute s'était déjà installé dans votre cœur. Bien que je pense que vous doutiez déjà, avant… Vous avez fini par poser des questions… A certains de vos amis, parfois même à Voldemort lui-même. Bien entendu, il s'en est énervé, mais il n'a rien dit… Vous demandiez surtout où était votre fils. Vous avez commencé à avoir peur pour lui, je pense…

« C'est votre précieux ami qui vous a permis de le voir… Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans ces donjons… Tout ce que je sais, c'est que vous êtes remonté voir Voldemort, dans une rage folle. Vous avez exigé qu'il relâche votre fils. Mais vous lui avez aussi demandé si, oui ou non, il avait tué Narcissa. Ce à quoi, il a répondu oui. C'est, je crois, sa plus grande erreur. Il pensait que la peur vous empêcherait de l'attaquer, mais vous l'avez fait. Ce jour là, j'ai eu beaucoup d'admiration et de peine pour vous. C'est la première fois que je vous voyais agir aussi courageusement et impulsivement. Vous avez vraiment attaqué Voldemort d'un coup. Il ne s'y attendait pas, le pauvre… »

Harry eut un sourire, repensant à l'expression de stupeur de son ennemi. Il revint à l'instant présent, plongeant ses yeux dans ceux de Lucius.

« Malheureusement, je ne vous surprends pas en vous affirmant que vous n'aviez pas la moindre chance… Après un duel que je qualifierais d'honorable, un avada vous a réglé votre compte. Voldemort a regretté de vous avoir tué sans avoir pu se délecter d'avantage de votre souffrance. Je me souviens encore de ses mots précis. « Dommage, j'aurais adoré le faire hurler autant que sa femme… Allez donc me chercher son fils ! ». Il a juste montré votre dépouille à Draco. Étonnement, il n'a pas pleuré… Il s'est juste contenté de vous fixer d'un air ahuri et vide… Voldemort en a été très contrarié. Il l'a torturé, pour ça. Puis il l'a fait remettre aux cachots. »

Harry se tut. Il regarda Lucius dont le visage était presque crayeux.

« Vous pouvez me croire ou non, lui dit-il. Mais c'est bien ce qu'il s'est passé. Je l'ai vu, je l'ai vécu… Je peux même dire que j'y ai participé, d'une certaine manière…

-Comment ça ? demanda Narcissa.

-Pour une raison un peu compliquée et que je préfère ne pas vous raconter, j'ai eu… un lien spécial, avec Voldemort. Ce lien est maintenant détruit, ce qui ne m'arrange pas, car il était très pratique. Il me permettait de voir ce qu'il faisait. Toutefois, il n'était pas sans danger, car Voldemort pouvait prendre le contrôle de mon esprit ou m'imposer de fausses visions… Toutefois, je sais que celles-ci étaient réelles. Il n'avait aucun avantage à me montrer vos morts, vu qu'elles ne m'ont pas affecté. Il préférait largement me montrer les morts de mes amis… Parfois, même, il y repensait avec force pour le plaisir de juste me torturer mentalement… Vos morts ne me sont apparues qu'une fois… Et comme je vous l'ai dit, même si elles étaient horribles et particulièrement violentes, elles ne m'ont pas plus affectées que toutes les séances de tortures qu'il s'est amusé à me montrer pendant plus d'un an…

-Vous aviez un lien avec Voldemort ? demanda Lucius, surpris. Pourquoi ? Comment ?

-Ah, ça, répondit Harry. Je n'ai pas bien compris moi-même. Voldemort a tenté de me tuer, lorsque j'étais enfant. Mais il n'y est pas parvenu et c'est moi qui l'ai… partiellement détruit. »

A l'expression stupéfaite de Lucius et Narcissa, Harry poussa un soupir.

« Permettez ? dit-il. Je vais rappeler Drake. Nous allons en avoir pour l'après-midi, finalement ! »

Il se leva et se dirigea vers la porte communicante, rappelant ainsi son partenaire. Ce dernier était affalé dans son fauteuil. Il se leva et les rejoignit.

« Tu as fini avec les récits macabres ? demanda-t-il.

-Et bien, ça dépend… J'allais justement raconter ma vie à tes parents… »

Draco leva les yeux au ciel.

« Génial, dit-il. Vous voulez manger quoi, pour le dîner ? Voir le souper ?

-N'exagère pas, ce n'est pas si long ! »

Dumbledore se racla la gorge à ce moment là.

« Je vais juste leur dire l'essentiel, dit Harry. Genre, l'envie de me tuer de Voldemort, sa tentative rater grâce à ma mère et… je pense que ça suffira, non ? Pas besoin de raconter l'histoire de la pierre philosophale, du basilic, des détraqueurs, du tournoi des trois sorciers et le reste, non ?

-Tu veux dire lorsque tu as fait arrêter mon père, lorsque tu parles du reste ?

-Oh, ça va ! Ce n'est pas moi qui lui ai dit d'aller au ministère, si ?

-Non, mais c'est toi qui l'a mit hors d'état de nuire !

-Même pas vrai ! répondit Harry. J'avais 15 ans et ton père devait en avoir quoi ? 40 ? Comment aurais-je pu le mettre hors d'état de nuire ? Bon, j'ai peut-être aidé un peu… »

Draco leva les yeux au ciel.

« C'est ça, fait l'innocent. Raconte leur donc ta vie. Moi, pendant ce temps… Qui veut du thé ? »

Narcissa accepta alors que Harry prenait une inspiration et se mettait à raconter que Voldemort avait soudainement décidé de tuer sa famille, avait fini par les dénicher grâce à une trahison pour ensuite tuer son père, sa mère – qui l'avait protégé – et enfin lui. Sauf qu'il avait échoué pour lui, grâce à une protection d'ancienne magie lancée par sa mère et qu'il avait été détruit… ou du moins son corps.

« Il est revenu pendant notre quatrième année, grâce à une pratique assez étrange de magie noire et à un serviteur complètement débile…, dit vaguement Harry, alors que, comme Draco l'avait prévu, l'heure du dîner approchait. Toujours est-il qu'à cause de son sortilège raté, j'ai partagé avec lui un lien particulier… autant dire, c'était pas joyeux tous les jours. Cette connerie faisait vraiment mal !

-Comment se fait-il que ce lien n'existe plus ? demanda Lucius, attentif.

-Ah, sans doute a-t-il été détruit par notre remontée dans le temps, mentit Harry. Après tout, le Voldemort de cette époque n'a pas encore tenté de me tuer…

-Je n'apprécie pas ton « pas encore », intervint Draco, déclenchant l'hilarité de Harry.

-Et ça vous fait rire ? demanda Narcissa, à la fois effarée et agacée.

-Bah, je suis résolu, répondit Harry. Nous avons remonté le temps ici pour l'empêcher de gagner, ce qui veut forcément dire 'se mettre sur son chemin'. Ne vous leurrer pas, nous n'allons pas nous contenter de vous détourner. Enfin, si vous voulez bien vous détourner de ce chemin là… Drake et moi avons également pris la décision de le tuer. Et si nous ne pouvons le faire dans l'immédiat pour une raison que je ne peux et ne veux pas vous donner, le fait est que nous nous retrouverons tout de même face à lui, à un moment ou un autre…

-Et ça ne vous effraie pas ? demanda Lucius.

-Si, répondit Harry. Je suis fort et j'ai l'habitude de risquer ma vie depuis ma première année à l'école, mais je suis effrayé. Toutefois, je n'ai pas le choix. Je ne veux pas… non, surtout, je ne veux pas que tout recommence.

-Et je suis bien décidé à l'aider, intervint Draco. Avec ou sans votre appui. »

Il savait que les défier n'était sans doute pas une bonne idée. Mais il n'ignorait pas non plus que, même s'ils savaient qu'il était leur fils, ils ne le considéraient pas comme tel. Comment voir un fils dans un homme ayant le même âge que son soi-disant père ?

Le silence se prolongea suite à cette phrase. Il n'y eut plus que le bruit des tasses de thé que l'on posait ou des cuillères que l'on faisait bouger dans les tasses. Parfois, Dumbledore se raclait nerveusement la gorge. Harry finit par pousser un léger soupir. Lucius était perdu dans ses pensées, regardant parfois Draco d'un air pensif.

« Je vous crois totalement, quant à ce que vous m'avez raconté, finit-il par dire. Et même si c'est vraiment déstabilisant, je ne doute pas un instant que tu… sois mon fils. Tu as mon visage ! Je sais que certaines potions pourraient faire ça, mais je sais que tu es mon fils. Et puis, la durée d'une potion de métamorphose dure globalement une heure. Enfin, sauf si elle est permanente, mais je doute fort que tu aurais eu l'idée de te transformer définitivement en mon fils…

-Bah, pourquoi pas ? répondit Draco avec un sourire. Mon visage est assez beau…

-Drake, ça n'aide pas, intervint Harry.

-Je sais, je disais juste que…

-Laissons Lucius finir, voulez-vous ? » proposa le directeur.

Ce dernier souriait en les regardant tous les deux. Il finit par tourner toute son attention sur Harry.

« Et vous ? dit-il.

-Toi, ça ira très bien, lui dit Harry.

-Oui, donc, et toi ? De qui es-tu l'enfant ? »

Il y eut un grand silence et Harry eut finalement un large sourire.

« Aha ! dit-il, amusé. Et si vous essayiez de deviner ?

-Ash ! intervint Draco, agacé. Sérieux, tu n'as rien de mieux à faire ?

-Oh, laisse-moi jouer ! Pour une fois que ton père n'essaye pas de me tuer ! Essayez donc de deviner. Je vous laisse… disons un an ! Dans un an, si vous n'avez pas deviné, je vous le dirai ! »

Lucius eut une moue pensive tout en le fixant, mais il hocha de la tête.

« Je suppose que les cheveux et la peau ont également été modifiés ? dit-il.

-Oui et le tatouage a été ajouté. Sois dit en passant, afin de vous prouver ma bonne foi, je vous avoue que les lettres au centre de nos montres représentent nos initiales.

-J'avais cru le comprendre en voyant celle de Draco… »

Le concerné frissonna en l'entendant. Réaction qui n'échappa pas à Harry.

« Oh, Drake, dit-il, la voix moqueuse. Tu ne vas pas chialer, n'est-ce pas ?

-Pas du tout ! répondit-il. Pourquoi est-ce que je pleurais ?

-Parce que ton père vient de dire ton nom… Et que tu ne l'as plus entendu le dire depuis des années ! Je suis sûr que ça t'a manqué. La façon si particulière qu'à ton père de dire ton prénom…

-Boucle là emmerdeur de Gryffondor à la noix ! T'es un vrai chieur ! »

Harry éclata de rire alors que Draco le dévisageait d'un air mauvais.

« Si ce n'est pas Voldemort, ce sera moi qui te tuerais !

-Cause toujours ! »

Une fois encore, ils furent rappelés à l'ordre par le directeur.

« Vous vouliez dire autre chose, Lucius ? dit-il, souriant pourtant.

-Je ne me joindrais pas à Voldemort, répondit le concerné. Vos récits m'ont convaincu, bien qu'il aurait suffit que mon fils me le demande, je pense… Merci pour les images sur ma mort et celle de Narcissa, c'est très… agréable. »

Harry haussa vaguement les épaules.

« J'ai eu droit à pire, répondit Harry. Ne vous plaignez pas ! »

Les deux Malfoy hochèrent de la tête.

« Bon, dit Lucius. Que dois-je faire dans ce cas ?

-Restez en vie, répondit Draco. Je sais… que Bellatrix est du côté de Voldemort. Elle risque de mal prendre votre refus. Alors… Tant que vous pouvez, faites semblant d'hésiter.

-Si vous avez la moindre information de sa part, n'hésitez pas…

-Ash, ne pousse pas mes parents dans l'espionnage !

-Je n'oserais jamais, répondit innocemment le concerné. A ce sujet, Lucius, aimeriez-vous me faire un beau cadeau ?

-Un cadeau ? demanda le concerné, tout en le regardant.

-Mhmm… J'apprécierais fortement d'avoir un certain elfe de maison résidant chez vous… »

Lucius leva un sourcil sceptique en l'entendant alors que Draco marmonnait contre les Gryffondor sournois et têtus.

« Un de mes elfes ? dit-il. Pourquoi ?

-Et bien, parce qu'il était l'elfe le plus courageux que j'ai rencontré, répondit Harry. Et que je vais avoir besoin de lui… Et de sa force. »

Lucius parut surpris, mais il finit par hocher de la tête.

« Quel elfe ? dit-il.

-Dobby, répondit Harry. Si vous vouliez bien me le donner, j'en serais ravi. Il m'aidera vraiment beaucoup…

-Dobby ? s'étonna Lucius. Euh… Si tu veux.

-Merci ! répondit Harry, un large sourire aux lèvres. J'ai hâte de l'avoir. Vous sauriez…

-Tu, coupa Lucius. Nous avons le même âge, non ? »

Harry resta figé un instant avant de frissonner d'effroi.

« Bon dieu, c'est vrai, j'ai le même âge que Lucius Malfoy ! »

Draco poussa un soupir agacé et lui décocha une tape sur l'arrière du crâne.

« Hé ! se plaignit Harry. Arrête, c'est terrible ! Je l'ai toujours considéré comme vieux !

-Oui, mais dans le cas présent, il a 23 ans ! Arrête de jouer les idiots et sois sérieux, un peu ! »

Harry haussa vaguement les épaules.

« Bref ! dit-il. Si tu pouvais me l'envoyer demain mat… euh, non, demain soir. Si je suis toujours en vie. Hagrid veut me présenter certains de ses protégés vivants dans la forêt interdite, demain… »

Dumbledore eut un air compatissant presque amusé.

« Puis-je donc vous considérer comme un membre de l'ordre, Lucius ? demanda Dumbledore, par-dessus ses lunettes en demi-lune.

-Il semblerait, répondit l'homme, en soupirant. Je n'ai pas trop le choix, de toute façon… Il n'empêche que je continue d'estimer que la noblesse doit avoir le pouvoir et ne pas frayer avec les moldus…

-Evitons de parler idéaux politiques, intervint Narcissa. Concentrons-nous plutôt sur la destruction de Voldemort, nous aviserons ensuite…

-Pitié, je ne vais pas détruire un mage noir pour en voir un autre arriver ! dit Harry. Ouvrez votre esprit. J'admets que nous ne devons pas trop nous mêler aux moldus, mais je peux vous assurer que certaines technologies seraient plus que bienvenues dans le monde sorcier, notamment dans le domaine de la médecine. Mais bon, comme Narcissa l'a dit : ne parlons pas de politique, je n'ai pas envie de me disputer. Parlons plutôt rencontre… N'est-ce pas, Drake ? Je suis sûr que vous voulez passer un peu de temps en famille ? »

Lucius le regarda d'un air sceptique mais il se tourna ensuite vers Draco.

« Si tu veux bien passé un peu de temps avec nous, lui dit-il. Je pense que nous apprécierions d'apprendre à te connaître… »

Draco eut un simple sourire en réponse, mais il hocha vite de la tête, après un moment.

« Ce serait avec plaisir, dit-il. Tant que la rentrée des classes n'est pas commencée, je suis encore assez libre…

-Dis donc, oublie pas la carte, intervint Harry. Vu que je suis de corvée « risquons notre vie aujourd'hui » demain, je compte sur toi pour la faire ! »

Draco siffla d'un air agacé.

« Tu pourrais aussi bien la faire toi-même après-demain !

-Ne sois pas égoïste, veux-tu ? Nous devons tous les deux nous y mettre pour gagner cette guerre !

-Egoïste ? C'est toi qui es égoïste ! J'ai bien le droit d'être avec mes parents, merde ! Même si… je vais avoir du mal à les considérer comme mes parents, je pense…

-Si ça peut te rassurer, j'ai un peu de mal à te considérer comme mon futur petit garçon, intervint Narcissa, Lucius acquiescant ensuite.

-Et bien, oui, ça me rassure, on va dire, dit Draco. Je ne vous demande pas de me considérer comme votre fils… Je veux dire… le Draco qui va naître dans quelques années sera sensiblement différent de moi, je pense. Enfin, pas au début… La manière dont j'ai été élevé reste la même, après tout… Reste juste les 8 dernières années que j'ai vécues…

-Chouette, un gosse pourri gâté va bientôt débarquer sur cette terre, se moqua Harry.

-Oh toi, on ne sait pas comment tu aurais tourné si tu avais été élevé par tes parents alors attends de voir avant de te moquer !

-Mais c'est tout vu ! répondit Harry. Connaissant ma mère, je serais un bon garçon !

-Tu ne connais pas ta mère, imbécile !

-Et tu oses dire que je fais des coups bas ? s'énerva Harry.

-Il suffit ! intervint encore Dumbledore. Bon sang, Fixe m'avait parlé de vos tendances à vous chamailler à tout va, mais j'ignorais que c'était si fréquent !

-On ne se chamaille pas, on partage nos opinions, répliqua Draco, un sourire moqueur aux lèvres.

-Fixe le gobait peut-être, mais pas moi, répondit le vieil homme. Lucius, je pense que vous seriez le bienvenu, ainsi que votre femme, les jours qui suivent, dans ce château. Venez en toute discrétion, bien entendu. Vous pourrez ainsi discuter avec Drake et j'aimerais également mettre aux points plusieurs choses avec vous, au sujet de l'ordre… Etes-vous sûr de vouloir en faire partie ? »

Lucius soupira et haussa les épaules.

« Pour l'instant, on ne me demande pas encore de prendre officiellement un parti, répondit-il. Mais je sais que je devrais choisir, un jour ou l'autre. Autant prendre celui que mon fils du futur me désigne. Il est là pour sauver le monde, non ? Et puis… Si nous gagnons, je devrai en tirer avantage…

-Je me disais, aussi, se moqua Harry.

-Boucle là, répondit Draco.

-Fais-le d'abord, répliqua l'autre.

-Bon sang, coupa Narcissa. Vous ne vous entendez pas du tout ? »

Les deux garçons se regardèrent.

« Quoi ? dit Harry. Si, depuis qu'on a changé d'époque, Drake et moi nous entendons assez bien, en vérité… »

Un long silence plana dans le salon.

« Et bien, dit Lucius. Je me demande comment étaient vos rencontres à votre époque.

-Ah ! s'exclama Draco. Si on te les raconte, nous sommes encore là jusqu'en juin ! »

A suivre…

Les chapitres s'allongent, vous avez remarqué mes petits crabes ??

Qu'avez-vous pensé de Lucius ? Il est chouette mon Lulu, hein ? … Et non, je ne suis pas dingue de ce personnage… ou juste un peu et alors ? Reprochez-le à tous ces auteurs de Yaoi qui nous le mettent en scène avec tant de… miaaam… délicatesse ! loll

A bientôt et MERCI de me lire !