Bonjour tout le monde,
je sais j'ai deux mois d'absence...donc deux chapitres à mettre, je le mets cette nuit pour m'excuser....
dsl je suis impardonnable !
sinon merci pour vos reviews et votre patience !!!!!!
Je ne m'étale pas plus à tout à l'heure
encore désolée
bonne lecture
bsx
lavande
Chapitre 22 : Joyeux noël !
Quand il se réveilla, elle était toujours là dans ses bras. Elle n'avait pas dû beaucoup dormir avant qu'il arrive. Il connaissait assez Hermione pour savoir qu'elle ne dormait pas si elle se faisait du soucis pour quelqu'un, et ne s'endormir que lorsqu'elle était épuisée.
Il aurait voulu rester dans le lit mais il sentait toujours l'odeur sur lui, une odeur de renfermé, de moisi, de cadavre.
Il alla donc prendre un bain, bien moussant et parfumé. Il s'y endormit.
« Drago.
- Hum…
- Réveille-toi ! L'eau de ton bain est froide.
- Hum…Ca veut dire que tu as mis ta main dedans…vicieuse. »
Il reçut une tape sur la tête.
« Aïeuh ! »
Il entrouvrit légèrement un œil, le ferma pour ensuite ouvrir les deux : elle était toujours en pyjama. Il attrapa une serviette et se leva en même temps de la nouer autour de la taille, en même temps il remarqua qu'il n'y avait plus de mousse. Hermione rougit. Il s'en amusa. Il s'approcha d'elle jusqu'à ce qu'elle soit bloquée avec le lavabo.
« Tu rougies comme au premier jour. »
Il posa sa main sur la joue d'Hermione, très sérieusement.
« Tu as l'air fatigué.
- Je me suis fait du soucis pour toi. »
Elle lui sauta au cou et l'enlaça. Il ne comprit pas pourquoi, mais il se laissa faire, répondant à l'étreinte.
« Je m'en doutais. Soupira-t-il. Je suis désolé mais ça ne s'arrangera pas.
- Pourquoi tu dis ça ? »
Drago lui raconta rapidement ce qu'il s'était passé. Hermione écoutait attentivement.
« Je pense que je serai souvent absent. Voldemort a dû le faire exprès. Je veux que quand je pars en mission tu ne sois pas seule, que tu ailles chez quelqu'un. »
Hermione acquiesça. Drago se sentait soulagé…
« Bon qu'as-tu prévu aujourd'hui ?
- Rien, je veux rester avec toi.
- Serait-ce une déclaration ?
- Ne rêve pas non plus. S'amusa-t-elle. Bon je vais me laver.
- Tu veux que je t'aide. »
Elle haussa un sourcil avec un sourire en coin. Elle se mit sur la pointe des pieds pour avoir son visage exactement à la même hauteur. Hermione posa ses lèvres sur les siennes. Il ferma les yeux et apprécia le baiser.
« Hermione je…je te laisse te laver. Se reprit-il. »
Il se recula à regret et s'en alla pour s'habiller. La gazette des sorciers arriva :
« C'est pas vrai. »
L'article était très court mais précis :
Attaque surprise !
Cette nuit vers minuit, une troupe de mangemorts a détruit la section de recherche contre la lycanthropie. Surprenante cible ! Ce laboratoire sûrement trop proche du but n'est plus qu'un amas de briques et de décombres. Aucun mort n'est à déplorer fort heureusement.
Un hibou arriva, une lettre au bec. Une lettre pour Hermione.
« Hermione, tu as une lettre et un article à lire. »
Elle arriva quelques minutes plus tard, les cheveux trempés. Elle lut l'article avec sérieux puis leva les yeux vers Drago :
« Tu le savais ?
- Non. Il a dû le faire exprès, il doit en avoir assez que tu ne sois pas enceinte.
- J'imagine. »
Comme prévu, Hermione ne put retravailler. Elle restait avec lui, mais elle s'ennuyait : il le voyait bien. De plus à force d'habiter avec elle, il savait qu'elle ne supportait pas d'être sans une activité. Un jour, il décida de s'amuser un peu pour la divertir, Hermione lisait dans le fauteuil allongée de tout son long, légèrement relevée par les coussins dans son dos. Il se mit sur elle, accroupi.
« Drago qu'est-ce que tu fais ? T'es lourd. Dit-elle en posant son livre puis en essayant de le repousser. »
Il s'approcha :
« J'ai envie de t'em… »
Il ne put finir sa phrase qu'elle lui attrapa la nuque et l'embrassa avec passion. Il répondit avec autant de passion, après tout il n'allait pas s'en priver ! Il la laissa reposer sa tête sur le coussin tout en continuant de l'embrasser. Ils s'embrassèrent longtemps -bien que trop peu au goût de Drago- et avec gourmandise. Il savait qu'ils n'iraient pas très loin mais il y mit toute sa fougue. A bout de souffle, ils rompirent le baiser :
« Tu es content ? Bon maintenant laisse-moi lire. »
Il resta proche de son épouse :
« Si tu ne m'avais pas coupé la parole tu aurais su que je voulais t'embêter…mais je ne suis pas contre un deuxième baiser. »
Il lui fit un sourire charmeur. Il continua de s'amuser avec elle, déposant des baisers à différents endroits : le front, les joues, le menton, le cou…pas plus loin elle portait un col roulé. Alors il remonta un peu le pull pour embrasser son ventre. Elle riait, il devait la chatouiller en même temps.
« Arrête tes bêtises.
- Je crois que c'est ta phrase préférée ! Tu me le dis tous les jours. »
Elle essaya de le repousser mais il lui attrapa les poignets et les mit au dessus de la tête alors que son autre main continuait de la chatouiller. Hermione se mit à rire à gorge déployée.
« Tu es à moi ! Je suis le plus fort ! Maintenant tu es mon esclave. »
Il s'amusait énormément, Hermione se débattait tout en rigolant :
« Jamais de la vie Drago Malefoy.
- C'est ce que nous allons voir ! Tu es à ma merci ! Ah ah ah ! Fit-il avec une grosse voix et un rire démoniaque. »
Hermione explosa de rire :
« Tu ne me fais pas peur !
- On va arranger ça !
- Arrête Drago tu me chatouilles. Cria-t-elle.
- Non c'est vrai ? S'exclama-t-il avec ironie, toujours. Supplie-moi et je te lâche. Reprit-il avec une grosse voix.
- NON. »
Elle fut prise d'un fou rire. Son visage s'éclairait quand elle souriait. Il arrêta pour qu'elle reprenne son souffle.
« J'ai pitié de toi, femme ! Remercie ma divine bonté de t'avoir épargné ! Joua-t-il avec un air mélo-dramatique. »
Finalement il la lâcha. Hermione n'en resta pas là, elle le fit glisser contre le dossier du fauteuil et commença la torture qu'il lui avait fait subir. Au début, il essaya de ne pas rire, mais il ne put faire autrement. Hermione avait réussi à bloquer ses jambes.
Quand il se débattit, Drago eut le réflexe de la repousser ! Hermione commençait à tomber du fauteuil, poussant un petit cri ! Il la rattrapa et se mit de nouveau sur elle.
« Hermione Malefoy ! S'outra-t-il. Ce n'est pas une manière de s'amuser. Je sais que tu adores ton parterre mais n'abuse pas.
- Il me semble que c'est toi qui adore le sol de ma maison ! Tu ne te souviens pas de ta première heure d'entraînement ? »
Drago roula des yeux, Hermione lui fit un sourire en coin. Drago murmura :
« De notre maison ! »
Un silence s'installa, Drago était toujours sur Hermione. Elle posa sa main sur la joue de Drago puis remit une mèche derrière son oreille.
« Que cherches-tu Drago Malefoy ? »
Il ne savait pas lui-même et donc ne répondit pas.
« Je me le demande tout le temps.
- Je suis si intéressant ?
- Non tu es étrange, ambiguë, tu ne sais pas ce que tu veux…
- Je sais ce que je veux.
- Ah oui ! Il y a quelques semaines tu aurais essayé d'aller plus loin, là tu as voulu m'embêter. »
Il esquissa un sourire et s'approcha d'elle, lui murmurant des paroles au creux de l'oreille.
« Serait-ce reproche ? J'essaye de changer.
- Ne change pas. »
La réplique étonna fortement Drago qui ne s'y attendait pas.
Elle mit ses mains autour du cou de Drago qui l'embrassa tendrement. Elle répondit au baiser avec douceur.
Il sentit un transplanage. Il releva la tête…ils étaient dans leur chambre. Il la regarda avec interrogation, elle acquiesça.
A cet instant il lui fit son plus beau sourire et l'embrassa avec passion.
Le mari serra son épouse dans ses bras.
Elle passait ses mains sur son dos comme pour le masser, ce qui était sublime, ses mains finirent plus bas, remontant son tee-shirt doucement et le caressant par la même occasion. Il finit par l'aider à enlever son tee-shirt, dés lors il se releva et elle aussi pour lui retirer l'étoffe. Il l'embrassa une nouvelle fois et la coucha avec tendresse. Il s'amusait avec ses lèvres pulpeuses alors qu'elle continuait de caresser la peau de son dos.
Par réflexe, il voulut effleurer ses cuisses mais un bout de tissu recouvrait ses jambes : son pantalon. Il se prit comme mission de lui retirer, ce fut donc avec douceur qu'il déboutonna très lentement chaque bouton puis il baissa la fermeture, pour enfin faire glisser le pantalon le long de ses jambes, tout en les caressant. Ils s'en débarrassèrent. Il put effleurer, puis caresser à sa guise les jambes de son épouse qui soupirait.
Elle en profita pour les renverser.
Hermione était, dès lors, au-dessus. Après le dos, ce fut son torse, qu'elle dessinait du bout des doigts, imaginant de grandes arabesques, redessinant ses muscles, inventant des chemins interdits. Il gémit presque imperceptiblement, étouffant les gémissements du mieux qu'il pouvait. Bizarrement Drago ne savait pas si remonter ses mains allait plaire à sa femme. Par inadvertance, alors qu'il voulait retirer le pull, il effleura la chute de ses reins. Elle gémit. Ca ne la gênait apparemment pas ! Il sentit qu'elle essayait de retirer, à son tour, ce qui lui recouvrait les jambes, elle se redressa quelques secondes pour lui dégrafer ; étant trop petite pour le faire glisser entièrement elle renonça aux lèvres de Drago pour déposer des baisers sur le cou et descendait le torse emportant avec elle, son pantalon. C'était divinement bon. Chaque baisers résonnaient comme une bénédiction. Alors qu'elle s'occupait toujours de son torse, Drago faisait remonter son pull. Ils se débarrassèrent en même temps des étoffes qui les occupaient tous les deux. Elle portait des sous-vêtements parme, cette couleur lui allait particulièrement bien ! Les cheveux châtains d'Hermione lui chatouillaient le torse, c'était une douce sensation. Elle faisait des mouvements avec ses jambes sur celles de Drago, les remontant, les redescendant, bref les caressant. Ils purent enfin retrouver les lèvres de l'autre. Drago l'embrassa avec passion, elle y répondait enchérissant toujours plus.
Il la renversa pour être au-dessus après avoir dégrafer le soutien-gorge qu'elle portait. Il cessa de l'embrasser. Elle était aussi rouge qu'une jolie pivoine, il posa sa main sur sa joue et fit de légers mouvements avec son pouce. La rougeur disparut petit à petit. Ses cheveux étaient éparpillés sur l'oreiller comme une belle couronne. Ses yeux chocolats scintillaient.
Drago lui fit un sourire et posa ses lèvres dans le cou de son épouse. Il descendait le long de son corps, elle continuait de frôler la peau de son dos pour finir par retirer le dernier vêtement qu'il portait. Ils touchaient presque au but. Drago reprit sa descente pour lui aussi la déshabiller entièrement, puis escalada son corps n'oubliant pas une seule de ses délicieuses courbes, pour enfin capturer ses lèvres qui lui manquaient tant. Elle le prit dans ses bras. Elle gémissait murmurant son prénom comme une douce mélodie, elle le fit une nouvelle fois quand il se colla à elle. Ça lui faisait quelque chose. Quand, enfin, ils s'unirent, il vit comme qui dirait la vie en rose.
Son corps était reposé, comme apaisé malgré son souffle entrecoupé, et son esprit heureux et soulagé. Il se coucha près d'elle, remontant la couverture plus haut, elle était dos à lui, il la prit avec douceur et tendresse dans ses bras, déposa de doux baisers dans le cou de la brunette ainsi que sur son épaule. Elle se tourna, posa ses lèvres sur les siennes, puis avec un petit sourire, elle lui susurra :
« Joyeux noël ! »
Ils rirent ensemble. Elle se releva quelques secondes, emportant avec elle un drap pour couvrir son corps jusqu'à enfiler le tee-shirt de Drago. Il savait qu'elle était pudique. Il l'attrapa, ce qui eut pour conséquence de la faire tomber sur lui. Ils explosèrent de rire. Avec plus de sérieux, ils se regardèrent. Ils venaient de passer une étape, quelque chose avait changé entre les deux époux. Avec un sourire comme elle savait les faire : délicat, tendre, Hermione lui remit une mèche derrière son oreille.
Elle essaya de se relever mais il la garda jalousement près de lui. Il avait envi de l'avoir près de lui. Elle se faufila sous les couvertures et mit une main sur son torse. Aucune parole ne pouvait être meilleure que le silence qui régnait dans la pièce. Il inspira son odeur vanillée. Elle se releva et le regarda un bras sur son torse et sa tête reposant dessus. Elle l'observait avec malice.
Il fit en sorte qu'ils fassent un roulé-boulé dans le lit ; résultat : ils furent étroitement coincés dans la couette, ce qui les fit rire. Drago, qui était juste sur elle, en profita et s'amusa avec les lèvres de la jeune femme : les mordillant, les suçotant, s'éloignant quand elle s'approchait ; Hermione jouait le jeu. Puis, du mieux qu'il put, il commença à souffler dans le cou et sur les épaules de son épouse ce qui la chatouillait. Hermione essaya de le faire arrêter mais n'y parvenait pas alors elle les fit tourner, prenant ainsi le dessus. Drago put avoir les cheveux de son épouse en plein visage, elle débloqua une de ses mains et écarta ses cheveux avec un sourire radieux et amusé. Il capturait ses lèvres avec engouement. Il réussit à passer ses mains autour de sa taille lui caressant le dos à travers le tissu du tee-shirt qu'elle portait.
Tous les malheurs du monde pouvaient arriver, rien ne les ferait bouger, pour une fois personne n'avait brisé leur lien. Ce furent leurs ventres criant famine qui les obligèrent à se détacher l'un de l'autre. Il était passé 22h.
Ils s'habillèrent.
Hermione décida de préparer rapidement une pizza qu'ils pourraient regarder la télé par la même occasion. Drago profita de la préparation de la pizza, pour l'enlacer et déposer des baisers sur sa nuque. Quand elle termina elle posa sa tête sur l'épaule de Drago. C'était étrange, il y a encore quelques semaines il n'aurait pas fait ça que pour pouvoir arriver à ses fins.
« Y A QUELQU'UN ? JE SUIS RENTREE ! VOUS ETES OU ? »
Le couple explosa de rire. Mélissa était de retour ! Au moins, elle arrivait après, pas pendant ! Il se détacha un peu d'Hermione.
« OU EST MON COUPLE PREFERE ? Ah vous êtes là ! Se calma-t-elle surprise, sans doute, de les trouver dans la cuisine.
- Je crois que même les voisins ont dû l'entendre. S'amusa Drago.
- Vous n'avez pas mangé ?
- Nous avons été au cinéma. Répliqua Hermione par réflexe. »
Mélissa les enlaça.
« Vous m'avez manqué. »
Mélissa se recula. Drago vit tout de suite une tâche de sang sur son pull.
« Mais tu es blessée. S'horrifia Hermione. »
Le pull qu'elle portait se tâchait de plus en plus.
« Oh ça ne doit pas être grand chose !
- Viens dans le salon.
- Oui maman ! »
Ils allèrent dans le salon pour soigner Mélissa. Elle s'allongea sur le sofa après avoir retirer son pull le jetant sans gêne sur Drago.
« C'est pas grand chose ? Tu plaisantes j'espère. »
Drago posa sur le dossier du fauteuil le pull qu'il avait reçu en pleine face. La blessure était plutôt conséquente. La française était blessée au ventre, juste en-dessous de sa poitrine.
« Vous avez été attaqués ? Questionna-t-il.
- Oui. Nous avions une autre apparence, ils ont dû croire que nous étions des fouineurs, ou tout simplement qu'ils avaient envi de passer leurs nerfs sur quelqu'un.
- Harry est blessé ?
- Non, il va très bien. Je lui ai cassé les pieds pour savoir. »
Hermione roula des yeux.
« Par contre, toi tu as dû évincer la question.
- Tu me connais si bien, c'en est effrayant. Tu trouves pas Drago ?
- Je ne m'en mêle pas. »
Elle nettoya la plaie avec de l'eau. Drago la regardait faire.
« Vous avez faim ? Demanda-t-il.
- Très. Répliqua Hermione toujours penchée sérieusement sur la blessure de Mélissa.
- Oui, vous n'avez pas encore mangé ?
- Nous allions, ça fait deux fois que tu nous le demandes.
- Désolée Drago, mais je préfère poser des questions idiotes que de regarder ce qu'elle me fait subir.
- Comment tu aurais fait seule ?
- Je préfère me soigner seule que voir quelqu'un toucher à ma plaie, et ce même si je te fais confiance.
- Rattrape-toi. »
Mélissa grimaça :
« Aïe ! Hermione ça fait mal. T'as pas le droit de te venger !
- J'y peux rien et pour quelles raisons me vengerai-je ? Bon maintenant tu te tais et tu souffres en silence.
- Sadique. »
Drago fit léviter le plat. Hermione s'en alla quelques minutes et revint avec des baumes, des potions et toutes sortes de fioles.
« C'est profond. Ça va faire mal. »
Drago eut le malheur de laisser traîner sa main, résultat : la française l'attrapa quand Hermione désinfecta l'éraflure et elle lui détruisit les doigts. Hermione fut prise d'un fou rire quand elle vit la tête de Drago.
« J'ai mal et ça te fait rire ? Tu n'es qu'une sadique et une machiavélique.
- Désolée mais ce n'est pas toi qui me fait rire. »
Drago secoua sa main tout en grimaçant.
« Mélissa tu as une sacrée poigne. Ironisa-t-il.
- Ne te plains pas Drago, tu vas voir quand Hermione accouchera de votre premier enfant. »
Drago lança un regard amusé à Hermione qui ne fit pas attention.
« Au lieu de dire des bêtises tiens-moi la compresse. Le temps que j'aille chercher une fiole de cicatrisant. »
Ron débarqua :
« Tu sais frapper à la porte ? Interrogea Drago agacé.
- Mais vas-y rince-toi l'œil ! Mélissa est en sous-vêtements et toi tu regardes.
- Première je ne me rince pas l'œil sur ta copine puisque je te rappelle que j'ai une femme et que je suis heureux avec, et ensuite je regarde sa blessure qui si tu l'as remarquée est profonde. »
Ron rougit, il se mit près de Mélissa :
« Pizza ? Proposa-t-il.
- Oui merci. »
Ce fut autour de Ron de souffrir de la force de Mélissa. Hermione et Drago se moquèrent :
« L'amour fait souffrir. »
Hermione termina le pansement :
« Pas le droit de faire des folies tant que ta blessure ne sera pas cicatrisée à fond. Elle est trop profonde pour être cicatrisée par un sort ou un baume.
- Pas de bol Ron. Se moqua Drago.
- Ca pendra combien de temps ? Grimaça Mélissa.
- Ca dépend de toi. Mais vu tes blessures je dirai qu'il te faudra une bonne semaine.
- Bien.
- C'est étrange que la blessure soit si difficilement cicatrisable.
- Elle a échappé à un sort de magie noire, ils sont plus difficiles à guérir. »
La pizza qui au début devait être pour le couple se divisa vite en quatre. Drago et Hermione d'un coté, Ron et Mélissa de l'autre. Drago avait un de ses bras sur les épaules d'Hermione, elle posait parfois sa tête sur l'épaule de Drago. Ils buvaient de la bière-au-beurre et parlaient, s'amusaient comme quatre personnes qui faisaient une soirée en couple. Mélissa tomba rapidement dans un profond sommeil.
« La mission l'a épuisé.
- La blessure aussi. Tu devrais la mettre dans son lit. Ajouta Drago.
- Ron, je ne veux pas te mettre à la porte mais je préfère que tu rentres. Savoir Harry seul ne me rassure pas.
- Je comprends.
- Tu es parti en mission en même temps qu'eux, mais maintenant avec les projets de plus en plus ambitieux de Voldemort, je ne veux plus que l'un d'entre nous reste seul.
- Ne t'en fais pas je comprends. Je monte Mélissa et j'y vais. Moi non plus le savoir seul ne me rassure plus. »
Ron coucha Mélissa tandis que le couple rangeait le salon :
« Bon je vous laisse en paix. »
Il leur fit un clin d'œil, et la serra une dernière fois dans ses bras :
« Bonne nuit Mione.
- Bonne nuit.
- Salut Drago, je te défends de la toucher.
- Je fais ce que je veux avec ma femme. »
Tous les deux se regardaient avec une malice bien à eux quand cela concernait l'autre.
« Eh ! Je ne suis pas un jouet, ni une chose que vous vous acharnez à choisir l'utilisation.
- On te reconnaît bien là Mione. Bon je vous laisse. A demain.
- Tu vas pas squatter tous les jours non plus !
- Mais non, il vient chercher Mélissa après que je lui ai fait son pansement. »
Drago acquiesça. Ron partit définitivement…du moins pour la soirée. Hermione était assise dans le fauteuil et semblait entrain de s'endormir.
« Tu as peur pour Harry ?
- Oui.
- Satané Gryffondor. Railla Drago.
- Tu n'as pas peur ?
- Si…Pour toi. »
Hermione lui fit un sourire. Drago s'installa sur le fauteuil, Hermione se laissa glisser et posa sa tête sur les cuisses de Drago.
« Dans quelques semaines, c'est Noël, je pensais que nous pourrions faire nos achats. Fit-il pour changer de sujet.
- Pourquoi pas.
- Une journée shopping, ça ne te tente pas ?
- Si.
- On ne dirait pas. »
Il s'amusait avec les cheveux châtains de Hermione.
« Tu vas m'acheter quoi ? Questionna-t-elle avec une moue enfantine.
- Oh mais tu verras bien !
- Un indice ?
- Hum…attends voir ! Tu meurs d'envi de l'avoir.
- Le mec parfait !
- Tu l'as déjà.
- C'est ça…j'ai dit parfait.
- Ah ! Très drôle. En plus je suis sûr que tu t'ennuierais s'il était parfait.
- J'avoue…t'as raison…mais ne prends pas la grosse tête c'est exceptionnel ! Bon voyons voir…quelque chose que je ne voudrais pas.
- C'est le contraire.
- Je te connais, tu dis ça, mais c'est le contraire.
- Tu as si peu confiance en moi ?
- Tout dépend du sujet.
- Et moi quel sera mon cadeau ?
- Pour dire vrai je n'en sais rien, j'ai peut-être une idée mais ce n'est qu'une hypothèse.
- Tu veux que je te donne des idées.
- Non je veux me débrouiller. »
Il y eut un silence, Drago regardait autour de lui :
« A quoi tu penses ?…Qu'est-ce qui t'intrigue ?…Pourquoi tu regardes autour de toi ?
- Je me demandais où en était notre projet…et une autre idée m'est venue.
- Ah oui ! Laquelle ?
- Ca ne va pas te plaire.
- Dis toujours ! Je commence à te connaître.
- Justement…Je me disais que si un jour on manquait de place, on n'aurait qu'à prendre le manoir et le rénover.
- Effectivement ça ne me plait pas. »
Elle se releva :
« Ton manoir te manque ?
- Non, certainement pas.
- C'est l'espace ?
- Un peu.
- Je m'en doutais, tu n'allais pas changer du jour au lendemain tes habitudes. »
Elle se mit sur ses genoux, noua ses jambes dans le dos de son mari, et posa négligemment ses bras sur les épaules du blond. Il mit ses bras dans le dos d'Hermione pour la tenir.
« Moi qui voulait changer.
- Tu ne peux pas tout changer du jour au lendemain.
- Ca fait presque six mois ! S'énerva-t-il.
- Tu n'es plus le même, tu n'en as pas conscience c'est tout. Sinon tu crois que je ferai ça. »
Elle déposa de légers baisers sur les lèvres de Drago. Ils souriaient tous les deux, mais elle continuait ou il la relançait.
« Je crois que ton argument est bien étudié…et qu'il a un certains poids. Finit-il par dire.
- Tu vois, j'ai toujours raison.
- Mais tu ne vas pas t'en sortir comme ça. »
Il l'embrassa avec passion, baiser auquel elle répondit avec autant d'engouement. Il l'apprécia, le savoura, le dégusta sans en perdre une miette.
« Le canapé te donnerait-il des envies ? S'amusa Drago. Déjà tout à l'heure. »
Hermione se mit à rougir, décidément aujourd'hui ça n'arrêtait pas, il avait un don ou quoi ? Il lui murmura quelques paroles :
« Je ne m'en plains…ça a été la meilleure expérience que j'ai eu… »
Il ne termina ni sa phrase, ni sa pensée…une autre réflexion faisait déjà surface, mais celle-la, il la garda précieusement pour lui.
« Bah voyons !
- Je t'assure…si tu veux je peux te le prouver une nouvelle fois ! Déclara Drago avec un sourire coquin. Pourquoi as-tu si peu confiance en toi ?
- Disons que mes expériences ne sont pas aussi séduisantes que les tiennes.
- Elles n'étaient pas séduisantes.
- Tu sais ce que je veux dire. Tu as plus d'expérience en cette matière.
- Il n'y a qu'un an que nous sommes partis de Poudlard, je n'ai pas eu tant de relations.
- Ne me dis pas ça ! Tu m'as dit toi-même que tu avais eu des relations qui n'étaient que des passades.
- Je n'ai pas dit combien.
- Alors combien ?
- Je ne veux pas que tu le saches.
- Et pourquoi ça ?
- Pas maintenant, un jour…
- Je n'oublierai pas.
- Je sais…Tu veux rattraper ton soi-disant retard ? Plaisanta-t-il.
- Arrête Drago, ne ramène pas tout à ça, ça ne m'amuse pas !
- Retire ce sourire de ton visage tu seras plus convaincante. »
Drago coucha Hermione sur les coussins du fauteuil, toujours assis, il la surplombait toujours, il lui murmura quelques paroles qui la firent rire.
« T'es nul.
- Je suis nul, bête, idiot, obsédé…t'en as d'autre ?
- Oui mais nous avons tout notre temps pour le reste ! »
Ils explosèrent de rire.
« Pour quelqu'un qui est fatiguée, je te trouve particulièrement en forme.
- Tu as gagné je vais me coucher !
- Non non je plaisantais. »
Il la remit sur les coussins.
« Comme toujours !
- Tu préférerais que je pleure ? Que je sois triste ?
- Non tu es très bien ainsi ! Je te l'ai dit ne change pas ! »
Ça devenait trop intimiste…
« Je vais me coucher; »
Elle se releva et quitta la pièce. Il soupira, passa sa main dans ses cheveux :
« C'est moi qui l'ait cherché. Murmura-t-il pour lui-même. »
Ce soir là, Drago ne dormit pas tout de suite, au contraire de sa femme qui dormait paisiblement. Elle lui faisait face, une main sur l'oreiller : la main où il y avait son alliance. Il détailla le bijou et fit de même avec le sien.
Les deux alliances allaient parfaitement ensemble, comme beaucoup d'autres choses.
Il se mit donc à réfléchir, à faire en quelque sorte le bilan de sa vie, de sa courte existence :
il était marié à une jeune femme étonnante depuis bientôt trois mois,
il vivait avec depuis six ;
il vivait avec celle qui avait été son ennemie la moitié de sa vie ;
il était espion, membre actif de l'Ordre du Phénix
et bras droit du plus terrible des mages noirs,
il pouvait du jour au lendemain mourir,
cela faisait un an qu'il était sorti de Poudlard ;
il avait 19 ans.
