Bonjour tout le monde ! Voici un nouveau chapitre (j'ai beaucoup de mal à me concentrer avec la chaleur et j'ai du monde à la maison^^ du coup je risque d'avoir un peu de retard sur les suivants). Bref ! J'espère que ce chapitre n'est pas trop mal écrit ! BONNE LECTURE !
Ps : Miku = Guest… ça aurait pu me crever les yeux que je n'aurais pas fait gaffe ! Boulette^^
Merci à tous pour vos commentaires (et bienvenu à Lisou Aure !)
CHAPITRE XI : Rencontre Avec Le Pharaon
Après le départ de Karin, le réfectoire était devenu étrangement calme. Plus personne n'osait ouvrir la bouche de peur d'attirer l'attention du Capitaine qui, derrière son apparence froide de tous les jours, voyait son reïatsu lanciner sous la colère.
_Taïcho, lui murmura Matsumoto. Contrôlez-vous. Tout le monde vous regarde…
Ce-dernier souffla un bon coup pour tenter de réguler ses émotions. Ce genre de comportement ne lui ressemblait absolument pas et il n'y avait vraiment qu'elle pour le mettre dans cet état-là.
Bien entendu, elle avait toujours eût un caractère emporté. Mais à ce stade, ce n'était même plus le bon mot ! Elle s'enflammait pour un oui, pour un non au moindre dérapage.
_Vous devriez peut-être aller lui parler, suggéra la belle rousse en souriant gentiment.
Il soupira. C'était comme se jeter dans la gueule du loup mais avait-il le choix ? Il devait l'emmener à la douzième division dans les minutes qui suivaient.
_Bon, conclut-il en se levant, occupes-toi de l'entraînement de cet après-midi et s'il y a une affaire urgente, n'hésite pas à m'envoyer un message.
Sur ce, il sortit de la salle sous les regards tantôt amusés, tantôt apeurés de ses combattants.
Le ciel était parsemé de nuages d'un blanc immaculé et grâce à son pouvoir, il ne sentit pas le froid lui picoter les joues et le bout des doigts. Si la température commençait à chuter si rapidement, le temps serait à l'hiver avant son heure et la neige commencerait à tomber sans en voir la fin. Et le moral des gens chuteraient avec les courtes journées qui s'en suivent.
Pour ce qui était du caractère de Karin, il ne pouvait sûrement pas être plus irascible qu'en ce moment. C'était une véritable plaie.
« Arrête de penser comme ça… » Pensa-t-il en secouant la tête. « Elle n'a pas pu changer à ce point. »
C'était stupide de se faire du souci pour une chose qui ne dépendait sûrement que d'elle. Peut-être que pendant toute cette période où ils ne s'étaient pas fréquentés, Karin était devenue plus colérique encore qu'avant. Peut-être qu'elle ressassait encore au fond d'elle cette dispute qui les avait séparé.
Tôshirô se gifla mentalement pour chasser ses pensées. Ce n'était, encore une fois, pas son genre de s'attarder à des questions aussi futiles et qui n'attendaient pas de réponses. Elle n'était, après tout, qu'une ancienne amie. Une amie avec qui il avait partagé subtilement beaucoup de bons souvenirs et qui en effacés de si désagréables avec lesquels vivre.
Une amie.
Ce mot résonna dans son esprit avec la même clarté qu'un coup de gong. C'était justement parce qu'elle était son amie qu'il s'inquiétait. Tout comme il l'aurait fait avec Hinamori.
Il aimait les moments qu'il passait avec le groupe. Les matchs de foot. Les victoires. Les confidences des uns et des autres. Les confidences de Karin qu'il faisait semblant d'écouter d'une oreille. Cette même oreille qui n'avait pas su être assez attentive quand la situation l'exigeait.
_Kurosaki ? Interpela-t-il en frappant à la porte. J'entre.
Le shoji glissa sans bruit pour laisser entrer le Capitaine à l'intérieur de la chambre.
Sa première vision de la pièce fut difficile car tout était dans la pénombre et s'il n'avait pas senti le reïatsu de la jeune fille, il serait sorti de la pièce afin de la chercher ailleurs.
Mais alors qu'il laissait ses yeux s'habituer à l'obscurité, il entendit une petite voix en direction du sol l'interpeler à son tour.
_Tôshirô ? C'est toi ? Dit-elle en se redressant lentement.
_Kurosaki ! Lança-t-il en se jetant sur elle pour l'épauler et l'aider à se relever. Qu'est-ce que tu fais par terre ?
_Je discutais, ajouta Karin d'une voix distraite qui ne lui ressemblait pas.
_Quoi ?
_Je discutais, reprit-elle d'un air absent.
Tôshirô regarda autour d'eux. Il n'y avait pourtant personne d'autre dans la chambre.
_Qu'est-ce que tu racontes…
_Je discutais avec mon…
Elle hésita un instant sur le nom qu'elle devait lui donner. Si cette voix était elle, comme elle l'affirmait, devait-elle la nommer Karin, ou moi, ou inconscient ?
_Je ne sais pas, murmura-t-elle.
Soudain, elle croisa le regard soucieux du jeune homme et ce fut comme si la réalité retombait en masse devant ses yeux. Les murs, qui lui paraissaient si éloignés, étaient tout-à-coup très proche, trop proche. Le contact de sa peau sur celle de son ami était bien palpable. L'odeur de ses cheveux.
_Qu'est-ce que j'ai dit ? Demanda-t-elle en papillonnant des cils comme si la pénombre l'éblouissait.
_Tu as dit que tu discutais avec quelqu'un… ou quelque chose.
Karin éclata de rire en se détachant de lui. Bien entendu, ce qu'elle avait dit était vrai, mais elle ne voulait pas qu'il le sache. Qu'il la croit folle ou perdue.
_J'ai dû m'endormir ! Lança-t-elle. Je devais encore rêver. Kazuya a dit que j'étais somnambule !
Sa réaction changea si soudainement que Tôshirô resta planté là, à la regarder partir vers l'entrée comme si de rien n'était.
_Quoi ? Demanda-t-elle en le fixant d'un air sévère.
_Tu… non, rien. J'me dis juste qu'on devrait se dépêcher d'aller à la douzième division avant d'être à la bourre.
La jeune fille le laissa passer devant et lui emboita le pas en soufflant intérieurement. Elle espérait, sans vraiment trop y croire, que Tôshirô serait dupe de son histoire de somnambulisme.
Et tandis qu'ils marchaient tous les deux vers le centre des recherches, le Capitaine comprit l'urgence de la situation. Karin n'était pas en train de rêver. Elle était bien réveillée quand il l'avait pris dans ses bras.
Il se rappela de cette étrange réaction le matin même dans le bureau où elle avait l'air d'écouter quelque chose.
Mais malgré cette attitude bizarre, il était difficile de savoir si ses sautes d'humeur étaient dues au venin qui coulait dans ses veines, au choc d'être morte ou à son caractère naturel.
Peut-être était-ce un tout. Peut-être qu'elle allait vraiment mal.
Dans tous les cas, il fallait que ces après-midi à endurer Kurotsuchi Mayuri soit efficaces. Il ne venait pas de retrouver Karin pour la reperdre de sitôt…
[…]
Durant tout le trajet les menant à la douzième division, Karin resta silencieuse. Elle portait sur son front les plissures dues à l'inquiétude. Le même genre de tic nerveux qu'avait Ichigo avec ses sourcils froncés. Ça leur donnait un air grognon et asocial.
Quant à Tôshirô, il en fit de même. Cloitré dans ses pensées, il ne s'aperçut pas qu'ils étaient arrivés devant les portes du quartier général des recherches du Seireitei.
_C'est là ? Demanda la jeune fille, non sans une once d'angoisse dans la voix.
Il lui fit signe d'entrer sans répondre.
Lorsque Karin franchit le pas de la porte, une exclamation de stupeur s'échappa malgré elle et vînt résonner dans l'immense salle qui s'étendait, luxuriante et moderne.
Partout, des objets sifflaient, grondaient, bougeaient ! Partout des shinigamis s'activaient, portant dans leurs bras des bocaux remplis de liquides multicolores ! Partout des choses merveilleuses et abracadabrantes !
_Ah ! Siffla une voix mielleuse du fond du laboratoire. Vous voilà enfin…
Karin resta bouche-bée devant l'excentricité de l'homme… ou de la créature qui s'approchait d'eux. Il était si loufoque qu'elle éclata de rire.
_Kurosaki, chuchota Tôshirô en lui donnant un coup de coude dans les côtes.
_Aïe ! Cria-t-elle. T'es con ! Tu m'as fait mal…
_Et vous êtes mal élevé, persiffla Kurotsuchi en s'approchant. Tout comme votre abrutit de frère.
Et tandis que la jeune fille s'apprêtait à lui balancer une phrase cinglante, le Capitaine de la douzième division partait déjà en direction d'une porte qui jouxtait le mur de droite de l'atelier.
Tôshirô lui emboita le pas en l'invitant d'un simple regard à le suivre. Ce qu'elle fit en boudant comme une enfant.
_Entrez ici et asseyez-vous, commanda l'étrange homme à tête de pharaon. Nous allons commencer par un questionnaire.
Les yeux de Karin lui lancèrent des éclairs. Elle n'avait pas du tout l'intention d'obéir à cet enfoiré.
_Assis-toi Kurosaki, gronda Tôshirô en prenant place sur un siège au bout de la salle.
Sans enthousiasme, elle s'exécuta, s'installant sur une chaise à l'apparence d'un siège électrique, en face de son bourreau.
Ce-dernier appuya sur le bouton d'une imposante machine, faisant apparaitre un écran sur lequel elle vit la salle et son corps se manifester.
_Je suis filmée ? Demanda-t-elle en regardant tout autour d'elle à la recherche d'une caméra.
_Et enregistré, ajouta Kurotsuchi. Bien. Commençons.
_Qu'est-ce que je dois faire ?
Il soupira en attrapant un calepin et un stylo derrière lequel il disparut.
_Début enregistrement. Lança-t-il, distrait.
« Début enregistrement » Répondit la machine avec une voix féminine et glaciale.
_Sujet numéro un, continua-t-il. Premier examen. Date et heure en automatique.
« Date et heure, enregistrées » Répéta de nouveau l'ordinateur.
_Nom, prénom.
Karin était si attentive à cet étrange échange entre l'homme et la machine qu'elle ne se rendit pas compte qu'il s'adressait à elle.
_Nom et prénom ! Reprit le Capitaine en grinçant des dents.
Elle sursauta, surprise.
_Vous le savez déjà, non ?
_Nom et prénom ! Insista-t-il en levant ses prunelles jaunes vers celles, provocantes de la jeune fille.
_Kurosaki Karin.
_Année de naissance, lieu et âge à haute voix.
Elle soupira, en regardant mollement Tôshirô qui, lui observait sans relâche les moindres faits et gestes de son confrère.
_Six mai mille neuf cent quatre-vingt-quatorze*. Karakura. Dix-huit ans.
_Taille, poids, sexe.
_Ce n'est pas gentil de demander ça à une fille, susurra-t-elle pour l'énerver.
Il disparut de nouveau derrière son calepin pour noter des choses qui l'intriguèrent.
_En centimètre, précisa-t-il.
_Sexe féminin, cent cinquante-deux centimètres, quarante-trois kilos.
_Couleur de peau, de cheveux, des yeux.
_C'est une blague !
_Est-ce que je vais devoir me répéter à chaque fois, Kurosaki, grogna-t-il d'une voix menaçante.
_Essayez pour voir ! C'est assez amusant en fait !
Le Capitaine se leva de sa chaise pour approcher son visage très près de celui de la jeune fille, son ongle pointu et long en direction de sa joue. Mais une main empêchait ce-dernier de s'approcher davantage. La main de Tôshirô qui n'était étonnamment plus à sa place.
_Ca suffit Kurotsuchi, gronda son ancien ami.
_Elle est agaçante, dit-il en se rasseyant tranquillement, comme si de rien n'était.
Et alors que Tôshirô regagnait son siège, Karin comprit le danger de la situation. Ce Mayuri n'était vraiment pas commode et n'avait l'air aucunement gêné par l'idée de la déchiqueter si elle le cherchait trop.
_Blanche, brune, noir, dit-elle avec un sourire, comme vous préférez.
_Sport, activités.
_Football, cursus scolaire banal.
_Vous savez vous battre, je crois.
_Je sais me défendre.
Elle entendit le Capitaine à tête de pharaon de carnaval ricaner.
_Famille.
Ce simple mot déclencha tout-à-coup une boule d'angoisse dans sa gorge. Si elle n'avait pas su se contrôler, elle aurait fondu en larmes.
_Un père, une mère défunte, un frère ainé et une sœur jumelle.
_Leur nom.
_Isshin, Masaki, Ichigo et Yusu.
_Compagnons, activités sexuelles, combien de partenaires.
_Mais à quoi ça va servir tout ça ! Cria-t-elle en se levant. Ça n'va pas me sauver de vous raconter ma vie !
_C'est le protocole. Je dois en savoir le plus possible sur votre environnement pour mes recherches. Ces études fonctionnent même avec les animaux…
_Allez vous faire voir ! Ma vie privée ne vous regarde pas ! J'me casse.
Mais Tôshirô l'arrêta en l'attrapant par les épaules. Il y avait dans son regard de l'agacement. Envers elle. Envers lui. Envers le déroulement des recherches.
_Vous ne pouvez pas faire court ? Demanda-t-il expressément.
_C'est nécessaire, ajouta Kurotsuchi avec un sourire malsain.
_Alors assieds-toi Kurosaki.
_Tôshirô !
_Assieds-toi.
Elle refit le trajet en sens inverse, en trainant les pieds.
_Alors ? Reprit le chef du laboratoire.
_Aucun… compagnon en ce moment.
_Et avant ?
_Cinq.
_Avec combien d'entre eux avez-vous…
_Deux…
Karin sentit le rouge lui monter aux joues. Elle n'avait vraiment pas envie de parler de ça et surtout devant Tôshirô. Elle n'osait d'ailleurs plus lever les yeux vers lui, de peur qu'il la juge. Quant à lui, il tentait vainement de penser à autre chose. Mais toujours sa curiosité reprenait le dessus. Il sentait que son ventre se nouait. Pourquoi réagissait-il de la sorte ? Karin était une amie. Une amie, voilà tout…
Au fur et à mesure que le questionnaire avançait, ils ne se regardaient plus, de façon si volontaire que Kurotsuchi s'en amusait avec beaucoup trop de machiavélisme. Certaines de ces questions n'étaient pas obligatoires, mais voir son trop sérieux petit collègue supporter l'agonie morale de sa chère et tendre camarade l'amusait au plus haut point.
Une bonne heure s'écoula avant que le Capitaine de la douzième division ne se décide enfin à aborder le sujet en question. La blessure.
Elle lui parla du plan. Des rendez-vous avec les chefs de clan. Du combat. Et il ne l'arrêta jamais pendant son récit jusqu'à ce qu'elle arrive au moment où Soejima avait porté son coup.
_Au début j'ai pensé que quelque chose clochait parce qu'il aurait pu me poignarder sans souci. J'ai été alarmé par la sirène des flics et j'ai baissé ma garde. Mais il m'avait juste fait une entaille. Alors je me suis simplement dit que c'était un boulet… vu comment il gérait sa protection et le Kisei…
_Enlevez votre uniforme, demanda-t-il.
Karin fixa ce-dernier avec un regard plein de sous-entendus.
_Vous n'êtes pas mon genre Taïcho…
Kurotsuchi sourit ce qui étonna Tôshirô qui, au contraire s'était immédiatement sentit gêné. Cependant, elle défit la ceinture blanche du shihakusho et la posa à côté d'elle. Puis elle somma son ancien ami de se tourner pendant ce passage de l'examen, ce qu'il ne fit pas.
_Et bien Hitsugaya, ajouta Mayuri toujours amusé par la situation, vous préférez regarder ?
Le jeune homme grogna. Ce n'était pas pour se rincer l'œil qu'il restait là, mais bien pour observer son confrère.
_Ça me dérangerait, dit-il, que vous arrachiez un morceau de Kurosaki pendant que je suis tourné.
Il ricana. Au moins, il n'avait pas fait tout ça pour rien. Les autres capitaines le détestaient et de ce fait, personne ne le dérangeait dans sa tâche, de peur d'être puni par ses soins. Mais il fallait bien reconnaitre que ce petit Capitaine n'avait pas froid aux yeux quand il s'agissait de protéger les gens qui l'entouraient. Cette gamine non plus ne lui déplaisait pas. Elle avait peu d'instinct de survie mais elle avait de la répartie et du tempérament.
_Bon et bien, alors déshabillez-vous Kurosaki. On perd du temps.
Karin ne rougit pas cette fois. Elle avait plus ou moins l'habitude de se déshabiller devant ses amis après un match de foot. Certes, Tôshirô n'était pas comme les autres. Elle ne le voyait pas comme Kazuya, Ryohei, Kei ou Heita. Mais après tout, elle n'était pas nue sous son uniforme.
Pressée que l'entretient se termine, elle se débarrassa en quelques secondes du haut, laissant ainsi apparaître un bandeau noir qui cachait la chair au niveau de sa poitrine.
Tôshirô déglutit avec difficulté et même s'il n'en laissait rien paraitre, il sentait que son rythme cardiaque s'accélérait.
_C'est là, enchaîna Karin en montrant l'entaille refermée et rose. Sauf qu'avant ma… ma…
_Votre mort, soupira Kurotsuchi sans pitié.
_Oui, c'est ça. Et bien avant elle était toujours béante. Elle suintait et s'infectait chaque jour un peu plus. Avant que je perde connaissance, le mal s'étendait sur tout l'abdomen.
_Hum. Je vois. C'est normal. Le venin a d'abord détruit le corps via une nécrose des tissus mais une fois morte, c'est à votre âme qu'il doit s'attaquer. Le moyen de vous détruire sera sûrement différent.
La jeune fille remit son uniforme et se rassit face au Capitaine.
_Observations de nouvelles choses ? Physique ? Morale ?
« Vas-tu leur dire Kurosaki ? »
« Tais-toi… pas maintenant… »
_Rien ?
Karin croisa le regard de Tôshirô qui en disait long. Peut-être devait-elle parler de cette voix… peut-être allait-il le faire à sa place…
_Il y a… hésita-t-elle. Il y a quelque chose oui…
_Quoi ? Demanda le scientifique en levant un sourcil.
_Je m'emporte vite. J'ai toujours eu un sale caractère, ça je le sais, mais j'ai beaucoup de mal à gérer mes émotions. Plus qu'avant.
_C'est normal. Et si nous ne trouvons pas de remède, ce sera pire encore. Vous deviendrez un animal assoiffé de sang.
« Du sang… aimes-tu ça ? »
« Bien sûr que non ! »
_Vos émotions seront si primaire que vous ne pourrez plus reconnaitre le bien du mal. Et vos amis, par la même occasion.
« Il ment, bien sûr. Tu sais reconnaître tes amis de tes ennemis. »
_Qu'est-ce que vous en savez ? Lança Karin, énervée.
_La légende le dit.
« Les légendes mentent. Ce n'est pas le venin qui te détruit. C'est toi-même. Tu l'as dit ! Tu es mauvaise… »
_C'est faux ! Cria-t-elle.
Les deux Capitaines se regardèrent, étonné pour l'un, intéressé pour l'autre. Le visage de la jeune fille s'était soudainement durcit. Sa voix était plus grave, plus agressive. Même le langage de son corps était différent, plus rétracté, plus sauvage.
_Calme-toi Kurosaki, ordonna Tôshirô en s'approchant. Kurotsuchi Taïcho n'a rien dit de mal.
« Il veut te tuer. Il te veut pour faire des expériences. »
_Il va me faire du mal ! Gémit-elle en se glissant derrière le siège, comme une enfant apeurée.
_Pourquoi tu dis ça ? Demanda-t-il calmement.
« Je le sais Kurosaki ! Il va t'ouvrir, te dépecer, te torturer… »
_Il dit que vous allez me faire du mal…
De nouveau, les deux Capitaines s'échangèrent un regard.
_Qui ça, « il » ? Se renseigna Mayuri en posant son calepin.
_Moi ! Lança-t-elle, effrayée. Il est moi !
La jeune fille recula jusque dans un coin de la salle où elle enfouit son visage dans ses genoux. Elle se mit alors à marmonner toute seule comme s'il n'y avait plus personne avec elle que son double.
_Tu as tords… peut-être le grand… pas lui…non… je sais qu'il ne fera rien…je crois… non… tu as tords… arrête… laisse-moi… arrête ! Laisse-moi ! La ferme ! Ta gueule !
Le dernier cri que poussa Karin eût pour effet de voir Tôshirô se jeter sur elle et la prendre dans ses bras. Ainsi encerclée contre lui, sa respiration rythmée comme un tambour de guerre, elle sentit que petit à petit, le monde redevenait normal. Mais, épuisée, elle ne put contrôler ses paupières qui se fermèrent tout-à-coup pour la laisser sombrer dans le sommeil.
_C'est finis pour aujourd'hui, conclut le jeune Capitaine, plus inquiet qu'il ne le laissait paraitre. Nous reviendrons demain.
[…]
*Je ne sais pas en quelle année se déroule Bleach alors je l'ai adapté à notre époque à nous ! Voili voilou ! A bientôt !
