CHAPITRE 3 : The reunion
Caroline gisait sur le sol. Rebekah fixait attentivement le corps de Tyler. Il venait de lui dire les mots exacts qu'elle rêvait d'entendre à nouveau. Elle ne savait pas si elle avait bien entendu ou si au contraire son chagrin la faisait dérailler. S'il s'avérait que ces mots n'étaient que le résultat de son imagination ou d'une énième manipulation, elle se jurait de tous les tuer d'une mort lente et violente.
- Qu'est ce que tu as dit?
- Content de voir que tu ne sais toujours pas te contrôler Rebekah. Il fit un signe de tête en direction de Caroline.
Elle s'approcha à la vitesse vampirique de Klaus et lui enserra à la gorge.
- Qu'est ce que tu as dit? Répéta-t-elle lentement.
- Tu as très bien compris.. C'est moi.. Klaus.
Les yeux de Rebekah s'emplirent de larmes mais la répulsion qu'elle éprouvait pour le nouveau corps de son frère l'empêcha de le prendre dans ses bras. Et pourtant elle en avait tellement envie. Que pouvait-elle demander de plus que de pouvoir constater que son frère n'était pas mort.
- Je... J'étais là-bas quand c'est arrivé. Je n'ai pas pu l'empêcher... Comment est-ce possible?
- C'est une longue histoire. Pour le moment j'ai besoin que tu fasses comme si de rien n'était et que tu gardes tout ça pour toi.
- Comment puis-je être certaine de ce que tu me dis?
- Tu te souviens... la nuit après la mort d'Henrick ...? Le regard de Klaus s'assombrit
La voix tremblotante de Rebekah lui répondit par l'affirmative. Klaus reprit :
- On s'est tenu dans les bras toute la nuit. Je t'ai avoué toute la culpabilité que je ressentais. A ce moment là on s'est soutenus..
- … Nous n'en avons jamais reparlé ensuite...
- … Un secret gardé jalousement entre nous Rebekah. J'ai aussi appris pour Elena.
Klaus en profita pour se détacher de l'emprise de sa soeur.
- Il fallait qu'elle meurt! Cette peste était celle qui pouvait nous sauver d'Alaric. Je ne pouvais pas le laisser tuer un autre membre de notre famille.
- Alors prie pour qu'elle ne vienne pas te faire payer ce que tu as fais.
- Je ne vois pas en quoi la mort de cette fille peut m'atteindre en quoi que ce soit.
- Attention Rebekah... Elena pourrait bien venir te mordre les fesses pendant ton sommeil...
- HA HA HA. Tu as peut-être perdu ton corps mais je vois que tu as gardé ton incroyable sens de l'humour sarcastique. D'ailleurs ce n'est peut-être pas le corps que tu aurais du échanger mais plutôt ce qu'il y a à l'intérieur de ton crâne!
- Surveilles ton langage sister.. Je te rappel que tu as détruis mon seul moyen de créer des hybrides. Je pourrais me montrer beaucoup plus cruel.
Après ces mots, il partit ramasser le corps de Caroline. Il la déposa délicatement sur le canapé . Il ne voulait pas donner l'occasion à sa soeur de le taquiner sur cette histoire. Il ne s'attarda donc pas sur elle. Pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait. De l'avoir rien qu'un instant dans ses bras lui rappela ce qu'était de toucher une femme autrement que pour la vider de son sang. Sa peau semblait si douce. Rebekah ne manqua pas de lui faire remarquer:
- C'est pas bon pour toi d'être aussi obsessionnel. Regardes dans quoi tu t'es fourré. Pffff franchement qu'est ce qui t'as pris de t'attarder sur cette fille et de prendre ce corps là? Il y avait quand même beaucoup mieux dans le coin non?
- Lâche l'affaire Rebekah!
- Et que comptes-tu faire maintenant Nick?
Klaus soupira.
- Saches que cette apparence pourrait m'apporter certains avantages. Et je n'ai pas eu le choix. C'était ça ou le vampire psychopathe originel créé par notre chère mère me tuait. Bonnie m'a proposé ce corps, nous devions faire vite. Pour l'instant il va falloir que j' élabore quelque chose et en attendant de me sortir de là je compte me conduire comme le ferait Tyler Lokwood. D'ailleurs, le conseil de la ville est à leurs fesses et Caroline a eut l'idée de venir se cacher ici. Nous allons donc rester ici quelques temps et je te conseille fortement de rendre la cohabitation possible, d'ailleurs il vaut mieux que tu partes pour ne pas gâcher ce plan là aussi..
- Je n'ai rien gâché du tout Nick. Tu étais mort!
- Peu importe je ne veux pas prendre de risque, je ne te demande pas de quitter Mystic Falls mais au moins la maison le temps que je trouve une solution. Caroline commence à se réveiller il faut que tu m'envoie à l'autre bout de la pièce.. Il faut que ça soit réaliste alors n'y vas pas de main morte. Oh et autre chose.. Ne cherche pas à rentrer en contact avec moi je le ferai.
- Tu es sûr de ce que tu fais?
- Oui.. maintenant Rebekah.
- Désolé Nick...
Klaus était surpris. Malgré les petites taquineries qu'il aimait lui lancer, et malgré le fait qu'elle ait supprimé ce qu'il lui semblait être le plus important dans sa survie, sa petite soeur montrait ouvertement les marques de sa douleur,que cela soit dans son geste envers Elena ou tout simplement au travers de ses yeux rouges et bouffis. Il n'avait jamais été sûr de ce qu'elle pourrait éprouvé si un jour il venait à être tué. C'était fait. Désormais, il devait être plus doux avec elle. C'est probablement ce qui rendait plus acceptable la perte de ses hybrides. « Ce genre d'amour ne meurt jamais »se disait-il. Lui qui avait toujours rechercher une famille en avait une. C'est pourquoi, il ne pouvait se résoudre à laisser Rebekah partir sans lui montrer son affection. Quelques secondes avant qu'elle ne mette leur plan en action, il lui décocha un baiser sur le front et ils échangèrent un regard intense et profond. Sa soeur semblait terriblement émue et ravie par cette marque d'affection.
Pile à ce moment là, Caroline reprit sa respiration. Elle regarda autour d'elle et les vit parler. Elle se releva doucement, le corps encore affaibli par cette attaque. Dans l'idéal, il lui aurait fallu une poche de sang pour la remettre d'aplomb mais il n'y avait rien de tel à l'horizon. Elle se demanda cependant pourquoi Rebekah l'avait bêtement mise KO alors qu'elle aurait tout simplement put en finir avec sa vie. Toutefois, il y avait encore plus étrange. Pourquoi Tyler se trouvait-il face à Rebekah, debout et encore en vie? Elle fut encore suffisamment sonnée pour ne pas apercevoir certains détails comme le rapide baiser sur le front de Rebekah.
- Tyler ? Chuchota-t-elle. Tyler?
C'est alors qu'à contre coeur, Rebekah envoya valser Klaus contre la porte vitrée de la véranda qui explosa en milliers de débris. Le crie de Caroline se répercuta dans toute la maison. Des débris de verre l'a touchèrent au visage et aux bras. Heureusement les blessures restèrent superficielles et se refermèrent aussitôt ce qui lui permit de se précipiter vers Tyler.
- Oh Mon Dieu ! Tyler! Tyler tu vas bien ? Tu es blessé ?
- Rien qui ne puisse s'arranger, ne t'inquiète pas.
Il se leva, saisit Caroline par les épaules et commença à l'observer sous toutes les coutures. Elle avait l'air d'être paniquée, et affolée à l'idée que son petit ami puisse être encore blessé. Klaus éprouvait une certaine jalousie. Il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle méritait autre chose que de s'inquiéter de la survie d'un homme qui n'était pas fait pour elle. Elle perdait du temps alors qu'elle pourrait être à ses côtés, voyager, découvrir le monde. Il la rendrait encore plus belle qu'elle ne l'était déjà. Cette femme lui donnait envie d'être tout à la fois. Il voulait lui donner l'occasion de lui faire découvrir une autre part de lui et c'était le bon moment.
- Caroline, on va devoir mettre en place certaines règles entre nous! Lorsque tu vois qu'on est dans une mauvaise posture, part! Enfuis-toi. Mets toi à l'abri. Je pourrai jamais nous défendre correctement si je sais que tu n'es pas en sécurité.
- Non, non, non je ne pourrais jamais m'en aller et te laisser.
- Je sais. Mais je pourrai nous protéger uniquement si je dispose de toutes mes forces. Je te le demande..
Très bien . Répondit à contre coeur Caroline après un long moment d'hésitation.
Klaus avait rendu Tyler déconcertant. Il ne lui avait jamais parlé avec autant de calme, l'air sûr de lui. Elle ne voyait pas l' intérêt de s'opposer à ce qu'il disait. Elle le sentait parler avec son coeur. Lui qui, il y a quelques heures encore, était méconnaissable et remplit de colère.
Je vais regarder ce qu'il reste ici. Reprit-elle. Peut-être que Klaus a laissé quelques trucs qui nous seront utiles.
Très bien.
Elle partit donc explorer ce qu'il restait dans la maison. D'ailleurs, quelque chose attisa sa curiosité. En effet, elle se demandait si la chambre de Klaus, celle qu'elle avait visité il y a quelque temps, avec ces gigantesques peintures avait elle aussi été entièrement vidée. Elle se surprit à éprouver une certaine excitation à l'idée de revenir là ou elle avait échanger un moment de complicité avec lui. A dire vrai, c'était bien l'une des rares fois ou celui-ci s'était montré différent. Pas de meurtres, de tortures ou de plans machiavéliques visant à récupérer Elena, tout s'était passé le plus normalement possible.
Elle prit les escaliers montant au premier étage, suivit le long couloir qui la mena dans une immense pièce vide. Caroline était déçue. Les tableaux de grands peintres , les sculptures , les objets venant d'outre monde avaient tous disparu. Il ne restait plus qu'un petit sofa pourpre , une table basse et une chaise traînant dans un coin. Elle s'avança dans la pièce monta une marche est passa dans une alcôve dans laquelle aurait du se trouver le beau lit à baldaquin du propriétaire. Jamais elle n'avait vu un lit aussi beau, en bois de chêne sculpté à la main qui offrait assez de place pour une équipe de football. Hélas, celui ci aussi avait été déménagé. Elle essaya de se souvenir de l'ambiance général de la pièce. Une lumière douce mettait en valeur toutes les œuvres. C'était une atmosphère chaleureuse qui mettait tout de suite les gens à l'aise. Et ce, même s'il s'agissait des quartiers d'un Originel vieux de 1000 ans, sanguinaire et meurtrier. La curiosité était attisée de partout, il y avait tant de chose à voir, à découvrir. Les tableaux de Maîtres : Matisse , Mônet , Kadinsky, Picasso , Renoir , les scultures de César , de Camille Claudel , de Rodin, les bibelots venant d'Orient . Mais tous ceci n'était désormais que le reflet de son souvenir.
Caroline se dirigea vers la cheminée , grande et imposante. Elle avait envie de retrouver la chaleur de la pièce. Soudain son regard fut attiré par quelque chose traînant dans les cendres. Elle se baissa et ramassa un morceau de papier dont les bords étaient calcinés. Quelqu'un avait du le jeter dans le feu mais celui ci n'avait pas complètement brûlé . Elle le retourna et eut un mouvement de surprise. Sur le papier se retrouvait dessiné son visage.
