Disclamer: L'univers ne m'appartient pas mais l'histoire oui :)

Mikori Snape : Merci beaucoup pour tes encouragements, ça me touches et ça me motives à fond !

Severus X Sirius : Oui c'est vrai que j'aurais pu écrire des retrouvailles où ils se sauteraient à la gorge après avoir passé plus d'une année sans pique et sans s'attaquer, mais justement, ils ont passé une année loin de l'autre et ils ont murir chacun de leur côté. Ils ont 19 ans et ils ne sont plus des enfants. Pour être espion et pour pouvoir être un lien entre cet espion et l'ordre du Phénix, Severus et Sirius doivent grandir. Mais ne t'inquiètes pas ce n'est pas parce qu'ils ne se sautent pas à la gorge maintenant que tout va être rose pour autant.

Alors je ne vais pas faire intervenir Dumbledore entre Severus et Sirius, c'est à eux et à eux seuls de régler les conflits qui peuvent avoir lieu entre eux.

C'est fou tu es la deuxième personne à me demander pour l'animagus de Severus et comme je l'ai dit ça fait vraiment cliché la biche de Lily et ça serait trahir Sirius dès le départ alors il fallait que je trouve autre chose. Et la panthère je trouve ça classe. Alors voilà.

Ah oui, le jeu de Sirius, je ne vais pas en parler tout de suite clairement (si ça ne se voit pas mais j'essaye d'être subtile, ce qui n'est pas vraiment une franche réussite mais bon passons), disons que normalement avec ce chapitre mais surtout les deux prochains (où l'action va s'intensifier normalement), tu comprendras de quoi je parle.

Alors par contre pour le Mpreg, c'est vrai que je ne l'ai pas noté mais il y en aura un (qui risque de ne pas te plaire mais bon) et dans le tome 2 (enfin dans ce que je prévois comme le tome 2), il y en aura donc ne t'inquiètes absolument pas pour ça. Je suis sûre que tu seras ravie ! A très bientôt : ) .


Une nuit parmi d'autres Chapitre 5 :

Le corps de l'homme se crispa brutalement et il rejeta sa tête en arrière quand le sort le toucha soudainement. Mais aussitôt il bascula vers l'avant et un flot de sang sortit directement de sa bouche. Un hurlement de douleur et d'agonie franchit ses lèvres et se fit immédiatement entendre durant quelques minutes. L'homme sentit la douleur diminuée et elle se stoppa nette. Il essaya difficilement de reprendre son souffle et leva les yeux vers son tortionnaire. Ce dernier se tenait devant lui, baguette levée mais il ne prononça pas de nouvelles paroles. Dans son regard le prisonnier pouvait y lire la détermination d'un homme prêt à tout pour obtenir ce qu'il voulait et à cet instant, attaché sur une chaise, dans les sous-sols du manoir Jedusor, Calvin Keray sut qu'il allait mourir s'il ne révélait pas au mangemort en face de lui ce qu'il voulait savoir. Malheureusement pour lui, son métier l'obligeait à garder le secret et des sortilèges de protections feraient en sorte qu'il ne puisse rien dire. A chaque affaire qu'il avait entre ses mains, il se trouvait obliger de faire un serment inviolable avec ses clients et ses responsables donc même s'il voulait sauver sa peau en révélant les informations qu'il possédait, il ne le pourrait pas à cause des sorts. Il se retrouvait donc coincé dans cette situation depuis plusieurs minutes et l'homme en face de lui savait que les tortures qu'il lui infligeait ne servaient à rien. A ce moment Calvin comprit que son tortionnaire était aussi coincé que lui car il avait aussitôt deviné que l'employé du Ministère ne pourrait rien révéler. En effet, Calvin était un langue-de-plomb et travaillait pour le Ministère depuis bientôt 13 ans. Il avait vu toutes sortes de choses durant ces années et détenait de nombreux secrets des différents gouvernements qui s'étaient succédé depuis son entrée en fonction mais il n'aurait jamais pensé que les Mangemorts s'en prendrait à lui et non à ses supérieurs. Et il connaissait bien l'homme en face de lui qui depuis bientôt 20 minutes lui infligeait le sortilège doloris. Calvin avait rencontré de nombreuses fois Lucius Malfoy dans les couloirs du Ministère et il n'aurait jamais que cet homme si fier de son sang et de son héritage puisse se rabaisser devant un autre. Alors quand il avait compris qui était son agresseur, il avait été vraiment surpris. Son étonnement avait cependant rapidement laissé place à la fureur et la haine.

Il avait été agressé dès sa sortie du Ministère juste avant qu'il n'ait le temps de transplaner. Il avait senti quelqu'un s'accrocher à sa cape et dans la seconde suivante, il sentit une traction au niveau de son nombril, signe qu'il prenait un portoloin. Il avait atterrit devant un manoir mais Calvin avait juste eu le temps d'apercevoir sa silhouette qu'il perdait la vision par un sortilège. On le traina ensuite de force vers le manoir, il grimpa un chemin sur une colline à faible pente. Ils arrivèrent devant une porte d'entrée où les agresseurs de Calvin prononcèrent un mot de passe mais il n'arriva pas à bien l'entendre. Il marcha encore un petit moment avant qu'on ne lui retire le sort et qu'on le force à s'agenouillé devant un homme assis sur une sorte de trône.

L'homme devant lui était grand, brun, les yeux noirs avec de temps en temps, comme des flammes rouges qui dansaient dedans, et portait une somptueuse robe de sorcier noire. Il avait un charisme presque étouffant et Calvin en le voyant compris que cet homme était celui dont tout le Ministère parlait depuis maintenant un peu plus de deux ans. Des bruits de couloirs circulaient mais jamais un nom n'était véritablement prononcé, les surnoms par conter aillaient bon train, la presse d'ailleurs s'en délectait. Par ailleurs des attaques sur des villages moldus mettaient le monde sorcier en effervescence depuis une quinzaine de jours car personnes ne semblait comprendre comment celles-ci étaient organisées ni quand ce groupe de mangemorts, comme les avaient surnommés la presse, allait attaquer. Les villages détruits lors des batailles avaient des points communs : ils se situaient tous dans les campagnes anglaises mais à chaque fois à proximité vivaient des familles de sorciers dont les corps finissaient toujours pas être découverts le lendemain matin quelque part aux alentours des maisons. La violence des attaques, leurs nombres (trois en quinze jours) et le traitement des corps des victimes laissaient à penser que ceux qui participaient à ces massacres étaient de vrais monstres. Bien souvent les victimes n'étaient pas identifiables, surtout les moldus. C'est pourquoi le Ministère et le bureau des aurors savaient que toutes ces attaques et toutes les victimes étaient en lien avec la pureté de leur sang mais ils avaient aussi compris que les victimes étaient choisies en fonction de leurs liens avec le Ministère et des activités favorables aux moldus ou né-moldu qui intégraient le monde sorcier.

Quand l'homme se mit à parler à Calvin, ce dernier ne compris pas tout de suite ce que l'autre lui voulait. Mais dès que le sortilège doloris frappa son corps, il sut qu'il ne s'en sortirait pas vivant.

-Dis-moi ce que tu sais sur les Kincardine et je te laisserais la vie sauve. Ordonna l'homme assis sur le trône.

-Je ne comprends pas, pourquoi les Kincardine ? Je ne les connais pas vraiment. Tout ce que je sais c'est que c'est une grande famille de sang-purs anglais, aussi puissants que les Black, les Malfoy ou encore les Lestranges. Je ne sais rien de plus et je le jure. Répondit l'homme vacillant sous les contractions de ses muscles toujours en proie aux dernières vagues de souffrances.

-Tu veux dire que malgré ton métier et ta place au Ministère, tu ne me sers à rien ? Que tout ce que tu as à me dire est quelque chose que je sais déjà ? Ce n'est pas bien de mentir, surtout quand tu sais que ta vie est en jeu. Je veux avoir d'autres informations sur eux, donc soit tu me les trouves, soit tu meures. Menaça l'homme.

-Je ne peux rien pour vous car comme je viens de vous le dire, je ne les connais pas. Répliqua fortement Calvin.

-Très bien, peut-être que demain tu seras plus coopérant. Lucius, amène notre jeune ami en bas et fait lui découvrir les cachots.

-Bien maitre.

Et à cet instant, alors qu'il tournait la tête vers la direction indiquée par le regard de l'homme en face de lui, Calvin Keray croisa le regard de Lucius Malfoy et prit peur. Les yeux de l'héritier de la longue lignée de sang-purs ne reflétaient rien d'autre qu'une indifférence polie, une volonté impitoyable d'obéir sans poser de question. Lucius prit alors son collègue par le col de sa robe de travail et le conduisit dans les bas-fonds des cachots, dans un endroit humide, sans lumière car sans fenêtre où le froid semblait polaire, la douleur omniprésente et la peur si étouffante que Calvin n'arrivait plus à respirer. Il avait l'impression qu'un détraqueur vivait dans les cachots car dès que la porte se referma derrière son geôlier, tout courage, tout espoir disparu de son esprit. L'homme blond, d'un sort, l'immobilisa en enchainant ses mains, avec une ficelle très épaisse et qui lui brûla les poignets, en haut du mur derrière lui et les pieds furent attachés au sol par des grosses chaines. Ainsi il ne pouvait plus bouger. Alors débuta la séance de torture.

Cela faisait trois heures que Lucius torturait Calvin Keray et il avait su dès les premières minutes que le pauvre homme enchainé devant lui ne savait rien de plus que ce qu'il avait déjà avoué à son maitre dans la salle du trône. Il ne comprenait pas pourquoi son maitre insistait pour avoir des informations sur les Kincardine surtout qu'il supposait que Voldemort avait déjà interrogé tous ces mangemorts et que ces deniers avaient pu être bien plus précis que ce langue-de-plomb car ils étaient des sang-purs tous comme les Kincardine. Non Lucius ne comprenait vraiment pas où voulait en venir son maitre, surtout que le jeune homme savait que jamais il ne prendrait le risque de s'attaquer directement à eux alors que cette famille est l'une des plus puissante de Grande-Bretagne, voir la plus puissante de toute l'Angleterre. Il ne voyait pas de lien entre eux et les activités de son maitre.

Il était en train de lancer un énième doloris à sa victime quand Voldemort entra dans le cachot. Apparemment son maitre ne voulait pas attendre le lendemain pour avoir ses réponses. Lucius espéra intérieurement que le calvaire du prisonnier ne durerait pas trop longtemps. Le mangemort baissa sa baguette et le sortilège s'arrêta. Il la tint malgré tout vers Keray de peur que celui-ci ait une réaction violente face à l'arrivé de son maitre.

-Alors a-t-il été plus coopératif ? Demanda le Seigneur des Ténèbres.

-Non, absolument pas, j'ai bien peur que malgré toute la douleur qu'on puisse lui infliger il n'ait pas menti en haut. Je pense qu'il ne sait vraiment rien de plus que ce qu'il nous a déjà dit. Répondit Lucius.

-Très bien mais avant de le tuer, je veux nous assurer qu'il ne nous cache rien. Va chercher Severus. Ordonna Voldemort.

Lucius sortit rapidement des cachots laissant le prisonnier seul avec son maitre, quitta le manoir sans croiser âme qui vive et après avoir franchi les barrières anti-transplanage, il arriva directement devant une petite maison mitoyenne dans une rue sordide de Londres. Il frappa trois fois à la porte d'entrée et celle-ci s'ouvrit rapidement. Le jeune homme qui se trouvait devant Lucius fut un instant étonné de sa présence mais quand l'homme blond lui dit que le maitre avait besoin de lui de toute urgence, Severus prit sa cape de mangemort et sortit rapidement de chez lui. Il transplana en même temps que Lucius et atterrit devant un manoir à l'allure sordide en plein milieu de la campagne anglaise, près d'un tout petit village. Les deux amis grimpèrent la colline et une fois arrivés aux portes de l'immense bâtisse délabrée, ils se dirigèrent vers les cachots. Severus suivit Lucius à travers ceux-ci jusqu'à entendre des hurlements. Il savait à présent ce qui l'attendait dans la petite pièce alors il mit un masque d'indifférence sur son visage et se prépara mentalement à la souffrance de l'autre homme. Lucius se tourna vers Severus juste avant d'ouvrir la porte et quand il vit que son ami avait déjà un visage impavide, il franchit la porte. Severus le suivit automatiquement et le maitre dut les entendre arriver car il stoppa tout net le sort qu'il infligeait au prisonnier. Il se tourna alors vers les deux arrivants :

-Severus, mon cher Severus. J'aimerai que tu fouilles dans l'esprit de notre invité pour voir ce qu'il nous cache. Je veux toutes les informations que tu trouves sur les Kincardine.

-Très bien maitre. Répondit Severus.

Alors Severus utilisa la Légilimencie et pénétra dans l'esprit de Calvin Keray. Il vit de nombreux souvenirs de l'homme et sentit que celui-ci essayait de le stopper, de le faire sortir de sa tête, mais Severus était vraiment très bon en Légilimencie et il avait passé une année à s'entrainer. L'apprenti-potionniste sentit soudainement toute résistance s'effondrer et il devina que l'autre homme avait compris qu'il ne pourrait rien faire pour protéger son esprit conter l'invasion du mangemort. Alors Keray avait cessé de résister et préférait garder ses forces pour plus tard. Severus put explorer à loisir l'esprit du langue-de-plomb et bien de que nombreux souvenirs lui soient bloqués à cause des sortilèges de protections, dans les autres il ne découvrit rien qui pourrait servir son maitre. Il sorti rapidement de l'esprit de Keray et annonça à son maitre :

-Je suis désolé maitre mais il n'a pas mentit quand il disait qu'il ne savait rien de plus sur les Kincardine. Je n'ai rien trouvé dans son esprit qui aurait un lien avec eux.

-Très bien, alors comme tu ne me sers à rien, je vais pouvoir t'éliminer. Répondit Voldemort.

Et sous les regards indifférents de ses deux mangemorts et sans laisser le temps au prisonnier de prononce rune seule parole, le sort vert partit de la baguette du Seigneur des Ténèbres et se dirigea droit vers le prisonnier dont le corps s'affaissa lourdement le long de la ficelle qui le retenait au mur. Voldemort soupira et sortit des cachots en ordonnant à ces deux mangemorts de le suivre.

Les trois hommes se dirigèrent alors vers la salle du trône et si les deux jeunes hommes se tirent droit devant le siège du plus vieux, ce dernier se laissa tomber dans son fauteuil. Bien que les deux plus jeunes se posaient beaucoup de questions sur les désirs de leur maitre, aucun ne prit la parole de peur de recevoir un sort de torture. Ils attendirent donc en silence que leur maitre veuille bien parler pour les congédier, leur donner un ordre ou une mission.

-Lucius je veux que tu recueilles le plus d'informations possible sur les Kincardine dans tous les domaines. Annonça Voldemort.

-Très bien maitre, Répondit le jeune sang-pur.

Voldemort se rendit compte en regardant plus attentivement les deux jeunes hommes en face de lui que quelque chose semblait gêner l'un d'eux. Il demanda alors :

-Et bien Severus, parles, quelle est ta question ?

-Je ne veux pas paraitre impoli maitre, mais je ne comprends pas vraiment ce que vous leur voulez aux Kincardine ? N'est-ce pas une famille de sang-purs comme les autres ? Comme beaucoup d'autres que vous avez déjà ralliées à votre cause ?

-J'aime ton esprit Severus, tu sais toujours regarder au-delà de ce que tu vois, au-delà de la simple hypothèse ou de la simple révélation que l'on te fait. Effectivement, les Kincardine ne sont pas n'importe qui dans notre monde. Comme Lucius doit déjà le savoir et comme tu viens de le souligner, cette famille est très importante pour le monde sorcier britannique. Ils ont une puissance politique très forte, une ascendance naturelle sur les autres familles de sang-purs anglaises mais ils ont aussi un monopole commercial extraordinaire dans notre société. Les Kincardine ne se contentent pas des marchés financiers sorciers, ils ont aussi des actions et des sociétés du côté moldu. Tout cela fait qu'ils possèdent un empire financier, politique et finalement une emprise presque globale sur le monde britannique. Je veux savoir exactement ce qu'il en est de cette famille pour découvrir leur point faible et pour l'exploiter. Expliqua le Seigneur des Ténèbres.

-Mais je ne comprends pas, si vous savez déjà tout cela à propos de cette famille, pourquoi avez-vous besoin d'autres informations et où avez-vous eu celles-ci ? Demanda Severus.

-J'ai eu toutes ces informations par ton père Lucius, Dit Voldemort en regardant son mangemort droit dans les yeux. Je lui aie demandé de se tenir informer des nouvelles sur cette famille. Comprenez, si j'arrive à trouver leur point faible, je pourrais l'exploiter et m'en servir pour qu'ils soient à mes ordres. Lord et lady Kincardine ne se laisseront pas faire sans opposer de résistance surement mais je compte sur leur éducation de sang-purs pour me permettre de jouer avec le premier de vos principes : la famille est sacrée et passe avant tout le reste. Le fait qu'ils aient des liens avec les moldus m'incitent à vouloir les éliminer mais s'ils comprennent où sont véritablement leurs intérêts je n'aurais pas besoin de tuer une famille si précieuse pour notre monde.

-Oui effectivement, c'est une bonne méthode. Déclara Lucius d'un ton détaché.

-Maintenant, retirez-vous. Je vous appellerais lorsque j'aurais à nouveau besoin de vous.

Les deux jeunes hommes s'inclinèrent alors rapidement et disparurent derrière les portes de la salle. Ils échangèrent un regard et sortirent de la bâtisse. Ils transplanèrent jusque devant le manoir Malfoy et y entrèrent.

-Le maitre vous a convoqué ? demanda une voix sur leur gauche.

Les deux jeunes hommes sursautèrent et se retournèrent vivement.

-Père, vous nous avez fait peur ! Répliqua Lucius. Pourquoi ne vous êtes-vous pas annoncé ?

-Et pourquoi m'annoncerais-je dans ma propre demeure ? A moins que vous ayez des choses à cacher tous les deux. Lança Abraxas Malfoy.

-Mais non, où allez-vous chercher tout cela ? Mais je croyais que vous aviez un rendez-vous chez Gringotts aujourd'hui, c'est pour cela que je suis surpris de vous voir ici. Expliqua Lucius.

-Effectivement, mais mon rendez-vous est fini depuis près d'une demi-heure.

-Abraxas, où es-tu ?

Une voix fluette et légère se fit entendre et Lucius, intérieurement poussa un petit soupir de soulagement. La silhouette de sa mère se démarqua de l'ombre de la grande porte près de laquelle se tenait son père et Severus ainsi que Lucius souhaitèrent respectueusement le bonjour à Clarissa Malfoy. La mère de Lucius était aussi blonde que son fils et son mari. Elle était d'une très grande beauté et sa santé fragile lui donnait un air de petite fille malgré les années passées. A son bras se tenait Narcissa Malfoy, la toute jeune femme de Lucius. Elle était elle-même aussi blonde que les trois autres mais dans tout le monde magique chacun s'accordait pour dire qu'il n'y avait pas plus belle femme dans toute l'Angleterre. Ses cheveux étaient retenus en un chignon très élaboré qui serrait ses cheveux sur sa tête et ne laissaient une grande partie retombés gracieusement sur ses épaules et dans son dos. Dès qu'il vit sa femme, le regard de Lucius s'enflamma, ce que ne manqua pas de remarquer Severus. Il était à chaque fois ravi de s'apercevoir que la même flamme et étincelle brillait dans ses yeux de son ami dès que la jeune femme entrait dans son champ de vision. Il savait qu'il n'y avait pas un couple mieux assorti que ces deux-là.

-Excuse-moi Abraxas, mais au lieu d'embêter ton fils, tu devrais te préparer pour la réception de Lady Deira, nous devons être prêts dans moins de dix minutes et je ne veux pas arriver en retard. Allons dépêches-toi ! pria Clarissa Malfoy.

Alors Abraxas monta les escaliers pour aller se changer sous les recommandations de sa femme. Il avait l'impression qu'à chaque génération c'était pareille : il avait fondu en pâmoison devant sa femme, et son fils avait fait la même chose quand il avait aperçu la jeune Narcissa Black. Il n'était pas déçu du choix de son fils, bien au contraire, la jeune fille venait d'une haute lignée, avait le sang-pur et respectait les traditions. Il n'avait pu qu'encourager son fils dans le choix qu'il avait fait. Mais parfois il se disait qu'ils se laissaient trop mener à la baguette par leurs épouses. C'était là le seul défaut qu'il trouvait à la famille Malfoy.

Quand ses beaux-parents furent montés à l'étage, Narcissa se tourna vers son mari :

-Alors, étiez-vous vraiment chez le maitre ? Demanda-t-elle d'une voix légèrement inquiète.

-Oui, il avait une mission de dernière minute à nous confier, rien de très dangereux ne t'inquiètes pas. Mais il fallait qu'on le rejoigne sur place.

-Tous les deux ?

-Oui, Répondit Severus, mais nous avons fini et nous avons la soirée pour toi, si tu le désires.

-Ça tombe bien, j'avais envie de rester juste entre nous et ne pas sortir ce soir. Expliqua-t-elle.

-Alors profitons de cette soirée comme il se doit. Allons-nous réchauffer près de la cheminée, il ne fait pas vraiment chaud dans les cachots.

-Vous étiez dans les cachots ? Mais qu'y faisiez-vous ? Narcissa commençait légèrement à paniquer après les explications de Lucius.

-Non ce n'est pas ce que je voulais dire. Nous étions dans les cachots car nous avons dû descendre prendre quelque chose et ensuite nous sommes sortis dehors sans prendre la peine de s'habituer à la température et ensuite…

-Laisses tomber Lucius, tu t'enfonces. Coupa Severus. Tes explications sont tellement bidon que je me demande comment tu peux penser qu'elle va te croire. Le maitre voulait nous voir pour qu'on essaye d'extraire des souvenirs à quelqu'un.

A ces mots Narcissa ne se sentit pas vraiment rassurée pour autant mais ne voulant pas gâcher la soirée par une dispute avec Lucius sur les dangers que leur faisait courir leur maitre, elle préféra changer de sujet et les trois jeunes gens se dirigèrent vers le grand salon.

C'était une pièce magnifique, spacieuse et confortable. Une cheminée immense avec pas moins de trois foyers couvrait la moitié du mur de gauche dans son milieu. En face de la porte d'entrée se tenait un mur faisant presque 30 m de long avec 5 immenses baies vitrées qui donnaient sur une terrasse gigantesque dont les occupants du manoir profitaient durant les beaux jours. Trois canapés entouraient les foyers de la cheminée et des fauteuils au nombre de cinq s'ajoutaient au reste du mobilier. Une méridienne était également disposée près du dernier foyer vers le mur, de l'autre côté des fenêtres, derrière laquelle se tenait un pan de bibliothèque. Le tout donnait à cette partie de la pièce une impression de chaleur, de cocon et de douceur. C'était l'une des pièces préférées de Narcissa. Elle aimait y venir, s'installer sur la méridienne pour commencer un nouveau livre tout en étant près du feu et ressentir sa chaleur.

Les trois amis s'assirent sur les canapés : Narcissa et Lucius en partagèrent un et Severus s'assit sur celui d'en face. Plus d'une heure après, alors qu'ils s'apprêtaient à passer à table, un hibou vint cogner contre la fenêtre du salon. Severus étant le plus proche de la fenêtre alla l'ouvrir pour faire rentrer le volatile qui fonça dans la pièce et se mit à virevolter près de sa tête. Severus attrapa le hibou et réussi à détacher la lettre de sa patte.

« Severus,

Sache que j'ai acheté ce volatile juste pour toi. Non pas que je veuille t'en faire cadeau, loin de moi cette idée mais il faut bien que l'on communique autrement que par patronus, ça ferais vraiment très suspect. Et comme on ne doit pas nous reconnaitre, j'ai pris ce nouvel animal. Tu vois je sais réfléchir parfois. Enfin bref, tout ça pour dire que je t'attendrais au lieu habituel à 20h. Il faut vraiment qu'on parle !

S. »

Quand il eut fini de lire la lettre, Severus lâcha un petit ricanement moqueur. Lucius et Narcissa étaient très surpris que leur ami reçoive du courrier chez eux, et si c'était le cas, c'est que la lettre devait être importante.

-Alors c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Demanda Lucius d'un ton très curieux. Je me demande qui peut bien t'écrire aussi tard.

-Ne t'inquiètes pas, ce n'est rien. Et pour répondre à ta question, c'est une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne car vous allez pouvoir profiter de la soirée rien qu'entre vous et mauvaise car cela faisait un petit moment que nous n'avions pas pu nous voir. Mais on remet ça à une prochaine fois.

Severus se fit une petite note mentale comme quoi il y avait une autre bonne et une autre mauvaise nouvelle : il n'avait vraiment mais alors vraiment pas envie de revoir Black et en même temps il savait qu'ils devaient régler le problème de la dernière fois et en reparler, mettre vraiment les choses au claires. Après tout il y avait eu une nouvelle attaque entre-temps et il n'avait pas envoyé de message cette fois-là, à quoi bon c'était-il dit car de toute façon le cabot ne l'aurait pas cru. Il avait senti au fond de lui qu'il avait eu tort car après la bataille, après avoir vu tous ces cadavres s'accumuler, il avait senti la culpabilité envahir son cœur et son esprit et il n'avait pu s'empêcher de se dire que ces nouveaux morts étaient cette fois-ci de sa faute.

Severus chassa ses pensées de son esprit et se prépara à quitter ses amis. Il était déjà 19h47 et le temps qu'il sorte et qu'il se rende à l'auberge du Phénix Rouge, il savait qu'il serait juste à l'heure. Il s'excusa donc auprès de Lucius et Narcissa et vit que cette dernière était vraiment déçue de ne pas avoir pu passer plus de temps avec lui. Tout le long de son trajet pour sortir de chez les Malfoy et ensuite pour se rendre à l'auberge, il se dit que la vie était vraiment surprenante de temps en temps. Il n'aurait jamais pensé l'année d'avant qu'il s'entendrait si bien avec la cousine de Regulus. Il avait l'impression d'avoir une véritable amie qui le comprenait, qu'il ne l'obligeait pas à parler quand il n'en avait pas envie. Narcissa aimait également les potions, pas autant que lui mais c'était un sujet qui revenait régulièrement dans leurs conversations. Quand il avait su que Lucius voulait l'épouser, il s'était demandé ce que son ami pouvait trouver à cette jeune femme effacée complètement derrière sa sœur totalement folle et son aînée qui avait été reniée par sa famille. Oui, Narcissa Black était bien la seule de ses trois sœurs qui méritait qu'on s'y intéresse. Après plusieurs discutions avec elle, il s'était rendu compte que malgré les apparences, elle n'était absolument pas comme on la présentait. Elle était loin d'être la potiche, la femme objet que Lucius ne sortirait que pour les grandes occasions. Non Narcissa Malfoy était une femme libre d'esprit, qui bien que ne contredisant jamais son mari, car elle respectait les traditions, on sentait dès qu'on parlait véritablement avec elle que jamais, jamais elle ne se laisserait marcher sur les pieds et Severus l'avait vu défendre ses idées et démolir les argumentations de certains politiciens avec d'autant plus de classe qu'elle n'avait jamais perdu son sourire. On pouvait vraiment dire que Narcissa était une Black et bien que depuis son mariage elle ait changé de nom de famille, son caractère lui n'avait absolument pas dévié d'un iota. Certes pour vivre aux côtés de Lucius et non dans son ombre, Narcissa avait su dès le départ qu'elle devrait être parfaite en toute occasion, mais peu de monde dans la bonne société anglaise pensait qu'elle ferrait autant de merveille. Oui Severus était très fier d'avoir une amie comme elle et surtout il espérait qu'il ne la perdrait pas et il s'était juré de tout faire pour la protéger du Lord Noir.

Prit dans ses pensées, il ne s'était pas rendu compte qu'il se tenait devant la porte de la chambre 17 depuis un petit moment et qu'il n'avait toujours pas donné le mot de passe. Il se dépêcha de le prononcer et d'entrer dans la suite en prenant bien garde à fermer correctement la porte derrière lui. Black était assis dans un des deux fauteuils entourant la cheminée et sirotait un verre d'un alcool moldu au vu de la couleur. Il ne l'avait pas entendu rentrer et Severus pensa que c'était assez étonnant de savoir que lui aussi était perdu dans ses pensées. L'apprenti-potionniste se mit alors à détailler le jeune homme près de lui. Sirius avait les cheveux détachés et ils ondulaient par vagues jusque sur ses épaules. Ses habits en disaient beaucoup sur son éducation et sa naissance car Severus même au temps de Poudlard ne l'avait jamais vu qu'avec du haut de gamme sur le dos, et encore aujourd'hui c'était le cas. L'espion voyait le reflet des flammes du feu de la cheminée dansé dans les yeux bleus profond de son ennemi de toujours. L'ombre de la pièce cachait l'autre moitié de son visage et lui donnait un air mystérieux. Quand il se rendit compte de la tournure de ses pensées, Severus se força à revenir au présent. Le jeune potionniste se racla alors la gorge et l'apprenti-auror sursauta.

-Oh, zut. Dit Sirius quand il vit qu'il venait de renverser la moitié de son verre sur ses vêtements et le fauteuil.

-Eh bien, je ne m'attendais pas à ce que tu sursautes autant. Désolé pour ton verre. S'excusa rapidement le jeune homme.

-C'est pas grave, de toute façon vu comment j'étais perdu dans mes pensées, je suis même étonné de ne pas avoir carrément lâché mon verre. En tout cas merci d'être venu. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre vu que la dernière fois ça s'est plutôt mal passé. Dit Sirius d'une voix d'om perçait un certain malaise.

-A qui la faute ? Répliqua directement Severus. Il avait tellement peur que ces anciennes pulsions reviennent et que Black se joue de lui grâce à cela, qu'il avait parlé sur un ton beaucoup plus dur qu'il ne le voulait.

-Oui tu as raison, c'est entièrement ma faute et je…

-Non, tu n'as pas vraiment à t'en vouloir. On est deux dans l'affaire et j'ai eu le temps de réfléchir aussi de mon côté. Nous n'avions aucune raison d'avoir confiance l'un en l'autre et ce qui est arrivé, je ne dis pas que c'est excusable, je dis juste que ça devait arriver. Peut-être qu'il valait mieux que ça se passe au début, quand sa sauvagerie n'est pas encore trop grande plutôt que dans plusieurs mois, quand il n'aura plus de limites. Expliqua Severus.

Sirius se tourna alors vers son rival d'école et il vit dans ses yeux la sincérité dont il avait besoin pour se pardonner à lui-même son inaction qui avait entrainé beaucoup de mort. Quand Severus vit Black se tourner vers lui et chercher la vérité au fond de son regard, il ne put s'empêcher de laisser cette fois au moins les émotions parler dans ses yeux. Et il vit clairement la tension dans les membres de l'auror se relâcher et disparaitre totalement. Sirius eu comme une ébauche de sourire lorsqu'il senti le poids de la culpabilité s'enlever de ses épaules. A cet instant il crut voir le regard de son ennemi se troubler mais avant d'avoir pu identifier cette émotion, Severus l'avait chassé de ses yeux.

-Bon très bien, la dernière fois, on s'est plutôt envoyé sur les roses car tu n'as pas fait passer le mot au reste des membres de l'Ordre du Phénix.

-Oui et entre temps, il y a eu une nouvelle attaque de Voldemort su…

-Ne prononce pas son nom ! Cria Severus tout d'un coup.

-Quoi ? Demanda Sirius, surpris du ton de son vis-à-vis.

-Ne prononce pas son nom, s'il te plait. N'en mais franchement. Répéta Severus.

-Attend, je ne pensais pas que tu en avais peur, je pensais qu'au contraire ça ne te poserais pas de problème. Jamais je n'aurais pu croire que toi, tu aurais peur d'un nom.

-Il ne s'agit pas que de cela. Quand on prononce son nom, nous les mangemorts, on…

-Eux. Dit Sirius, sur un ton déterminé.

-…. Hein, quoi ? Eux qui, Mais de quoi tu me parles ? Demanda Severus surpris.

-Tu as dit : « nous les mangemorts ». Non c'est : «eux les mangemorts ». Pas nous. Tu ne fais plus parti des mangemort, aujourd'hui, tu fais partie de l'ordre du Phénix. Donc il faut que tu dises : « eux les mangemorts ». Argumenta Sirius.

Severus resta sans voix pendant un moment, il regardait Sirius bizarrement et celui-ci se senti obligé de reprendre la parole.

-Oui donc tu disais : Eux les mangemorts, ils ? Quand vous prononcé son nom, il se passe quoi ? Demanda Sirius.

-En fait quand on, enfin, on va dire quand ceux qui ont la marque prononce son nom, le seigneur des Ténèbres le sait. Et disons que si on prononce trop souvent son nom, il comprendra que nous n'avons plus peur de lui et alors il peut se rendre compte qu'on le trahit. Expliqua Severus.

-D'accord je comprends très bien ta réticence, mais ça ne veut pas dire que moi je ne peux plus prononcer son nom puisque moi je n'ai pas la marque.

-He bien disons que je n'aime pas qu'on prononce son nom, je trouve que ça le rend encore plus réel.

-Moi je trouve ça absurde, au contraire, plus tu diras son nom et plus le nom perdra de pouvoir sur toi. Non ? Demanda Sirius.

-Ecoute je n'ai pas envie de me disputer avec toi ce soir donc si tu veux vraiment qu'on en discute on le fera mais une prochaine fois, ok ?

-Oui tu as raison, on le fera une prochaine fois.

-Tu devrais arrêter de dire que j'ai raison, je pourrais y prendre goût tu sais ? Taquina Severus.

-Oui il va falloir que j'essaye d'arrêter car je me rends compte que même moi j'y prends goût. Enfin, et autrement qu'as-tu fais durant ces deux dernières semaines ?

-Quoi sérieusement ? Tu veux vraiment savoir ? Demanda Severus surpris.

-Ba oui, si tu ne me dis rien, on ne va pas pouvoir avancer. Après tout même les actions les plus anodines de Voldem…, enfin du Seigneur des Ténèbres peuvent cacher des actes terribles.

-Oui bien sûr, les actions du Seigneur des Ténèbres. Dit Severus dans un soupir.

Pendant un moment, Severus n'avait pu empêcher son cœur de battre un peu plus fort et d'espérer que même pour les traitres et les assassins, il y avait une justice mais il s'était fourvoyé et il se traita mentalement de débile et d'autres noms (que je n'écrirais pas ici, car je l'adore trop pour ça mon petit Severus) plus ou moins grossiers. Parfois il ne se comprenait pas : il savait qu'il n'y avait aucun espoir que ses amours déchus de jeunesse, ceux-là même qu'il avait nié en bloc et qu'il ne voulait absolument pas voir refaire surface de peur de souffrir, se réalisent un jour. En plus rien n'avait changé par rapport à cette année où il avait passé ses nuits, seul dans son dortoir à maudire le frère de son meilleur ami de faire naitre des sentiments si fort mais en même temps si honteux dans son corps, son cœur et son esprit. Il ne voulait pas aimer les regards que Black posait sur lui en ce moment même comme s'il y avait une chance qu'ils ne soient pas juste des regards, au pire remplis de haine et au mieux juste indifférents. Non ce qu'il voulait au plus profond de lui c'est que jamais ses espérances ne refassent surface mais alors même qu'il se promettait de ne plus jamais y revenir il sentit que ces sentiments n'avaient jamais disparus et qu'ils n'attendaient que le bon moment pour réapparaitre. Oui Severus ne comprendrait jamais comment il pouvait éprouver quelque chose de si fort pour quelqu'un qu'il avait pu autant haïr et qu'aujourd'hui encore il avait du mal à supporter.

Il se dit qu'il devrait faire attention que Black ne remarque pas que son comportement changeait en sa présence et que malgré lui il lui faisait de l'effet. Il fallait donc que Severus reste aussi froid et distant qu'il l'avait toujours été.

-La troisième attaque a été une surprise encore plus grande que la deuxième. Je crois qu'aucun de nous ne pensait qu'il réattaquerait aussi vite. Comme je te l'avais dit pour la seconde, cette attaque a pris tout le monde au dépourvu. Même nous. En tous cas pour l'instant je crois juste qu'il veut amener la peur dans la population sorcière et moldu. Après tous les villages attaqués pour l'instant sont tous moldus et à proximité se trouve une maison de sorcier. C'est elle notre principale et véritable cible. Les familles de ces maisons, les familles que l'on a attaquées étaient en lien avec la politique internationale, mais c'est beaucoup trop rapide comme plan. S'il voulait vraiment s'attaquer aux pays étrangers alliés de l'Angleterre, il commencerait en premier lieu par prendre le Ministère et renverser le gouvernement plutôt que de jouer à cette mascarade, alors il y a forcément autre chose derrière. Il faut que nous découvrions ce que c'est. Il ne peut pas attaquer la population sans avoir de plan final mais jusqu'à maintenant il ne nous a rien dévoilé de véritablement concret ou sérieux.

-Peut-être qu'il n'a pas encore très bien définis ses plans et qu'il veut voir comment réagit la population à ces attaques justement ? Et peut-être qu'il veut voir qu'elles familles vont se ralliées à lui et lesquelles se mettront sur sa route ? Proposa Sirius.

-Oui c'est une bonne idée mais je pense qu'il ne tardera pas à avoir les réponses à ses questions et alors nous entrerons véritablement en guerre. En attendant, il faut que tu dises à Dumbledore de se tenir prêt et d'informer toutes les autres familles faisant parties de l'ordre de se méfier de chaque détail dans les journaux. Tout ce qui peut paraitre insignifiant peut cacher en réalité une information capitale voire cruciale. Oh et j'allais oublier, mais aujourd'hui, il a réussi à capturer une langue-de-plomb du nom de Calvin Keray et il voulait que cet homme lui donne des renseignements sur les Kincardine. Ça lui semblait vraiment important au point qu'il a demandé à Lucius de venir me chercher.

-Les Kincardine ? Lucius, tu veux dire, Lucius Malfoy ? Sirius était de plus en plus surpris au fur et à mesure de la conversation.

–Oui Lucius est un mangemort mais il m'a aidé à cacher l'enfant sous l'évier pour lui sauver la vie.

-Sans blague ? Dit Sirius sur un ton ironique.

-Bon écoute que tu me crois ou pas n'a pas d'importance, ce qui compte c'est que le Seigneur des Ténèbres cherche des informations sur cette famille et qu'il est apparemment prêt à tout pour les obtenir. J'en ai parlé avec Lucius et il m'a dit que cette famille était comme toute puissante en Angleterre, ce qui est étrange car je n'en avais jamais entendu parler avant aujourd'hui.

-C'est normale, les Kincardine sont très discrets mais tout le monde sait que leur avis prévaut dans beaucoup de domaines. Par exemple : tu sais que ma famille a des parts dans la Gazette du Sorcier ?

-Oui je suis au courant, Regulus m'a expliqué certaines choses un jour, dans une conversation.

-Très bien, alors la famille Black possède 20 % des parts de ce journal amis les Kincardine eux en possède 47% ce qui fait d'eux les actionnaires majoritaires du journal. Maintenant imagine qu'ils ont le même pourcentage dans tous les médias du monde sorcier, dans des entreprises privés, dans des actions économiques mais ils ont aussi leur mot à dire dans le fonctionnement même de Poudlard.

-Quoi, même à Poudlard ? Mais je croyais que seul le conseil d'administration pouvait intervenir dans les affaires de Dumbledore concernant les cours ? Demanda Severus.

-Oui c'est ça, le conseil d'administration. Dit Sirius.

-Attend tu veux dire qu'ils sont aussi au conseil. Mais ce n'est pas possible, les Kincardine ils n'ont qu'un fils non ? En tout cas c'est ce que m'a dit Lucius ce soir même.

-Et il ne t'a pas menti. Mais tu te rends compte que pour qu'une lignée qui n'a qu'un enfant à chaque génération et qui arrive à préserver son sang et qu'en plus cette même famille arrive à gagner, à chaque génération, une parcelle du pouvoir qui se trouve en Angleterre, c'est qu'il faut avoir des bases très solide. Les Kincardine agissent toujours dans l'ombre ce qui fait que tu ne te rends jamais vraiment compte de ce qu'ils trafiquent. Mais ça ne les empêchent pas d'étendre leur empire, leur puissance et leur politique. Mais je n'ai jamais entendu dire que les Kincardine étaient d'un côté ou de l'autre de la magie. Je crois qu'ils sont toujours restés neutres dans les conflits internes. Fit remarquer Sirius.

-Ils ont l'air sacrément puissant.

-Oui effectivement, si tu crois que les Malfoy ou les Black ont du pouvoir c'est parce que nos familles sont mises en avant par la société mais aussi par leurs membres. En fait, c'est beaucoup de politique mais en gros il y a deux cas de figures : soit la famille fait tout pour être encore plus puissante et pour cela elle choisit de se mettre en avant comme nous ou les Malfoy, c'est-à-dire qu'on choisit d'investir la scène politique pour montrer notre puissance et notre pouvoir. Soit on agit dans l'ombre. Mais sache que dans les deux cas, il faut avoir de solides arrières car si on t'attaque tu dois pouvoir te défendre. Il faut toujours que tu ais un coup d'avance sur tes adversaires, que même à terre tu puisses te relever. C'est pour ça qu'il ne faut jamais dévoiler ton jeu que lorsque que tu es sur que ton adversaire n'a plus rien à sortir contre toi et là tu portes le coup fatal et tu l'écrase.

-C'est fou, je pensais que rien n'aurait subsisté de ton éducation de sang-pur vu comment tu fuyais ta famille et ton foyer ainsi que tout ce qui avait attrait aux Serpentard ou à la magie noire mais en fait tu es et tu resteras un parfait petit sang-pur, sans vouloir te vexer, bien évidement. Dit prudemment Severus en regardant Sirius.

-Je suppose qu'on ne peut pas se soustraire à une éducation que l'on a reçu pendant toute son enfance juste en quelques mois de liberté. Répondit Sirius d'une voix calme.

Severus cala son dos confortablement dans le fond du fauteuil et laissa les flammes de la cheminée réchauffer son corps. Sirius se leva et alla se servir un verre de bièraubeurre, il en proposa un à Severus qui accepta. Sa journée avait été particulièrement éprouvante entre ses cours avec son maitre des potions et sa leçon de Légilimencie avec le langue-de-plomb. D'ailleurs en parlant de lui, il se souvint qu'il n'avait pas raconter à Sirius la fin de son interrogatoire.

-Tiens, ton verre. Dit Sirius en lui tendant la boisson.

-Merci. Je voulais te prévenir que vous risquez de retrouver le corps de Keray sans vie d'ici un jour ou deux car le seigneur des Ténèbres ne s'encombre pas de prisonniers surtout si celui-ci ne lui sert plus à rien. Et comme Keray n'avait plus d'informations à nous donner… Severus laissa sa phrase en suspend mais Sirius comprit parfaitement son sens.

-Malheureusement on ne pouvait rien faire pour lui. Reprit Severus. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom nous a convoqués dans la cellule où il interrogeait Keray et nous n'avions aucun moyen de le faire sortir.

Sur le coup Sirius n'avait pas réalisé ce que Severus lui avait dit à propos de Lucius mais tout d'un coup la lumière se fit et il poussa une exclamation de surprise.

-Attend tu veux dire que Lucius Malfoy te donne des informations sur les agissements de Tu-Sais-Qui ? Tu veux dire que lui aussi le trahit ? Questionna Sirius.

-Non, personne chez les mangemorts ne sait que j'espionne pour le compte du seigneur des Ténèbres. Ni Lucius ni les autres. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en eux, mais si jamais je suis pris un jour pour une raison ou pour une autre, je ne veux pas qu'ils tombent avec moi.

Sirius, à cette phrase, pensa que Snape ne parlait que de Lucius et Severus sut que Sirius n'avait pas compris tout le sens de sa phrase car il ne posa pas plus de questions sur ce sujet.

-Tu as l'impression que tout ton monde s'écroule et que toutes tes croyances étaient fausses, n'est-ce pas ? Interrogea Severus.

-Pour tout dire, j'ai l'impression que tu te fou un peu de moi et en même temps je ne sais pas pourquoi mais je sais que je peux te faire confiance, mon instinct me le dit. Mais comme nous n'avons jamais été amis bien au contraire, c'est assez difficile pour moi de bien comprendre ce que je ressens. Mais je suis prêt à te faire confiance et à te croire si tu nous aides à vaincre ce malade. Et si d'une manière ou d'une autre Lucius Malfoy nous aide également, je prendrais tout ce qui est mis à ma disposition pour que personne d'autre ne meure.

-C'est ton côté Serpentard qui parle là non ? J'ai l'impression qu'il resurgit de plus en plus au fil de cette conversation. Severus sourit en disant cela à Sirius. Prendre tout ce qui est à notre portée et qui sert nos intérêts sans que l'on ne donne rien en retour, c'est très Serpentard, tu en conviendras ?

-Oui mais comme je te l'ai dit, quelques mois de liberté ne peuvent effacer des années d'éducation.

L'apprenti-potionniste ne s'était pas départi de son sourire et Sirius se rendit compte que c'était la première fois qu'il voyait Severus lui sourire. Et ce qu'il vit lui confirma ce qu'il savait depuis longtemps. Pour la première fois depuis qu'il avait envoyé le message par hibou à Snape plusieurs heures auparavant, il se détendit totalement et se laissa à son tour tomber dans le fond de son fauteuil. Et quand il vit l'autre homme en face de lui fermer les yeux et soupirer en prenant une gorgée de sa boisson, il ne put que faire de même.


Voilà, fin du chapitre. Je sais que vous allez surement vous poser plein de questions et sachez que les réponses arriveront très prochainement. J'espère que ce chapitre vous a plu. J'ai insisté sur la politique dans mon texte mais c'est parce que pour moi c'est important. Pas forcément capital mais important.

PS : Ce chapitre n'est pas corrigé par ma bêta, je ne sais pas ce qu'elle fout en ce moment mais je vais lui remonter les bretelles fissa pour qu'au moins vous n'ayez plus de fautes d'orthographe qui vous gâche la lecture. )

Le prochain chapitre sera publié le Dimanche 1er décembre au plus tard (oh la vache, on sera déjà en décembre, comme le temps passe super vite !).