Rebonjour !
Avant de me coucher je vous mets la suite !!
Chose promise chose due !!!!!!!!
J'espère que le chapitre précédent vous a plu.
En attendant j'espère voir plein de reviews (un Grand Merci pour celles déjà posté)
Bonne nuit
Une Lavande exténuée lol
Chapitre 23 : Une semaine sans toi !
Drago dut se présenter un matin auprès du mage noir :
« Noël approche je veux que vous attaquiez le Chemin de Traverse pour rappeler à ces idiots qu'ils ne sont pas en sécurité et ce même à quelques jours de Noël. »
Drago fut prit de court, tout comme Rogue, ils ne purent prévenir l'Ordre…ce fut un massacre. Il revint pour ainsi dire couvert de sang. D'après les dires de certains, il y aurait eu une vingtaine de victimes, mais il était sûr que le nombre était bien plus supérieur. Il avait l'impression que sa femme ne l'approchait plus de ce fait. Il essaya de se laver, mais n'y parvint qu'à moitié.
« Draco. Il y a Severus. Fit Mélissa en entrant dans la chambre.
- J'arrive.
- Ca va ?
- Oui.
- Menteur.
- Alors pourquoi me poser la question ?
- Grande rêveuse que je suis, je me suis dit que tu me parlerais sans que je sois obligée de te dire ça.
- Je n'ai pas envi d'en parler.
- Bien. Tu sais que si un jour tu veux parler je serai toujours là, tout comme Harry, Ron, si tu ne veux pas en parler à Hermione. Ça fait toujours du bien de vider son sac.
- Je sais. »
Elle l'enlaça. Mélissa continuait de l'étonner, Drago ne ferait jamais ça même si la personne était une amie. Elle extériorisait ses sentiments plus que n'importe qui. Elle pouvait aussi bien enlacer Ron, qu'Harry, lui ou n'importe quelle autre personne. Ce qui parfois pouvait porter à confusion, en effet, une fois elle avait enlacé Harry qui était alors torse-nu, Ron était arrivé au même moment. Jamais on ne le vit autant en colère contre deux personnes à la fois, surtout face à celle qu'il aimait et face à son meilleur ami en même temps. Il réussit à se calmer et à s'excuser quelques heures plus tard. Mélissa montrait énormément ses sentiments au plus grand désespoir de Ron qui était d'une jalousie maladive…mais qui se soignait puisqu'il savait qu'elle n'avait pas d'arrières pensées.
« Merci.
- C'est fait pour ça les amis. »
Il descendit, Severus était dans le salon, discutant avec Hermione…enfin échangeant des paroles qui pouvaient passer pour aimable.
« Tu voulais me voir ?
- Pas moi…Drago, il veut te voir.
- Je m'en doutais. »
Il croisa le regard angoissé de sa femme.
« Malgré sa confiance, il ne m'a rien dit sur la raison de cet entretien. Je ne sais donc pas ce qu'il te veut.
- Il veut sûrement savoir si j'ai enfin réussi.
- Je ne sais pas. Je crois surtout que c'est en rapport avec ton nouveau poste.
- Peut-être. »
Drago attrapa sa cape et allait suivre Severus :
« Attends deux secondes. »
Il s'approcha de sa femme, mêla ses doigts aux siens, se pencha sur Hermione et posa ses lèvres tout simplement sur les siennes. Il s'écarta leurs doigts se séparèrent douloureusement, Hermione forma du bout des lèvres un :
« A tout à l'heure. »
Il acquiesça.
« Je ne me ferai décidément jamais à l'idée que tu es marié à cette fille et que tu l'aimes.
- Je ne l'aime pas, nous sommes amis et nous jouons notre rôle de couple. Murmura Drago.
- Et je ne me ferai encore moins à l'idée que tu le nies depuis tout ce temps. Drago, je te connais depuis toujours, je sais très bien que cette fille a une place particulière dans ton cœur, ça se voit quand tu la regardes. Même si tu n'es pas comme ton père, son éducation a porté ces fruits, tu ne lui dis pas tes sentiments pour elle ; et elle, elle est trop Gryffondor pour l'avouer. Ce sera un échec.
- Je ne vois pas de quoi tu parles. S'entêta Drago. Si je comprends bien, tu parles en connaissance de cause.
- Je n'ai jamais été amoureux.
- Ah oui ! Alors pourquoi as-tu une photo de la mère d'Harry ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Je crois que si. La photo de la jeune femme rousse aux grands yeux verts qui est jalousement caché derrière ton miroir.
- Comment le sais-tu ?
- Un jour je l'ai cassé et j'ai vu la photo. Tu te donnes le droit de me dicter ma conduite avec Hermione, en l'insultant et en la rabaissant à cause de sa maison. Mais il me semble que la mère d'Harry était une Gryffondor et une enfant de moldus.
- Comment sais-tu que c'est elle ?
- Les yeux, ceux de la fille sur la photo étaient exactement les mêmes que ceux d'Harry, et j'ai trouvé une photo d'elle chez lui. Comment tu peux me dire ça ? »
Drago se retrouva collé contre un mur. Severus Rogue avait très légèrement perdu son légendaire sang-froid.
« Tu ne sais rien. Tu ne sais rien de ce qui me liait à elle. Je la considérai comme une sœur, mais elle ne m'a jamais écouté en ce qui concernait Potter.
- C'est pour ça que tu détestes Harry, il ressemble trop à son père, tu te défoules sur lui parce qu'il te l'a enlevé.
- Ce n'est pas le moment d'en débattre.
- Je veux juste savoir si c'est parce qu'Hermione est l'amie d'Harry que tu la méprises autant.
- Cette fille a le don de m'énerver, toujours entrain d'étaler ses connaissances. »
Severus se recula, Drago lissa sa cape légèrement froissée. Il laissa là son ancien professeur de potions pour rejoindre le lord noir.
« Vous avez demandé à me voir, Lord ?
- Oui. Je veux que tu partes une semaine en mission. Les bras droits vont se réunir dans un endroit abandonné à plusieurs kilomètres à la ronde. »
Voldemort expliqua avec beaucoup de détails ce qu'il attendait de Drago, ce dernier trouvait que le mage lui demandait énormément. Il fallait qu'il se conduise comme Lui.
« Je veux que tu fasses en sorte que ces vermines te craignent. Fais n'importe quoi. Tu as carte blanche. »
Tous les points que Drago devait aborder devaient être absolument mis en place par les autres.
« N'échoues surtout pas. »
Sous-entendu que sinon Drago pourrait en pâtir. Le dernier point le fit soupirer intérieurement :
« Tu pars demain matin à 6h. C'est à dire que tu ne passeras pas Noël avec ta tendre épouse. Railla-t-il.
- Bien. »
Il restait deux jours et demi avant Noël. Drago transplana plusieurs fois pour être sûr que personne ne le suivait et fit un léger détour avant de reprendre le chemin pour le Q.G. Comme toujours, Hermione l'y attendait, elle discutait avec Molly, ce qui procura à Drago un air de déjà vu. Il décida de s'amuser un peu, il s'approcha en douce, puis avec dextérité il passa une main dans son dos, posa son autre main sur la joue de la brunette et l'embrassa avec tendresse. Il sentait le mécontentement de madame Weasley, ainsi que son agacement. Quelqu'un toussa pour signaler sa présence. Ils se détachèrent pour voir Dumbledore, Severus, Remus et MacGonagall. Hermione rougit, Drago ne bougea pas.
« Je dois partir une semaine.
- Quoi ? S'exclama Hermione.
- Voldemort m'envoie en tant que bras droit à la réunion qui rassemblera les autres bras droit. »
Drago raconta rapidement tout ce qu'il pouvait. Il profita de l'arrivée d'un autre membre qui faisait son rapport pour glisser :
« Je ne veux pas que tu restes à la maison. Allez à Poudlard, Mélissa et toi. Il n'y a pas d'endroit plus sûr. »
Dumbledore accepta la demande, et ce même si Drago n'avait pas encore posé la question.
« J'ai décidé de faire une semaine d'aide pour les élèves en difficulté. Fit malicieusement Dumbledore. Pourriez-vous m'aider ? »
Les deux jeunes femmes acceptèrent.
« Je vous attends demain à la première heure.
- Je vais faire un tour avec Ron, je rentrerai tard. Fit Mélissa en attrapant le bras de Ron qui discutait avec Harry et Lavande. »
Les spectateurs rirent face à une Mélissa fougueuse et un Ron perdu.
« Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Il paraît que tu veux sortir. S'amusa Harry. »
Ron suivit la française. Drago parla quelques secondes à Harry qui accepta. Harry raccompagnait Lavande, alors que Parvati, elle rentrait avec Fred tandis que George lui était avec Angelina.
« Nous rentrons ? Questionna Drago. »
Sa poche le démangeant. Ils préparèrent tranquillement leurs affaires. Le soir, il s'installa à coté de sa femme et passa un bras autour de ses épaules.
« J'imagine que tu aurais préféré un autre Noël, le passer à Poudlard n'est pas une grande joie.
- Tu sais je n'ai jamais passé de mauvais Noël à Poudlard.
- Je n'en doute pas. Fit-il en serrant les dents.
- Harry, Ron, Ginny et Tom ont prévu de venir. »
Ils mangèrent tranquillement, Drago s'installa par la suite dans le fauteuil avec un verre de whisky. Il regardait le fond de son verre en pensant au lendemain. Il ne savait pas comment il allait faire pour s'imposer, il était sûr d'être moitié moins âgé que certains bras droits. Cette mission serait la plus difficile qu'il ait jamais eu. Il devrait se comporter comme un maître. La semaine allait être un enfer. Hermione s'était déjà couchée. Il finit par se coucher, il était assez tôt mais il fallait qu'il se repose un peu. Le lendemain matin, Drago se leva sans faire de bruit. Il fixa la même chose pendant le déjeuner, réfléchissant à ce qu'il allait pouvoir faire. À quelques minutes de son départ, il monta, entra lentement dans la chambre où elle dormait toujours. Il s'accroupit près d'elle, et lui caressa le visage pour la réveiller en douceur.
« Hermione. Murmura-t-il. »
Elle ne daigna ni répondre, ni bouger. Il se rapprocha lui caressant toujours le visage et il lui déposa un doux baiser sur la joue.
« Hermione. »
Elle ouvrit paresseusement un œil, il sourit face à cette flemme.
« Tu es déjà réveillé ?
- Oui, je voulais te dire que j'y allais.
- Déjà ?
- Oui. Dans une demie-heure je dois être arrivé et si j'arrive en retard, ils ne me feront pas de cadeau ou pire ils ne me prendront pas au sérieux.
- Bien. »
Il y eut un silence, il ne fut pas long, mais il était lourd de sens. Hermione se releva un peu et le prit dans ses bras.
« Si tu ne fais pas attention, tu vas m'entendre ! »
Drago fut amusé par la réplique.
« Bon je vais y aller. Rendors-toi. Mélissa et toi ne devez être à Poudlard que pour 9h. »
Il repoussa doucement Hermione et remit la couverture sur lui. Il lui murmura quelques mots au creux de l'oreille :
« Et toi si j'apprends que tu t'es fait du soucis… »
Il laissa sa phrase en suspend, comme pour sous-entendre ce qui pourrait lui arriver. Il déposa un baiser sur son front et quitta la maison. Il transplana de nombreuses fois. Les inconvénients de sa position étaient - en plus de pouvoir mourir du jour au lendemain - qu'il devait tout faire pour ne pas se faire repérer, alors il transplanait de très nombreuses fois. Avec ponctualité, il frappa à la porte, un elfe de maison ouvrit la porte. Il le laissa entrer.
« Est-ce que tout le monde est arrivé ?
- Non, il manque quelques sorciers, monsieur.
- Mène-moi à ceux qui sont déjà arrivés.
- Oui monsieur. »
Drago suivit l'elfe. Il était froid, le regard noir, droit, la démarche qui montrait qu'il était sûr de lui et il paraissait fier de lui. Un Malefoy quoi ! Il entra sans frapper alors que trois sorciers étaient déjà présents.
« Pile à l'heure. Accueillit l'italien avec froideur.
- Découvrez votre visage, qui que vous soyez. Fit un homme à la voix dur.
- Je ne vous donne pas le droit de me parler ainsi. Répliqua Drago avec autorité. »
Il releva tout de même sa capuche pour ensuite ôter sa cape et la pendre avec soin.
« Il n'y a qu'un anglais pour être pile à l'heure.
- Malefoy c'est ça ? Questionna le bulgare. »
Drago ne répondit pas, il claqua des doigts :
« Un thé.
- Oui monsieur, tout de suite monsieur. »
Drago eut son thé en quelques minutes. Il s'installa comme chez lui. Il prit aussi le temps de détailler les trois sorciers : le premier, le bulgare était assez vieux, barbu avec un embonpoint raisonnablement présent, il semblait très sûr de lui et très autoritaire. L'italien quant à lui était un peu plus jeune, avec une légère moustache, très fin, il devait être un peu plus manipulable que le précédent. Le dernier était le chinois, d'âge moyen, il avait une cicatrice le long de son cou. L'espagnol arriva quelques secondes plus tard, il était méfiant, pourtant Drago l'aurait mis au même plan que l'italien. Le portugais était le plus vieux de tous, il semblait le plus sage dut à son expérience, mais l'était-il réellement ? Drago essayait de cerner chaque personnage qui l'entourait. Il était de loin le plus calme et le plus discret. Il observait alors que certains se chamaillaient déjà.
« Je m'appelle…
- On s'en fiche. Cassa Drago toujours installé dans son fauteuil. On se fiche de vos noms on est là pour aborder des points plus importants. »
Il venait d'attirer l'attention. Ne restez plus qu'à s'imposer.
« Nous ne sommes pas ici pour savoir depuis combien de temps nous sommes au coté de nos chefs, ou depuis quand nous sommes leur bras droit. »
La majorité des sorciers lui lança un regard noir. Drago espérait que son plan fonctionne, sinon il ne donnait pas cher de sa peau.
« Je ne vous permets pas de me parler ainsi. Rétorqua le bulgare.
- Je ne vois pas pourquoi je m'en priverai. Parce que vous avez plus d'expérience ? Siffla Drago avec un regard assassin.
- On dit que votre Maître agit avec intelligence…mais je ne comprends pas pourquoi il vous a choisi comme bras droit. Vous êtes trop jeune, insouciant, et trop impertinent. Informa le bulgare. Qu'avez-vous fait pour avoir ce poste si jeune ? »
Drago réfléchit en quelques secondes :
« J'ai infiltré le gouvernement, je suis l'intime de Dumbledore et de Potter, qui ont une confiance absolue en moi. J'ai tué et torturé de nombreux moldus et sorciers. J'ai autant d'expérience que vous, et ce même si je n'ai que 19 ans. »
Il avait un peu exagéré mais si Voldemort l'avait choisi, son histoire pouvait-être celle qu'il avait améliorée.
« J'ai autant fait mes preuves que vous. J'ai peut-être fait mieux que vous à vos âges. Donc ce n'est pas la peine d'essayer de jouer sur mon âge.
- J'ai vu un anneau à votre doigt…seriez-vous marié ? Si c'est le cas, vous l'êtes à la moldue. Remarqua l'italien avec dédain. »
Drago réfléchit, s'il se dévoilait de trop cela pourrait nuire à son rôle, mais s'il ne se découvrait pas un peu, les autres resteraient méfiants.
« Je suis marié et cela vous gênerait-il ?
- Vous avez fait une mésalliance…votre Maître l'accepte ?
- Je n'ai pas fait de mésalliance, son sang est sans doute plus pur que le votre mais a été élevée par des moldus d'où l'alliance. De plus si le Lord l'accepte c'est simplement qu'elle m'est précieuse…dans mes missions. À cause de vos questions nous avons perdu d'inestimables minutes. La semaine va se passer très rapidement, nous devons commencer dès à présent.
- Je suis tout à fait d'accord avec vous, jeune homme. Approuva le portugais. »
Les sorciers s'installèrent dans les fauteuils. Drago ne fit aucun commentaire, d'après ce qu'il avait pu voir, le portugais semblait de son coté. Il avait compris que Drago étant le bras droit de Voldemort avait une place plus importante et qu'il valait mieux être de son coté que contre lui…ce que le bulgare n'avait apparemment pas compris. Drago pouvait profiter de sa situation pour forcer un peu les décisions, ce qu'il ne fit pas. Certains se dirent indubitablement qu'il était trop bête pour cela…mais Drago les mettait en confiance. Ainsi, de toute la journée, il ne prononça aucune parole concernant les différents points abordés par les sorciers. En fin d'après-midi, ils se retirèrent chacun de leur coté. Drago préféra le calme de sa chambre…le seul avantage de sa mission. Elle était plutôt grande et spacieuse, un bureau, un lit, une armoire, une salle de bains. Il posa de nombreux sorts pour être sûr de tout, ainsi que certains objet que Maugrey lui avait donné pour détecter les sorts d'espionnage et ainsi de suite. Drago ne mit pas celui qui détectait la magie noire et celui qui sifflait quand une personne lui voulait du mal ; les deux objets s'affolant dans tous les sens. Il défie son sac et trouva un paquet.
« Hermione. Murmura-t-il avec un petit sourire. »
Il remarqua un mot sur le paquet :
Ne pas ouvrir avant Noël
Je le saurai de toutes façons !
Ces deux phrases éveillèrent en Drago, une curiosité telle que sa tendre moitié ne l'avait jamais fait auparavant. Que pouvait-être son cadeau ? Comment pouvait-elle savoir s'il l'ouvrait ? Avait-elle jeté un sort dessus ? Tant de questions qui restaient en suspend, pendant le jour et demi qui le séparait de Noël. Il rangea le cadeau dans la malle, sachant que tous les jours il la garderait dans sa poche. Il allait être tenté toute la journée qui suivrait, il le savait. Le paquet était trop gros pour que ce soit un bijou, trop dur pour que ce soit un vêtement, de forme trop inégale pour que ce soit un livre. De plus, connaissant la jeune femme, il pouvait s'attendre à tout. Toujours plongé dans ses pensées, il ferma avec soin sa chambre et se dirigea vers la salle de bains. La situation lui demandait un peu de repos pour remettre ses idées en place, il fit couler un bain. Le problème fut qu'il ne pensait ni à son affaire, ni à quoi que ce soit en rapport avec son rôle…au contraire. Il aurait aimé être ailleurs qu'à cet endroit. Il voulait tout faire pour s'éloigner mentalement de ce lieu…il ferma les yeux. Rien qu'à cet instant, il aurait aimé que Mélissa fasse comme à son habitude : qu'elle entre dans la salle de bains sans frapper et qu'elle cherche ce dont elle avait besoin sans se préoccuper des menaces ou des protestations de Drago qui cachait une partie de son corps, lui ordonnant par la même occasion de quitter la pièce. Il aurait préféré entendre les sermons d'Harry qui lui disait de ne pas faire de mal à Hermione, même subir son entraînement, qui pouvait-être impossible quand il voulait en faire baver à Drago. L'eau lui promettait une destination bien meilleure…il ne pouvait l'atteindre. Il quitta alors cette phase pour revenir à une réalité. Il noua une serviette autour de sa taille, sortant de son bain vanillé. Il décida de garder le même rôle…un rôle éloigné, comme si fier de sa position il se fichait de ce qu'il avait à faire. Il devait les mettre en confiance pour imposer par la suite ses idées. Cependant, son seul doute était qu'il ne savait pas si son rôle lui permettait ou non de descendre. Il prit une rapide décision, il ne voulait pas voir leur tête : il ne descendrait pas. Il trouva un autre cadeau de son épouse dans la malle : un livre.
Je me suis dit que tu pourrais en avoir besoin,
Dans le cas où tu t'ennuierais le soir avant de t'endormir.
Drago sourit, Hermione pensait décidément à tout, et elle le connaissait trop bien, le sujet ne pouvait que l'intéressait : la mythologie. En tout cas, ce qui était sûr c'était que grâce à elle au moins une partie de la semaine serait plus rapide : la soirée. Comme prévu, il ne dormit que sur une oreille, main sous l'oreiller à quelques centimètres de sa baguette, n'ayant pas la moindre confiance en ses voisins de chambre. Le jour suivant fut bien moins drôle : les sorciers se battaient pour avoir gain de cause, mais aucun ne lâchait prise, tous voulaient avoir LA meilleure position. Drago n'intervenait que très rarement, seulement quand on lui posait des questions.
« Je vous trouve bien discret. Remarqua le portugais. Vous ne semblez pas préoccupé par ce qui se déroule depuis hier. »
C'était juste avant le repas, les deux hommes prenaient un verre de whisky-pur-feu en retrait. Drago restait froid et insensible.
« Vous me fascinez, Drago, vous permettez que je vous appelle Drago ? »
Il chassa négligemment de sa main ce que le portugais lui demanda. Feignant une nonchalance voulue, alors que le portugais avait attiré son attention.
« Je comprends pour quelles raisons Voldemort vous a choisi comme bras-droit. Vous devez vous douter que j'ai eu vent de tout ce qui se passait en Angleterre, et cela bien avant votre naissance. J'ai lu énormément de livre concernant votre maître, et son parcours doit être assez similaire au votre : sang-pur, élève brillant, des idées différentes, une envie de s'affirmer, un charisme qui vous permet de nombreuses choses. Vous arrivez, Drago, à vous affirmer tout en restant dans son ombre…
- Ne pensez-vous pas que je suis à même de vous dévoiler des choses sur vous et votre jeu ? Questionna-t-il avec dédain. Comme vous l'avez dit vous-même, vous êtes celui qui se souvient le plus de ce qu'il s'est passé lors de sa montée en puissance. Donc vous savez aussi qu'il ne faut pas être mal vu, sachant que le Lord est bien plus puissant que votre chef. Vous avez donc pour projet de vous mettre de mon coté. »
Drago lança au vieil homme un sourire hautain.
« Sans oublier le fait que je vous soupçonne d'être le chef. »
Le vieil homme lui lança un regard.
« Apprenant que le Lord cherchait à faire des alliances, vous avez dû soupçonner qu'il essaye, au contraire, de vous éliminer. Donc vous avez donné votre poste à votre meilleur élément, dont vous connaissez la fidélité et vous vous faites passer pour le bras droit. Surtout que personne n'avait jamais vu votre visage auparavant. Ainsi grâce à ce subterfuge vous pouvez superviser et faire en sorte que les choses dites lors de cette semaine soient en votre faveur. »
Drago lança un regard de défi au portugais. Ce dernier ne dit mot pendant un instant, instant duquel Drago prit le temps de boire une gorgée de whisky-pur-feu. Rien ne faisait plus plaisir à Drago que de tenir un des chefs sous son joug. La balance commençait à pencher en sa faveur. Sur six sorciers, lui et le portugais étaient dès à présent ensemble. Le vieillard le savait, si Drago avouait sa découverte, c'était à la fois la fin de l'alliance et sûrement une guerre entre les clans puisque les autres penseraient qu'il avait fait tout ça dans le but de les espionner.
« Vous vous demandez sûrement comment ! »
Il ne lui laissa pas le temps de répondre, sachant pertinemment qu'il allait lui demander des explications.
« Disons que j'écoute tout ce qu'on me dit et que je suis observateur…surtout en ce qui concerne les cicatrices. »
Il laissa là la conversation. Il avait gagné c'est tout ce qui importait. L'après-midi, sans avoir dit un mot pour, il se vit confier l'une des tâches que Voldemort lui avait expressément demandé : avoir le contrôle sur cette mascarade. Ce fut le bulgare qui lança le débat, les sorciers avaient chacun voté pour leur petite personne, Drago eut sa voix et celle du portugais. Le bulgare, se retrouvant pris au piège dans son propre jeu. Croyant qu'il allait se faire élire.
« Je ne comprends pas votre choix Don. Pourquoi lui donnez-vous votre voix ?
- Je pense qu'il a de bonnes idées. A vrai dire, il y a encore quelques secondes je ne pensais pas voter pour lui. »
Tout le monde goba le mensonge, l'admettre était plus difficile.
« Mais je savais que personne ne serait élu, si personne ne faisait d'effort. Je pense que ce jeune homme a des capacités et de bonnes idées. »
Le bulgare fut blessé dans son amour propre. Drago savait qu'il venait de se faire quatre ennemis. Il entrerait dans son jeu le lendemain.
« Ce sont les idées de son chef.
- Mon chef, reprit Drago, n'a rien à voir dans toutes mes idées. Ce n'est pas parce que je suis jeune que je n'ai pas la possibilité de réfléchir par moi-même.
- Vous êtes arrogant, sûr de vous et bien trop insouciant.
- Ne me jugez pas trop vite.
- Vous n'étiez pas encore dans le ventre dans votre mère quand je dirigeai une troupe de sorciers.
- Donc place aux jeunes. Navré d'être franc avec vous, mais vos méthodes sont archaïques. Bon je propose de remettre à demain cette réunion, cela nous permettra de nous calmer et de réfléchir.
- Je suis tout à fait d'accord avec vous. Fit le chinois. »
Ils cessèrent là toutes discussions concernant leurs devoirs. Étrangement, le chinois se rapprocha de lui, comme à chaque fois, Drago laissa faire. Comme à son habitude, il cernait les personnes qui l'entouraient.
