Disclamer : L'univers ne m'appartient pas mais l'histoire oui.
Chapitre corrigé par ma bêta : Westyversionfrench. Allez jeter un œil à ces histoires, elles valent le détour ! Univers complètement déjanté et couples surprenants !
Note de l'auteure : Etant donné mon immense retard, je pense qu'on va passer directement au chapitre. Désolée encore une fois pour l'attente :s :s…
Sise : Disons que Regulus avait déjà participé à des attaques mais il n'avait pas encore la marque, alors ça donnait de l'espoir. Mais il était très important que Regulus porte la marque. Il y a certaines choses du cycle originel que je trouve bien et cet évènement est d'autant plus important et essentiel qu'il va permettre à Sirius de remettre certaines choses en questions plus loin dans la fic )
Mama : J'espère que ce chapitre aura valu la peine d'attendre. En tout cas nos deux chouchous y sont réunis et leur relation avance à grand pas (enfin tout du moins selon mes critères )).
PandaChoux : Merci pour la partie sur les statues, ma bêta était très contente de ce passage aussi donc je te raconte pas comment j'étais fière de moi quand j'ai vu ses commentaires dessus ! Que des éloges ) Par contre tu auras ce que tu désires dans ce chapitre !
Une nuit parmi d'autres chapitre 13 :
Regulus était en proie au conflit bien que rien ne le laissait supposer dans son attitude. Il s'en voulait des mots prononcés à l'encontre de son meilleur ami sous le coup de l'émotion vive qui l'avait traversé à l'idée de donner la mort pour la première fois et il espérait que Severus ne lui en voulait pas. Ses mots avaient dépassé sa pensée et maintenant la peur que son ami le rejette le glaçait d'effroi. Dès les premiers instants qu'il avait passés à Poudlard, Severus, à sa plus grande surprise, l'avait toujours soutenu. Sans doute car ils partageaient la même passion pour les potions, quoique celle de son ami était beaucoup plus exacerbée que la sienne. Qu'importe, les deux jeunes hommes étaient rapidement devenus amis et même le grand frère de Regulus, bien que très importun avec Severus, n'avait pas réussi à détruire cette profonde et solide amitié. Cette année, passée loin de ses amis, l'avait rendu solitaire et s'il devait être totalement honnête, assez froid, voire carrément antipathique par moments. Il n'aimait pas vraiment ses camarades de dortoir mais faisait malgré tout des efforts pour passer du temps avec eux, bien qu'ils n'aient rien en commun. Le sentiment de liberté qu'il avait ressenti après être descendu de la gare de King Cross pour la dernière fois l'avait laissé dans une plénitude entière, renforcée par la soirée qu'ils avaient passé tous les quatre le soir même au manoir Malfoy. Mais à cet instant précis, alors que son regard se tournait vers les deux silhouettes au sol, murées dans le silence, tout sentiment de liberté le fuit et seul un profond dégoût envers lui-même et une violente envie de vomir le saisit.
Alors que Théodore commençait à faire les cents pas autour des deux personnes prostrées sur le sol en marbre du manoir Jedusor, les quatre amis sentirent des vagues de magie arriver. En effet quelques secondes plus tard, le reste des Mangemorts qui avaient participé à l'attaque de Railing Park transplanèrent directement dans la grande salle, tout comme l'avaient fait une vingtaine de minutes plus tôt Lucius, Regulus, Severus et lui-même. Il sentit tout son corps de crisper en voyant que leur Maître n'était pas avec eux. Mais qu'est-ce qui s'était passé pour que les Mangemorts soient rentrés et pas le Seigneur des Ténèbres ? Se demanda Théodore.
Dans un silence de plomb, tous les Mangemorts se mirent en cercle autour du trône sur lequel siégeait habituellement leur chef. La salle était toute en longueur, grande d'une trentaine de mètres et large d'environ vingt mètres. Elle était très imposante, de lourds rideaux tombaient devant les immenses baies vitrées qui formaient un large demi-cercle derrière le siège du Maître. Toute lumière était proscrite de ce lieu, depuis près de quarante ans et aucune source lumineuse autre que les quelques bougies et les candélabres enfoncés dans chacun des piliers de la salle n'apportaient un semblant d'éclairage. Le Seigneur avait horreur de la lumière et l'obscurité ambiante lui permettait de renforcer cette aura de mystère et d'angoisse qui émanait de lui.
Alors que Bellatrix regardait autour d'elle en commençant à se ronger les ongles et qu'un mince espoir s'infiltrait en Severus au bout de cinq minutes de silence, un ultime Ploc se fit entendre et Voldemort apparut au beau milieu de la salle.
Regulus leva les yeux et frissonna imperceptiblement quand son Maître transplana dans la pièce. La femme et la fille du Ministre, ou plutôt de l'ex-Ministre, étaient toujours assises par terre, attendant la suite des évènements. Les quatre amis savaient que la soirée était loin d'être finie, et le plus jeune redoutait par-dessus tout ce que le Seigneur des Ténèbres attendait de lui. Il savait que les deux kidnappées finiraient mortes avant la fin de la nuit mais il espérait que cela irait vite.
Voldemort alla directement s'asseoir sur son trône et respira profondément en regardant ses disciples. Sa silhouette, drapée dans une cape noire, semblait fantomatique. Son corps était encore jeune grâce aux sorts de magie noire malgré les années qui passaient. Le mage noir était grand, il devait mesurer dans les un mètre quatre-vingt. Il avait une silhouette assez longiligne, mais sans muscles, toute en finesse. Sa peau était blanche et à certains endroits, on aurait dit qu'elle devenait même transparente. Cet aspect ne faisait que rajouter et amplifier la sensation de menace et de malaise présente à chaque fois que l'homme apparaissait quelque part. Ses yeux en revanche prenaient de plus en plus souvent une teinte rougeoyante selon Lucius, mais dans ses rares moments de calme, on pouvait s'apercevoir que l'éclat de ses prunelles était marron et non cette flamme rouge qui assombrissait ses yeux. Il avait su conserver le magnétisme qui empruntait ses traits depuis sa plus tendre enfance et ce point-là de son caractère n'avait fait que s'affirmer au fil du temps qui passait de l'augmentation de sa puissance magique. Ses fidèles savaient parfaitement qu'il ne fallait pas contrarier l'homme qui pouvait se montrer redoutable aussi bien par ses sorts que par son aura magique totalement écrasante quand il la lâchait entièrement. En effet, même s'ils devaient le servir, les Mangemorts, pour la plupart n'étaient absolument pas rassurés du fait de ses sautes d'humeur très fréquentes et très violentes. Le jeune Black pensa qu'il n'y avait que sa cousine Bellatrix pour oser s'approcher du Seigneur des Ténèbres lorsque celui-ci se mettait en tête de punir ses fidèles quand ils n'obéissaient pas assez vite ou bien à ses ordres.
Non Regulus n'avait jamais réussi à comprendre sa cousine et encore moins maintenant qu'elle pouvait laisser libre cours à sa folie destructrice auprès de cet homme. Quand ils étaient enfants, les deux cousins se voyaient très régulièrement et à Poudlard, il n'était pas rare pour Regulus dans les premières années de ses études de croiser Bellatrix au détour d'un couloir. Mais il avait toujours été très mal à l'aise en sa présence. Comparé à son frère qui essayait de toutes les manières possibles de faire sortir leur cousine de ses gonds, lui ne pouvait s'empêcher de baisser les yeux à chaque fois qu'ils se croisaient. Il se sentait très mal, comme si une gêne collante l'envahissait et ne voulait plus le lâcher. Au contraire il n'avait aucun mal à parler avec Narcissa ou Androméda. Il n'avait jamais compris cette différence qu'il ressentait à l'approche de sa cousine, et ce soir encore, c'était cette même sensation qui l'habitait. Il fallait également dire que sa cousine avait un esprit tellement spécial qu'il était difficile pour n'importe qui de comprendre réellement ce qu'elle voulait et cet aspect si belliqueux de son caractère n'avait fait que s'amplifier avec son mariage et sa présence auprès de celui que toute la population sorcière d'Angleterre craignait désormais.
Soudainement une voix le fit sortir de ses pensées :
-Regulus. Fit le Seigneur des Ténèbres.
Le jeune homme leva immédiatement les yeux vers le Seigneur des Ténèbres mais sans rencontrer véritablement le regard de son Maître, restant à la hauteur de son nez.
-Oui monseigneur ? Demanda prudemment le jeune homme.
-Occupe-toi de l'enfant. La mère passera après. Dit simplement l'homme assis sur le trône.
-Très bien, Maître.
Le jeune homme était parfaitement conscient de ce que le Seigneur des Ténèbres attendait de lui ce soir comme le lui avait rappelé Severus. Il vérifia ses défenses mentales car il ne savait pas très bien jusqu'où il pourrait aller malgré son éducation. Il se sentait étrangement perdu à cet instant : il se rendait compte que jusqu'à présent il avait toujours eu quelqu'un pour prendre soin de lui, pour le protéger que ce soit Sirius, ses parents ou encore Severus, Théodore ou Lucius. Mais là, maintenant il ne pouvait que compter sur lui-même et il se sentait si incertain, si anxieux. Il réalisa pleinement qu'à partir de ce soir, plus personne ne serait derrière lui et qu'il lui faudrait prendre ses responsabilités en main, se débrouiller tout seul pour plein de choses et dans de nombreux domaines. Oui cette nuit, il prenait enfin conscience de son entrée dans le monde adulte. La seule chose qu'il regrettait fut que cela soit dû à un meurtre. Malgré tout il se dirigea vers les deux formes humaines, blotties l'une contre l'autre sur le sol de la salle, dans le coin droit derrière le cercle de partisans. Ava Larvill semblait toujours en état de choc d'après ce qu'il pouvait en juger car elle continuait sans cesse de se balancer d'avant en arrière, les mains enserrant ses genoux repliés contre son corps. La jeune fille quant à elle se tourna vers lui en entendant des bruits de pas arriver dans leur direction. Lorsqu'elle leva les yeux vers son visage, ancrant son regard suppliant et plein de larmes dans celui de Regulus, il était déjà trop tard. Ce dernier était déjà entré dans un état d'esprit infranchissable où la seule issue serait le meurtre des deux personnes à ses pieds. Il ne devait pas décevoir son Maître sous peine d'y perdre lui-même la vie.
Sirius poussa la porte de l'établissement et entra. Laissant ses yeux s'habituer à l'obscurité, il respira un coup pour essayer de faire partir les tremblements de ses mains, le début de soirée n'avait pas été de tout repos mais il espérait que la suite de sa nuit prendrait une tournure beaucoup plus calme et agréable. Il vérifia en même temps qu'il avait un peu d'argent sur lui et réussit, après avoir fouillé toutes ses poches, à sortir deux billets de cents livres. Cela serait suffisant pour la soirée.
Il s'avança donc vers le bar, commanda une boisson très forte à base de Vodka et alla s'installer sur un petit canapé un peu en retrait de la scène. La pièce était plongée dans l'obscurité sauf l'espace consacré aux danseurs. Il regarda deux jeunes hommes danser entre eux sur le podium mais son esprit était occupé à autre chose et ses yeux s'étaient voilés dès qu'il s'était assis. Il n'arrivait pas à oublier l'image de l'enfant du Ministre, le corps complètement ensanglanté et recouvert de poussière. Il ne souhaitait qu'une chose : effacer ces souvenirs qui pourtant semblaient gravés sur sa rétine. Il espérait que le jeune homme qui l'avait diverti la dernière fois serait à nouveau libre ce soir.
Un peu plus loin, Nuit lança un regard au nouvel arrivant, perplexe quant à son identité. Il lui semblait vaguement familier mais avec la faible lumière qui éclairait son visage, le danseur mit du temps avant de se souvenir d'où il l'avait vu. Il finit tout de même par se remémorer leur soirée passée ensemble, quelques semaines plus tôt et il ne fut pas très étonné de revoir cet homme à la chevelure sombre dans le club. Alex, d'après ses souvenirs, bien qu'il se doutait que ce n'était pas son vrai nom. Dans son métier, il fallait s'attendre à tout et surtout aux mensonges les plus improbables. La dernière fois, son client avait semblé beaucoup apprécier sa prestation.
Malheureusement il était actuellement avec un autre client, un espagnol venu sur Londres pour affaires. Nuit était en train de le masturber pendant que celui-ci regardait le show devant lui. Les deux jeunes hommes sur la scène venaient de finir leur danse et bientôt Nuit sentit le sexe qu'il tenait entre ses doigts durcir encore plus et se contracter violemment. Sa main fut aussitôt recouverte d'une substance blanche et visqueuse. Nuit se tourna vers son client et ce dernier réclama un baiser qui écorcha les lèvres du danseur.
Il se détacha rapidement de l'homme d'affaires pour aller se laver les mains dans les toilettes les plus proches. Quand il revint dans la salle, il en fit le tour des yeux espérant que son prochain client ne soit pas reparti. Heureusement pour lui, Sirius était tellement perdu dans ses pensées qu'il n'avait même pas fait attention au temps qui s'était écoulé, ni au fait que sur scène les danseurs avaient changé. Nuit s'avança alors vers lui et ce n'est qu'après avoir posé sa main sur sa cuisse que Sirius revint à la réalité en sursautant.
-Alors tu es revenu ? Questionna Nuit.
-Je suppose que tu n'es pas vraiment surpris de ce fait. Sourit Sirius.
-Non, pas vraiment. Et puis cela fait quelques semaines déjà, l'envie revient vite quand on est jeune et bien constitué comme nous. Nuit parlait d'une voix suave qui envoya un frisson dans tout le corps de Sirius. Alors qu'est-ce que tu veux cette fois ? La même chose que la dernière fois ou quelque chose de plus… surprenant ?
-Non, j'aimerai juste me défaire de cette envie qui me colle au corps depuis plusieurs jours. Expliqua Sirius.
-Très bien alors suis-moi et laisse-moi faire. Suggéra Nuit.
Le jeune homme prit la main de Sirius et le leva du canapé. Ensemble ils allèrent rejoindre une alcôve située sur le côté droit de la pièce. En soulevant le tissu léger du rideau qui promettait une intimité aux couples venant dans la pièce, le maraudeur sentit son envie devenir de plus en plus forte. Mais un autre sentiment, de malaise cette fois, prit également place dans son être. Cependant Sirius rejeta cette émotion au loin car son besoin était plus fort que tout en cet instant. Le danseur, quant à lui, s'était déjà installé sur la banquette en coton jaune qui entourait en un demi-cercle une table prenant la majeure partie de l'espace où ils se trouvaient. Il fit venir à lui Sirius et dès que ce dernier fut assis, il prit automatiquement place sur ses genoux. Il se mit à caresser ses cuisses, s'approchant de plus en plus de son pelvis mais sans jamais le toucher. Puis il fit glisser la veste de l'apprenti-auror, l'enleva de ses épaules pour la poser une dizaine de centimètres plus loin afin qu'elle ne les gêne pas durant leurs activités. Nuit entreprit ensuite de chauffer le corps de son partenaire pour le rendre plus réceptif. Il commença par ouvrir un à un les boutons de la chemise de son vis-à-vis et plongea les mains dessous.
Sirius n'était pas en reste également : il avait agrippé Nuit par la taille dès que celui-ci s'était installé sur ses genoux. Puis les mains du maraudeur avaient dérivé directement sur le postérieur du danseur et avaient commencé à le pétrir fermement. L'apprenti-auror avait par la suite, fait remonter ses mains au niveau de la base des cheveux de l'autre homme, commençant par la même un délicieux massage qui fait pousser des petits gémissements à son partenaire. Les deux hommes étaient dans un monde de délices, où seul le plaisir comptait. Un gémissement plus fort que les autres de son partenaire fit revenir Sirius à la réalité et son envie, son besoin, s'en retrouva renforcé. Il agrippa alors les cheveux de Nuit, tira légèrement dessus afin que l'autre homme comprenne son message et arrête d'embrasser son cou. Nuit releva le visage du cou de Sirius et colla son front contre celui de son vis-à-vis. Sa respiration s'était faite tremblante et erratique au fur et à mesure des caresses et pressions qu'exerçait son futur amant sur certaines parties de son corps.
Nuit sentait ses sens s'éveiller et la chaleur de son corps, combinée à celle du corps de son partenaire, le rendait extatique.
-J'aimerais que tu me suces. Fit Sirius d'une voix calme et posée, ne correspondant absolument pas à son état intérieur.
-Très bien. Et après on montera pour plus… Suggéra le danseur.
-Non, pas ce soir, pour l'instant je ne veux que cela de toi. Répliqua le maraudeur.
Nuit fit la moue : en effet, moins cet homme resterait avec lui, moins il gagnerait d'argent. Mais il ne le contredit pas d'une part parce que le client est roi, deuxièmement parce qu'il ne voulait que celui-ci aille voir ailleurs ou se plaigne de lui. Il descendit donc de la banquette et des genoux de Sirius pour se mettre sur le sol. De chaque côté de la tête du danseur se situait une jambe de l'aristocrate. Ses propres jambes étaient bloquées sous la table car l'endroit était très exigu. Il avait juste la place pour permettre à son buste de descendre entre les jambes de Sirius afin qu'il puisse satisfaire son client.
Nuit commença donc son ouvrage : il caressa doucement les jambes de Sirius à travers son pantalon, le chauffant juste par son regard et sans jamais s'approcher de la zone tant désirée. Mais très vite Sirius en voulut plus et il le fit savoir à son partenaire. Nuit décida alors de lui faire plaisir et massa doucement le sexe comprimé dans le jean de son vis-à-vis. Sirius rejeta la tête en arrière quand il sentit la pression exercée sur son pénis. Il émit un long gémissement en sentant sa braguette être délassée lentement, frôlant au passage toute la longueur de son organe dressé. Enfin le danseur passa la main dans le sous-vêtement pour en sortir l'appendice violacé et le prit immédiatement entre ses doigts. Le jeune homme leva les yeux afin de regarder sa victime consentante et la vue qu'il avait lui donna envie de faire perdre encore plus la tête à son amant. Il fit alors glisser lentement un doigt partant du bout du pénis de Sirius et remontant jusqu'à sa toison. Puis il fit le chemin inverse et reprit le même jeu mais à chaque passage il ajoutait un doigt de plus. Sirius perdait progressivement toute notion de temps et de lieu. Seuls ces doigts qui jouaient avec son pénis le raccrochaient au monde réel. Et quand Nuit remonta lentement ses cinq doigts et contourna son pénis pour aller jouer avec les deux petites boules contractées derrière, Sirius ne put que laisser sortir un petit cri de ravissement de sa gorge.
Voyant des gouttes de liquide séminal suinter du sexe face à lui, Nuit compris que son amant n'était pas très loin du point de rupture. Il détourna alors la tête de l'entre-jambe du maraudeur afin de visualiser la table derrière lui et surtout ce qui s'y trouvait. Il plongea alors la main dans le bac à sa portée et mit l'objet dans sa bouche. Il approcha doucement ses lèvres du pénis de sa victime qui avait baissé les yeux sur son bourreau, se demandant pourquoi ce dernier ne continuait pas son activité. Un violent frisson prit Sirius quand enfin la bouche de Nuit vint se poser sur le haut de son sexe. Le glaçon placé dans la cavité buccale de son compagnon refroidissait sa verge à l'endroit où Nuit y avait déposé un baiser. Mais le danseur ne s'arrêta pas là car il descendit le long du pénis de son amant et alla mettre le bout de l'organe dressé devant lui dans sa bouche au contact de la pierre froide. A ce moment-là Sirius poussa un cri rauque et profond, signe que le jeu auquel se livrait le jeune homme entre ses jambes était très loin de lui déplaire. La sensation de glace intense qu'il ressentit calma son excitation sans pour autant que son sexe perde de la vigueur. Sirius pensa que le danseur savait vraiment bien s'y prendre.
Le glaçon fondu, Nuit continua sa besogne et tout en léchant le pénis du maraudeur, il prit entre ses doigts les testicules, oubliées depuis le début du petit jeu, et se mit à les malaxer avec douceur.
Sirius était pris dans un tourbillon d'émotions et d'envies plus fortes encore au fur et à mesure des minutes qui passaient. Plus Nuit faisait rentrer son sexe centimètre par centimètre dans sa bouche et plus Sirius avait juste le désir de se laisser complètement aller dans cette cavité si chaude qui l'accueillait avec tant de plaisir. Après la fonte du petit carré froid, ne sentant plus la différence de température, il fit basculer sa tête en arrière, la laissant retomber sur le dossier haut du canapé. Et il ferma les yeux.
Il s'imagina nu, dans un lit, allongé sur le dos alors que son amant se trouvait à la hauteur de son érection s'en occupant avec tout le soin possible. La pièce où il était, plongée dans la pénombre, lui semblait vaguement familière mais sans aucune source de lumière et son esprit préoccupé par totalement autre chose que la décoration de la pièce, il lui fut absolument impossible de se remémorer ce qu'elle lui rappelait exactement. Cependant il s'y sentait complètement en sécurité et pouvait toucher sous ses doigts les draps de satin qui caressaient sa peau si chaude, si moite de son envie de l'autre. Il baissa furtivement les yeux mais ne put voir son amant car le drap le recouvrait entièrement. Un coup de langue un peu plus appuyé que les autres sur la base de son pénis lui fit courber le dos et émettre un son très aigu, preuve que sa retenue se faisait la malle. Sa verge tressauta immédiatement dans la bouche de l'autre homme qui, sûrement stimulé par la réaction de son amant, approfondit la caresse et enfonça un peu plus loin le sexe dans sa bouche l'amenant par la même à toucher pour la première fois le fond de sa gorge. Sirius sentit la pression exercée par les parois interne de son partenaire avec une extrême acuité et il ne put s'empêcher de donner un coup de hanche pour retrouver cette sensation. Son partenaire onirique émit un soupir lascif et gémit tout autour de la verge de l'autre homme, gémissement qui se répercuta sur tout le corps de Sirius qui fut pris à nouveau d'un violent frisson de plaisir. Bien que son amant avait eu l'air d'apprécier lui aussi le réflexe de l'animagus, il plaqua tout de même les hanches de l'apprenti-auror au matelas, marquant par là sa volonté de garder le contrôle de la situation et du plaisir de son partenaire.
Sirius se trouvait dans un état d'excitation plus qu'avancé et alors qu'il sentait son plaisir atteindre son apogée, il leva soudainement le drap qui masquait le visage de son partenaire et tandis qu'il plongeait son regard dans les yeux d'un noir profond de Severus, il éjacula brusquement dans la gorge brûlante et accueillante. Le dos courbé à l'extrême en un arc de cercle parfait au-dessus du drap, Sirius se laissa complètement aller alors que dans le même temps, la bouche qui avalait sa semence continuait également de se resserrer autour de son sexe afin de procurer un plaisir encore plus extrême et jouissif à son partenaire. Et le cri qui retentit dans la pièce, jaillit de la bouche libre, résonna encore quelques secondes avant de s'évaporer dans l'air.
L'animagus retomba brutalement dans le canapé de l'alcôve et baissa le regard vers son amant quand il s'immobilisa brusquement. Nuit finissait de nettoyer de sa langue, calmement et avec application, le pénis recouvert de fluide qui était toujours comprimé dans sa bouche. Il ne sentit pas la crispation dans le corps de l'autre homme et ce n'est que lorsqu'il leva les yeux qu'il comprit que quelque chose n'allait pas. Bien évidement il avait parfaitement entendu le cri de son partenaire et il avait assez d'expérience dans les plaisirs charnels pour savoir que cet éclat de voix n'était pas exceptionnel.
Sirius, quand à lui, était dans un état assez proche du choc. Il ne comprenait pas comment il avait pu rêver de Snape alors qu'il se faisait lécher par un autre homme. Bien évidemment, il avait saisi que ses relations avec l'espion avaient changé, de même que son avis sur son ancien camarde et ses nuits étaient peuplées de rencontres plus ou moins sulfureuses avec l'autre homme mais de là à crier son nom en plein orgasme alors qu'un autre s'occupait de lui, ça ne lui était encore jamais arrivé. Car il se souvenait avec une précision extrême qu'au moment même où, dans son rêve, son regard avait accroché les deux onyx de son vis-à-vis, son orgasme s'était déclenché et que le nom tant honni encore quelques semaines auparavant était sorti telle une prière enfin exaucée
-Ne t'inquiètes pas, tu n'as rien fait de mal je t'assure. C'est même très habituel. Dit Nuit en regardant Sirius avec un petit sourire en coin.
-Quoi ? Demanda-t-il complètement estomaqué par son cri. Pardon je n'ai pas bien compris, j'étais un peu perdu…
-Dans tes pensées ? C'est totalement compréhensible. Je disais donc qu'il n'y a aucun mal à crier le nom d'un autre homme, que je comprenais totalement. Ça arrive beaucoup plus souvent qu'on ne le pense. Mais tu sembles si surpris, c'est étrange.
-Je… je ne m'y attendais pas c'est tout répondit prudemment l'apprenti-auror.
Le rire de Nuit retentit bizarrement aux oreilles de Sirius. Le danseur était remonté sur les genoux de son client et il le regardait étrangement.
-Tu veux autre chose pour cette nuit ? Interrogea le jeune homme.
-Merci, mais ça ne sera pas la peine. Dit fermement Sirius. Je… je…. Je pense que je vais partir. Bafouilla l'animagus toujours mal à l'aise avec sa perte de conscience et le prénom qui avait franchi ses lèvres.
-Maintenant ? Dans cette tenue ? fit ironiquement le danseur en se levant tout de même.
Et alors que Nuit sortait de l'alcôve et se dirigeait vers le bar, Sirius revint entièrement au présent, encore tout perturbé de son songe. Il s'occupa néanmoins rapidement de remonter son boxer et son pantalon afin de remettre sa tenue en ordre. L'apprenti-auror rebouta également sa chemise et s'empressa de quitter l'alcôve où il faisait une chaleur étouffante. Il repéra tout de suite le danseur et se dirigea vers lui. Il prit le verre d'eau que ce dernier lui tendait, le but d'une traite et en profita pour donner l'argent promis pour la prestation à l'autre homme. Ces quelques minutes avaient suffi pour le calmer et il avait de nouveau repris totalement la maîtrise de lui-même.
-J'espère te revoir très bientôt. Annonça le jeune homme d'une voix rauque. Ah moins que tu n'arrives à tes plans avec cet inconnu. Enonça-t-il avec un haussement suggestif des sourcils.
-Hum à ta place, j'aurais beaucoup plus d'espoirs de me voir revenir. Fit Sirius d'une voix sensuelle en lançant un dernier regard au jeune homme.
Puis il quitta le bar, passa à nouveau la porte de l'établissement et fuit en courant à travers les rues de Londres (afin d'arriver le plus rapidement possible à l'hôtel des Anges, seul lieu de refuge pour son esprit en ébullition. )
Cela faisait plus de trente minutes qu'il enchaînait les sortilèges les uns après les autres. Si au départ il s'était contenté de Doloris, en voyant l'attention de son maître se relâcher, Regulus avait commencé à utiliser des sorts plus violents. La tâche était d'autant plus compliquée que le Lord avait le sang en horreur. Le jeune homme savait qu'il se trouvait dans l'obligation de plaire au Seigneur des Ténèbres et que cette nuit était décisive pour son avenir auprès de lui. Alors le cadet Black, malgré le dégoût profond et viscéral que lui inspiraient ces propres actes, envoya pour la première fois le rayon jaune vif dans la direction de sa victime. Il vit le corps de la jeune Elodie Larvill se tendre, sa cage thoracique semblant faire un bond et il sut, aux bruits qui suivirent, que plusieurs de ces côtes se fracturèrent. La jeune fille retomba inconsciente sur le sol. Regulus se permit alors de faire une pause, respira un bon coup et pria intensément Merlin et Salazar que l'enfant meure rapidement après ce sort. C'est pour cette raison qu'il l'avait choisi, car il était parfaitement lucide sur l'état mental et physique de la petite et il espérait juste pouvoir abréger ses souffrances le plus vite possible tout en satisfaisant son Maître.
Il sentit derrière lui la présence de Severus, Lucius et Théodore. La pensée que ces amis seraient là pour lui après l'acte barbare qu'il commettait suffit à calmer le tumulte infernal qui commençait à se déchaîner dans son esprit. Il se reconcentra sur la présence à ses pieds et allait jeter un nouveau sortilège à sa victime quand le Seigneur des Ténèbres l'interrompit.
-Passe à la mère, maintenant.
Le jeune Black avait pensé que son calvaire finirait rapidement, mais c'était sans compter sur la cruauté de son Maître. Il se tourna alors vers le corps recroquevillé d'Ava Larvill. Mais il n'avait plus envie de plaire au Lord. Il voulait que ça se termine vite. Bellatrix, bougent afin d'avoir une meilleure vue, se mit entre la femme et l'enfant et, la mère, malgré la douleur éprouvée, hurla de colère face à ce geste. Prostrée au sol, son mari et son fils morts devant ses yeux plus d'une heure auparavant, sa fille se faisant torturer dans la même pièce qu'elle, Ava Larvill perdit l'esprit et le peu de raison qu'il lui restait. Alors Bellatrix fit ce qu'elle faisait le mieux, elle jeta le doloris sur la jeune femme mais le Maître la stoppa rapidement. Et il intima à Regulus de finir ce qu'il avait commencé. Le nouveau Mangemort continua sur sa lancée et brisa soudainement la résistance de la femme de l'ex-Ministre en jetant un dernier sort qui eut pour conséquence de crisper instantanément le corps de celle-ci. Elle s'arqua immédiatement sous la douleur tandis que sa colonne vertébrale formait un arc de cercle beaucoup trop haut pour toute personne normalement constituée et que la ligne d'os contenant la moelle épinière se brisait sous la force exercée sur elle. Son dos retomba brutalement sur le sol et ne bougea plus. Sa fille, se trouvant quelques mètres plus loin, hurla de terreur. Elle commença à pleurer et le Seigneur des Ténèbres fit rapidement un geste en direction de l'enfant et fit soudainement cesser ce vacarme assourdissant. La jeune fille ouvrait toujours la bouche mais plus aucun son n'en sortait.
-Bien, très bien même. Maintenant termines-en avec la fillette.
La voix de Voldemort était posée, sereine. C'était angoissant et irréel d'entendre un homme prononcer ces mots avec ce calme si olympien alors qu'à l'intérieur de lui-même, une tempête déchaînée faisait rage. Mais Regulus se força à reprendre le dessus et après avoir inspiré bien profondément, il pointa sa baguette sur la silhouette d'Elodie Larvill, prostrée à quelques pas de lui.
-Prend ton temps, profite bien de la sensation euphorisante de savoir que tu tiens dans tes mains la vie d'une autre personne et qu'à tout instant tu peux la lui enlever. Prononce chacun des mots, chacune des lettres avec délectation et respect. Tu verras, tu y prendras vite goût. Expliqua doucement Bellatrix avec ferveur.
Regulus ne put s'empêcher de couler un regard dans sa direction et il pensa très fort : Par Salazar si j'avais assez de courage, comme Sirius l'a, je pointerai ma baguette vers elle et je lui ferais ravaler ses mots. Mais la pression ressentie et la peur de perdre ses amis furent plus fortes et le rayon vert fusa sans même qu'il ne le voit venir vers le premiers corps. En un instant, pas plus d'une seconde, Elodie Larvill fut foudroyée par l'héritier des Black et la vie quitta définitivement son corps. Et dans la seconde qui suivit, le silence régna en maître dans la salle.
Lançant un coup d'œil vers l'homme assis sur le siège, il vit celui-ci le fixer avec un air de profonde satisfaction sur le visage.
-Ce soir, Regulus a montré combien il était digne d'être des nôtres et combien sa place à nos côtés lui est importante. Félicitez vôtre nouveau frère ! Ce soir, nous sommes en fête. Clama Voldemort.
Regulus vit Bellatrix exulter, le visage rayonnant tandis que les autres mangemorts se contentaient de féliciter le nouveau venu oralement. Elle s'approcha à grands pas de lui :
-Viens au Manoir ce soir, nous y célébrerons ton entrée dans la cour des grands ! S'exclama-t-elle. D'ailleurs tout le monde vient. Nous avons une très bonne raison de nous réjouir, n'est-ce pas mon cher cousin ?
Bellatrix éclata d'un rire hystérique et se tourna vers le Maître qui acquiesça d'un geste de la tête.
Et c'est dans un tourbillon de capes noires que les dix Mangemorts sortirent de la salle, les cadavres mutilés laissés à l'abandon derrière eux et au dernier instant, Julien MacNair lança un regard de convoitise en arrière…
Sirius était totalement essoufflé mais pour rien au monde il ne se serait arrêté avant d'être en sécurité dans la chaleur confortable de la chambre de l'hôtel des Anges. Il n'avait pas transplané chez lui car il n'avait aucune envie de passer la nuit seul après ce qui était arrivé dans la soirée et même si les chances qu'il avait de croiser Snape ce soir étaient plus qu'évidentes, il préférait encore cela à la solitude froide de sa demeure. Il y avait des soirs où il enviait réellement James car lorsque ce dernier rentrait chez lui il était assuré d'avoir une épaule réconfortante sur laquelle il pouvait s'appuyer. Oui Sirius ne rêvait que de trouver une personne qui pourrait lui apporter le même soutien et réconfort mais dans cette guerre, à peine commencée pourtant, il pressentait que son avenir serait des plus sombres.
Il arriva néanmoins dans la rue de l'hôtel, ralentit sa foulée et pénétra dans le hall sans se faire remarquer. Il monta sans attendre et prononça immédiatement le mot de passe à peine arrivé devant la porte. Celle-ci s'ouvrit sans opposer de résistance et il se précipita à l'intérieur. Il claqua le rectangle de bois contre le chambranle sans se soucier du bruit qui résonna dans le couloir et s'appuyant le dos contre la porte, il soupira profondément. Tout se mélangeait dans sa tête comme une tornade sans qu'il ne puisse rien faire pour l'arrêter. Il revoyait par flashs le corps d'Alan Larvill, les mains et la bouche de Nuit sur son pénis, mais surtout les yeux noirs brûlants d'un désir totalement revendiqué, braqué sur lui et en laissant aucun doute quant à la suite du programme. Ces yeux qui le hantaient depuis près de deux semaines, qui le poursuivaient dans chacun de ses rêves et qui allié au reste du corps de Snape suffisaient à lui faire perdre tous ses moyens dans n'importe quelle situation. Non ! Il faut que cela cesse et vite. Je ne peux décidément pas rester comme ça. Se dit Sirius.
Il se redressa brusquement, tâtonna sur le mur de droite pour y trouver l'interrupteur, l'actionna et cligna des yeux quelques instants, ébloui par la lumière vive. Il avait très envie de prendre un bon rafraîchissement mais au vu de ses précédentes activités, il préférait en premier lieu prendre une douche. Il se dirigea donc vers la salle de bain, de laquelle il ressortit une vingtaine de minutes plus tard, avec des vêtements propres. Il revint au salon et s'avança vers le placard de la commode placée de l'autre côté de la cheminée. Il ouvrit une des portes qui révéla un minibar des plus fournis. Il prit une petite bouteille de Whisky, trouva un verre dans le second placard et se dirigea vers les fauteuils afin de savourer sa boisson. En chemin il éteignit la lumière du plafonnier afin d'allumer celle plus tamisée se trouvant juste à côté de la cheminée. Il se laissa glisser dans le siège, appréciant le moelleux des dossiers avec un soupir. Il remplit son verre pour moitié, reposa doucement la bouteille sur la table ronde entre les deux assises et savoura par petites gorgées le liquide auburn. Il se sentait si bien, en sécurité et un autre sentiment prenait place dans son être sans qu'il n'arrive à le déterminer.
Sans même qu'il ne s'en aperçoive, Sirius finit par sombrer dans un demi-sommeil, perturbé par des rappels des horreurs de sa soirée, se mélangeant avec son passage au club. Le verre tomba au sol dans un bruit rendu sourd par la moquette tâchée à présent de Whisky. Et après dix minutes de coma, les paupières lourdes mais toutefois légèrement ouvertes, ses sens en alerte, dû à son entraînement, l'avertirent d'une présence dans la chambre.
Soudainement une silhouette sombre, tenant au bout de son bras une arme fine et longue se pencha au-dessus de lui et alors qu'une main se tendait dans sa direction, Sirius réagit rapidement.
Cela faisait près d'une heure que Severus avait transplané chez les Lestranges que déjà il n'avait qu'une envie : repartir. Et cela devait se voir sur son visage car Lucius ne faisait que lui jeter des petits coups d'œil en douce tout en souriant narquoisement. Ce qui voulait dire pour un Malfoy que son visage ne reflétait absolument rien de son état d'esprit, mais selon la lueur amusée qu'il percevait dans le regard de son ami à chaque fois qu'il croisait les yeux de Lucius, Severus était parfaitement certain que ce dernier se foutait royalement de lui. Il est vrai qu'après la soirée qu'ils avaient tous enduré, l'apprenti-potionniste avait les nerfs à vif et deux seules envies : prendre une douche et se glisser le plus rapidement possible dans des draps frais afin de passer une bonne nuit.
L'ambiance était retombée rapidement après leur arrivée au Manoir Lestrange, l'euphorie avait laissé la place à une douce torpeur et l'apprenti-potionniste voyait bien que son meilleur ami n'était pas en grande forme. Il avait bu beaucoup de vin et même si Severus comprenait cette attitude, il ne la cautionnait pas pour autant.
Au même moment, Théodore et Lucius se levaient de leur siège, s'excusant auprès de leurs compagnons car leurs femmes les attendaient et vu l'heure tardive, elles risquaient de ne pas être très contentes de les voir rentrer aussi tard. Bellatrix acquiesça sans grande difficulté et pria son beau-frère de transmettre le bonsoir à sa sœur et de la prévenir qu'elle viendrait la voir très prochainement. Lucius hocha la tête, acceptant les paroles de la jeune femme mais Regulus pouvait voir dans ses yeux la désapprobation. Il gloussa, le vin lui montant à la tête et Severus tourna les yeux vers lui. Il comprit que son ami risquait d'avoir des difficultés à rentrer correctement chez lui mais Théodore se chargea du jeune homme avant que lui-même n'ait pu dire un mot, le ramenant avec lui pour la nuit.
Severus sortit à la suite de ses amis, prétextant devoir se lever tôt le lendemain à cause de ses cours. Personne n'était en état de les retenir et personne ne fit de remarque quand les quatre amis quittèrent le manoir Lestrange. L'air frais de la nuit, contrastant avec les chaudes journées de Juillet, leur fit le plus grand bien. Ils marchèrent doucement jusqu'au portail ce qui sembla revigorer un instant Regulus.
-Outch, j'ai si mal à la tête ! Se plaignit le plus jeune.
-Tu as bu beaucoup ce soir et tu n'as pas l'habitude. Expliqua doucement Théodore.
-Je voulais juste oublier leurs visages. Avoua le nouveau Mangemort.
-Oui, nous savons et nous comprenons. Maintenant nous allons rentrer, il se fait très tard et nous sommes tous très fatigués. Je vous souhaite donc une bonne nuit. On se recontacte comme d'habitude. Dit Lucius.
Les trois autres acquiescèrent et alors que Théodore emportait Regulus avec lui et que Lucius rejoignait Narcissa, Severus ferma les yeux, se laissant emporter par son subconscient vers un lieu connu.
Il atterrit avec perplexité devant la chambre 17 de l'hôtel des Anges. Sur le coup, cette destination lui sembla très étrange mais après réflexion il se dit que c'était sûrement l'endroit le plus sûr pour passer une bonne nuit sans risquer de voir son sommeil être réduit par une visite quelconque. Et tandis qu'il entrait dans l'appartement après avoir signalé le mot de passe, il comprit qu'il n'était pas seul dans la suite. Il sortit donc sa baguette de sa manche et avança prudemment dans la pièce. Il se figea un instant en entendant un drôle de bruit, fronça les sourcils et quand le son se répéta, il relaxa les épaules et soupira fortement.
Hey ben, si on compte sur lui pour nous protéger on n'est pas sortis de l'auberge. Pensa Severus en se penchant vers le corps de l'animagus, enfoncé dans un fauteuil. Il ronfle en plus ! Vraiment aucune éducation.
Il tendit une main vers la silhouette de Black afin de le réveiller quand il sentit soudainement son avant-bras être happé, tiré vers le fauteuil tandis que tout son corps basculait vers l'avant. Et sans même s'en rendre compte il se retrouva à la place de l'apprenti-auror, ce dernier se retrouvant debout, baguette tendue et collée tout contre sa gorge, une main sur le haut du fauteuil, le corps avançant vers Severus. Les deux hommes avaient échangé leurs positions et l'apprenti-potionniste fut déstabilisé pendant un instant.
-Putain Snape, j'ai failli t'attaquer bordel. Pourquoi tu t'annonces jamais quand tu rentres ! S'exclama vivement l'animagus.
-Peut-être parce que tu étais en train de dormir et que ça n'aurait servi à rien. Grogna l'ex-Serpentard. D'ailleurs pour ton information, tu ronfles.
Sirius soupira et prit deux grandes inspirations afin de calmer les battements frénétiques de son cœur. Et alors qu'il relevait les yeux afin de s'excuser pour son coup d'éclat, il croisa le regard interrogatif de son vis-à-vis. Et il plongea instantanément dans les yeux noirs profond, laissant les souvenirs de sa soirée remonter à la surface, se perdant dans ses propres tourments. Deux doigts qui claquent le firent sortir de sa rêverie et il eut un mouvement de recul.
-Je peux savoir ce qui t'arrive ? Tu sembles étrange ce soir. Constata Severus.
-Je… Tu étais à Railing Park ce soir ? Interrogea l'animagus.
-Oui. Répondit l'autre homme en poussant un soupir.
-Je suis intervenu aussi, j'ai vu le corps du garçon ensanglanté, celui du Ministre à peine reconnaissable sous le tas de gravats. Par Merlin, il a tué le Ministre en personne.
-Non, ce n'est pas le Seigneur des Ténèbres qui a tué Eric Larvill. Le Ministre a lancé un sortilège mais malheureusement celui-ci a ricoché, est allé toucher le plafond qui s'est effondré.
Sirius leva les yeux vers l'espion et celui-ci lui raconta l'attaque. L'animagus s'assit sur la table au fur et à mesure du récit de l'apprenti-potionniste. Severus se retint cependant de mentionner le nom du nouveau mangemort. Il préférait attendre que Black ait digéré les informations concernant l'attaque et pensait revenir sur le reste après.
-Mais il faut que tu saches aussi que… Commença Snape.
-Non je ne veux rien savoir de plus. Interrompit l'ex-Griffondor.
-Mais pourtant… Insista l'autre jeune homme.
-NON, je ne veux pas ! s'exclama Black. Je … je sais déjà du moins j'en sais suffisamment et je ne veux pas savoir plus.
Sirius se leva, agité et commença à parcourir la pièce de long en large.
-Je sais très bien ce qui s'est passé et je n'ai aucune envie de revenir là-dessus. Ok ? Demanda-t-il.
-Très bien, je respecte ton choix, mais il faudra bien en discuter un jour ou l'autre.
-Je sais, mais juste … pas ce soir.
-Dans ce cas, je vais prendre une douche. Annonça l'espion.
L'ex-Serpentard prit ses affaires dans l'armoire de la chambre et il fila vers la salle de bain à toute vitesse, voulant par-dessus tout enlever la sueur qui lui collait à la peau. Severus ne mit pas de temps à se déshabiller mais avant tout il transforma la baignoire en cabine de douche. Il n'était pas spécialement adepte des bains et préférait généralement ne pas perdre trop de temps sous l'eau.
Dans la pièce d'à côté, Sirius, qui revenait après avoir nettoyé les dégâts à cause de son verre de Whisky renversé sur la moquette, en profita pour se changer lui aussi et il s'assit sur le lit, après avoir pris un ouvrage ancien parmi les quelques livres qu'il avait ramené à étudier et qu'il avait glissé dans l'armoire de la chambre.
Néanmoins en entendant l'arrêt de l'eau, il rangea le livre et le parchemin dans son côté de l'armoire. Juste à ce moment-là, Severus sortit de la salle d'eau et il alla fermer les rideaux de la chambre. Il s'installa sur le lit, très gêné de se retrouver pour la seconde fois sur le même couchage que Black. La situation d'avant était très différente, il était blessé et sans force mais aujourd'hui, il n'avait aucune excuse.
Sirius n'était pas dans un meilleur état et les réminiscences de ces activités précédentes ne l'aidaient en rien. Il sentit son sexe durcir légèrement dans son boxer et le silence assourdissant entre les deux hommes était une véritable torture.
-Bon ça suffit, on a déjà dormi ensemble, je ne vois pas en quoi c'est gênant. Après tout nous sommes juste deux partenaires, qui pour des raisons pratiques, partageons le même lit. Pas de quoi en faire un drame, n'est-ce pas ? Demanda Sirius sous en se tournant vers l'autre homme.
-Effectivement, ça n'est pas la mort et il y a bien pire que cela, nous l'avons vu tous les deux ce soir. Alors je te souhaite une bonne nuit. Répondit Snape.
-Bonne nuit à toi aussi. Remercia Black sur un ton doux.
Et c'est ainsi que les deux ennemis de toujours se retrouvèrent à partager une nuit, un lit, sans que rien ne les y force. Mais à peine deux heures plus tard, Severus fut brutalement réveillé par un cri et son souffle se coupa instantanément après. Le coude de Sirius venait brutalement de rencontré ses côtés et alors qu'il s'apprêtait à répliquer vertement à l'autre homme de ne pas prendre toute la place dans le lit, un second cri retentit. Il se trouvait face à Black, mais l'autre homme semblait se débattre avec un ennemi invisible. Les traits de son visage étaient tendus et sa voix reflétait toute l'agitation de son esprit. Severus se redressa donc dans le lit, attrapa les poignets de Sirius afin de bloquer d'autres coups éventuels et appela l'apprenti-auror dans son sommeil.
-Black, Black, BLACK ! Cria l'ex-Serpentard.
-Quoi? Hurla Sirius se réveillant soudainement.
-Tu faisais un cauchemar. Dit Severus d'une voix très basse afin de ne pas effrayer son vis-à-vis.
-J'ai vu du sang, tellement de sang.
Sirius se redressa, appuya son dos contre la tête de lit et ferma les yeux. Il rapprocha ses genoux de son torse et entoura ses jambes de ses bras. Il semblait vouloir prendre le moins de place possible sur le matelas et cette posture rappela soudainement à Severus ce toc, cette habitude que lui-même avait après un cauchemar.
-Tu veux en parler ? Demanda doucement l'ex-Serpentard.
-Je… je ne veux pas t'embêter avec cela alors que tu as sûrement passé une soirée pire que la mienne. Quand je suis arrivé, le petit garçon était déjà mort, alors que toi, je suppose que tu as dû assister à la torture de la femme et de la petite fille du Ministre. Relativisa Black.
-C'est vrai, mais ce n'est pas pour autant une raison de dénigrer ta souffrance. On ne vit jamais la même chose que quelqu'un d'autre, malgré la similitude des épreuves, la douleur et la peine sont pour chacun différentes. Je veux juste dire que si tu veux en parler, je ne te jugerai pas. Après tout, toi non plus tu ne m'as pas jugé, alors que tu aurais pu avoir toutes les raisons de le faire.
-Mais parce que je sais que c'est en partie ma faute. Je ne dis pas que j'ai influé sur ton existence au point que tu aies voulu faire exactement le contraire de mes actes depuis qu'on se connaît. Cependant, je pense que beaucoup de peine et de douleur auraient pu être évitées si au lieu d'écouter les rumeurs ou de ne se fier qu'à l'apparence, j'avais appris à véritablement te connaître. Je sais qu'on ne s'entend toujours pas vraiment, mais je trouve qu'on a fait tous les deux des efforts et des progrès.
-C'est vrai effectivement. Si on m'avait dit il y a encore quelques semaines qu'un jour je dormirai dans le même lit que toi de mon plein grès en plus, j'aurai pris cette personne pour un fou. Plaisanta Severus pour alléger l'atmosphère.
Sirius se tourna vers lui et lui rendit son sourire. Il se recoucha donc doucement sous les draps, laissant la chaleur l'envelopper aussitôt. Il se sentait beaucoup mieux désormais, toutefois une gêne subsistait. Il tergiversa deux minutes, le temps de trouver le courage en lui et finalement il demanda d'un ton badin tout en se retournant vers Snape.
-Ça te dérangerai de me prendre dans tes bras, juste le temps que je m'endorme ?
Et alors qu'il s'attendait à une remontrance de la part de l'ancien vert et argent, un ton indigné et une pique bien sentie, l'apprenti-potionniste bougea pour lui faire face et lui répondit sur le même ton :
-Si tu promets qu'après tu te tais. Répondit Severus. Mais n'en fais pas une habitude. Rajouta-t-il quelques secondes plus tard.
Et Severus souleva la couette, la tendant avec un de ses bras, permettant à Black de venir se loger tout contre son corps. L'aîné des Black, prit à son propre jeu, resta un instant stupéfait mais en croisant le regard de Snape, il y vit une lueur de défi et ne put qu'accepter l'offre de son partenaire. Il se rapprocha alors venant frôler le torse de l'autre homme, se tournant afin de trouver une meilleure position pour dormir et en définitive, Sirius Black se retrouva blotti dans les bras de Severus Snape, le dos collé contre son torse, un sourire malicieux aux lèvres. Son plan se mettait doucement en marche et il lui semblait qu'il avait compris comment fonctionnait son vis-à-vis. Et lorsque le sommeil, (sans rêves cette fois-ci), vint cueillir les deux hommes, leurs bras enlacés, résistèrent et l'étreinte donnée consentement fut la plus douce qu'ils n'avaient encore jamais reçu de leur vie.
Bon cette fois-ci j'arrête autrement j'en ai encore pour un bon moment. Mais dans les premiers temps, ils ont besoin de pouvoir se faire confiance avant toute chose. Faire confiance à quelqu'un sur des informations c'est autre chose que faire confiance à quelqu'un au point de lui confier votre vie. Donc pas encore de lemon entre eux pour l'instant alors que je dois avouer que j'en avais prévu un. Mais bon parfois on n'a pas toujours ce qu'on veut en tout cas je tiens à remercier une fois de plus tous ceux et toutes celles qui me lisent encore et toujours malgré mes immenses retards ! Je vais essayer de m'améliorer sur ce point mais j'ai parfois tellement de mal à écrire, que j'en suis démotivée quelquefois. Enfin bref, pour ceux qui ne me laissent pas de com', je vous dis à la prochaine et pour ceux qui ont la gentillesse de me laisser leur avis, je vous dis à tout de suite ) )
La prochaine date de publication sera notée sur mon profil ) )
Bizou,
Elektra Black.
