Disclamer : L'histoire m'appartient mais pas l'Univers (malheureusement) !:)

Note de l'auteure : je suis un peu surprise du peu de nombre de reviews que j'ai reçue pour ce chapitre par rapport aux précédents et par rapport au nombre de Follows et Favorite. J'espère que ce n'est pas parce que vous ne l'avez pas aimé car si c'est le cas je préférais le savoir. Mais je me dis qu'il y a aussi la possibilité que ce soit les vacances qui vous ait empêché de laisser un commentaire. Il est vrai que je ne marque jamais en fin de chapitre de me laisser une review car j'estime que chacun fait comme il l'entend mais il y a des personnes qui me laissaient un commentaire régulièrement et que je ne vois plus depuis 2 chapitres, alors je me pose des questions. Enfin bref, ce que je voudrais surtout c'est que vous me disiez ce que vous pensez de mon histoire car comme je l'ai écrit dans un le chapitre précédent, j'écris pour vous et j'aimerais vraiment que mon histoire soit interactive ! Alors n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire ou une demande. : ).

Une nuit parmi d'autres chapitre 4 :

Sirius actionna la poignée et ouvrit la porte. Il se figea brusquement sur le seuil car il ne voyait rien dans la pièce. En effet seuls les rideaux de la fenêtre étaient ouverts mais le mauvais temps dehors ne laissait passer aucune lumière. Laissant ses yeux s'habitué à l'obscurité et balayant la pièce du regard, il vit la silhouette d'un lit en fer forgé se dégager. Le meuble était posé contre le mur gauche en son milieu et les couvertures ainsi que l'état global du lit faisait comprendre tout de suite que la première impression de l'ex-Griffondor était la bonne : l'endroit était crasseux et en ruine. Mais c'était l'idéal pour qu'on ne lui pose aucune question. Il se dit que Dumbledore avait vraiment bien choisit ce lieux. De l'autre côté de la fenêtre sur la droite se tenait un bureau sans chaise et un des tiroirs pendait de son emplacement. Les yeux de Sirius se fixèrent soudainement sur une ombre assise sur le rebord de la fenêtre et qu'il n'avait pas remarqué auparavant. Celle-ci sortit une baguette et d'un coup alluma la lumière dans toute la pièce. Sirius grimaça et fut forcer de fermer les yeux car la luminosité soudaine le dérangea. Il ouvrit petit à petit les yeux et se crispa d'un coup quand il reconnut l'homme devant lui. Habillé d'une cape noire, les cheveux tombant devant son visage, le nez tordu d'avoir été trop souvent cassé, Severus Snape se tenait devant lui, le corps tendu à l'extrême attendant visiblement la réaction suivante de son vis-à-vis. Mais Sirius était beaucoup trop surpris pour faire quelque chose, il ne s'attendait surement pas à lui.

Quand Severus entendit la porte s'ouvrir et vit un homme rentré dans la pièce, il quitta son perchoir sur le rebord de la fenêtre et se mit debout. Il alluma l'unique ampoule de la pièce qui pendait dans le vide et alors que l'autre homme ferma les yeux sous la force de l'éclairage, Severus se figea. Devant lui se tenait Sirius Black dans une cape grise. Il le vit ouvrit doucement les yeux, laissant ses rétines s'habituer à la luminosité ambiante et l'apprenti potionniste vit parfaitement le moment où Black comprit qui il était. Ses yeux s'agrandirent et il ne sut plus quoi dire. Mais le jeune potionniste sut que la situation ne durait pas très longtemps comme ça. En effet à peine avait-il eu le temps d'ouvrir la bouche pour essayer de contenir son vis-à-vis que celui-ci ne lui laissa pas le temps d'un placer une :

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Putain c'est quoi ce bordel ? Comment ça se fait que tu connaisses cet endroit ? Demanda Sirius en paniquant.

Severus n'eut pas le temps de répondre à une seule question qu'il se retrouva plaqué contre la fenêtre (pas comme vous le pensez, bande de perverses !) avec une baguette sous la gorge. Sirius le regardait avec beaucoup de haine et d'incompréhension au fond du regard. Le mangemort sut qu'il lui faudrait bien choisir ses mots pour que l'autre homme comprenne qu'il ne lui voulait aucun mal et qu'il le laisse s'expliquer. Il ne fallait pas que Sirius démarre au quart de tour autrement le potionniste savait qu'ils finiraient par se battre sans que la situation avance. Il prit donc un ton très calme :

- Ecoutes, calmes-toi et repose ta baguette s'il te plait. Je ne suis pas là pour te faire du mal, ce n'est pas un piège et je voudrais vraiment vous aidez. Ce n'est pas un mensonge, je t'assure. S'il te plait range ta baguette. Demanda Severus pour la seconde fois.

Il sentit que Sirius n'avait toujours pas confiance en lui et qu'il redoutait encore une attaque. Il continua donc son explication sur le même ton :

- Je sais que tu vas trouver cela bizarre, mais je t'assure que je n'ai pas de mauvaises intentions. Je souhaite juste me racheter. Ce n'est pas un piège, il n'y a personne d'autres que nous dans la pièce. Tu crois vraiment que Dumbledore ne m'as pas testé avant de me donner rendez-vous avec toi ? Tu crois vraiment que je serais venu ici aujourd'hui si j'avais su que c'était toi, alors qu'on se déteste ? Réfléchi un peu, je sais que sous tes airs de clébard, tu es malgré tout un minimum intelligent. Et même si tu as du mal à connecter les deux derniers neurones qu'il te reste, fais un effort s'il te plait.

Severus avait du mal à ne pas laisser sa nature reprendre le dessus et le ton devint très vite ironique et sarcastique comme du temps de Poudlard. Après tout cela faisait peu de temps qu'ils avaient quitté l'école. Sirius se calma, rangea sa baguette dans sa poche et dit :

- Très bien mais j'attends des explications convaincantes.

- L'attaque sur Gwynedd m'a ouvert les yeux. Tuer des moldus n'est pas mon but. Même si je suis pour la préservation de la magie et son utilisation sans contrôle systématique du Ministère, anéantir les moldus ne fait pas partie de mes projets. Pour moi, ils sont gênants car ils salissent la magie mais je ne veux pas les tuer pour autant. Ce soir-là quand le Seigneur des Ténèbres a lancer son attaque sur ce village moldu, je ne m'attendais pas devoir assassiner des femmes et des enfants. Cette façon de faire ne me convient pas. Je suis donc allé voir Dumbledore car je savais qu'il montait une équipe pour faire face aux mangemorts. Des bruits de couloirs circulent dans de nombreuses demeures de sang-purs sur cette équipe. J'ai donc envoyé un message au directeur, qui m'a reçu, interrogé et donné rendez-vous ici avec un membre de son organisation. Il m'a dit que lorsque j'aurais une information à donner, je devrais prendre rendez-vous avec cette personne qui serait chargé de transmettre l'info au reste du groupe. C'est tout ce que je sais, et crois-moi je ne comprends pas pourquoi il t'a choisi toi en sachant qu'on ne peut pas s'entendre. Enfin d'un côté je préfère que ce soit toi plutôt que Potter. Severus regarda Sirius qui à cette dernière phrase sembla se révolter.

- Et qu'est-ce qui te fais dire que James fait aussi parti de l'Ordre ?

- Tu me prends pour un imbécile ou quoi, je te signale que vous ne faites rien l'un sans l'autre, pire qu'une moule avec son rocher ! Si tu fais partie de l'Ordre, Potter doit en faire partie aussi. Et je pense que la raison pour laquelle tu es là à la place de Potter, c'est que Dumbledore sait pertinemment que lui et moi on est parfaitement incompatible même pour avoir une conversation banale. Et même si je te hais autant que lui, le directeur a dû penser qu'on arriverait surement à trouver un terrain d'entente. Argumenta Severus.

- Tout ce que je sais, c'est que le directeur m'a demandé de venir à ce rendez-vous, qu'il m'avait choisi moi car il pensait qu'en tant que sang-pur, si j'arrivais à te faire confiance, alors tout l'Ordre pourrait avoir confiance en toi. Expliqua Sirius doucement.

Il n'en revenait pas que Dumbledore puisse penser qu'ils arriveraient à trouver un terrain d'entente. Pour lui s'était impossible. Ils s'étaient hait durant 7 ans et ne pensaient pas que ce sentiment pourrait disparaitre du jour au lendemain. Sirius sentait bien que Severus était aussi en colère que lui et que ce rendez-vous avait toutes les chances de mal finir. L'animagus ne voulait pas en arriver là car si l'autre homme avait des informations vraiment capitales pour l'Ordre, il ne pouvait les laisser passer. Il prit alors sur lui et demanda au potionniste :

- Bien puisque nous n'avons pas le choix, je crois qu'il va falloir travailler ensemble. Et je ne pense pas que Dumbledore soit d'accord pour envoyer quelqu'un d'autre que moi, sinon il l'aurait déjà fait.

- Oui effectivement, mais je pense que tout ceci est une mauvaise idée. Comment veut-il que cela fonctionne alors que nous n'avons même pas confiance l'un en l'autre ?

- Je pense que la confiance viendra avec le temps, mais pour l'instant nous devons définir un protocole de sécurité au cas où l'un de nous deux aurait un problème. Je propose que l'on choisisse un autre lieu de rendez-vous que cette auberge, elle me semble tomber en ruine.

- Effectivement c'est le cas de le dire. Tu connais l'hôtel des anges, sur Martin Street ? C'est dans le monde moldu.

- Oui je connais. Je pense que c'est un bon endroit, en plus dans un lieu moldu personne n'ira chercher des sorciers et encore moins nous. Très bien alors on a qu'à se donner rendez-vous là-bas à partir de maintenant. Même numéro de chambre ?

- Oui ça sera plus simple et si on voit qu'il y a des soupçons, on changera d'endroit.

- Ok, bien alors disons qu'on se revoit dans trois jours, à l'hôtel des anges, chambre 17 toujours. On y apposera nos sortilèges pour que la chambre reconnaisse notre magie et ne laisse entrer personne sauf nous. On dit 21h, comme pour aujourd'hui ?

- Oui très bien, ça me va. Répondit Severus d'une voix calme.

Sirius se leva alors du lit sur lequel il s'était assis durant la conversation, ouvrit la porte et laissa Severus sortir en premier. Il allait pour le suivre et sortir enfin de cet endroit qui lui donnait la nausée quand l'autre homme se retourna vivement vers lui et lui dit :

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Ba je te suis, je n'en peux plus de cet endroit, c'est étouffant et je veux sortir le plus vite possible.

- Je me demande comment tu peux être aussi débile et croire que l'on va s'en sortir vivant si tu me suis directement. Il faut que tu restes dans la chambre et que tu attendes un peu avant de sortir à ton tour, crétin ! Expliqua Severus d'une voix ironique.

- Hey ben t'a qu'à sortir après moi alors, toi ça ne doit pas te gêner cette odeur de pourriture vu ton caractère et tes potions ! Répliqua Sirius.

- Je te signale que tu m'as laissé passer alors maintenant assumes.

Et d'un coup Sirius se senti reculé, tomba sur le lit et essaya de se relever mais il n'y arriva pas. Quand il leva les yeux pour regarder Severus, il vit celui-ci avec sa baguette pointé sur lui.

- Oh toi alors, libère-moi ! Exigea Sirius.

- C'est fou parce que pour un auror on pourrait penser que tu as un minimum de réflexe, et d'instinct de survie mais non rien du tout. Je me demande comment tu vas t'en sortir face aux mangemorts la prochaine fois.

Et sur ces mots, Severus quitta la chambre et l'auberge. Au bout de plusieurs minutes, Sirius sentit le sortilège cessé de fonctionner. Il se leva brusquement du lit et sorti très vite du lieu. Puis il transplana chez lui après s'être isolé dans une ruelle déserte.

Il arriva chez lui et se dirigea directement vers sa salle de bain. Il avait l'impression que de la crasse lui collait sur tout le corps ainsi que sur ses vêtements. Il se dit que plus jamais il n'irait dans un endroit aussi peu fréquentable. C'est dans des moments pareils et avec des pensées comme ça qu'on se rendait compte que Sirius Black, bien que rebelle aux traditions de sa famille et surtout contre leur politique, était un sang-pur comme les autres. Pendant qu'il se déshabillait, il se dit qu'il lui valait mieux brûler ses vêtements. Après s'être savonné plusieurs fois, il sortit enfin de la cabine, se dirigea vers sa chambre où il mit un boxer, un pantalon large dans lequel il se sentait très à l'aise (c'est clair que dans de la soie, tu te sens super à l'aise) et un t-shirt noir. Il retourna dans la salle de bain, prit les vêtements qu'il avait portés lors de son rendez-vous et se dirigea vers le rez-de-chaussée. Puis il entra dans son salon et marcha jusqu'à la grande cheminée. Il y alluma un feu et lorsque celui-ci fut assez vif, il y mit ses vêtements. Quand il ne resta plus rien ce ceux-ci, il sentit son ventre gargouillé, il prit la direction de la cuisine et se prépara à manger. Il se sentait épuisé de sa rencontre alors il ne mit pas de temps à aller au lit.


Severus quitta l'auberge en maudissant Dumbledore et Black sur les 20 prochaines générations. Il fallait qu'il tombe sur un vieux citronné et en plus sur un clébard décérébré qui n'avait aucun instinct de survie. Il transplana directement devant sa petite maison, entra et se dirigea vers sa salle de bain. Il se déshabilla, entra dans la cabine de douche et se lava rapidement. Il était fatigué de sa journée et son entretient avec Black avait mis ses nerfs à rude épreuve. Il avait dû prendre énormément sur lui pour ne pas lui balancer des remarques. Il sortit finalement de la douche, prit une grande serviette blanche et moelleuse et s'enroula dedans. Il frictionna son corps rapidement car il n'avait pas la sensation de froid qui le prenait après chaque nettoyage. Quand il eut fini, il laissa tomber la serviette sur une chaise prévue pour mettre ses vêtements et avança vers le miroir de la salle de bain. Lorsqu'il leva les yeux vers celui-ci il eut un moment d'arrêt devant l'image que lui renvoyait l'objet. Son corps était décharné, tellement mince que l'on voyait ses côtes ressortir ainsi que les os de ses hanches. Sa peau était d'une pâleur maladive et son nez déformé par la violence ressortait tellement de son visage que Severus avait l'impression qu'il ne voyait que lui. Le jeune potionniste ne pouvait pas voir le reste de son corps car le miroir s'arrêtait au niveau de son buste et il n fut très content car il savait que le bas était encore plus horrible que le haut. Des jambes plus que fines, une musculature inexistante qui le faisait paraitre encore plus faible. Non vraiment Severus se dit qu'il n'avait rien pour lui. Et c'est sur ces pensées noires et maussades que le jeune homme se rendit dans sa chambre et s'endormi rapidement.


Le lendemain matin, après avoir réfléchit toute la nuit, sans réussir à s'endormir, sur les motivations de Snape, Sirius était d'humeur plus que grognonne. Il n'avait aucune envie de se lever pour affronter la journée qui l'attendait. Il souhaitait juste pour dormir enfin mais malheureusement il savait que si son chef ne le voyait pas aujourd'hui, il lui passerait un sacré savon. Alors Sirius mit toute sa volonté à se lever de son lit. Il s'habilla promptement après avoir avisé l'heure sur son réveil (je vous avais dit qu'ils n'étaient pas copains), prit sa baguette et se dirigea vers sa cheminée. Il se rendit au Ministère. Dans la hall il croisa James qui arrivait. Celui-ci lui fit un signe de la tête et ils grimpèrent dans un ascenseur, heureusement vide.

- Alors comment ça s'est passé hier soir ton rendez-vous ? Demanda James.

- Ben c'était assez bizarre, mais je te raconterai tout ça un peu plus tard. Fit Sirius d'une voix ensommeillée.

- Ok, pas de soucis. De toute façon je crois bien que l'on va avoir une dure journée. Depuis l'affaire des Stuart le Ministère est encore plus sur ses gardes. Il parait même que Rufus Scrimgeour et Alastor Maugrey vont former une équipe d'aurors d'élite.

- A ce point-là ! Enfin ça ne m'étonne qu'à moitié vu l'état dans lequel on a retrouvé les corps des membres de la famille. Ainsi que le reste du village. C'était une véritable boucherie.

- Il faut espérer qu'on leur mette vite la main dessus.

- A ta place, j'oublierai. Je te signale qu'il s'agit de sorciers qui pratiquent de la magie noire, à mon avis ils se sont bien planqués et assurent leurs arrières.

La conversation des deux jeunes hommes s'arrêta en même temps que l'ascenseur car plusieurs personnes montaient dedans. L'ascenseur repris sa course vers les sous-sols du Ministère. Les deux garçons s'arrêtèrent deux étages plus bas et virent immédiatement que l'auror Watts les attendait.

- Bien pour aujourd'hui comme pour les jours précédents, vous allez vous entrainer aux sorts d'attaques et de défenses. Il faut que vous soyez prêts à aller sur le terrain. Votre formation s'achève dans un an donc nous n'avons pas de temps à perdre. Expliqua le chef de formation aux deux étudiants.

Ils se rendirent donc directement à la salle de simulation et y passèrent toute la journée. Le soir ils se rendirent chez James. Lily ne rentrerait que beaucoup plus tard car elle était de garde à Saint Mangouste. Les deux jeunes hommes se servirent une bièraubeurre.

- Donc ton rendez-vous s'est bien passé hier soir ? Demanda James.

- Oui, mais comme je t'ai dit c'était assez étrange. Je n'aurais jamais pensé me retrouvé là, dans cette situation.

- Et qui est-ce ? Je veux dire l'espion, c'est qui ?

- C'est… C'est… Sirius ne comprenait pas, il n'arrivait pas à dire à James qui était l'espion.

Sur le coup James se demanda pourquoi Sirius ne lui dit rien mais il réfléchit et dit :

- Ne t'inquiètes pas, c'est surement à cause des protections que tu ne peux pas me dévoiler le nom de l'espion. Même si c'est assez étrange étant donné que j'étais là quand Dumbledore en à parler à Poudlard.

- Oui, mais tu sais ce qu'il a dit : moins il y a des personnes au courant et plus on est protégé.

Sirius ne comprit pas vraiment d'où lui venait ce besoin de garder le nom de l'espion pour lui. Il n'avait pas réussi à le dire à James, non pas à cause des sorts qui l'en aurait empêché, mais il ne savait pas pourquoi, c'était comme un instinct qui lui disait de garder le nom de Snape pour lui, pour l'instant. Et comme James avait avancé la théorie des sorts de protection, Sirius ne le contredit pas.

Ils finirent par changer de sujet et Sirius rentra chez lui tôt car il était très fatigué de sa journée et n'avait pas encore récupéré de celles précédentes. Une fois arrivé chez lui, il se mit directement au lit et s'endormit facilement, la fatigue cumulée aidant.

Les deux jours suivants se passèrent de la même manière : James et Sirius se retrouvaient au Ministère, ils passaient le journée à s'entrainer avec toutes sortes de sorts offensifs et défensifs, puis ils allaient chez James où ils échangeaient leurs avis sur leur entrainement. Puis Sirius rentrait chez lui. Parfois il restait manger chez ses amis mais bien souvent, il préférait les laisser tous les deux en tête à tête. Après tout il avait James pour lui tout seul durant la journée, alors le soir il pouvait bien le laisser à Lily.


Et alors que Sirius passa les deux jours suivants à s'entrainer en vue des futurs combats contre les mangemorts, Severus lui fut convoqué devant le Seigneur des Ténèbres. Sur le coup, il crut que celui-ci avait su pour l'enfant qu'ils avaient caché dans le placard de l'évier. Mais il fut rassuré dès son entrée dans le manoir du maître car, après s'être agenouillé devant e dernier comme il le demandait, il confia la tâche à Severus de préparé des potions d'une complexité très élevée. Quand le jeune potionniste se releva il vit du coin de l'œil Théodore, Lucius et Regulus sur sa droite. Quand le Seigneur des Ténèbres eut finit de lui confier la liste des potions qu'il devait préparer et lui rendre dans trois jours, Severus se dirigea vers ses amis. Mais le maitre n'en avait pas fini avec eux et fier de son attaque sur le petit village de Gwynedd, il leur annonça une prochaine attaque sur un autre petit village dans le Nord de l' ne leur donna aucune autre précision mais fixa une nouvelle réunion le lendemain soir. Les 4 amis sortirent du manoir et se retrouvèrent chez Théodore.

Celui-ci était un jeune homme de haute stature, les cheveux noirs et les yeux d'un bleu pur et profond. Il avait le même âge que Lucius et venait comme ce dernier d'une riche, puissante et ancienne famille de sang-purs. Son père était mort quand il avait huit ans et sa mère avait dès lors sombré dans une profonde mélancolie. Il avait épousé Priscilla Turis le 25 Février 1979, soit quelques mois auparavant et depuis ils vivaient tous les deux dans le grand manoir de la famille. Cette dernière était l'unique fille de Marc et Emmanuelle Turis, sang-purs italiens qui partageaient beaucoup d'idées avec le Seigneur des Ténèbres. C'était d'ailleurs grâce à lui que c'étaient rencontrer les deux jeunes gens. Bien qu'ils ne le montraient pas à cause de leur éducation, le couple avait eu le coup de foudre l'un pour l'autre et Théodore n'avait pas attendu longtemps pour la demandé en mariage. Tous deux vivaient très heureux au Manoir Nott et n'attendaient pour combler leur bonheur qu'un enfant.

Pour l'heure, Théodore accueillit ses amis chez lui et la conversation tourna autour de la petite Emilie Stuart.

- Bien je crois finalement que nous avons eu tort de nous inquiéter, le maitre n'a rien remarqué autrement il nous aurait déjà puni pour notre action. Dit Regulus.

- Peut-être. Ou alors il attend de voir si ce n'était qu'une fois, parce que c'était une petite fille et que la prochaine fois qu'on sauve quelqu'un il ferra pire que nous torturer. Il attend peut-être que nous commettions une erreur. Expliqua Lucius.

- Je ne pense pas, pour moi il ne prendrait pas une occasion de punir ses disciples, mais c'est vrai qu'il était très content du déroulement de l'attaque et le fait que les aurors ne l'ait appris que le lendemain matin à rajouté à son plaisir.

- Moi ce qui me choque le plus, c'est justement que les aurors ne soient intervenus que le lendemain matin. Vous vous rendez compte que nous aurions pu continuer toute la nuit, aller dans d'autres villages, ils n'auraient pas réagi. Le Ministère ne sert vraiment à rien. Souffla Théodore.

Severus sourit intérieurement et se dit qu'il n'avait pas intérêt à dire cela à Black à leur prochain rendez-vous autrement ils partaient pour une dispute longue et surement douloureuse. Les 4 amis continuèrent leur conversation mais Severus prit congé rapidement car il avait cours le lendemain avec Faz et il devait également préparer les potions pour son maitre. Il repartit alors chez lui et commença la confection de la demande du Seigneur des Ténèbres.

Durant les deux jours qui suivirent, il allait en cours la journée, et le soir arrivé chez lui il préparait la commande qu'on lui avait demandée.


Le soir du troisième jour, Sirius sortit du Ministère et ne suivit pas James comme à son habitude. Non, ce soir il avait rendez-vous avec Snape et il se devait d'être à l'heure où alors il savait qu'il prendrait une remarque dès son arrivée. Il transplana immédiatement chez lui, alla prendre une douche et mangea un morceau. Quand il eut fini, il regarda l'immense horloge dans sa cuisine et vit qu'il lui restait 10 minutes avant son rendez-vous. Il récupéra alors une petite veste en jean, l'enfila et sortit de sa maison. Il atterrit dans une ruelle proche de Martin Street et se dirigea directement vers l'hôtel des Anges.

Il entra dans le hall et se dirigea vers l'accueil. Il demanda la chambre 17 et la jeune hôtesse lui dit que la chambre était déjà prise. Il lui répondit qu'il avait justement rendez-vous pour affaire dans cette suite. Elle lui indiqua que la chambre se situait au second étage et qu'il pouvait prendre les ascenseurs. Sirius fit un sourire charmeur à la demoiselle et suivit ses indications. Il arriva rapidement devant la chambre 17, souffla à nouveau un bon coup comme quelque jours auparavant et frappa deux coups sur la porte. Il l'ouvrit immédiatement après et s'avança dans la chambre de façon à pouvoir refermer la porte derrière lui.

Comme le lui avait indiqué l'hôtesse d'accueil, Snape était déjà là.

- Bien, tu es enfin arrivé. Nous allons pouvoir apposer nos protections et sort sur la porte, ainsi que mettre un mot de passe. Dit rapidement Severus.

- Bonsoir à toi aussi et oui tout comme toi, j'ai passé trois jours magnifiques. Répliqua Sirius.

- Tu veux vraiment qu'on commence par se disputer ? Demanda Severus.

- Non je voudrais juste qu'on soit poli et respectueux l'un envers l'autre, autrement je ne pense pas que ce soit nécessaire de continuer. Argumenta Sirius.

Severus ne put qu'être d'accord avec lui et continua donc :

- Très bien, bonsoir. Ça te va ?

- Parfaitement. Nous pouvons donc commencer à mettre les sorts.

Et durant les quelques minutes qui suivirent, les deux sorciers jetèrent différents sortilèges sur la porte de la chambre pour qu'ils ne puissent rentrer qu'après avoir donné le bon mot de passe, ils posèrent également des sorts d'insonorisation de la pièce, de détection de leur signature magique respectives. Avec tous ces sorts, ils savaient l'endroit sûr et sécurisé.

Sirius en profita ensuite pour détailler la suite dans son ensemble. La première pièce était une sorte de petit salon avec un canapé, deux fauteuils, une table basse, le tout posé en arc de cercle autour d'une cheminée. Sur le mur en face de la porte se trouvait des baies vitrées immenses qui laissaient filtrer la lumières des lampadaires extérieurs. La cheminée se trouvait sur le mur de droite et quand on se penchait près du foyer on voyait à travers celui-ci qu'il donnait également dans la chambre. Sirius s'avança dans celle-ci pendant que Severus continuait à jeter deux ou trois sorts de protection supplémentaire.

La chambre était très spacieuse, elle comprenait un lit pour deux, une grande armoire sur le mur en face des deux baies vitrées présentes également dans la chambre et du même côté que celles dans le salon. Au fond de la pièce, sur le côté du lit, se trouvait une autre porte qui donnait sur la salle de bain. Celle-ci était très bien aménagée et une baignoire avec des pieds en pattes de lion trônait à droite de la pièce. Sur le mur gauche était placé un lavabo ave un miroir et sur le côté du lavabo, vers la porte se trouvait un repose serviettes à plusieurs étages.

- C'est bon tu as fini le tour du propriétaire ? Demanda Severus.

Ce dernier fit sursauter Sirius et l'animagus porta une main à son cœur en se retournant vers le potionniste.

- Tu le fais vraiment exprès ou quoi ? Et puis de toute façon, vu qu'on risque de passer pas mal de temps ici, j'ai le droit de faire le tour des lieux non ? Ne me dis pas que toi tu n'as pas visité ?

- Je suis arrivé depuis près de 20 minutes, alors oui j'ai eu le temps de regarder chaque pièce. Mais je pense que le plus important c'est ce pourquoi nous sommes ici non ?

- Oui tu as raison.

- Whaou, attends tu viens de dire que j'ai raison ? Je ne ….

- Bon c'est bon, on ne va pas y passer 50 ans non plus. Et puis comme tu l'as dit on est ici pour autre chose qu'essayer de se jeter des piques à la figure. On commence ? Demanda Sirius.

- Après toi.

Et les deux jeunes hommes allèrent dans le salon, s'assirent dans chacun dans un fauteuil et Severus commença :

- J'ai été convoqué par le Seigneur des Ténèbres il y a deux jours, juste après notre rendez-vous. Il a émis l'hypothèse d'une prochaine attaque comme celle de Gwynedd. A mon avis, d'ici deux à trois jours, vous allez devoir intervenir de nouveau. Mais cette fois, vous devrez intervenir dès le début de l'attaque. Pour Gwynedd, vous n'êtes arrivée que le lendemain matin. Dans la nuit des gens ont dû mourir de leurs blessures.

- Oui mais le souci, c'est que tant qu'on n'a pas de demandé officielle on ne peut pas intervenir. La dernière fois, une sorcière est allée rendre visite à son frère à Gwynedd et c'est elle qui a donné l'alerte. Sinon, il aurait pu se passer encore plusieurs jours avant qu'on intervienne.

- Et c'est sur ça que vous devez agir. Vous ne pouvez pas mettre une sorte d'alarme sur les principaux sorts de magie noire qui servent à tuer. Au moins vous seriez prévenu tout de suite d'une éventuelle attaque.

- Oui, c'est une bonne idée. Je me demande comment ça se fait que ce ne soit pas déjà appliquer. C'est assez étrange.

- Il y a plusieurs mangemorts que je connais qui travaillent au Ministère, peut-être qu'ils l'ont désactivé et qu'il vous faut la remettre à jour ?

- Oui c'est bien possible, dans tous les cas, j'en reparlerais à mon chef demain. Qui sont les mangemorts dont tu me parles ?

- Je ne peux pas te le dire. Il y a un serment qui nous lie, ce qui permet lorsque nous sommes attrapés de ne pas pouvoir divulguer nos membres.

- Ce qui est bien pratique pour toi.

- Ecoutes si tu ne veux pas me parler je peux le comprendre et dans ce cas-là il nous suffit de ne pas venir en même temps ici et de laisser juste des mots. Mais pour moi ce n'est pas l'idéal. Je fais un grand effort sur moi-même pour te parler après tout ce qui s'est passé entre nous, alors tu pourrais faire de même et essayer d'éviter de nous mettre en colère l'un contre l'autre non ? Répliqua Severus.

- Oui, excuse-moi, tu as raison.

- Eh ben, il va sans aucun doute neiger demain. Deuxième fois que tu me dis que j'ai raison en moins de dix minutes. Coupa Severus avec un sourire.

- Ha ha. Enfin bref. C'est sûr que la situation n'est pas facile pour aucun de nous deux et je te promets de faire des efforts si tu promets à ton tour.

- Très bien, je promets également de faire des efforts.

Les deux jeunes hommes laissèrent un silence apaisant prendre place. Mais au bout d'un moment alors que Severus sentait le sommeil le gagner, il se dit qu'il valait mieux pour lui rentrer et dormir.

- Bon on fait comme ça : je te recontacte par hiboux, pour te donner des précisions sur l'attaque.

- Très bien. On fait comme ça alors.

Sirius quitta alors la chambre et rentra rapidement chez lui. Severus de son côté attendit que son collègue ait quitté l'établissement pour se diriger chez lui.

Deux jours après leur rencontre, et alors que l'apprenti potionniste avait fini les potions commandées par son maitre et qu'il les lui apportait, Severus eu comme un mauvais pressentiment.


Il transplana rapidement devant le Manoir des Jedusor et se dirigea vers la salle de réunion. Celle-ci était grande et froide. Un immense hall remplit d'ombres noires qui circulaient dans la pièce. Au bout de cette dernière était placé un trône dans lequel se trouvait le Seigneur des Ténèbres. C'était un homme qui n'en avait plus trop l'apparence. Il se rapprochait physiquement de plus en plus d'un serpent et ses yeux rougeoyant intimidaient quiconque les rencontrait. Il émanait de lui une puissance et un pouvoir qui attiraient de nombreux fidèles dans ses rangs. Ses idées et sa volonté de ramener le peuple sorcier vers un idéal de pureté séduisaient surtout les sang-purs mais pour rallier encore plus de monde dans ses troupes, il avait fait appel à des créatures magiques telles que des vampires, des loups garous mais aussi des êtres des Ténèbres. Ces deniers étaient des créatures composées de vapeurs et n'avaient pas vraiment de forme définies. Une cape noire entourait leur corps, un peu comme à la manière des Détraqueurs. Elles possédaient cependant des petites griffes au bout de longs bras qui contenaient du poison extrêmement puissant et mortel. Une seule coupure et la mort subvenait dans les dizaines de minutes qui suivaient. Mais parfois comme pour détruire encore plus l'espoir des gens, elles laissaient le poison agir durant des jours et la personne souffrait le martyr durant tout ce temps-là. Car ces créatures venus du plus profond es Ténèbres et rappelées par le Seigneur des Mangemorts pouvaient à leur guise agir sur le poison qu'elles injectaient à leur victime. Elles étaient comme reliées à celui-ci jusqu'à ce que la personne meure. C'était une forme de torture vicieuse et abominable.

Mais aujourd'hui aucune de ces créatures ne hantaient le manoir. Severus s'avança jusqu'au Seigneur des Ténèbres et s'agenouilla devant lui. Après le consentement de son maitre, il se releva et prit sa place dans le cercle des mangemorts.

- Mes très chers Mangemorts, mes plus fidèles, si je vous ai réunis ce soir, c'est pour vous féliciter de cette attaque contre les Stuarts. Le père est mort et ne sera plus un obstacle quand nous voudrons conquérir la France. et aujourd'hui vous allez avoir le droit à une récompense. Nous allons attaquer un village dans le nord de l'Angleterre, qui se nomme Jarrow. Je vous demande de vous amuser et surtout de ne faire aucun prisonnier.

A ces mots, les mangemorts, exaltés poussèrent des cris de joie. Le regard de Severus tomba sur une femme, unique parmi tous ces hommes. Bellatrix Lestranges, née Black, s'était mariée il y a deux ans maintenant avec l'héritier de la famille Lestranges, Rodolphus. Ce mariage était arrangé comme la plupart des mariages de sang-purs, mais les deux époux semblaient parfaitement bien s'entendre lorsqu'il s'agissait des moldus. Ils adoraient les torturer jusqu'à leur faire perdre la tête. Severus détourna les yeux sous le regard que lui adressa Bellatrix. En effet il pouvait lire dans ce dernier la folie meurtrière qui s'y cachait mais aussi autre chose qu'il n'arrivait pas à définir et qui le fit frissonner.

Alors que tous ces camarades se préparaient à transplaner, Severus fut bousculer par Regulus qui l'averti de se reprendre. Alors le jeune potionniste suivit ses amis et se prépara à une sanglante soirée.

Quand il fut sur place, n'ayant pas le temps d'envoyer un hibou à Black, Severus préféra lui envoyé directement un patronus en espérant qu'il serait seul dans la pièce. Mais pour plus de sureté, il transforma sa voix et ne rendit audible le message que pour son destinataire. La panthère argentée s'évapora alors rapidement et Severus engagea le combat avec un moldu qui l'avait pris pour cible et qui lui jetait des couteaux.


Loin de là, Sirius était en pleine paperasse à son bureau d'apprenti auror. Il avait pris du retard dans ses dossiers d'étude et avait préféré rester sur place pour ne pas être tenté de faire autre chose que bosser dessus s'il était rentré chez lui. Soudain il vit apparaitre devant lui une belle panthère tout en argent. Surpris par la forme du patronus, il écouta attentivement le message. Se rendant compte que c'était la voix de Snape, il comprit que le message était surement en rapport avec la prochaine attaque des mangemorts. Mais Sirius se dit qu'ils ne pouvaient pas attaquer si vite après la première. Il avait également des doutes quant à la sincérité de Snape et pensait que cette attaque pouvait être un piège pour les aurors comme pour les membres de l'Ordre du Phénix. Alors Sirius décida de laisser le patronus s'évaporer et retourna à sa paperasse, l'esprit malgré tout légèrement troublé.


Après avoir attendu pendant 30 minutes un signal des aurors ou des membres de l'Ordre du Phénix, Severus comprit qu'aucun renfort n'arriverait. Il ne comprit pas pourquoi alors qu'il avait envoyé un patronus à Sirius.

Trois heures plus tard, après avoir massacré tout le village et avoir été félicité chaleureusement par leur maitre, Severus quitta le manoir Jedusor en étant très en colère. Son incompréhension face à la réaction ou plutôt la non-réaction de son ennemi d'enfance le laissait sur les nerfs. Il rentra chez lui directement, envoya un message à Sirius et sortit une bouteille de whisky pur feu. Il se servit un verre, qu'il but d'une seule traite et s'en servit un deuxième tout de suite après. Il décida d'aller faire des potions dans son laboratoire pour se calmer plutôt.

Sirius de son côté, reçut le mot de Snape et la culpabilité l'envahit. Le mot était bref et concis :

« Espèce d'enfoiré, je ne sais pas pourquoi tu n'as pas communiqué mon message aux autres membres de ton organisation foireuse mais je te conseille de ne jamais recommencer sale clébard ! Enfin si prochaine fois il y a vu ton attitude de connard.
Snape. »

Sirius n'était vraiment pas fier de lui mais il n'avait vraiment pas eu confiance en Snape et le regrettait ce soir. Il renvoya un hibou à Snape pour lui donner rendez-vous le lendemain à l'hôtel des anges. Il voulait vraiment s'expliquer avec l'espion.

Il alla donc au rendez-vous prévu avec une très grande appréhension malgré tout. Sirius se rendit dans la chambre et vit que comme la dernière fois, Snape était déjà là. Quand il ouvrit la porte, il se dépêcha de rentrer et de la refermer pour que la voix de Snape ne retentisse pas dans tout l'établissement.

- Comment as-tu pu, espèce de gros salaud ? Tu es un véritable connard, tu le sais ça, un sale petit merdeux ? Hurla Severus sur son vis-à-vis.

- Je suis désolé, attend arrêtes de hurler s'il te plait et clames-toi ! Sirius fut obligé de hausser le ton pour se faire entendre. Tu ne comprends pas, je ne savais pas si je pouvais te faire confiance, j'ai beaucoup hésité et …

- Mais de quoi tu parles, tu ne me fais pas confiance ? Et moi, je devrais te dire quoi ? Que je te crois sur parole ? Non ! Mais on doit bien commencer quelque part. et je te signale que des gens sont morts et que malgré tous les crimes que j'ai pu commettre avant, ce sang là c'est toi qui l'a sur les mains, connard ! Explosa Severus sans pouvoir se retenir.

Même s'il pouvait comprendre Sirius dans une certaine mesure, le jeune potionniste s'était senti trahit quand il avait compris que Black n'avait rien dit à personne de son message. Il s'était senti comme abandonné par la seule personne qui était au courant de son changement de camp et qui aurait pu interférer en sa faveur en ne comptant pas Dumbledore. Après tout l'apprenti auror devait bien se douter qu'il était pris de remord sinon il n'aurait pas trahit le Seigneur des Ténèbres en risquant sa vie si jamais ce dernier apprenait sa défection.

C'est pourquoi sans vraiment de surprise le poing de Severus parti et il atterrit dans la figure de Sirius qui ne répliqua même pas et laissa le jeune homme en face de lui exprimer sa rage et sa douleur. L'animagus se rendit bien compte de son erreur et se promis de ne plus jamais la refaire. Après un bon quart d'heure de défoulement de Snape sur lui, il le prit par les bras et lui dit :

- Ok, je ne suis trompé et je te demande humblement de me pardonner d'accord ? Je sais que tu es digne de confiance et je transmettrai à l'avenir tous tes messages.

A ces mots Severus se calma et repris doucement une respiration normale. En regardant attentivement les habits de son vis-à-vis il se rendit compte qu'il n'y était pas allé de main morte avec ses coups. Il s'excusa alors rapidement et se recula quelque peu pour se laisser tomber dans un des deux fauteuils situés dans la pièce. Il poussa un profond soupir et sentit la mélancolie l'envahir.

- Tu sais pourquoi le Seigneur des Ténèbres a attaqué aujourd'hui un autre village ? demanda Sirius d'une voix calme.

- Il veut vous envoyer un message. Il veut que vous compreniez que personnes, nulle part ne sera épargné, à part les sang-purs. Qu'importe votre puissance, qu'importe votre pouvoir, si votre sang n'est pas pur alors vous serez une cible pour lui. Et encore, si vous vous trouvez sur son chemin il ne tiendra pas compte de la pureté du sang. Il vous éliminera. Cette attaque avait pour but de vous faire peur. Il veut que vous soyez effrayer et que vous abandonniez la lutte contre lui. Il sait que Dumbledore recrute une armée et il veut qu'il y ait le moins de monde possible qui le rejoigne. Plus vous serez faible et plus il sera fort.

- Oui effectivement c'est logique. Fit remarquer Sirius. Et tu as une idée de la date de la prochaine attaque ?

- Il y a quelques jours je n'aurais jamais pensé qu'il réattaquerait aussi vite après la première fois, mais là, je ne pense vraiment pas qu'une prochaine attaque est à prévoir dans les jours qui suivent. Je pense que pour l'instant il va attendre de voir comment le Ministère réagit, ainsi que Dumbledore et qu'ensuite il avisera. Mais il a déjà un plan tout préparé et j'ai bien peur qu'il ait des marionnettes jusque dans les moindres recoins du gouvernement. Pour l'instant se tenir tranquille va lui permettre d'appréhender les réactions des autres mais aussi d'instaurer un climat de peur et d'angoisse car vous ne saurez jamais quand exactement il frappera la prochaine fois.

- He bien maintenant si, grâce à toi. Répondit Sirius en regardant Severus droit dans les yeux et avec dans la voix, une sorte de fierté, sentiment que le jeune potionniste ne voulut pas analyser tout de suite, de peur de se tromper une nouvelle fois sur l'homme en face de lui.


Voilà, c'est la fin de mon chapitre. J'espère comme d'habitude qu'il vous a bien plut et que vous reviendrez me voir pour le prochain. J'ai eu beaucoup de difficultés à l'écrire et j'espère que ça ne se fait pas trop ressentir à la lecture. Ma nouvelle bêta n'a pas pu me corriger ce chapitre donc pour les fautes il ne faut pas se plaindre à moi !

Gros Bizou et à dans 15 jours ! Prochaine publication le 17 Novembre.