Bonjour enfin plutôt bonsoir tout le monde,
J'attendais un peu plus de reviews mais bon ^^ c'est un peu de ma faute avec des publications qui ne sont pas quotidiennes voire espacées.
Passons j'espère que la suite vous plaira, aujourd'hui c'est la saint Valentin….
Hermione et Drago sont toujours un faux-vrai(?) couple, ils hébergent Brian, un mangemort alors que Tom vient d'être embauché chez les mangemorts. Hermione n'est toujours pas enceinte (enfin pas à notre connaissance si c'est le cas). Et Drago continue son double jeu ou plus en cachant un peu ses pensées.
Bon je crois que c'est tout
Bonne soirée
Bonne lecture
Chapitre 30 : Joyeuse Saint Valentin !
Si Tom tint la semaine de torture qui lui fut imposée par Voldemort, Drago dut trouver sa première victime. Ce fut sa tâche la plus pénible, depuis longtemps, mais s'opposer au mage ferait qu'il se douterait un certains accord passé entre les deux jeunes hommes. Il chercha et trouva une vieille amie de Tom.
« Tu n'as pas trouvé plus proche ? Critiqua Voldemort.
- Ginny Weasley mais je crois que vous voulez la garder ! »
Voldemort fit un de ses sourires qui pouvait faire frissonner.
« En effet. Vas le chercher.
- Bien. »
Drago descendit aux cachots et le trouva : il était assis contre le mur de sa cellule, les bras entourant ses jambes repliées et sa tête enfouit. Drago remarqua les différentes ecchymoses qui recouvraient son corps là où son tee-shirt était déchiré. Il toussa. Tom releva la tête. Drago retint une grimace : sa lèvre était fendue, son arcade enflée. Ses traits n'étaient plus aussi harmonieux, ses yeux étaient tirés par la fatigue. L'homme qui était à présent face à Drago n'était même plus l'ombre de lui-même.
« Le Lord veut te voir. »
Tom se releva, il l'interrogea du regard, Drago acquiesça. Ils allèrent dans la salle où se trouvait tous les mangemorts. Il boitait légèrement.
« Tu as survécu une semaine, face aux pires tortures, mais prouve moi ta fidélité. »
Drago ne pouvait rien manquer du spectacle, à côté du mage, il ne pouvait pas détourner les yeux. Il dut s'approcher de Tom et lui tendre sa baguette pour qu'il puisse tuer la personne que Drago avait kidnappé. Tom le fit. Il n'avait pas d'autres choix. Si Tom reculait il était tué, ce qui serait inutile.
« Il se pourrait que tu ais les capacités pour être mangemort…tu ne seras pas marqué maintenant puisque tu es au contact…plutôt intime avec l'un des membres de l'Ordre. »
Drago eut l'impression que Voldemort parlait d'un bout de viande sans aucune vie.
« Mais dès qu'elle aura accouché et que vous serez marié, tu seras marqué.
- Oui Lord, ce sera pour moi un honneur. »
Drago et Brian aidèrent Tom.
« L'Ordre est à nous. Scanda Brian.
- La ferme crétin ! Aide-moi plutôt à le déposer chez lui. »
Drago regarda Tom qui acquiesça. Ils frappèrent et transplanèrent.
« Pourquoi ?
- Elle croira qu'il s'est fait attaqué là-bas. »
Brian acquiesça. Drago resta fier et droit jusqu'à la maison. Hermione le fit sourire naturellement, sa froideur disparut instantanément.
« Tu as passé une bonne journée ?
- Une journée comme beaucoup d'autre. Répliqua-t-il.
- Et toi Brian ?
- J'ai apprécié cette journée. As-tu besoin d'aide ?
- Non, c'est bon. Drago sers-nous à boire s'il te plait. »
Drago obtempéra. Le téléphone sonna. Il se douta de ce qu'il se passait.
« Drago ! On va chez Ginny ! Tom vient de rentrer il est blessé ! Apparemment il y a eu une attaque de mangemort. Harry et Ron sont déjà sur place. On y va.
- Oui. »
Comme prévu, ils allèrent chez Ginny et Tom.
« Alors ?
- Alice est en train de le soigner, mais je pense qu'elle va voir besoin d'aide. Il est dans un piteux état. Fit Harry. »
Ginny était dans les bras de Ron, elle sanglotait. Drago se rappela que Parvati était Alice et Mélissa Mary-Ann, cela faisait quelques temps qu'ils ne s'étaient pas vus.
« Je vais aider Alice. »
Drago acquiesça. Ginny ne bougea pas. Il se mit près de la fenêtre et attendit, il restait immobile, le regard lointain, les pensées encombrantes.
« Voulez-vous boire quelque chose ? Demanda Harry.
- Non merci. Fit Drago avec froideur. »
Il attendait toujours. Il ne pensait pas que les blessures de Tom puissent être si importantes, il n'avait pas pu lui donner des potions revitalisantes alors qu'il les avait. Il regarda par réflexe la paume de sa main : la cicatrice était fine presque imperceptible pourtant si visible. Il serra le poing et le laissa glisser dans sa poche…jusqu'à ce qu'elle lui prenne. Il croisa son regard. Ses cheveux étaient attachés à la va vite et ses yeux tirés.
« Il va bien il se repose. Fit Parvati. J'ai fait tout mon possible mais il doit rester couché. Il a plusieurs cotes de cassées.
- Je peux.
- Oui, mais je lui ai donné une potion de sommeil, il dormira jusque demain. »
Ginny fila à l'étage. Hermione se glissa dans les bras de Drago qui mit quelques secondes avant de resserrer son étreinte. Elle était épuisée.
« Tu veux qu'on rentre ?
- Non, je ne veux pas laisser Ginny seule. »
Ils s'installèrent dans le fauteuil, elle s'assoupit quelques secondes plus tard. Drago ne bougea plus à partir de ce moment-là. Cela ne le dérangeait nullement.
« Tu veux boire quelque chose ? Questionna Mélissa sous Polynectar.
- Un verre d'eau me suffira. Merci. »
Parvati expliqua toutes les blessures de Tom…les mêmes. Pas très inventif.
« Quelqu'un pourrait apporter une couverture pour Hermione. Elle frissonne.
- J'y vais. »
Harry lui lançait toujours des regards noirs, Ron des regards méfiants, Brian ne bougeait pas, ses yeux étaient dans le vague.
« Alors vous avez prévu quelque chose pour la Saint Valentin ? Questionna Parvati en revenant. »
Il n'y avait pas pensé.
« Nous ferons sûrement une petite soirée en amoureux au restaurant. Fit Ron.
- Et toi Drago ?
- Je ne sais pas trop. Je pensais lui offrir un cadeau et que nous passions du temps seuls. »
Ginny descendit quelques instants plus tard.
« Merci beaucoup.
- Je reviendrai tous les jours pour voir l'évolution. Je peux rester dormir ? Je voudrai au moins le surveiller ce soir ! Au cas ou !
- Oui oui ! Il n'y a aucun problème. »
Drago ne se préoccupa plus de Tom, il savait qu'il était tiré d'affaire, le lendemain ils retournèrent chez le blessé :
« Courbaturé ?
- Oui. Grimaça le blessé. Tu t'es débarrassé de ton meilleur ami.
- Comme tu vois !
- Je comprends pour quelles raisons tu ne le laisses pas seul. Il est fourbe et calculateur.
- Oui…Je suis désolé pour ton amie…
- Ce n'est pas de ta faute…tu ne l'as pas tué.
- Tu n'avais pas le choix c'était elle ou vous deux. C'est dur à dire mais c'est ainsi.
- Ce n'est pas la dernière !
- Non. Il t'appellera pour une attaque et tu seras obligé de tuer. Si tu as besoin d'en parler tu peux venir me voir. Fit-il. Je te laisse te reposer. »
Il se tourna vers la porte.
« Merci Drago.
- De rien. Je sais ce que tu vis, je ne peux que te comprendre. »
Son esprit était dirigé sur une autre personne dès ce moment là…
« Qu'est-ce que tu fais ? Questionna Brian. »
Drago releva les yeux.
« Je cherche un restaurant.
- Pour ?
- La Saint Valentin ! Elle veut le fêter. D'ailleurs tu es de mission. »
Drago tendit une missive.
« La première de l'Ordre.
- Où est-ce que je vais ?
- Où allez-vous, tu veux dire, tu es avec Severus Rogue.
- Ils sont…
- Tu dois les rejoindre à Poudlard dans deux heures.
- Bien. Mais vous ne partez jamais ?
- Potter et Weasley mettent leur veto ! Ils ne veulent pas que je me mêle aux missions, Hermione est rentrée quelques jours avant que tu n'arrives. A vrai dire cela m'arrange puisque je peux lire les comptes rendus des missions et je sais encore plus de choses. »
Drago finit par choisir le restaurant qu'Hermione préférait. Pour une fois, il se servit de son nom pour avoir la meilleure table. Il mit en place toute une soirée, le plus dur fut de trouver un cadeau. Elle n'était pas une fille qui m'était énormément de bijoux, elle appréciait les fleurs mais sans plus, elle détestait les objets qui n'avaient pas une utilité précise…évidemment Hermione Granger était une jeune femme des plus complexes. Un soir, il eut une idée mais il se rendit compte, bien vite qu'elle était impossible à réaliser. Hermione ne semblait pas être préoccupée par cela. Soit elle avait trouvé soit elle ne la faisait pas. Ils n'en avaient jamais parlé. Il verrait bien le jour venu.
« Je me disais, peut-être que je pourrais séduire l'une des membres pour en faire une mère porteuse, ou pour avoir une alliée.
- Je ne pense pas que le Lord apprécie ton initiative sans qu'il en soit à l'origine. Mais ma curiosité m'emporte quand même ! Pour qui ton cœur bat-il ? Ironisa Drago.
- Mon cœur ne bat pour personne ! Mais Alice a certains avantages…
- Ma femme ne t'intéresse plus à ce que je vois ! Bonne nouvelle !
- Tout bien arrive à celui qui sait attendre !
- Tout bien ? Tu changes peut-être les expressions là ! Répliqua Drago.
- Je change ce que je veux. Maintenant tu permets je vais aller voir Alice… »
Brian quitta la pièce, laissant Drago seul.
« T'en penses quoi ? Questionna-t-il. »
Hermione fit son apparition dans la pièce.
« Tu savais que j'étais là ?
- Tu n'es pas très discrète en même temps.
- Je pense qu'il faut en parler à Dumbledore et prévenir Parvati ! Je suis discrète.
- Oui, il est trop tard pour voir Parvati, allons voir Dumbledore tout de suite. Vive la discrétion ! On t'entend à plus de 10km !
- J'enfile mon manteau et nous y allons ? 10km n'exagérons pas !
- Je t'attends. Comment t'aurais-je entendu sinon ? »
Elle quittait la pièce pour chercher son manteau :
« Parce que tu me connais ! »
Drago esquissa un sourire.
« On y va ? »
Drago se reprit et tendit la main, qu'elle prit comme à son habitude ; ils allèrent voir leur ancien directeur qui trouva quelques solutions qu'il soumit au jugement de la concernée :
« Je pense que je vais le laisser venir ! Lui faire croire à ma mort ne nous servira à rien. Je le repousserai au pire. »
Drago essaya de convaincre et persuader Parvati. Sans succès. Elle était aussi butée que sa sœur.
« L'entêtement est-elle de famille ?
- Tu peux parler ! Répliqua avec acidité Parvati. »
Hermione posa sa main dans le dos de Drago, qui comprit instantanément qu'il ne devait pas répliquer, il venait déjà d'aller trop loin dans ses propos. Plusieurs jours passèrent, à la plus grande joie de Drago, Parvati repoussa dans un premier temps les avances de Brian.
« Joyeuse Saint-Valentin. S'amusa Drago un matin.
- Ce n'est qu'une fête commerciale. Dit Hermione par réflexe.
- Hum…de bonne humeur à ce que je vois !
- Oh c'est bon ! »
Drago comprenait aisément la mauvaise humeur de la jeune femme. Elle avait fait des cauchemars une bonne partie de la nuit, il devinait les protagonistes : ses ex.
« Joyeuse fausse Saint-Valentin ! Finit-elle par dire.
- Ca tombe bien que tu dises ça ! J'ai une surprise pour toi !
- Pas un cadeau j'espère ?
- Un diner aux chandelles, au restaurant ?
- Drago. Soupira-t-elle.
- Hermione, il reste cinq mois à peine ! Nous ne pouvons pas faire un faux pas maintenant ! Ce serait trop bête ! Nous avons fait la moitié du travail.
- Oui tu as raison.
- Et quand Voldemort sera détruit, tu seras débarrassé de moi ! »
Il se leva et quitta la pièce. Il s'occupa du mieux qu'il put toute la journée, n'ayant pas grand-chose d'autre à faire. Le soir, elle portait un pantalon noir et un haut pourpre sur lequel, elle portait une veste, elle aussi noir.
« Nous y allons ?
- Oui. »
Mélissa était partie chez Harry et Ron, Brian était de garde au Q.G. ce soir là.
« Tu sais on aurait pu rester à la maison.
- Non, il faut qu'on croit que nous ayons une vie sociale en tant que couple. »
Hermione acquiesça.
« Allez viens ! »
Drago lui attrapa la main et il les amena jusque sur le Chemin de Traverse. Ils remontèrent la rue, tranquillement, plusieurs couples faisaient de même.
« Quelle comédie ! Murmura Drago.
- Quoi ?
- Tu crois que je suis pour la Saint Valentin ?
- Comme tu l'as annoncé ce matin ? Oui !
- Non, je trouve ridicule de fêter ça une fois par an ! Pourquoi faut-il un jour officiel alors que tout devrait être naturel et fêté au jour le jour ?
- Je suis du même avis.
- Sauf pour Noël peut-être…et je n'en suis pas tout à fait sûr.
- Les anniversaires ?
- Nous fêtons une date qui nous rapproche, tous les ans, un peu plus de la mort ! La logique humaine me laisse perplexe parfois.
- Mais il est bon de garder des moments comme les anniversaires et Noël pour être sûr que certaines personnes qu'on ne voit pas forcément, pensent à nous !
- Ils peuvent le montrer de temps en temps, les fêtes comme celles-ci semblent parfois correspondre à des obligations !
- Mais ils permettent aussi de fêter l'expérience qu'on se fait un peu plus tous les ans.
- L'expérience…
- Ton point de vue et très extrémiste sur le sujet ! »
Drago acquiesça.
« Si un jour tu as des enfants tu verras à quel point tu seras heureux de les voir découvrir leurs cadeaux… »
Il esquissa un sourire, laissant échapper un souffle…Hermione se détacha quelques minutes de lui :
« Qu'est-ce que…
- Deux minutes. »
Elle rentra dans une boutique et en ressortit.
« Joyeux fausse Saint Valentin ! Lui murmura-t-elle à l'oreille. »
Elle lui tendit une rose blanche. Il s'étira un sourire sur ses fines lèvres.
« Quelqu'un m'a dit qu'il fallait jouer le jeu !
- Une personne très sage ! »
Hermione roula des yeux, Drago la rapprocha de lui.
« Je vais devoir te donner ton cadeau.
- Je croyais que le restaurant c'était le cadeau !
- J'ai dépensé une fortune pour toi ! »
En rangeant sa fleur, il en sortit une autre : une fleur de vanille.
« Je… »
Hermione ne put dire un mot de plus, des cris se faisaient entendre dans la rue. Des couples couraient déjà vers eux, en hurlant.
« Les mangemorts ! Fit Hermione. »
Drago ne se souvenait pas d'une attaque de prévue ce jour-là, sinon il n'aurait rien prévu en ville. Il aurait tout de même dû s'en douter ! C'était Voldemort après tout. Drago sortit sa baguette et il lança les premiers sorts. Il prenait grand soin de ne s'éloigner sous aucun prétexte d'Hermione, quoique cela lui en coutait ! Voldemort était là !
« Cache-toi. Ordonna-t-il à Hermione.
- Non. »
Il lui agrippa le bras violemment. Il la regarda avec noirceur, jamais il ne l'avait fait avec autant de malfaisance.
« Tu me fais mal !
- Tu dégages ! Voldemort est là !
- Je m'en fiche !
- Pas moi ! »
Elle essayait toujours de se délivrer de la puissante emprise qu'il avait sur elle.« Nous n'avons pas le temps de disserter sur ta présence ou non ici ! Tu t'en vas ! »
Sa voix était rocailleuse, son ton froid, ses yeux glacials, tout faisait de lui à cet instant là, un Drago Malefoy différent. Elle ne le connaissait pas ainsi, il le savait très bien et en jouait. Elle le regardait avec méchanceté mais rien n'égalait Drago.
« Je ne fuirais pas !
- Tant pis pour toi ! »
Drago murmura une formule, puis une deuxième, sans qu'elle puisse faire quoique ce soit. Elle disparut. Drago soupira, elle allait lui en vouloir. Il resta à l'écart, le plus qu'il put. L'Ordre arriva. Ron parmi lui. Drago se trouvait coincé. Ils échangèrent un regard. S'il attaquait les membres de l'Ordre la couverture que Voldemort lui conférait, exploserait. S'il attaquait les mangemorts, sa couverture serait conservée, mais les mangemorts ne lui feraient plus du tout de cadeau.
« Experliarmus ! »
Le mangemort se retrouva désarmé, il venait de choisir son camp. Heureusement pour lui, Voldemort était loin de lui. Il y avait peu de chance pour qu'ils soient face à face. Il mit hors d'état de nuire plusieurs mangemorts, essayant de ne pas se faire blesser, puisque les mangemorts avaient compris que Drago faisait parti de l'autre camp. Chacun voulait profiter pour se venger, ou tout simplement pour essayer de donner une correction au protéger de Voldemort. Il se retrouva bien vite en situation de faiblesse. Aucun membres de l'Ordre ne vint l'aider, eux-mêmes largement débordés. Un auror l'aida quelques minutes avant de recevoir un mauvais sort en pleine poitrine.
« Toujours bien entouré Malefoy !
- La ferme Vermeer. »
Drago lança autant de sort qu'il put.
« Où elle est ta petite femme ? Elle se cache ?
- Brian doit s'occuper d'elle. »
Drago ne laissait transparaitre aucune émotion. Il s'appliqua à lancer chacun de ses sorts.
« Vous me le paierez. »
Ils ricanèrent. Drago remarqua que des mangemorts transplanaient, emportant avec eux des femmes, alors que les hommes gisaient morts sur le sol gelé. Un enlèvement massif ! Voldemort profitait que tous les couples soient de sortie pour enlever des femmes. Drago reconnaissait bien là, la ruse de Voldemort. Quelques minutes plus tard, les combats étaient terminés, Voldemort avait rappelé ses troupes. Le bilan fut comme le disait si bien le ministre « dramatique » : quinze morts, des blessés, et on comptait au moins sept femmes enlevées. Drago regarda son bras, rien de grave. Il se soignerait une fois rentré. Il s'assit un instant, il devait essayer de mettre les choses au point…
« Où est Hermione ? Questionna Ron paniquait.
- Ne t'inquiète pas pour elle.
- Je vais chercher Mélissa et Harry et on se rejoint chez toi ! »
Drago acquiesça et se leva.
« Malefoy ! »
Il se tourna et vit le responsable du département de la magie noire : un mangemort.
« Le combat a été rude.
- Rapide. Je dois y aller. »
Le mangemort attrapa le bras de Drago et lui murmura :
« Le Lord t'attend tout de suite. »
Hermione allait le tuer. Il transplana. Il n'y avait pas à décrire l'accueil qu'on lui fit, les mangemorts s'écartaient à chacun de ses pas.
« Tiens. »
Blaise lui tendit une cape de mangemort. Il ne lui adressa pas un signe de reconnaissance.
« Je n'ai pas vu ta femme lors de l'attaque. Fit Voldemort. Alors que Brian m'avait dit que vous deviez sortir. Nous aurions eu un réel plaisir à l'accueillir ici. Aurais-tu envoyé ta chère épouse ailleurs, pour qu'elle soit en sécurité ? »
Drago resta calme et ne bougea pas.
« Ne me dis pas qu'elle a fuit, nous connaissons tous les deux le défaut des Gryffondors, surtout Potter, Weasley et elle.
- C'est moi qui l'ait envoyé ailleurs, Lord, si pendant le combat elle avait remarqué que je ne blessais pas les ennemis, elle aurait compris et su. Elle aurait fuit immédiatement pour prévenir les membres de l'Ordre.
- Tu as bien réfléchis à la question.
- C'est mon rôle. Si je ne réfléchis pas pendant les moments les plus importants, je ne mérite alors pas le titre de bras droit. J'essaye d'être le meilleur, Lord, il en va de notre réussite. »
Voldemort resta silencieux quelques instants.
« N'oublie pas tes délais ! »
Drago acquiesça.
« Je ne les oublies pas.
- Sortez tous ! »
Drago se doutait que de plus en plus ses mensonges seraient de moins en moins crus, mais il ne devait pas faire autrement. Il redouta la suite d'ailleurs. Il resta immobile, sachant que le Lord voulait lui parlait.
« Drago, Drago, Drago, je fondais en toi des espoirs inespérés. Maintenant que tu es marié à cette fille, tu gâches ces espoirs que tu avais. Tu la protèges. Tu préfères périr que de la laisser se faire kidnapper, pour la mettre en sécurité ici. Ou aurais-tu peur que je ne tienne pas ma promesse ? Que je la prenne puisque tu n'arrives pas à la mettre enceinte ? Tu joues un jeu dangereux Drago. »
Drago ne répondait pas, s'il répondait cela ferait une raison à Voldemort de le punir, une raison de plus. Voldemort le regarda dans le fond des yeux.
« Seuls mes adversaires osent me regarder dans les yeux…est-ce que je pose la question ou pas ? »
Drago ressentit une vive douleur et s'effondra au sol, il garda sa bouche bien fermée. Tous ces poignards qui lui transperçaient la peau semblait si nombreux et aiguisés. Voldemort était particulièrement en colère. Drago souffrait, énormément. Il s'était habitué à ce rôle d'intouchable qu'on lui conférait. Le sort lui remettait instantanément les pieds sur terre. Le sort dura, dura, encore et encore. Aucun son ne sortit de sa bouche.
« Peut-être que ce sort te rappelle des souvenirs, je t'épargne puisque tu fais un excellent travail pour moi, mais ne m'oblige plus à te punir à cause d'une fille. »
Drago se releva :
« Oui Lord. »
Voldemort ne parut pas satisfait de la réponse, il murmura une formule et un jet noir argenté se dirigea vers Drago.
« Maintenant hors de ma vue ! »
Qu'est-ce que Voldemort lui avait fait ? Il n'en savait rien. Drago rentra chez lui, et l'accueil fut à la hauteur de ses espérances. Hermione le gifla de toutes ses forces.
« Comment as-tu pu me faire ça ? Hurla-t-elle.
- …
- Réponds moi ! Comment as-tu pu ? Ce n'est pas parce que tu ne veux pas que je combatte que tu dois faire comme bon te semble pour me protéger, je suis assez grande pour ça. Je n'ai pas besoin de toi ! »
Drago ne répondait pas, il la regardait, il sentait les regards des autres sur eux.
« T'as perdu ta langue ? »
Drago s'effondra.
