Et le deuxième, comme promis !
CHAPITRE XIX : Quand La Peur Nous Fait Parler
Tôshirô Hitsugaya n'était pas le genre d'homme à se laisser envahir si facilement qu'il s'agisse de son esprit ou de ses appartements… Mais là, il n'avait rien pu faire contre le guet-apens que lui avait tendu ses collègues et amis.
Une journée qu'il s'était imaginé tranquille et reposante, s'était soudainement transformée en un grand n'importe quoi ! Tous, hormis lui et le fier Byakuya Kuchiki, s'étaient plongés dans une partie de carte dont les règles semblaient changer à chaque fois que cela arrangeait un Capitaine…
Cependant, malgré l'agacement qui siégeait indubitablement à l'intérieur de lui et ne cessait de progresser au fur et à mesure que les gens criaient, sautaient, se tapaient, Tôshirô voyait une facette du caractère de Karin qu'il n'avait pas observé depuis très longtemps.
Elle était là, à quelques mètres à peine à rire aux éclats, se laissant porter par l'euphorie générale. Personne, ignorant les problèmes qui subsistaient dans l'esprit de la jeune fille, n'aurait pu imaginer qu'hier à peine, elle s'était métamorphosée partiellement en bête sauvage. Même Matsumoto, dont les blessures avaient disparu grâce à Unohana Retsu, souriait avec allégresse. Aucun ne fixa son regard animal ou ses canines apparentes.
Tous ! Tous sans exception jouaient le jeu et transformaient cette tigresse si aisément irascible en une agréable et folle jeune fille dont l'âge et le caractère recelaient d'innombrables mystères.
Elle était là, sous ses yeux, à rire, sourire, sursauter. Elle était là, les yeux brillants, entrainée dans la liesse commune.
Mais tous avaient un travail. Et un travail considérable ! Aussi, lorsque la fin de matinée arriva, le groupe disparut en un seul homme, emmenant avec eux les réjouissances qu'ils y avaient apporté.
_Je t'ai à l'œil, grogna discrètement le jeune Capitaine à sa subordonnée qui souriait sur le bas de la porte. Ne me refais jamais plus un coup pareil !
_Promis Taïchoooo, minauda la belle Matsumoto en se dirigeant vers le bureau.
Le shoji de l'appartement de Tôshirô glissa lentement et tout-à-coup, le silence qui régna dans le salon devint terriblement pénible.
Karin, toujours assise aux abords de l'immense table basse, regardait le jeune homme. Elle ne bougeait plus comme dans l'attente d'un verdict.
_Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda le jeune homme, sur le qui-vive.
_Tu ne t'es pas beaucoup amusé ce matin, dit-elle avec un ton d'excuse.
_Qu'est-ce que ça peut faire…
Dévoilé à Karin qu'il n'avait rien suivit au jeu, trop concentré sur son visage et ses mains et ses courbes et ses… non… c'était se jeter littéralement dans la gueule du loup…
_Rien, ajouta-t-elle en se levant. Je dis juste que tu devrais te laisser aller parfois.
Tôshirô fit semblant de ne pas avoir entendu cette dernière qui, plus par politesse que par envie, se penchait déjà pour nettoyer la table.
_Laisse, dit-il en s'approchant. Je vais m'occuper de ça.
_J'peux très bien t'aider, enchaîna-t-elle un peu piquée au vif. Je suis pas impotente…
_Je sais, soupira le Capitaine qui sentait revenir la dispute d'avant l'embuscade de sa subordonnée. Je dis pas le contraire. Mais tu devrais profiter que tout va bien pour toi pour…
_Pour quoi ? Demanda Karin en plantant ses yeux dans ceux de son ami. Pour attendre que le mal revienne ? Je préfère autant être utile…
_Fais comme tu veux…
Et tous deux arrangèrent la salle qui avait quelque peu souffert du nombre de gens survoltés qui l'avaient engloutie.
Mais ce manège ne dura que trop peu de temps et vite le silence pesant les rattrapa, chacun enfermé dans leur mutisme, assis, sans aucun mouvement. Ils savaient que, peu importe le sujet de conversation qu'ils lanceraient, ça finirait par déraper sur une dispute ou… plus encore…
Les minutes passèrent avec une lenteur qui les fit passer pour des heures entières. Quand le jeune Capitaine avait, sans trop avoir le choix, accepté de garder sous sa tutelle Karin, il n'avait pas pensé à quoi faire pour lui occuper l'esprit…
Un soupire, cependant, échappa aux pressions des lèvres fines de la petite brune. Elle se disait même qu'au moins, quand elle pétait un boulon, il y avait de l'action. Sa voix intérieur allait presque finir par lui manquer si ni l'un ni l'autre ne faisait le premier pas pour entamer une conversation !
« Allez ! » Pensa-t-elle. « Quelques mots… juste quelques mots… »
Elle tourna vivement sa tête vers celle de Tôshirô qui venait d'en faire autant. Mais le contact fut si brutal, que les deux repartirent dans leurs pensées, soudain très concentré sur le mur ou sur leurs mains.
Fallait-il que cette journée soit à ce point un supplice ! Ils étaient amis non ? Ils l'avaient été ! Ce début de matinée avait même bien commencé ! Il fallait qu'elle lui parle. C'était plus que vital ! En quelques jours à peine, elle l'avait fait souffrir plus qu'aucune autre personne et pourtant, il était celui qu'elle chérissait le plus dans ce monde. Oui. C'était ça ! Il fallait qu'elle le lui dise ! Si cette souffrance était perpétuellement présente à la tirailler, ne lui laissant aucun répit, c'était à cause de tous ces non-dits ! Elle devait lui dire.
Tout lui dire ? Mais comment commencer ?
Prenant son courage à deux mains, prête à toute éventualité, Karin se tourna doucement vers lui.
_Dis-moi, se risqua-t-elle. L'autre « tête de glands » va revenir ?
_Qui ? Demanda-t-il, surpris par la voix même de la jeune fille qui brisait violemment le silence.
_Le scientifique…
_Kurotsuchi, dit-il avec un léger sourire sadique.
Il la reprenait toujours sur le nom du Capitaine de la douzième division mais en fait, il prenait un véritable – et très profondément enfouis – plaisir à entendre quelqu'un le nommer par ces petits surnoms qui lui allaient si bien…
_Je ne sais pas très bien à quelle fréquence il doit t'administrer l'antidote.
_Donc je dois prendre d'autres doses ? Souffla-t-elle en repensant à l'énorme aiguille qui l'avait agressée la veille.
Tôshirô acquiesça d'un signe de tête.
_Il reviendra sûrement ce soir, ajouta-t-il. Ce n'est pas évident de savoir ce qu'il se passe dans le cerveau de ce…
_Taré, finit-t-elle avec un sourire moqueur.
Le jeune homme lui rendit son sourire. Au moins, sur ce sujet, ils étaient sur la même longueur d'onde.
_Oh merde ! Lança Karin.
_Quoi ? Demanda Tôshirô, prêt à bondir sur elle si quelque chose déraillée.
_Rukia-chan va me rapporter des vêtements !
Tout-à-coup le Capitaine se sentit bête. Devait-il s'inquiéter ou… ou quoi ?
_Qu'est-ce que tu racontes ? Interrogea-t-il.
_Tu connais ma sœur ! Oh, non !
L'air stupide de son ami la ramena à la réalité.
_Voyons Tôshirô ! Si c'est Yusu qui range mes affaires, qui fait mon sac ! Je vais me retrouver avec tout et n'importe quoi ! Genre ce putain de pyjama avec lequel je me suis baladée dans tes couloirs ! Quasiment à poil !
Le jeune homme déglutit difficilement en se rappelant, qu'en effet, sa tenue était assez légère… On pouvait voir, sans difficulté les formes généreuses que la nature lui avait abondement confié.
La petite brune se mit à faire les cents pas, convaincue que la foudre allait lui tomber sur la tête. Mais même piégée dans ce désarroi – désarroi qui jusqu'à présent n'avait aucune véritable importance… - elle s'arrêta net devant la fenêtre du salon.
_Oh ! Cria-t-elle, surprise. Regarde ! Viens voir !
Il se leva et se rapprocha assez près d'elle pour qu'un simple chuchotement suffise à leur conversation.
_Il neige, dit-elle avec cette voix qu'ont les enfants quand une chose les émerveille. J'ai cru que je ne verrai plus jamais la neige !
Bien entendu, ce n'était pas encore l'hiver. Il arrivait parfois que quelques flocons se perdent en cette saison sur le Seireitei mais là, il y avait de grande chance qu'une nappe blanche recouvre la Soul Society entièrement s'il ne se calmait pas…
Inutile de dire à son amie que ces flocons tombaient car il s'était laissé aller à fantasmer quelques secondes sur ses courbes. Une petite perte de contrôle… Pas très grave en soit, il fallait jusqu'il arrête le déluge de neige petit à petit pour que personne ne l'associe à Hyorinmaru…
_Tôshirô, murmura Karin, toujours perdue dans la contemplation de cette pluie argentée. Tu te rappelles de cet enfant qui s'était transformé en hollow* chez Oba-chan ?
Le concerné acquiesça d'un signe de tête. Cette histoire remontait à plusieurs années ! Karin avait à peine… quoi ? Onze ans ? Plus ? Ce dont il était sûr, c'est que c'était la deuxième fois qu'il passait une partie de ses congés auprès d'elle.
_C'est grâce à la neige, dit-il en appuyant son front sur la vitre, qu'il a trouvé le repos…
Les mains de la jeune fille emprisonnèrent son regard d'ébène. Ce qu'elle allait lui révéler était plus difficile que combattre mille Soejima…
_Je… je ne veux pas mourir, chuchota la petite brune, le regard toujours fixé sur les flocons en chute libre.
Tôshirô ne bougeait plus. Que devait-il répondre à un tel aveu ? Bien sûr qu'elle ne voulait pas mourir ! Et lui non plus, ne le voulait pas. Il ferait tout pour l'éviter.
_Je, hésita-t-elle, Je ne veux pas mourir comme cet enfant avant d'avoir vu naître réellement l'hiver. Je veux me geler les entrailles au plus profond de mon être ! Je veux me sentir à l'image de cet arbre qui se meurt mais que personne n'abat parce que, couvert d'une épaisse nappe blanche, on ne le voit pas pourrir. Je veux…
Karin déglutit difficilement. Elle voulait lui parler et maintenant, elle allait le faire sans aucun détour.
_Je veux, continua-t-elle dans un souffle, je veux que tu me couvres de cette neige Tôshirô !
Le jeune homme sursauta.
_Qu'est-ce que tu racontes, murmura-t-il, apeuré par la révélation qu'elle s'apprêtait à lui faire et qu'il connaissait d'avance.
_Couvre-moi, Tôshirô ! Protège-moi !
Elle tourna sa tête vers lui et planta ses yeux de serpent dans les siens, mal assurés. Quant à elle, rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Son corps, soudainement animé d'une flamme, brûlait passionnément.
_Je veux me cacher dans tes bras et ne plus jamais en partir…
_Kurosaki…
_Oui, je sais, ricana-t-elle en s'écartant vers le centre de la salle, je suis pitoyable en ce moment. Je prends sans arrêt de grands airs comme si rien ne pouvait m'ébranler alors que je ne souhaite qu'une chose, une seule chose, vivre ! Et vivre éternellement avec toi !
Le regard de Karin se posa ardemment sur Tôshirô. Ce genre de feu, animé par l'instinct animal le plus primitif. Ce genre de feu, dans ses yeux qui savait, en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire faire fondre l'épaisse carapace de glace qui recouvrait l'âme du Capitaine.
_Kurosaki, s'excusa-t-il.
_Tais-toi, crétin ! Laisse-moi finir. Tu penses que je ne vois pas ton petit manège ? Tu crois que ma maladie m'aveugle à ce point ? Je sais ce que tu ressens pour moi ! Je vois tout. Tu n'es pas le premier homme que j'ai rencontré ! Vous êtes tous pareils ! Je sais que, quand tu m'engueules, c'est que tu te fais du souci pour moi. Quand tu interposes quelqu'un entre toi et moi – et même cette pétasse d'Oïshi de mon cul fait l'affaire – c'est que ton sens du devoir est plus fort que tout et qu'il te dirige depuis toujours ! Je ne suis pas idiote… le grand Mikado blanc de tout à l'heure et ce coincé de Kuchiki étaient là, non pas pour faire la fête mais pour te surveiller toi Tôshirô ! Toi… pas moi…
_Tu ne sais rien du tout, gronda le jeune homme qui ne savait comment se sortir de cette situation.
_Mais pourtant, hier soir, quand j'étais sous la douche, j'ai vu tes yeux se poser furtivement sur le miroir avant que la brume ne recouvre entièrement mon reflet. Je t'ai vu, toi si intègre, je t'ai vu me regarder ! J'ai cru que j'avais rêvé mais en fait non ! Puis, je t'ai vu frissonner d'angoisse quand hier soir, Kurotsuchi est arrivé pour m'administrer l'antidote ! Alors pourquoi ? Pourquoi tu me repousses encore ?
_...
_Pourquoi nous ne pouvons pas parler tranquillement, toi et moi sans que les murs tombent en morceaux ? Si je ne t'ai pas toi, Tôshirô, alors qu'est-ce qu'il me reste ici-bas ?
_Je suis désolé…
_Oui, tu es désolé… Moi aussi. Je suis désolée de t'avoir un jour adressé la parole et d'avoir laissé naître en moi, cet affreux, cet horrible sentiment que je n'arrive pas à contrôler ! Parce que, oui Tôshirô ! Les choses ont parfois étaient incontrôlables mais avant que tu n'arrives dans ma vie, je contrôlais tout ! Ma frustration a l'idée d'avoir un semblant de famille ! D'être seulement appréciée par des voyous et de n'avoir qu'une seule amie, ma sœur…
_Kurosaki !
_Ta gueule, putain ! Laisse-moi finir !
Karin attrapa le jeune homme par son haori et le poussa contre le mur, son visage si près du sien qu'ils pouvaient sentir leur haleine se mélanger l'une à l'autre.
_Puis, tu arrivais, ajouta-t-elle, plus douce, tous les six mois environ et c'était le bonheur ! J'avais la sensation d'être belle et vivante ! Et aussitôt tu disparaissais et je sentais que mes émotions s'enflammaient. Ma colère devenait plus intense ! J'étais irritable ! Alors, j'ai mis toute cette colère sur le dos de mon père et de mon frère car je me refusais de penser qu'elle te revenait de droit puisque c'était toi qui me manquais !
Tôshirô fit reculer Karin en redressant son corps de toute sa hauteur.
_Ne dis pas ça, ordonna-t-il.
_Oh, si ! Je vais le dire, continua-t-elle en reculant d'un pas pour ne pas perdre son regard. Je vais simplement avouer que cette colère, je me la suis reprochée des années durant ! Parce que je ne pouvais pas t'aimer chaque jour que nous vivions ! Parce que je ne pouvais simplement pas m'imaginer vivre sans toi, ou mourir et quitter ceux que je voulais protéger ! Ma famille ! Mes amis ! Et puis, tu es revenu cette dernière fois et je me suis dit que je me calmerai et que je pourrai pardonner à ce père et ce frère absent et à ma haine et que ma vie pourrait rentrer dans l'ordre si tu me le demandais… Mais tu as été si agressif !
_...
_Tu étais là, à me reprocher cette frustration que j'avais fait brûler contre tous, que je n'avais plus qu'une envie, disparaître à jamais de cet enfer que vous aviez tous emmené à Karakura, dans MA famille ! J'étais si horrifiée parce que je ne comprenais pas que c'était à toi que j'en voulais le plus ! A toi parce que j'avais nourris cet espoir d'être à tes côtés un jour ! A toi, parce que je t'aimais et que, bordel Tôshirô ! Parce que je t'aime encore !
_Tais-toi ! Tais-toi !
Le Capitaine lui attrapa violemment les mains pour la faire reculer, comme si cette simple action pouvait l'impressionner.
_Et je m'en voulais à moi, cria Karin que les poignets faisaient souffrir, parce que je n'ai pas su taire ce sentiment ! Alors ne me dis pas de me taire ou de ne pas avoir peur !
_Kurosaki !
_Karin putain de merde ! Hurla-t-elle. Je m'appelle Karin ! Karin ! KARIN !
Tôshirô lui lâcha les poignets et, complètement essoufflé et horrifié, se tourna vers la fenêtre pour cacher le désarroi qui dilatait ses pupilles.
_J'ai peur, chuchota-t-elle doucement, j'ai peur parce que je n'ai plus aucun repère. Tu étais ce repère…
Karin était si concentrée sur ce qu'elle avait à lui dire, qu'elle ne sentit pas que les larmes montaient à ses yeux. Elles ne coulèrent pas mais embrumèrent sa vision au point qu'elle eût du mal à voir le Capitaine se tourner vers elle, sèchement.
De cet homme, complètement dépassé par les évènements quelques secondes auparavant, il ne restait rien. Se tenait devant elle, un chef, un dirigeant, un maître qui était plus froid qu'un mur de glace. Ses yeux lançaient des éclairs.
_Kurosaki, dit-il d'un ton sans appel, je ne vois pas de quoi tu parles. Tu devrais arrêter de délirer sinon je serai obligé de t'enfermer pour la protection du Seireitei. Il n'y a jamais rien eût entre toi et moi et il ne se passera jamais rien, sois en sûr.
Le choc fut si grand pour Karin qu'elle resta figeait comme une poupée de cire, sans voix, incapable de dire quoi que ce soit. Etait-il possible qu'il lui réponde une telle chose alors qu'elle venait de se livrer à lui ? Ce n'était pas faute d'y avoir mis tout son cœur alors qu'elle ne se laissait jamais aller à de tels épanchements !
_Je dois sortir faire mon rapport, ajouta fermement le Capitaine de la dixième division. Mes meilleurs soldats viendront te surveiller le temps de mon absence.
Et aussitôt dit, aussitôt fait. Tôshirô passa auprès d'elle sans même lui accorder un regard. Ce fut comme un vent glacial qui transperça le corps de la jeune fille, statufiée dans sa douleur. Et quelques secondes àpeine, après cette déclaration, Minamoto, suivit de deux autres shinigamis entrèrent dans le salon et commencèrent leur tour de garde, fuyant le regard de la belle brune qui ne savait plus très bien ce qui venait de se passer.
Avait-elle rêvé ? Etait-elle encore endormie ?
Mais non. L'abandon de Tôshirô était bien réel. Il avait simplement déguerpis à la vitesse de l'éclair plutôt que d'affronter son ancienne amie. Elle était seule. Désespérément seule avec pour unique compagnie, le son de sa déclaration en écho dans sa tête, comme le rappel de sa plus grande honte !
Elle qui ne se permettait jamais d'être fragile venait de se casser en un million de morceau….
Cependant, ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'en dehors des remparts du Seireitei, au beau milieu d'un terrain vague, gémissait un dragon… un dragon de glace qui, seul et à l'agonie, ne savait plus quoi faire d'autre que d'hurler sa détresse…
[…]
Voilà ! Je ne vous promets plus d'être rapide pour la suite. Elle arrive, ça c'est sûr ! Mais je fais privilégier mon concours cette année. Je vais juste faire de mon mieux ! J'espère que les chapitres vous ont plu ;) Merci pour ceux qui tiennent bon !
*Le hollow et le petit garçon de la neige font référence au deuxième HS sur Karin et Tôshirô mais je pense que vous le savez déjà^^
