Chapitre 20

Bonsoir !

Merci pour vos lectures et vos reviews :)

JuliaLoveKuro : XD je vois ça, tu restes quasiment sans voix. Arf, eh bien, voici la suite, te donnant une partie de la réponse.

Alice L. Nightray : Oui, normal... pauvre Ciel quand même... comment se tue un démon ? A voir, à voir :)

My Sweety Angel : Merci :) Et oui, la fin est proche (il me semble que j'ai écrit 24 chapitres au total). Dramatique, c'est le mot ;p

Ludwig Victrix (pour chap 1 et 2) : Arf, bon ben, mon cher damoiseau, je suis heureux que ce début te plaise. Oui, ils sont de nouveaux confrontés à une enquête, tout cela dans un début ambigu. Mais... est-ce vraiment un rêve ? ;) (tu n'as pas bossé ton andouillette ! Sacre bleu !). La cuisse, oblige XD C'était trop tentant bien que prévisible, je dois bien l'avouer. Oui, ça va parler de trucs louches. Oui, sors, enfuis-toi même XD

Lady lisa-chan : Oui, le puzzle se forme et on comprend enfin le sens de ces paroles. Les réponses viendront en temps et en heure ;p maintenant, voici la suite :D

Et maintenant, la suite !


Ciel resta un moment assis sur le lit, essayant de se remettre de ce que lui avait dit le démon. Puis, il soupira et se leva. Il toucha son œil maudit.

_ Sebastian, viens ici.

Il entendit toquer et la tête du majordome apparut à travers l'entrebâillement de la porte.

_ Oui, Bocchan ?

Ciel le fixa, sans bouger. Son domestique avait changé ses vêtements, redevenant impeccable. Son corps n'était plus criblé de balles.

_ Prépare-moi, je souhaite sortir dans Londres. Et seul. Appelle une voiture.

Le démon sourit. Il s'inclina légèrement.

_ Oui, Monsieur.

Il s'en alla afin de demander un fiacre.

De son côté, le jeune garçon s'avança vers la fenêtre, observant l'étendue de sa propriété sans réel intérêt.

On toqua de nouveau.

Ciel tourna la tête vers la porte.

_ Entre.

Sebastian actionna la poignée et pénétra dans la pièce. Il se dirigea vers l'armoire de son contractant.

_ J'ai contacté un fiacre. Il devrait arriver dans une demi-heure. Il fait froid dehors, je vous sors votre cape doublée et votre ensemble en velours, jeune maître.

Ciel s'approcha du lit, le contourna et s'installa à l'endroit habituel en attendant que son majordome vienne le changer et l'habiller.

Cela se passa en silence. Au moment de serrer le nœud en satin noir, il rompit le silence :

_ Puis-je connaître la raison de votre sortie ? Bocchan ?

_ Me changer l'esprit.

Ciel rencontra les yeux vermeils tandis que le domestique lui attacha le cache-œil.

_ Vraiment ?

Un petit sourire.

_ Cela me regarde, Sebastian, trancha Ciel.

_ Bien sur, veuillez me pardonner.

De nouveau un silence pesant.


Une fois dans le fiacre en destination de Londres, le jeune Comte serra le pommeau de sa canne. Il essaya de se détendre… mais impossible. Il n'arrivait plus à penser. Il n'arrivait plus à analyser correctement la situation.

Arrivé dans la journée, une fois là-bas, le jeune noble demanda au cocher de revenir le chercher vers les sept heures du soir. Pendant ce temps, il arpenta les rues de Londres, trainant toujours au même endroit : devant la cathédrale Saint-Paul.

Prenant son courage à deux mains, le jeune Comte pénétra dans l'édifice. Il ne prêta pas attention aux décors majestueux de style mélangeant le classique et le baroque. Néanmoins, quelques formes rappellent le style roman, surement l'un des derniers vestiges après l'incendie de ce bâtiment… Ciel n'en avait que faire et il chercha quelqu'un du regard. Il passa devant le chœur, regardant rapidement le baldaquin au croisement de la nef et du transept*.

_ Bonjour, Mon Seigneur, salua une voix grave.

Ciel se tourna et aperçut un prêtre… ah non, c'est un évêque. Le jeune garçon hocha la tête.

_ Bonjour Mon Père. J'aimerai vous parler.

_ Oui, bien entendu. Par contre, commença-t-il. Pouvez-vous enlever votre chapeau ?**

Ciel écarquilla les yeux. Il obéit.

_ Oui, excuse-moi Mon Père, j'ai oublié.

Le vieil homme lui sourit chaleureusement, comme si de rien était.

_ Que se passe-t-il ?

Ciel commença à marcher, suivi de l'ecclésiastique.

_ Je voudrai vous emprunter un crucifix béni provenant de votre trésor***.

L'évêque parut surpris et le fixa.

_ Un crucifix béni ? Pourquoi donc ?

_ Afin d'exorciser un démon.

_ Un démon… dites-vous.

Ciel sentit qu'il était hésitant. Le noble se tourna vers lui.

_ Savez-vous qui je suis ?

_ Non, avoua l'évêque.

_ Je suis le Comte Ciel Phantomhive.

L'ecclésiastique écarquilla les yeux de surprise.

_ Le Limier de la Reine, chuchota-t-il.

Ciel sourit.

_ J'ai vraiment besoin de ce crucifix, insista le jeune garçon.


* : Pour ceux qui n'y connaissent rien, c'est simplement la croisée d'une église, formant une croix.

** : Les hommes doivent enlever tout couvre-chef en rentrant dans une église. Seules les femmes peuvent les garder.

*** : Trésor, c'est l'ensemble des reliques et autres objets précieux appartenant à un édifice religieux.


A suivre...