Disclamer : L'univers ne m'appartient pas mais l'histoire oui.
Chapitre corrigé par ma bêta : Westyversionfrench. Allez jeter un œil à ces histoires, elles valent le détour ! Univers complètement déjanté et couples surprenants !
RAW :
Mama : Je suis hyper contente et rassurée de voir que tu continues à lire! Ce chapitre est un peu plus calme bien que l'attente ait été très longue. Effectivement, on n'y est pas encore pour le premier baiser, surtout que je ne l'ai pas prévu pour tout de suite. Je préfère construire une relation avant, pour moi c'est important vu que je trouve où il a pas mal de fic où les deux protagonistes (et pas forcément des SS/SB) se tombent dans les bras sans vraiment de raisons valables. J'essaie juste de changer ça car je trouve qu'après une histoire est toujours mieux finie. Après je comprends tout à fait que ce soit frustrant. Ma bêta est sur les dents à chaque fois que je lui envoie un chapitre car elle n'attend que ça : que Severus et Sirius passent enfin à l'action! Et aussi parce qu'elle est au courant d'une bonne partie de la suite de la fic. Mais normalement avec tout ce que j'ai prévu, tu devrais être contente malgré tout. (J'espère *se ronge les ongles*).
PandaChoux : Merci vraiment pour ta review, elle m'a fait super plaisir ! J'espère que tu n'es pas tombée en dépression depuis la dernière publication. Je suis tout à fait de ton avis et comme je l'ai dit plus haut à Mama, je préfère prend un peu trop mon temps mais avoir quelque chose de durable plutôt que me précipiter. Je pense que lorsqu'on arrivera à la moitié de la fic, vous comprendrez pourquoi j'ai préféré y aller par étapes. Surtout entre ces ceux-là ! En tout cas je te souhaite une bonne lecture.
Une nuit parmi d'autres chapitre 14 :
C'est le froid engourdissant son corps qui réveilla Narcissa. Les draps recouvraient pourtant ses membres sans qu'un seul morceau de peau apparaisse. Elle ne put s'empêcher de sourire devant la possessivité de Lucius envers elle. Même les elfes de maison n'avaient pas le droit de poser un œil sur son corps.
Narcissa s'étira dans le lit et se décida enfin à se lever constatant l'heure tardive. Elle espérait que Lucius ne soit pas déjà parti, mais lorsqu'elle se rendit dans leur salle de bain privée, elle ne put que constater à regret que son mari ne s'y trouvait plus. Elle sut alors qu'il était au Ministère. Elle aurait aimé parler avec lui d'un sujet qui lui tenait à cœur mais il avait été réquisitionné durant la soirée par le Seigneur des Ténèbres. Elle poussa un soupir et se décida à s'habiller. La faim commençait à faire son apparition.
Après avoir pris son petit-déjeuner et être remontée faire ses ablutions, Narcissa se dirigea tranquillement vers la bibliothèque du Manoir. Elle adorait cette pièce qui regorgeait de livres, certains neufs et d'autres anciens, cette odeur de vieux cuir flottant dans l'air. Elle s'y sentait vraiment bien. Quand elle avait épousé Lucius, ce dernier avait remarqué cet attachement au lieu et avait alors fait aménager tout un coin de la salle rien que pour elle. Une méridienne trônait près d'un foyer de cheminée, à côté d'un meuble où était rangé un servi à thé en porcelaine striée de filament bleu-roi. Des cousins, nombreux et moelleux, étaient disposés sur l'assise, attendant que leur propriétaire s'étende bien confortablement entre eux.
Mais ce matin, Narcissa eut la surprise de constater qu'elle n'était pas seule dans la pièce, quelqu'un était déjà là avant elle. Elle fut d'autant plus surprise qu'Abraxas Malfoy n'était pas homme à aimer la lecture, activité superficielle pour quelqu'un comme lui.
-Je suis ravi de vous voir ici ma chère belle-fille. Commença le vieil homme.
-Le plaisir est partagé Lord Malfoy. Vous souhaitiez me parler en privé ?
-Effectivement. Je constate que vous êtes une épouse charmante pour mon fils et que ni ma femme ni moi n'avons à nous plaindre de vous.
Narcissa en profita pour reprendre son souffle qu'elle n'avait même pas eu conscience de retenir jusqu'à ce que son beau-père continue :
-Cependant….
Entendant ce mot, la jeune femme se figea à nouveau et sentit son cœur se contracter. Elle connaissait très bien le patriarche Malfoy. Avant même qu'elle n'épouse Lucius, elle en avait déjà peur. Ce regard de glace, ce visage froid et déterminé, ce corps rigide qui ne laissait passer aucun défaut (venant de lui ou des autres), tout cela dans le but d'intimider l'ennemi. Oh oui, Abraxas Malfoy était un homme dont il fallait se méfier, mais lorsqu'elle s'était unie à Lucius, Narcissa avait pensé que, comme tous les sang-purs, Lord Malfoy respecterait leurs traditions. Et la plus importante d'entre elles était que la famille passait avant tout. Le pouvoir, l'argent et la fidélité étaient des notions essentielles dans leur milieu social, mais la famille primait par-dessus tout. Et le silence glacé qui suivit l'arrêt verbal de son beau-père ne laissait rien présager de bon.
Quand Lucius avait changé de fiancée, alors même qu'il était engagé auprès de sa sœur, Narcissa savait que la décision de son époux n'avait pas soulevé de protestations vives que parce qu'elle était aussi une Black. Elle savait également que le fait qu'elle soit plus … souple que sa sœur avait joué dans l'acceptation d'Abraxas.
-Cependant disais-je, j'ai l'impression que vous ne prenez pas votre rôle très à cœur.
-Je ne suis pas sûre de bien comprendre…. Hésita la jeune femme.
-Il se trouve que je n'ai accepté votre mariage avec mon fils que parce que, par ce biais, je m'assurais de l'avenir de ma dynastie beaucoup plus rapidement qu'avec votre sœur. Ce que je veux dire, c'est que si Lucius avait épousé Bellatrix, comme il aurait dû le faire, ils seraient tous les deux entrés dans les bonnes grâces de notre Maître et ils se seraient élevés haut et vite. Le prestige de la famille Malfoy n'en n'aurait été que plus grand. Mais lorsque Lucius a brusquement changé d'avis, dit-il en tournant vers Narcissa un regard éloquent, je n'ai rien dit car je pensais gagner au change. Après tout le Maître a beaucoup d'estime pour Lucius et mon fils sait garder la confiance des gens qui l'entourent. Pour cela je ne m'en fais absolument pas.
Mais l'avenir de ma dynastie, l'avenir de la lignée des Malfoy, il est temps que vous y pensiez Narcissa, ou je devrais revoir mes considérations à votre égard. Me suis-je bien fait comprendre ?
Narcissa était abasourdie par la tournure de la conversation. Elle ne s'attendait nullement à ce que son beau-père vienne la voir pour lui parler de sa progéniture. Elle le regarda quitter tranquillement la pièce, alors que son propre cœur tambourinait dans sa poitrine. Narcissa savait pertinemment dans quel monde elle évoluait, elle savait également que si elle ne satisfaisait pas Abraxas, il n'aurait aucun mal, malgré tout l'amour que Lucius éprouvait pour elle, à l'amener à sa vision des choses. Si sa place auprès de son époux était compromise car elle ne donnait pas d'héritier à la famille Malfoy, Narcissa ne donnait pas cher de sa peau. Mais elle ferait absolument tout pour se battre, rester auprès de Lucius et lui donner ce qu'elle-même désirait plus que tout : un enfant.
Elle comprenait les raisons qui avaient poussé Abraxas à lui parler de cette façon, car elle-même ressentait cette peur profonde au fond de son cœur. Elle avait cru, il y a de cela quelques mois, que ce qu'elle désirait tant allait enfin se concrétiser, malheureusement ses espoirs furent réduits à néant le mois suivant. Elle se dit également que la situation était assez ironique car c'était justement le sujet qu'elle voulait aborder avec son époux ce matin-là. Narcissa se dit que la meilleure chose à faire était de prendre les choses à bras le corps. Son beau-père et elle n'étaient au final d'accord que sur un point, pas pour les mêmes raisons, mais cela ne changeait pas grand-chose à la situation. Elle se promit de résoudre le problème dans les mois qui suivraient.
Severus se sentait si bien, entouré d'un cocon de chaleur. Il ne voulait pas se réveiller, oh non surtout pas. La félicité dans laquelle il se trouvait le poussait à retomber dans un sommeil profond. Cependant il devina un mouvement près de lui et éprouva la sensation d'un froid grandissant. Voulant à tout prix regagner la bulle de douceur dans laquelle il était plongé, il bougea afin de se rapprocher de la source brûlante qu'il discernait à quelques centimètres à peine de son corps. Ce mouvement entraîna un gémissement de la part de l'apprenti-potionniste, heureux de retrouver sa sensation de bien-être. Mais bizarrement, Severus sentait une sorte de gros serpent entourer ses bras, ses jambes et même son torse. Il trouva cela étrange, néanmoins étant un ancien Serpentard, il ne craignait pas les reptiles. Il allait juste atteindre à nouveau sa zone de sommeil, lorsqu'un brusque mouvement lui fit rejoindre à nouveau la terre ferme. Mais Severus n'était pas prêt à ouvrir les yeux. Il les garda donc bien fermés, s'habituant à la douceur des draps, à la chaleur émanant du corps serré contre lui et à la clarté venant de derrière les rideaux.
L'ex-Serpentard ouvrit brutalement les yeux, espérant rêver. Non il ne tenait pas Sirius Black par la taille, non ce dernier n'était pas enroulé autour de son corps et non il n'arborait pas une érection plus que conséquente ! Bordel, mais pourquoi fallait-il que sa vie soit aussi compliquée ? Bon qu'il tienne Black par la taille était compréhensible car ils s'étaient couchés l'un contre l'autre la veille au soir. Que son vis-à-vis le prenne pour son doudou passe encore, mais que lui-même soit excité pour si peu ?
Cela fait des semaines que tu n'as pas laissé ton corps s'exprimer mon pauvre Severus et tu t'étonnes qu'après t'être endormit dans les bras du mec sur lequel tu as fantasmé durant près de deux ans à Poudlard, tu te réveilles avec une sacrée érection ? Ba mon pauvre, il est temps que tu prennes conscience de la réalité !
Severus essaya tant bien que mal de se dégager des membres de Black, mais ce dernier ne lui facilitait pas la tâche. Dès qu'il réussissait enfin à libérer son bras gauche, l'ex-Griffondor trouvait le moyen de le reprendre. Sale Maraudeur ! Il faisait vraiment tout pour lui pourrir la vie ! Dis plutôt que tu t'inquiètes qu'il se réveille à l'instant et sente une certaine grosseur contre sa cuisse. Ricana la petite voix dans sa tête.
Après cinq minutes d'efforts intenses qui ne menèrent à rien, Severus décida d'employer les grands moyens, tout en faisant particulièrement attention à ne pas réveiller le koala face à lui. Il parvint finalement à se dégager entièrement et se glissa silencieusement hors du lit. Il se rendit directement à la salle de bain, seul refuge possible pour ce qu'il avait à faire.
C'est en entendant l'eau couler et en sentant un frisson de froid parcourir son corps que Sirius Black se réveilla ce matin-là. L'obscurité ambiante le laissa perplexe quelques instants jusqu'à ce que ses yeux s'habituent à l'absence de lumière. Il remarqua alors que la place près de lui était vide de toute présence humaine. Il se rappelait parfaitement de la soirée de la veille, de comment il s'était rapproché de l'ancien Serpentard et comment finalement la chaleur qui se dégageait de son corps l'avait progressivement fait tomber dans un sommeil réparateur. Alors que Sirius se dépêtrait dans les draps pour quitter le lit, il entendit Snape sortir de la salle de bain. Et à ce moment il se figea sur place. L'espion ne portait qu'une petite serviette blanche autour de la taille, ses cheveux mouillés retombant de chaque côté de son visage rouge de gêne de trouver l'apprenti-auror réveillé.
-J'… J'ai oublié de prendre des affaires. Balbutia Snape, le regard rivé au sol.
Sirius se dégagea du passage afin que l'ex-Serpentard puisse avoir accès à l'armoire renfermant leurs effets personnels. Quand il vit celui-ci prendre une tenue et des sous-vêtements, Sirius compris que l'autre homme était véritablement nu sous la serviette et cette information fut de trop pour lui. Tandis que Snape retournait vite fait dans la salle d'eau, il se dirigea vers le salon pour essayer d'occuper son esprit, trop décidé à lui envoyer des images du corps de son acolyte. Son regard tomba sur la feuille cartonnée de l'hôtel et il commanda un petit-déjeuner.
Dans la salle de bain, Severus était mortifié de sa bêtise. Il avait oublié de prendre des affaires de rechange et il s'était retrouvé à devoir sortir de la pièce, ne portant sur lui presque rien. Il avait prié Merlin que Black ne soit pas réveillé, mais comme d'habitude, il n'eut pas de chance. Ce dernier l'avait regardé, une lueur étrange au fond des yeux et Severus savait très bien que le dégoût et l'écœurement en étaient les causes. C'est pourquoi il s'était empressé de retourner s'habiller. La veille au soir, dans la pénombre de la chambre, il avait certes pris le corps de Black entre ses bras, mais il ne s'attendait pas à ce que cette occurrence se répète. Severus ne souhaitait absolument pas que l'apprenti-auror se fasse des idées à son sujet, surtout si derrière ces idées se trouvait un fond de vérité. Il ne pourrait jamais plus regarder l'autre homme en face s'il savait qu'un violent désir s'emparait de l'ex-Serpentard dès qu'il s'approchait de Black.
Quand il eut fini de s'habiller, il prit une profonde inspiration et retourna dans la chambre. Il trouva celle-ci vide et c'est une odeur de thé et de croissant, lui rappelant des souvenirs pas si lointain, qui lui fit comprendre que l'ex-Griffondor avait commandé de la nourriture.
Sirius était assis dos à la porte de la chambre et bien qu'il l'ait laissée ouverte en partant, il sut à quel moment précisément Snape passa par l'ouverture. Ce dernier s'installa sur une chaise entourant la table à manger du salon prenant par la même une viennoiserie. Finalement un silence reposant plana entre les deux jeunes hommes.
-Alors que penses-tu qu'il va se passer désormais que le gouvernement ne tient plus ? Demanda Sirius.
-Je suppose que si le Seigneur des Ténèbres a commis un tel acte c'est qu'il veut créer une sorte de panique. Savoir que même le Ministre de la Magie n'est pas intouchable, ce n'est pas vraiment rassurant. Bien sûr il ne se mettra pas encore véritablement en avant, il veut pour l'instant rester dans l'ombre et agir sans que l'on puisse comprendre qu'il tire les ficelles, mais si son but ultime est de débarrasser notre société des sangs-de-bourbe et des nés-moldus, ses visées sont forcément politiques. La mort du ministre était nécessaire pour lui et serait arrivée à un moment ou un autre.
-Donc il faut nous attendre à ce qu'il frappe à nouveau.
-Pas forcément. Pour l'instant il veut voir quelles vont être les conséquences de son action d'hier soir. Je pense qu'il n'agira pas pendant plusieurs jours afin de voir qu'elles seraient ses meilleures possibilités de mouvement. Et puis il ne faut pas compter que sur les attaques. Il a des alliés qui ne participeront jamais à des actions armées car certains n'agissent que dans l'ombre. Ils influencent, ils laissent traîner des idées, ou tout simplement corrompent les bonnes personnes afin d'arriver aux mêmes fins, mais par un autre biais. Il ne faut pas que vous preniez l'influence du Seigneur des Ténèbres à la légère. Ce que j'ai vu, ce que je t'ai dit pour l'instant n'est sûrement qu'une partie des forces qu'il a déjà rassemblées, des gens qu'il a déjà convertis à sa cause. Le plus important pour le moment est de savoir ce que va faire le reste du gouvernement maintenant que la tête est tombée.
-A mon avis il leur faudra quelques jours pour se décider et organiser les évènements à venir. S'exprima Sirius. Surtout que le sous-secrétaire d'état auprès du Ministre, Fudge, est un vrai bon à rien. Incapable de la moindre initiative.
-Justement, s'il se comporte de la sorte, alors il y a de grandes chances pour qu'on essaye de l'influencer d'une manière ou d'une autre.
-Je ferai mieux d'y aller alors. Surtout si une réunion de l'Ordre est prévue dans les prochains jours, ce qui ne manquera certainement pas.
Severus approuva d'un hochement de tête tout en voyant disparaître l'ex-Griffondor dans la chambre. Il entendit la porte de l'armoire s'ouvrit puis se refermer, signe que Black n'allait pas faire la même erreur que lui, puis la porte de la salle de bain claqua. Severus soupira, se disant que tous ces évènements, toute cette agitation auraient raison de lui au final. Il finit de manger tout en repensant à ses propres obligations. Il n'arrivait toujours pas à réaliser la potion de vivacité d'esprit que son professeur lui avait demandé. Il se leva, alla dans la chambre et prit un bloc note ainsi qu'un stylo à bille qu'il avait placé dans l'un des tiroirs de la commode de la chambre. Il s'assit en bout du lit. Severus retranscrit la recette et analysa les différents ingrédients la constituant, les comparant et expliquant leurs différents effets, mais il ne saisissait toujours pas ce qui n'allait pas dans sa concoction.
Il se perdit finalement dans ses pensées, oubliant généralement tout autour de lui lorsqu'il se concentrait sur une potion, quand il sentit une présence dans son dos, le faisant légèrement sursauter tandis que la voix de Black raisonnait à ses oreilles.
-Il n'y a pas un peu trop de poudre d'écailles de serpent bleu d'eau douce ? 87 grammes ça fait beaucoup surtout si tu as déjà mis une langue entière de salamandre ?
Severus lança un regard noir à son vis-à-vis, gêné qu'il soit si proche de lui. Sirius leva les mains, signe qu'il le laissait tranquille quand Snape retourna à sa recette. Il refit les calculs dans sa tête et soudain il comprit d'où venait son erreur. Il ne fallait pas 87 grammes de poudre, il n'en fallait que 78. C'est pour ça que sa potion était toujours instable et qu'elle explosait à chaque fois qu'il arrivait à cette étape. Il corrigea alors son erreur, se promettant de vérifier son raisonnement dès qu'il le pourrait.
Il se tourna vers Black et le questionna, septique :
-Comment se fait-il que toi, qui ne te donnais même pas la peine de prendre des notes en cours, tu te souviennes de cette indication ?
-Et bien, il se trouve que lorsqu'il s'agit de détails insignifiants, j'ai tendance à retenir. Je ne sais pas pourquoi, mais ça peut toujours servir. C'est une potion importante dans ton apprentissage ?
-Pas vraiment non, mais tant que je ne réussis pas les potions imposées par mon maître de formation, il ne me fera pas passer à l'étape supérieure.
-Rappelle-moi déjà comment se déroule le cycle de maîtrise des potions ?
-Et bien il y a trois niveaux. Ce qu'on nomme le M1 : la réalisation de potions de bases qui peuvent servir à des usages multiples. Tout ce qui est le plus courant. Comme par exemple, les potions capillaires, les potions de renforcement, pour faire grossir les légumes enfin tu vois, des trucs simples quoi… Ce sont des filtres qu'on voit en général à Poudlard. C'est en quelque sorte pour savoir où on se situe. Puis il y a le M2 : ce sont les potions plus complexes et qui nécessitent un contrôle et une connaissance précise des ingrédients. Encore plus poussées si tu veux qu'en cours. Et là il y a toutes sortes de potions : les soins, les protections, le renforcement aussi mais à u niveau supérieur. Puis il y a le M3 : il y a les potions hautement dangereuses et particulièrement efficaces En général on les combine avec un sort pour qu'elles soient encore plus efficaces. Et bien sûr il y a les expérimentations. Quand tu passes au M3, tu deviens chercheur en général, donc tu consacres une grande partie de ton temps à améliorer des potions déjà existantes, à en créer de nouvelles afin de contrer des maladies… C'est pour ça qu'en général, ces personnes travaillent pour le Ministère ou Sainte-Mangouste. Mais beaucoup s'arrêtent au M2 car la vente de potions peut rapporter beaucoup d'argent.
Sirius était ébahi de sentir que Snape s'ouvrait ainsi à lui. Il avait l'impression de ne plus pouvoir l'arrêter. Ses paroles sortaient sans difficulté et l'animagus voyait à quel point son vis-à-vis était passionné par les études qu'il entreprenait.
-Et c'est ce que tu veux faire ? Des recherches afin de trouver des remèdes plus efficaces ?
-Oui. A terme je voudrais avoir mon propre labo de recherche et pouvoir être indépendant. Mais pour cela il faut avoir de grands moyens. Et pour l'instant ce n'est pas le cas. Il faut que je finisse mon M2 puis que je passe mon M3.
-Mais je croyais qu'il fallait plusieurs années d'études pour chaque niveau ?
-Et bien en général oui. En fait cela dépendant énormément des cours reçus dans le cycle scolaire précédent. Mais j'ai déjà commencé certaines expérimentations à Poudlard. Annonça Severus sans même s'apercevoir réellement de ce qu'il disait.
Sirius eut un sursaut quand il comprit ce que l'autre homme venait d'avouer. Un fin sourire étira ses lèvres avant qu'il ne se tourne vers lui et d'une voix légèrement moqueuse, s'étonna :
-Je savais bien que tes petites virées nocturnes à l'orée de la forêt interdite n'étaient pas innocentes.
Severus se tourna à son tour vers l'apprenti-auror et lorsqu'il réalisa qu'il plaisantait, il ne put s'empêcher de détourner les yeux, le visage rougissant légèrement. Sirius finit par se racler la gorge et avertit l'espion qu'il s'en allait. Il passa juste prendre ses vêtements sales, qu'il fourra rapidement dans un sac. Snape précisa à Sirius, juste avant que celui-ci ne referme la porte derrière lui, qu'il le préviendrait de toute manœuvre suspecte du Seigneur des Ténèbres par le médaillon. L'animagus approuva d'un signe de la tête et sortit précipitamment de l'hôtel. Il s'engagea dans les ruelles un peu plus loin et transplana immédiatement pour rejoindre James chez ce dernier.
Lucius poussa un énième soupir discret et se prépara à nouveau à lire un de ces rapports totalement inutiles et sans intérêt lorsqu'une personne frappa à sa porte. Il autorisa le visiteur à entrer et reconnut en celui-ci le benjamin des Black. Celui-ci lui lança un petit sourire contrit avant de jeter un coup d'œil à l'endroit où travaillait son ami. Le jeune sang-pur blond se trouvait actuellement dans une belle pièce, assis derrière un bureau large, tout en bois de chêne. Une large baie vitrée ornait le mur derrière le bureau, apportant un éclairage bienvenu. Une pile assez épaisse de dossiers s'entassait à la droite de Lucius tandis que des parchemins criblés de notes manuscrites se trouvaient à sa gauche.
-Je t'en prie, assieds-toi Regulus, ne reste pas debout.
-Je ne voudrais pas te déranger durant ton travail.
-Crois-moi tu ne déranges personne et vu l'intérêt de ces affaires, j'ai bien besoin d'une petite pause. Annonça Lucius.
-C'est étrange je pensais qu'au vu des récents évènements, il y aurait plus d'agitation cet après-midi au Ministère. Or quand je suis venu, j'ai eu l'impression que tout était désert.
-Ils sont en train de voir comment régler ce problème. La mort du Ministre qui bien sûr n'était pas accidentelle à provoquer beaucoup de question. Ils savent qui est à l'origine de cette attaque, mais comme ils ne connaissent pas ses plans, ils sont dans l'impasse. Je me demande s'ils vont organiser de nouvelles élections en avance ou s'ils vont choisir un nouveau Ministre le temps qu'ils trouvent une autre solution.
-Tu n'as pas plus d'informations ? S'étonna le jeune homme.
-Comme tu le vois pour l'instant je ne suis que consultant économique. On me donne des dossiers que je dois lire et traiter, faire un compte-rendu de ce qui peut être amélioré ou pas, enfin ce genre de choses. Ce n'est pas très enrichissant, dit Lucius avec un petit rictus, …
-Tu veux dire, surtout pour un Malfoy ? Ricana doucement Regulus en interrompant son aîné.
Lucius lui lança un regard noir qui ne fit aucun effet au jeune Black. Après tout il avait grandi avec une cousine qui était de la même trempe que son ami. Par conséquent seul un sourire narquois vint prendre place sur son visage. L'héritier Malfoy décida de ne pas continuer dans cette direction car il savait que le jeune home face à lui était très doué pour ce petit jeu et il n'avait pas la patience de s'y prêter après la matinée qu'il avait endurée.
-Tout ça pour dire que jusqu'à présent, je n'ai pas plus d'informations, mais le sous-secrétaire auprès de l'ancien Ministre doit passer me voir tout à l'heure. Je pense que j'en apprendrais plus à ce moment-là.
-Comment se nomme-t-il déjà ?
-Fudge, Cornelius Fudge. Tu sais, tu devrais vraiment te tenir au courant de ce genre de détails, ça peut être beaucoup plus utile que tu ne le penses.
-Je sais, toute mon éducation est à revoir ! S'exclama Regulus, toujours un sourire sur le visage.
-Au lieu de faire le malin, tu devrais prendre tout cela au sérieux. Je te signale que si tu dois prendre la tête de la famille Black, un jour, et siéger au conseil des Lords, tu as plutôt intérêt à t'y mettre tout de suite, surtout que tu as déjà pas mal de retard, vu que ton frère devait prendre la suite de votre père.
Le visage de Regulus se ferma à la mention de Sirius. Il leva alors la tête vers Lucius et lui répliqua :
-Je sais ce que j'ai à faire !
-Et bien on ne dirait pas. Soupira le jeune homme blond. Si le Ministère décide d'un nouveau gouvernement et que la population vote pour qu'on réintègre la chambre dans les décisions ministérielles, nous serons au premier plan, toi comme moi, car nos familles sont très influentes.
-Oui je sais. La chambre a été injustement mise à l'écart depuis que le Ministre était en place et maintenant qu'il est mort, nous avons une chance de revenir sur le devant de la scène politique. Et je devrais prendre cette chance et essayer de réhabiliter la chambre avant qu'un autre petit snobinard ne vienne tout gâcher une fois de plus. Enonça Regulus.
Lucius sourit en voyant son ami lever les yeux au ciel.
-Je vois que ton père t'a parlé.
-C'est complètement fou ! Je suis arrivé ce matin chez moi, je pensais pouvoir prendre une douche tranquille après hier soir mais il m'a coincé avant même que je ne puisse monter dans ma chambre. Et il savait déjà que le Ministre était mort. Je n'en reviens pas.
-C'est ça le pouvoir et l'influence. Savoir tout, tout de suite, et avant tout le monde afin de pouvoir anticiper et monnayer des informations. Pourquoi crois-tu que je me coltine tous ces dossiers ?
-Mais enfin ! Il était à peine dix heures, je rentrais chez moi d'une soirée plutôt arrosée, après avoir passé la nuit chez Théodore et au lieu de comprendre que j'avais besoin de calme et de silence, il se jette sur moi et me félicite. Comme si j'avais besoin de ça. Cracha le jeune homme.
Lucius laissa un petit silence s'installer le temps que son ami se calme. Il comprenait que Regulus soit encore sous le coup de l'émotion car son premier meurtre était encore tout frais, mais il devait se reprendre rapidement, s'il ne voulait pas sombrer totalement. Il savait que le brun en était capable, mais il pensait qu'en toucher un mot à Severus ne serait pas négligeable.
-Si tu veux, tu peux venir manger chez nous ce soir ? Proposa Lucius pour détendre le jeune homme.
-Ça aurait été avec plaisir, mais mes parents ont déjà prévu quelque chose auquel je ne peux malheureusement pas me soustraire.
Soudainement, un coup à la porte retentit surprenant les deux comparses. Lucius autorisa la personne à entrer. L'homme présent à la porte était de petite taille, il avait près de trente ans et déjà des rides creusant son front et le coin de ses yeux faisaient leur apparition. Il portait une robe noire avec des motifs dorés faisant tout le tour du vêtement, partant des manches et remontant jusqu'au col. Il portait également un petit chapeau-melon sombre et cet indice suffit à Regulus pour comprendre qu'il s'agissait de Cornelius Fudge. Le sous-secrétaire était nerveux, ses doigts s'agitaient autour des dossiers qu'il tenait dans ses mains et lorsqu'il repéra la présence du jeune Black, un sursaut le prit et il se racla la gorge.
-Je vous prie de m'excuser Monsieur le sous-secrétaire. Je rendais juste une petite visite à Monsieur Malfoy à propos d'un petit détail. Je ne voudrais pas le déconcentrer durant son travail. S'excusa le jeune brun.
-Mais je vous en prie, faites-donc Monsieur Black. Je suis même ravi que vous passiez au Ministère. S'enthousiasma le fonctionnaire, une lueur au fond des yeux. D'ailleurs si vous cherchez un petit poste, je suis sûr que je pourrais facilement glisser un mot en votre faveur. Et puis, Monsieur Malfoy pourrait avoir besoin d'aide peut-être ?
La question prit Lucius un peu au dépourvu et c'est en retenant une remarque sarcastique sur la valeur de ses compétences que le sang-pur acquiesça doucement, esquissant un fin sourire poli.
-Vous aviez besoin d'un renseignement Monsieur Fudge ? Interrogea l'héritier Malfoy après un petit silence.
-Ah oui. Je me demandais si vous aviez fini votre rapport sur le dossier A-37 ?
Et alors que Lucius se levait pour aller prendre le dossier en question sur une autre pile de parchemins, posée sur le rebord d'un meuble haut à droite de son bureau, Regulus sentait le regard concupiscent de Fudge le détailler. Cependant, son ami trouva rapidement les papiers que demandait le fonctionnaire et celui-ci quitta le bureau quelques instants plus tard, plongeant la pièce dans un silence un peu gêné.
-Il est toujours comme ça ? Demanda Regulus.
Lucius leva un regard surpris vers son ami, ne comprenant visiblement pas où le jeune homme voulait véritablement en venir.
-Il m'a regardé bizarrement, comme s'il me détaillait. Et son regard était vraiment très insistant !
-Tu es l'héritier de l'une des plus grandes familles de sang-pur qu'il reste. S'il te faisait entrer au gouvernement et que tu y faisais une carrière, cela voudrait dire que tu lui serais redevable. Fudge est un homme politique qui n'a pas beaucoup d'l'influence et il sait qu'il va devoir se trouver des alliés s'il veut rester à son poste. Il cherche le pouvoir là où il en a simplement. Se faire bien voir et s'assurer les faveurs de quelqu'un de plus puissant ou du moins qui a une plus grande influence est un bon moyen pour lui d'asseoir son poste.
-Mais il est sous-secrétaire ? Son poste est déjà assuré non ?
-Il était sous-secrétaire. Et désormais, comme on ne sait pas quel gouvernement va être mis en place, tout le monde est à cran.
-Hum… une parfaite marionnette. Enonça Regulus, lançant un regard entendu à Lucius.
-Mais au fait, fit le jeune homme en se levant de sa chaise, aurais-tu besoin d'aide ?
La voix clairement amusée de l'héritier Black parvint aux oreilles du blond alors que celui-ci se dirigeait vers la sortie. Ne pouvant répliquer à son ami sans être entendu dans le couloir par toutes les commères, Lucius lui lança un regard noir méprisant, faisant rire le brun qui referma la porte derrière lui, un sourire aux lèvres.
Regulus utilisa l'une des cheminées du grand hall du Ministère pour se rendre jusqu'au Chaudron Baveur. Il devait faire quelques emplettes avant de retourner chez lui pour le reste de la journée. Le jeune homme poussa un soupir ennuyé. Il enviait Lucius et même Severus, même si pour rien au monde il ne l'aurait avoué. Mais il devait reconnaître que depuis qu'il avait quitté Poudlard, son diplôme en poche, il n'avait pas fait grand-chose de ses journées, à part rendre visite à ses amis. Tout en continuant à ruminer ses pensées, il sortit sa baguette et tapa sur les trois briques afin que le mur lasse place à l'avenue marchande. Il prit naturellement le chemin de Fleury et Bott, souriant en pensant que les habitudes de Théodore devenaient les siennes.
Il salua le commerçant quand celui-ci l'interpella et se dirigea à l'étage. Il reprit le fils de ses pensées en vagabondant entre les rayonnages. Il avait eu ses aspics haut la main, mais il ne savait pas réellement quoi faire de sa vie. Il avait entendu parler du Seigneur des Ténèbres lors de sa cinquième année, quand Lucius venait rendre visite à Severus lors des sorties autorisées à Pré-au-Lard et il avait intégré le petit cercle qui s'était créé à l'école de sorcellerie. Mais quand Severus était sorti de Poudlard, quand son ami avait rencontré ce nouveau mage noir et qu'il avait saisi après plusieurs mois qu'il ne représenterait jamais la porte de sortie qu'il espérait tant, il avait essayé de mettre en garde le jeune Black. En y réfléchissant après coup, Regulus comprenait mieux la réaction de l'ex-Serpentard et ses paroles. Il n'était pas vraiment courageux comme Sirius, mais il n'était pas non plus faible d'esprit, cependant il sentait qu'il manquait d'assurance et de conviction dans certains côtés de sa personnalité. Après tout, il était le seul de sa promotion à ne pas avoir de projets professionnels. Et on ne pouvait pas dire que le professeur Slughorn avait été d'une grande aide jusqu'à présent. Il espérait que lorsque celui-ci prendrait sa retraite, Dumbledore ferait en sorte que le prochain directeur des Serpentard soit un peu plus à l'écoute de ses élèves et leur accorde une plus grande attention que le nom de leurs parents.
Un soupir passa les lèvres de Regulus avant qu'il emprunte le rayonnage comportant des ouvrages sur les rituels de toutes sortes et de tous les pays du monde. Néanmoins l'étagère qui l'intéressait se situait au fond de la rangée, de sorte qu'il était dissimulé dans l'angle formé par la pièce. Oh bien sûr ce n'était pas la première fois qu'il venait ici et il savait parfaitement où étaient situés les livres traitant de rites parfois controversés. Malgré tout, il n'hésita pas et à la lecture des titres dorés sur les tranches des rectangles en carton, il en saisit un. Si Théodore était un passionné d'Histoire, il pouvait sans aucun doute se considérer comme un fervent dévoreur d'ouvrage sur les rituels magiques et toutes les extensions qui s'y rapportaient. Comprendre comment fonctionnent les incantations, pourquoi une langue plutôt qu'une autre, quel impact sur les mots et par la suite sur le sortilège en lui-même : il trouvait cela particulièrement enivrant. Pourtant il faisait très attention lorsqu'il empruntait l'allée bordée de livres du magasin ainsi que lors des conversations qu'il avait pu avoir sur le sujet, car cet aspect du monde magique était très mal vu. Beaucoup de sorciers pensaient que seule la magie noire avait recours à ces usages et c'est pourquoi certains furent abolis sauf dans les vieilles familles encore pratiquantes.
Au vu de son éducation, Regulus avait depuis bien longtemps entendu parler de ces coutumes respectées par sa famille et lorsqu'il y avait plusieurs années, sa cousine Andromeda avait été reniée par son oncle et sa tante car elle était tombée amoureuse d'un moldu et qu'elle comptait l'épouser, le climat de haine et de tension qui avait régné sur les deux maisons des Black avait été très lourd à supporter. Il était encore jeune, après tout il n'avait qu'une dizaine d'années mais il se souvenait parfaitement comment le silence régnait dès que son nom était prononcé par erreur et la tapisserie qui ornait tout un mur dans le salon principal de l'étage au Square Grimmaurd avait depuis une brûlure en plus. Regulus se rappelait sa stupéfaction devant le geste sans pitié qu'avait eu son père en lançant le sort de flamme alors même qu'il entendait à longueur de journée combien le fait d'être un Black était important, qu'il n'était pas une personne ordinaire et qu'un jour il serait le digne héritier de sa famille. Le jeune homme ne put s'empêcher de se demander si aujourd'hui c'était le cas. Malheureusement pour lui il était certain de cette information. En effet la marque qu'il avait le bras, pour l'instant cachée par une bande de gaze le temps de la cicatrisation, rendait sa mère arrogante de fierté et de suffisance.
Finalement le jeune homme reposa le livre à sa place et laissa sa main vagabonder sur le reste de l'étagère quand il remarqua un petit ouvrage avec une couverture blanche. Le brun s'en étonna car habituellement les livres qui parlaient de rituels s'ornaient de premières et dernières pages cartonnées noires ou vertes. C'était la première fois qu'il en voyait un de cette couleur. Il le tira du rayonnage et lu le titre : « Rites de purification ». Ne voyant pas vraiment de quoi parlait le bouquin, Regulus l'ouvrit au niveau de la table des matières et après l'avoir parcourue rapidement, il décida de l'acheter et de le feuilleter plus en profondeur chez lui.
Il se dirigea vers les escaliers, descendant pour rejoindre la caisse afin de payer son article. Il rencontra sur sa route Remus Lupin. Ce dernier portait une veste miteuse, le vêtement lui tombait des épaules tellement il était trop grand. Le sang-pur était étonné de le voir ici mais sa surprise ne s'afficha bien évidement pas sûr son visage. En revanche, il put remarquer que l'autre homme aussi était stupéfait de le croiser à cet endroit. Le passage entre les deux bordures en fer était étroit, aussi les deux hommes durent se tourner afin de pouvoir continuer leur chemin. Le silence de plomb fut interrompu par Regulus qui souhaita le bonjour à son ancien camarade d'école, lui lançant par la même un petit sourire afin de jauger de sa réaction. L'ex-Griffondor se stoppa en plein milieu de son élan, se retourna légèrement, regardant le frère de son ami, n'étant pas sûr de ce qu'il avait entendu. Mais après avoir jeté un coup d'œil au jeune diplômé, il lui souhaita également la bonne journée, voulant avant tout être poli.
Après un dernier signe de tête, Regulus reprit sa descente, rigolant doucement pour lui-même en pensant qu'après tout, il n'avait rien contre Lupin. Une petite voix dans son esprit, ressemblant fortement à celle de Lucius lui souffla que l'ex-Griffondor était un sang-mêlé et pauvre de surcroît. C'étaient des raisons suffisantes pour ne pas lui adresser la parole. Une deuxième voix, imitant à merveille celle de Severus, prit le relais en disant qu'il était un Griffondor et que cela était plus que suffisant pour se détourner comme si Lupin avait la vérole. Cependant la gaité soudaine de Regulus ne diminua pas.
Il sortit du magasin après avoir réglé son achat et décida de rentrer directement chez lui. La fatigue commençait à se faire sentir et son bras le lançait également. Il était temps pour lui de remettre un peu de baume antidouleur sur son inflammation. Et c'est en transplanant d'un petit mouvement de cape parfaitement maîtrisé, et oui, il avait passé des années à observer Severus, qu'il quitta l'avenue marchande et les quelques passants qui s'y promenaient.
Ca y est, après des mois de réflexion, j'ai enfin fini ce chapitre. Bon je dois dire aussi que s'habituer à la fac (et oui je suis passée en Master !), à un nouvel appart et donc à un nouveau mode de vie, c'est vraiment pas évident, surtout quand vous avez des habitudes bien ancrées (oui j'ai pris une colocation ! mais c'était moins cher). Je ne sais absolument pas quand arrivera le prochain chapitre, je mettrais une note sur mon profil. Après tout dépend si ma bêta utilise sa menace suprême ou pas, remarque je ne suis pas totalement sûre qu'elle serait capable de le faire, mais avec elle on ne sait jamais. C'est ce qui la rend si … cruelle !
Je voudrais remercier tous ceux et toutes celles qui prennent la peine de me lire, encore plus ceux et celles surtout qui me laissent des reviews (c'est aussi ce qui nous donne la force de continuer à écrire). Un grand merci vraiment à toutes les personnes qui seront venues lire ce nouveau chapitre après des mois d'attente, j'espère qu'elle en valait le coup.
Gros bizou à tous mes loulous et je vous dis au prochain chapitre !
