Encore une fois, désolée pour le retard ! Décidément, je suis impardonnable... Mais pour me faire pardonner de tous mes retards, je vous ferais un chapitre supplémentaire la semaine prochaine ! ;)

Sinon, merci à tous pour vos reviews qui m'ont toutes très touchée ! :D

Sasage : Au niveau des réactions, à part celles des Gardiens et de Jack, il n'y en aura pas d'autres aujourd'hui. Mais au prochain chapitre, ou l'après prochain... Mais tu verras ! XD

Fictoshi : Je suis contente que tu aies pleuré - c'était le but, après tout ! Si tu as versé de vraies larmes, j'en suis fière ! x)

Shiro : Merci pour ta review, je suis contente que la mort de Kiara ait été, comme tu l'as dit, déchirante ! Quant à Pitch, oui, il avait tout prévu depuis le début ! :P Quant à la vengeance de Kiara, ce n'est pas au rendez-vous pour le moment ! :3

Alyzée : Tu me permets de t'appeler comme ça ? En plus, j'adoooore ce prénom ! *_* Je suis contente que ce chapitre soit ton préféré parce que TOUTE l'histoire de ma fic s'est tissé à partir de ce chapitre ! :3 Mais attend le dernier chapitre avant de décider quel sera ton chapitre préféré ! :D

Thomas : Encore une fois, puis-je me permettre d'être aussi familière ? " Moi aussi j'adore Jack, à peu près autant que j'aime lui faire du mal ! :P

Mikipeach : Ta review m'a particulièrement touché parce que tu as mis les mots justes pour manquer de me faire pleurer ! Si tu ne savais pas quoi dire, sache que ça a suffit pour me couper les mots, je suis incapable de t'exprimer à quel point je peux être heureuse de ta réaction ! :D

Delph : Alliée à Pitch ? Ah ça non jamais ! Je pourrais jamais effleurer Jack en vrai, il est trop mignon ! XD Et ce n'est pas grave que tu n'aies pas été connectée ! ;)

Nawell : Je suis tellement heureuse grâce à ta review, tu n'as pas idée ! / Non seulement tu as aimé mon chapitre, mais en plus, tu as eu les larmes aux yeux, et en plus tu t'es attachée à Kiara (là, par contre, sur le coup, t'es pas chanceuse avec ce que je lui ai fait ! XD) Pour le "réunis pour toujours", quand bien même Kiara reviendrait par un heureux hasard des morts, Jack lui en veut pour ce qu'elle lui a fait. Tu te demandes là "mais qu'est-ce qu'elle me sort ?! Il lui en veut ?! Depuis quand ?!" Eh bah, tu auras ta réponse à la fin de ce chapitre ! ;)

Saphyara : Ahah ! Je n'attends qu'une chose, avoir tes idées pour qui ou quoi pourrait ramener Kiara, si je décide de la ramener ! J'aime vous faire tourner en bourrique, c'est dingue... Pour l'instant, j'ai eu droit à Fau, Jack et Jack ET Nord ! XD Alors, que proposes-tu ? :D

Mizu : Comme toujours, ta review était aussi émouvante que longue ! :D Tes premières phrases sont indescriptibles (dans le bon sens du terme !) Je n'ai pas le courage de répondre à la totalité de ta review, mais pour l'Homme de la Lune, peut-être remontera-t-il dans ton estime dans ce chapitre ? Pour le caractère des perso, j'ai peur d'avoir trop modifier Bunny dans ce chapitre, alors dis-moi ce que tu en penses. Ah, et tu l'auras deviné, mais ton histoire avec Bunny arrive ! :D Pour la Mort, je pense que chacun devrait y avoir sa propre représentation, elle est importante. Pas seulement dans cette fic mais sa symbologie est si importante dans le monde, qu'il est impossible pour moi d'en faire une description précise parce que personne ne peut se la représentait comme je le fais... Sinon, pour revenir à ton histoire Bunny-Jack, y'en a une grosse partie ici, mais par la suite de la fanfic, Bunny va devenir le confident de Jack, et tu les verras souvent fourrés ensemble. Comme des frères ! ;)

Angel : Je me permets d'abréger ton pseudo ! ;) Déjà, merci pour ta review ! Ca m'a fait très plaisir de savoir qu'elle t'ait autant plu !

Anonymous : Oui, oui... Je sais, je suis cruelle. (Et j'ai pas fini avec le sadisme ! XD) Si c'est si compliqué de te faire pleurer et que j'ai réussi, dans ce cas, je suis comblée ! :D

BluHair : Hmm... Oui. Kiara est morte. Et désolée de ne pas avoir prévenu pour la death fic, mais bon, après toutes les morts dans le film, c'était un peu évident ! Bon, techniquement, il n'y a que Jack qui est mort mais les autres Gardiens étaient "quelqu'un" avant donc sont morts. Et puis, Pippa - la petite soeur de Jack - aussi est morte en trois siècles. Alors, une personne de plus ou de moins, au point où on en est ! XD

Marion : Ahah, attend de voir ce qu'ils préparent ! :D Merci de me dire que c'était bien écrit ! Ca m'émeut (ce verbe est vraiment trop bizarre ...) ! XD

Encore une fois, merci à tous et à toutes pour vos reviews ! Elles me touchent toutes énormément ! :D


FANFICTION

LES 5 LÉGENDES : L'UNION DES TÉNÈBRES

CHAPITRE XXIII : Espoirs

Royaume des Ténèbres

Pitch observait dans sa vasque noire les réactions des Gardiens et surtout, celle de ce Jack Frost. Il était prêt à donner sa vie et son immortalité pour elle ? Bien… Les choses étaient encore mieux que prévu.

Il était dans son antre aux étranges formes, à l'architecture cauchemardesque et improbable. Tout n'était que Ténèbres autour d'eux, la seule chose qui apportait un peu de lumière était le grand Globe noir aux lumières encore scintillantes et les torches enflammés de temps en temps. Mais le reste n'était qu'obscurité, il suffisait de faire un pas en avant et on ne savait pas si on tomberait dans un vide sans fond ou si on poserait le pied sur le sol froid…

Ses alliés l'entouraient, tous piétinant d'impatience en attendant l'arrivée de Fau et surtout, de la puissance des pouvoirs de Kiara.

Enfin, ils sentirent l'aura familière et pourtant, terrorisante même pour eux de la Faucheuse qui se glissa sans le moindre bruit, le moindre frémissement jusqu'à Pitch qui avait un sourire comblé. Il frappa dans ses mains en voyant Fau et sautilla sur place, sa réaction aurait pu être drôle si une telle lueur de folie ne brillait pas dans ses yeux :

- Tu les as ? Tu les as ?! S'écria-t-il en s'approchant de Fau.

Ce dernier tendit ses bras, les manches larges de sa cape noire recouvraient largement ses mains si bien que jusqu'à présent, personne, pas même les alliés de Pitch ou lui-même n'avaient pu les voir. Mais les manches glissèrent et ils virent deux mains grisâtres, d'une peau si fine qu'elle semblait transparente. Ils pouvaient voir les os blancs qui ressortaient particulièrement dans cet univers sombre. Les doigts étaient longs, fins et squelettiques mais avant qu'ils ne détaillent plus ses mains, une lueur blanche se mit à briller au milieu de ses paumes.

Les yeux de Pitch s'agrandirent de fascination alors que son sourire ne faisait que s'agrandir. Les autres, bien qu'inquiets et nerveux pas la présence de Fau, se penchèrent en avant pour mieux voir ce qu'il se passait.

Fau redressa légèrement sa tête et regarda Pitch même si ce dernier ne voyait pas ses yeux, il sentait la pression que la Faucheuse exerçait sur lui par le regard :

- Pitch, voici les pouvoirs de Kiara. Quant à moi, je garde ce qui était convenu.

- Bien sûr, bien sûr… Répondit Pitch d'un air dédaigneux, le regard fixé sur les pouvoirs de sa petite-fille.

Il ne prêta même pas attention à ce qu'avait dit Fau qui le laissa prendre les pouvoirs.

La lumière blanche entoura Pitch comme une aura aveuglante et puis, doucement, elle devint aussi noire que l'être en lui-même. La lueur sombre sembla briller et s'étendre, les alliés clignèrent des yeux, ahuris avant qu'une sorte d'onde de choc se les projette soudainement en arrière. Seul Fau ne bougea pas d'un millimètre, regardant Pitch qui partait dans un fou rire machiavélique :

- Enfin ! Enfin ! S'écria-t-il. J'ai ses pouvoirs ! Je suis assez puissant pour vaincre les Gardiens ! ENFIN !

Il explosa de rire et l'instant d'après, Fau se retourna et commença à s'éloigner. Ne voyant plus son plus précieux associé, Pitch cessa de rire et chercha du regard la sombre silhouette qui partait doucement :

- Fau ! Où vas-tu ? Demanda-t-il.

La Faucheuse se retourna lentement, son visage caché par sa capuche et ses mains à nouveaux recouvertes par les tissus amples.

- Je ne suis plus à ton service, Pitch.

Le visage du croque mitaine se décomposa, il sembla pâlir puis il serra les dents et les poings. Il était en colère.

Une fois la surprise et l'étonnement passés pour les autres alliés, ils regardèrent avidement la réaction de Pitch qui ne fit que trembloter légèrement de colère, sans rien dire ou afficher d'autre sur son visage.

- Et pour quelle raison, je te prie ? Demanda-t-il doucement, se contrôlant manifestement de céder à la colère.

- Oh, mais je n'ai jamais dit que je te suivrais dans ta folie mégalomane, Pitch. Je me fiche des enfants, de leur sort, tout ce que je voulais, c'était les âmes des parents et du frère de Kiara qui étaient restés près d'elle. Tu voulais ses pouvoirs. En lui prenant la vie, nous obtenions tous les deux ce que nous voulions, mais je ne t'ai jamais dit que je te servirais. Expliqua-t-il calmement.

Le regard de Pitch sembla s'embraser de fureur, il entrouvrit la bouche mais Fau le coupa avant qu'il ne dise quoi que ce soit :

- Je te devais un service, à présent, nous sommes quittes, Pitch. Je m'en vais et retourne à mes occupations…

Il se retourna et partit tranquillement, pas perturbé le moins du monde alors que la colère de Pitch semblait flamboyer. Les torches s'élevèrent d'un coup dans les airs, faisant sursautant les trois autres créatures malgré elles. L'obscurité qui les entourait sembla plus profonde, encore moins accueillante, plus cruelle alors que Pitch se retournait furieusement, sa cape volant derrière lui. Il brûlait de rage et pourrait détruire quiconque s'approcherait de lui en cet instant – chose que ni Némésis, ni Jack O' Lantern, ni Cimbaeth ne tenterait de faire. Bien que l'envie de prononcer une phrase ironique ou cinglante étrangla presque Jack qui se mordit les lèvres jusqu'au sang, dissimulant avec difficulté le rictus qui risquait d'étirer ses lèvres fines…

- Peu importe ! Rugit soudainement Pitch. Je n'ai pas besoin de lui ! Maintenant que j'ai les pouvoirs de Kiara et qu'elle est morte, il ne m'est plus d'aucune utilité !

Il se tourna vers ses alliés qui se redressèrent d'un coup, effaçant toute peur ou inquiétude de leurs visages :

- La seconde partie du plan va être mise en place, préparez-vous à partir ce soir lorsque la nuit sera tombée !

Palais de Glace, Pôle Nord

Les bougies brillaient de partout. Les yétis grognaient tristement et les lutins balançaient doucement leurs chapeaux pointus pour faire sonner leurs clochettes délicatement. Nord, Bunny, Sab et Fée observaient le globe encore lumineux pour l'instant malgré l'obscurité de deuil qui s'était imposé. Ils observèrent longuement la dalle au sol.

Depuis l'arrivée de Jack en tant que Gardien, des petits changements s'étaient opérés magiquement. La dalle avec le grand G n'était plus un losange avec des petits triangles représentant un Gardien accroché à chacun des côtés de la figure, mais à présent, c'était un pentagone, avec un cinquième triangle qui représentait Jack.

Fée voleta doucement jusqu'au centre de la dalle et posa une bougie supplémentaire sur le grand G. Kiara était morte en protégeant les enfants, elle aussi était une Gardienne. Personne ne contredit le choix de Fée de placer la bougie à cet endroit. Personne ne prononça un mot. Personne ne pleura.

Mais ils se prirent la main, comme avec la disparition de Sab quelques mois plus tôt et ils partagèrent leur douleur silencieusement.

Il ne manquait qu'une seule personne, mais Jack restait obstinément cloîtré dans sa chambre.

Une fois la mort de Kiara définitivement sûre, les quatre « vieux » Gardiens ramenèrent les enfants chez eux, les réconfortant comme ils le pouvaient tandis que Jack insista pour emmener le corps dans la forêt. Les Gardiens ne pouvaient pas enterrer le corps de Kiara, elle méritait des obsèques dignes de ce nom et son corps devait être retrouvé par ses parents. Lorsqu'ils verront qu'elle a disparu, ils lanceront des recherches et retrouveront le corps sans vie dans la forêt, ils penseront sans doute qu'elle s'est perdue et est morte de froid. Tout simplement.

Chaque Gardien s'était proposé à le faire pour Jack pour qui la douleur était immense, mais il refusa et prit le corps de Kiara dans ses bras sans un mot avant de partir rapidement. Une fois qu'ils le perdirent de vue, les Gardiens s'occupèrent des enfants traumatisés…

Quelques temps plus tard, il est revenu, tête baissé, ses cheveux cachant ses yeux. Il ne dit pas un mot et monta dans le traîneau, serrant la mâchoire et les poings férocement. Une fois arrivés au Pôle, il s'était enfermé dans sa chambre et ne dit pas une seule parole, même quand Nord et Fée allèrent le réconforter, il resta muet, quand ils lui parlèrent de la cérémonie, il resta inexpressif et immobile.

Maintenant, plusieurs heures après la cérémonie, Nord et les autres commençaient à sérieusement s'inquiéter. Fée se rongeait les ongles et ne cessait de remettre ses plumes en place tout en donnant des ordres absents à ses petites fées qui semblaient elles aussi, épuisées de tristesse malgré leur effervescence… Sab commençait à dormir mais il sursautait toutes les deux minutes avant de secouer la tête, se rappelant que ce n'était vraiment pas le moment de dormir… Bunny restait appuyé contre une colonne, pattes croisés sur son torse et grognait une fois de temps en temps quand les réactions de Nord l'exaspéraient – ce dernier ne cessait de tourner en rond, murmurant des phrases en russe inintelligibles…

- Il faut que quelqu'un aille lui parler ! Déclara soudain Fée, en se redressant et se tournant vers les « hommes ».

- Bah, vas-y. Fit Bunny.

- Je.. je ne peux pas… Souffla-t-elle avant de s'entourer de ses bras.

Bunny fit la moue. Bien sûr que non, elle ne pouvait pas. Elle était amoureuse de Jack et il venait d'hurler qu'il était prêt à se sacrifier pour une autre fille… Mais si elle semblait être passée au-delà de sa jalousie, ça devait toujours la ronger de l'intérieur. Et elle devait également se sentir coupable de la mort de Kiara qui s'était sacrifiée pour sauver les enfants – ce qui, à la base, était leur boulot à eux

Il se tourna vers Nord qui arrêta de bouger et se frotta la barbe nerveusement, son regard allant dans tous les coins de la pièce :

- Je ne peux pas le réconforter, j'en serai incapable… Ça.. ça me rappelle trop..

Sa voix se brisa et Bunny soupira. Si le souvenir d'Alexandra revenait hanter Nord, ils n'étaient pas sortis de l'auberge !

Dans un ultime espoir, Bunny se tourna vers Sab qui fit une moue ensommeillée. Il n'était pas sûr de finir la conversation et puis, si Jack gardait le visage obstinément détourné, ce n'étaient pas les signes de sables de Sab qui allaient le réconforter des masses…

- Bunny… Commença Nord doucement.

- Va lui parler, s'il te plaît, il t'écoutera, toi… Murmura Fée.

Bunny se redressa en grognant :

- Ben voyons, "m'écouter"... Faites-lui manger des carottes et sauter à pieds joints pendant que vous y êtes !

Il roula les yeux mais partit quand même voir la chambre du garçon. Sa chambre se trouvait dans la partie destinée aux Gardiens – chacun d'entre eux avaient une chambre (ou un terrier, ou un lit de sable, selon les cas) aux endroits respectifs de chaque Gardien. Seul Jack n'avait pas encore de lieux qui lui appartenait, à proprement dit. D'après Nord, il ne venait quasiment jamais dormir au Palais de Glace. Mais quand il venait, épuisé, après avoir créé une tempête de neige colossale, il s'effondrait sur son lit qui se glaçait rapidement et dormait trois jours complets avant de récupérer suffisamment pour retourner embêter les yétis et se moquer des elfes qui ne comprenaient pas pourquoi il riait…

Bunny lança un regard à sa propre chambre, sur la porte de bois était gravé sa silhouette simplifiée : un lapin. Évidemment. Il passa devant les chambres de Fée et Sab et se retrouva devant celle de Jack, il pouvait déjà sentir le froid qui émanait de la chambre. Il soupira une dernière fois, inspira pour se donner du courage et frappa. Aucun son. Il frappa une nouvelle fois en grognant mais à nouveau, aucune réaction de l'autre côté. Fortement agacé par la tête de mule glacée qui se trouvait de l'autre côté de la porte, il l'ouvrit d'un coup sec et entra mais se glaça immédiatement en entrant. Il était fou de colère une seconde plus tôt mais lorsqu'il vit l'air désespéré de Jack, il cessa tout mouvement et frissonna. Jamais, jamais, Jack n'avait été si.. vulnérable…

- Jack… Murmura le Lapin avant de refermer la porte.

Jack était assis sur le grand bord de la fenêtre et regardait la tempête de neige au dehors. Son bâton avait été inhabituellement abandonné au milieu de la pièce alors qu'il était toujours à quelques centimètres de lui. Jack avait les genoux relevés et les coudes posés dessus, son visage était tourné vers le paysage extérieur.

Bunny s'approcha doucement de Jack et s'assit avec lui, son visage de lapin regardant la chambre. Il n'était pas encore assez confident avec Jack – même si ce dernier l'avait déjà sauvé plusieurs fois, et le monde avec – pour pouvoir le réconforter ouvertement, lui tapoter l'épaule ou lui dire quelque chose. Il ne pouvait que lui apporter sa présence…

Un silence s'imposa pendant de longues, très longues minutes où aucun des deux ne bougea et où seul le souffle bruyant du vent résonna dans les couloirs du Palais de Glace…

- Tu..

Bunny tourna brusquement la tête vers Jack, tellement surpris par son début de phrase soudaine qu'il en avait presque eu peur. Jack avait gardé le regard parfaitement fixé sur le paysage enneigé et la tempête qui ne fit que s'accentuer encore plus…

- Tu ne m'as jamais répondu. Lâcha finalement le jeune homme d'une voix rauque.

Il ne bougea pas mais Bunny se pencha légèrement en avant, haussant un sourcil :

- Répondu à quoi, au juste ?

Un silence lui répondit. Bunny observa Jack mais il soupira en se détournant quand il comprit qu'il ne dirait rien d'autre, mais Jack réussit à le surprendre encore en tournant enfin son visage vers Bunny qui déglutit en voyant le regard de Jack. Ses yeux bleus d'habitude remplis de malice, de joie et pétillants de vie étaient ternes et ravagés d'une tristesse sans fond…

- Quand je t'avais demandé si tu étais déjà tombé amoureux, tu as ri mais tu ne m'as jamais répondu… Reprit Jack.

Bunny ouvrit les babines, il voulait lui mentir et lui dire le contraire mais en croisant le regard de Jack, il en fut incapable… Il soupira profondément, agacé par son propre comportement. Mais après tout ce que ce garçon venait de vivre, il méritait au moins une réponse honnête.

- En réalité, c'est la raison pour laquelle je suis devenu le Lapin de Pâques.

Jack haussa un sourcil surpris puis cligna des yeux… Bunny soupira d'exaspération en comprenant qu'il allait devoir lui raconter son histoire :

- Je te préviens, Jack, seul Nord est au courant de mon histoire, si tu dis quoi que ce soit, à qui que ce soit, tu es un immortel mort !

Il hocha la tête sans un mot. Son mutisme était sérieusement inquiétant, c'était Jack Frost après tout !

Mais Bunny regarda dans le vide et ses yeux brillèrent d'une étincelle que Jack n'avait jamais vu. De la tristesse…

- J'étais un lapin australien tout ce qu'il y a de plus normal, je vivais avec mes dix-sept frères et sœurs dans le terrier de nos parents et un jour, une autre famille de lapins est venue s'installer dans le voisinage.

Jack haussa un sourcil. Il passa outre les « dix-sept frères et sœurs » et surtout, « le voisinage » à la mode lapine…

Bunny soupira, mais pour une fois, il n'était pas exaspéré, agacé ou autre, il était juste mélancolique en revivant son souvenir :

- Et il y avait cette lapine .. Murmura-t-il. Elle était magnifique, avec de grands yeux bleus splendides et si expressifs ! Elle s'appelait Marguerite.

Jack tenta à nouveau d'ignorer le « Marguerite », pour lui, c'était plus un nom de vache que de lapine…

- Mais à chaque fois que j'essayais de l'approcher, elle n'était jamais là… Et un jour, j'ai vu où elle allait et je l'ai suivie.

Il ferma les yeux et se remémora.

Il l'avait poursuivie sur une très longue distance à travers les grandes herbes folles qui se balançaient au rythme du vent et il s'était abimé les pattes dans les cailloux du désert mais il s'en fichait, il continuait de suivre du regard la silhouette bondissante et si gracieuse de sa petite Marguerite…

Il aperçut enfin une grande ferme, perdue au milieu de nulle part. Il y avait des animaux dans des enclos mais Marguerite les contourna et il hésita à la suivre, s'ils s'approchaient trop des humains, ils risquaient de se faire repérer… Mais en la perdant de vue, il secoua sa petite frimousse et bondit à sa poursuite. Il l'aperçut, les pattes avants posées sur le bord du bas d'une barrière qui regardait un enclos plus petit que les autres. Il s'approcha et réalisa qu'en plus de la barrière en bois qui entourait la clôture, il y avait également une sorte de grillage pour empêcher les animaux de passer d'un côté ou de l'autre. Il y avait comme une petite cabane dans l'enclos-même – sûrement pour les bêtes captives de cet enclos.

Il s'approcha légèrement et Marguerite se retourna brusquement. En le voyant, elle remua le museau et les oreilles avant de cligner de ses grands yeux expressifs…

- Que fais-tu ici ? Demanda-t-elle doucement.

Bunny tapota des pattes le sol sablonneux, il était tellement gêné qu'il aurait voulu s'enfuir, si seulement un terrier pouvait apparaître sous ses pattes quand il tapotait le sol, histoire de s'enfuir au plus vite…

- Hmm.. heu… Je.. je t'ai suivie… Avoua-t-il, tout penaud.

Elle sembla étonnée qu'il ait pris tant de risques pour la suivre. Après tout, s'approcher des humains était interdis pour les animaux sauvages, surtout les lapins. Ils étaient chassés par ces bêtes d'humains qui les dévoraient et récupérer leurs pelages…

- Tu m'as suivie ? Répéta-t-elle.

Elle baissa le regard, gênée à son tour puis affronta à nouveau les yeux verts et si tendres de son compagnon de fortune :

- Tu es E. Aster Bunnymund, non ? Le cadet de la famille voisine de la mienne, non ?

- Tu.. tu connais mon nom ? Bafouilla-t-il.

- Bien sûr, je te regarde souvent depuis mon terrier… Tu es très mignon !

Il aurait eu des joues, il aurait rougi jusqu'aux oreilles mais il se contenta d'ouvrir grands les yeux et de sauter sur place. Par gêne mais aussi pour exprimer son bonheur.

Et puis, il entendit un drôle de bruit, un homme sortait de la ferme. Aster se plaqua au sol en baissant les oreilles mais le fermier alla de l'autre côté sans les repérer et il passa de l'autre côté de la maison…

Le lapin soupira de soulagement et réalisa que son petit cœur battait trop vite par la peur :

- Mais enfin, que viens-tu faire ici ? Aussi près des humains, c'est dangereux ! S'écria-t-il en la rejoignant.

- Je viens ici pour espérer… Murmura-t-elle doucement.

Il pencha la tête sur le côté et elle pointa la patte dans la direction de l'enclos pour désigner ce qu'il s'y trouvait… Aster lança un regard et ouvrit grands les babines de stupeur. Des lapins. Il y avait un tas de lapins qui gambadaient joyeusement dans cette prison !

- On doit les aider, on doit les libérer, ils doivent-

- Non. Le coupa-t-elle.

Il lui lança un regard étonné et elle continua, les yeux rêveurs :

- Attend un peu, tu comprendras…

Soudain, quelqu'un d'autre sortit de la maison. Bunny se plaqua à nouveau sur le sol, immobilisant tous les muscles de son corps tandis que Marguerite restait sagement assise sur le sable. Une petite humaine, une enfant, courut en rigolant vers l'enclos à lapins. En la voyant arriver, ils se mirent à bondir vers elle. Elle grimpa par-dessus la barrière et une fois à genoux sur le sol, elle ouvrit ses bras et plusieurs lapins lui sautèrent dedans.

Complètement interloqué, Aster releva légèrement la tête, babines entrouvertes… La curiosité prit le dessus sur la peur et il se releva complètement pour mieux voir la scène. Les lapins étaient chatouillés, câlinés, choyés par la petite fille qui riait autant aux éclats qu'ils étaient heureux…

- Je n'en reviens pas… Souffla le pauvre Aster, secoué par ce qu'il voyait.

- Ils ont l'air tellement heureux ! Soupira Marguerite.

- Les lapins ?

- Oui, et aussi la petite fille… Regarde comme leurs yeux brillent de bonheur, de joie et d'espoir ! Ce que je voudrais pouvoir avoir tant de merveilles dans les pupilles ! Ce serait tellement beau de vivre en étant tellement aimé !

- Mais ta famille t'aime…

- Oui, mais l'Amour d'une famille et l'Amour d'une humaine sont totalement différents…

- L'Amour d'une humaine ?

- Une famille te soutient, t'élève et fait tout pour ton bonheur.. Mais quelqu'un, comme cette petite fille, qui t'aime comme un ami, un confident, une personne sur qui compter, c'est tellement beau, tellement précieux… Elle raconte tous ses secrets aux lapins qui l'écoutent…

Elle marqua une pause avant de continuer :

- Je voudrais que mon rêve se réalise… Tous les soirs, je pris la lune d'exaucer mon souhait…

- Que souhaites-tu ? Murmura Aster.

- Vivre entouré de chaleur humaine… Je voudrais être auprès de ces lapins…

Elle le regarda et plongea son regard bleu océan intense dans celui d'Aster qui se retrouva transporté :

- Pas toi ?

- Si c'est avec toi, oui… Souffla-t-il.

Elle le regarda curieusement avant de reporter à nouveau son attention sur l'enclos.

Bunny redressa la tête et se rendit compte que Jack l'écoutait sans rechigner, l'air sérieux et innocent à la fois…

- Et après ? Demanda-t-il impatiemment.

- Pendant les jours qui ont suivi, j'allais avec elle voir les lapins de l'enclos et la petite fille… Mais un jour, la petite Rebecca – c'était son nom – était venue plus tard et on était resté devant l'enclos jusque tard dans la nuit. On allait partir mais..

Bunny revoyait encore cette nuit claire, si claire que Marguerite et lui pouvaient voir rien qu'avec la lueur des étoiles et l'éclat de la lune… Ils étaient partis et bondissaient au plus vite quand soudain, ils entendirent un son à la fois familier et redouté. Un serpent. Leur ennemi naturel. Le frémissement de sa langue semblait vibrer de tous les côtés, impossible de savoir où il se trouvait exactement même s'il était encore loin… Ils se mirent à paniquer :

- On doit s'abriter avant qu'il ne nous trouve ! S'écria Marguerite.

Aster tourna le regard tout autour de lui, guettant dans la pénombre des hautes herbes le serpent… Soudain, ils entendirent un très léger craquement, le lapin se retourna et vit le serpent qui bondissait vers Marguerite. Sans réfléchir, Aster poussa Marguerite hors de la trajectoire du serpent et il sentit soudainement une énorme douleur dans sa patte avant… Il poussa un cri mais soudain, le serpent s'écroula au sol, inerte comme frappé par la foudre mais il n'y avait pas de foudre…

- Aster ! S'écria Marguerite.

Elle s'approcha de lui, des larmes dans ses grands yeux bleus :

- Tu.. tu.. tu m'as sauvé la vie ! Souffla-t-elle.

Il grimaça de douleur, incapable de tout mouvement… Elle se pencha vers lui, inquiète :

- Qu'est-ce que je dois faire, dis, Aster ? C'est toi qui sais toujours quoi faire d'habitude, je ne sais pas quoi faire ! Je suis perdue ! Aster !

Il leva un regard triste vers elle :

- Aide… Murmura-t-il…

Elle ouvrit grands les yeux :

- De l'aide ? Oui ! Bien sûr ! Je vais de suite chercher nos parents !

Et elle bondit sans perdre de temps, disparaissant de la vue troublée de Bunny. Il ferma les yeux très forts de douleur. La douleur de la morsure, mais plus encore, de savoir qu'il ne reverrait jamais sa Marguerite parce qu'il le savait, il était condamné et elle ne reviendrait jamais à temps… Il sentit que des larmes perlèrent aux coins de ses yeux.

- Marguerite.. Aide-moi… Souffla-t-il.

Puis ce fut l'obscurité.

- L'obscurité ? Répéta Jack.

Bunny acquiesça. Jack se retrouva plongé dans ses pensées alors que le lapin continua son récit…

La première chose dont E. Aster Bunnymund se souvienne en se réveillant fut l'immensité de la lune et l'intensité de sa lumière chaleureuse… Il cligna des yeux, ne sachant que faire jusqu'à ce que l'Homme de la Lune ne lui parle :

« Bunny. Me permets-tu de t'appeler Bunny ? »

- Mon nom est E. Aster Bunnymund, pas Bunny ! S'exclama le lapin, indigné.

Seul un rire lui répondit alors il regarda autour de lui, il était toujours dans le désert australien mais pas à l'endroit où il s'était fait mordre :

- Où suis-je ? Demanda-t-il.

« Tu te trouves à l'endroit où tu vas pouvoir prendre une grande décision. »

- Une décision ? Pour quoi ?

« Bunny- »

- Aster.

« Oui, Bunny, tu te souviens de ce qu'il s'est passé ? »

- Je me suis fait mordre par un serpent, et Marguerite est partie chercher de l'aide. Mais j'étais déjà en train de-

Le lapin cessa tout mouvement et la lumière imposante de la lune sembla acquiescer :

« Oui. Tu es mort. »

Aster se laissa tomber sur le sol sablonneux pour digérer la nouvelle avant de se redresser :

- Mais, pourquoi ? Que.. qu'est-ce que je fais ici ?

« Je te l'ai dit, tu vas faire un choix. »

- Quel choix ?

« Tu aimes beaucoup Marguerite, non ? »

Aster acquiesça tristement et ses yeux se remplirent de larmes :

- Oui… J'aurais.. j'aurais juste voulu que ses espoirs deviennent réalité… Je.. je voulais l'aider à ce qu'ils se réalisent…

« Tu ne peux plus rien faire pour aider Marguerite. Mais par contre, mes amis et moi protégeons les enfants du monde entier. »

- Les enfants ? Répéta Aster. Comme Rebecca ?

« Oui, comme Rebecca. Nous faisons en sorte que leurs rêves, leur émerveillement et leurs souvenirs d'enfance soient les plus beaux possibles. Nous faisons en sorte qu'ils rient tout le temps. »

L'Homme de la Lune marqua une pause avant de continuer :

« Je t'observe depuis longtemps, Bunny. Tu es un bon lapin. Tu as un grand avenir. »

- Moi ? Un avenir ? Mais je suis.. je suis..

« Justement. Cela te dirait de devenir immortel et de veiller avec nous sur les enfants ? »

Aster réfléchit… S'il devenait immortel, il finirait par perdre Marguerite… Il se renfrogna, il l'avait déjà perdue de toute façon alors, à quoi bon vivre – même immortel ? Mais elle aimait tant de voir ces lapins choyés par Rebecca, et même le sourire et le rire de Rebecca étaient merveilleux. S'il pouvait apporter de la joie à Rebecca, et aux autres enfants, Marguerite serait-elle fière de lui ? Elle ne le saurait jamais, évidemment, mais si elle avait été là, elle lui aurait sûrement dit qu'elle voulait qu'il n'abandonne pas à cause d'elle, qu'elle voulait qu'il avance et qu'il apporte de la joie aux enfants… Oui. Elle aurait dit ça.

- Ça sera dur, mais je veux bien…

« Je le savais, mon cher Bunny. »

- Aster. Corrigea-t-il. Mais comment puis-je apporter de la joie aux enfants du monde ? Demanda-t-il.

« Ça, il n'y a que toi qui peux le découvrir. Voyage dans le monde, rencontre les enfants, ils ne te verront pas, mais observe-les et essaie de comprendre ce que tu veux leur apporter. »

Jack observa longuement Bunny. S'il était aussi grognon, c'était parce qu'il avait perdu celle qu'il aimait de tout son cœur de petit lapin australien ? Mais il avait eu le choix, lui, il avait une explication, lui.

Jack non, et maintenant, il en souffrait plus que jamais…

- Connais-tu la légende du Lapin de Pâques ? Demanda Bunny à Jack qui secoua la tête comme réponse.

- On raconte qu'une femme qui n'avait pas assez d'argent pour offrir du chocolat à ses enfants peignit des œufs qu'elle cacha dans son jardin. Les enfants ont trouvé les œufs près d'un lapin alors ils crurent que c'était lui qui les avait pondus…

- Et c'était.. toi ?

- Je ne sais pas comment ils ont fait pour me voir, mais ils m'ont pris pour un pondeur d'œufs peinturlurés… Chose étrange, j'avais toujours été un artiste mais je n'avais jamais fait grand-chose de mes pattes…

- Mais, comment as-tu su que c'était l'Espoir ce pour quoi tu voulais apporter de la joie aux enfants ?

- Je l'ai su quand j'ai vu le regard de ces enfants… Ils brillaient de beauté, comme ceux de Marguerite quand elle parlait de ses Espoirs… J'en ai parlé à l'Homme de la Lune et je suis devenu officiellement Gardien et j'ai pris cette forme-là. Il m'a annoncé ce jour-là que les Espoirs de Marguerite étaient devenus réalité et que c'était lui qui avait assommé le serpent, avant qu'il ne me dévore...

Jack regarda le paysage enneigé. La tempête s'était légèrement calmée…

- Merci, Bunny… Finit-il par dire.

Bunny sourit doucement mais dans un coin de sa tête, il s'en retrouva attristé. Jack n'avait pas fait la moindre blague, le moindre commentaire, la moindre remarque sur son histoire et pourtant, il lui avait tendu des perches pour tenter de réveiller son côté malicieux. Mais rien du tout.

Bunny commençait à croire que Jack était retombé dans son mutisme désespéré quand il ouvrit la bouche pour parler :

- Kiara avait des pouvoirs. Pas seulement briser ce qui se trouvait autour d'elle quand elle s'énervait, mais elle faisait aussi des rêves prémonitoires.

Bunny haussa un sourcil, attendant la suite ou au moins un mouvement quelconque de la part de Jack. Mais à part sa mâchoire lorsqu'il parlait, rien du tout. Une immobilité affligeante…

- Elle savait ce qui allait se passer, elle savait qu'elle allait mourir mais.. elle n'a pas tenté de lutter contre ça, elle n'a pas tenté de changer les choses… Pourquoi .. ? Souffla Jack.

- Peut-être.. n'avait-elle plus envie de fuir ? Après huit années à fuir son passé, ses peurs et ses souvenirs, elle avait trouvé un endroit où vivre et être aimée grâce à toi. Fuir lui était devenu impossible…

Jack le regarda, ses yeux n'étant qu'un gouffre de douleur sans fond…

- Alors.. pourquoi m'a-t-elle donné de l'Espoir ?

- De l'Espoir ? Répéta le lapin, perdu.

Jack secoua la tête en sentant les larmes lui monter à nouveau aux yeux :

- Elle.. elle m'a embrassé ! Hier soir, elle m'a embrassé en sachant pertinemment ce qui allait arriver… Pourquoi ? Pourquoi m'a-t-elle embrassé ? Pourquoi m'a-t-elle fait espérer.. quelque chose ? Pourquoi n'a-t-elle pas réagi quand je lui ai dit qu'on en parlerait la prochaine fois alors qu'elle savait qu'il n'y en aurait pas ?

Jack cligna des yeux, chassant les perles salés. Il avait trop pleuré. Il ne pouvait plus pleurer mais ça lui faisait tellement mal…

Le vent au-dehors s'intensifia et Bunny lança un regard inquiet à l'extérieur… La tempête de neige tumultueuse représentait parfaitement ce que Jack pouvait ressentir. Une blessure. Une cassure. Une fracture. Aucun mot ne pouvait réellement définir à quel point il était brisé. Il avait aimé, l'Amour lui avait tout apporté, une présence, un réconfort, de la chaleur, de l'Espoir et en l'espace de quelques secondes, il avait tout perdu…

- J'ai.. j'ai l'impression qu'elle s'est amusée avec moi tout ce temps et n'a pas été honnête une seule fois… Murmura Jack en tremblotant sous l'émotion.

Il serra les poings pour essayer de se calmer et de se contrôler mais n'y parvenant pas, il les cacha dans la poche de son sweet-shirt alors que Bunny essayait en vain de le réconforter :

- Kiara ? Pas honnête ? Il n'y a pas plus honnête qu'elle !

Jack lui lança un regard glacial et Bunny déglutit :

- Ne parle pas d'elle au présent… C'est déjà assez dur comme ça… Chuchota Jack d'une voix froide.

- Il.. n'y avait pas plus honnête qu'elle… Reprit Bunny d'un air désolé. Crois-moi Jack, pas une seule fois elle ne t'a caché quoi que ce soit, tu es le seul à qui elle se soit confiée. Le seul en qui elle avait confiance… Si elle t'a embrassé c'est sûrement parce qu'elle-

Soudain, un cri retentit.

Bunny se releva et Jack se redressa légèrement. Ils se lancèrent un regard inquiet.

Fée venait d'hurler. Que se passait-il encore ?


Alors ? Ce chapitre, vous en pensez quoi ?! :D

Je pensais que j'aurais pu ajouter d'autres choses (comme par exemple, la raison du cri de Fée, mais le chapitre s'est retrouvé plus long que prévu... ^^") donc, vous ne saurez ce qu'il se passe qu'au prochain chapitre qui arrive LUNDI ! Et attention, puisque j'ai pas cours l'après-midi (normalement, en tout cas.. -_-"), vous l'aurez grand maximum à 17h30 ! :D (C'est pour ça qu'ils ont prévu de la neige sur Nice .. ")

Sinon, pour revenir sur ce chapitre. Fau va revenir, il n'est pas encore sorti de la fic. Autre chose, pour le serpent, normalement, les lapins australiens n'ont pas d'ennemis naturels mais on va dire, que pour une fois, ils en ont un ! L'action commence à revenir au prochain chapitre et vous saurez enfin si oui ou non, je vais abréger les souffrances de Jack ! :D

Ah, et pour le titre de ce chapitre "Espoirs". Ca signifie un tas de choses, déjà, on a vu l'histoire du Lapin de Pâques qui représente l'Espoir, on a vu pourquoi il représentait ça et surtout, Jack a parlé à Bunny de ses Espoirs brisés (par Kiara, soit dit en passant.) Donc, c'est pour cela que ce chapitre s'appelle Espoirs, parce qu'il parle de différents types d'Espoirs ! (Si j'ai fait trois lignes sur le titre du chapitre, c'est parce que je suis fière de ce qu'il peut signifier .. ")

Encore une fois, merci pour toutes vos reviews ! J'attends les prochaines avec impatience ! :D