Chapitre 5 : REVELATIONS
Klaus percevait des pas et des chuchotements. La demeure vide faisait caisse de résonance dans le hall d'entrée. Il leva les yeux au ciel. « La discrétion n'était pas leur fort » pensa-t-il. Ce n'était vraiment pas rassurant pour des personnes sensées protéger la ville des vampires. Dans ses bras, il sentit Caroline aussi attentive que lui à ce qui se passait au rez de chaussée. Ils entendirent les membres du conseil se disperser pour fouiller de fond en comble la maison en passant de pièce en pièce.
Au bout de quelques minutes, deux membres du conseil pénétrèrent dans la chambre de Klaus, en marchant d'un pas prudent, armes à la main. Le soleil venait de se lever. Les gigantesques fenêtres de la chambre laissaient entrevoir ses tous premiers rayons éclairant ainsi progressivement une partie de la pièce. Fort heureusement pour Klaus et Caroline, l'imposante cheminée se trouvait à l'opposé des premières lueurs du jour les laissant ainsi dans l'ombre. Ils étaient encore en sécurité mais cette situation ne pourrait pas durer bien longtemps. Tant dis que Caroline retint sa respiration et se recroquevilla dans les bras de Klaus, celui-ci affermit ses bras autour d'elle et observa minutieusement la scène en contre-bas. Il attendait que les deux visiteurs s'avancent davantage dans la lumière naturelle afin d'entrevoir leur visage.
L'un des membres s'approcha doucement de leur cachette et s'arrêta devant la cheminée, la fixant durant ce qu'ils leur semblèrent une éternité. Puis il tourna les talons ce qui permit à Caroline de respirer à nouveau. Les deux chasseurs alors persuadés qu'il étaient seuls entamèrent une conversation ignorant la présence d'oreilles indiscrètes.
- Restez bien sur vos gardes! Les vampires sont habiles et peuvent nous surprendre à tout moment. Expliqua la voix d'une femme.
- Il n'y a rien dans cette pièce non plus. Lui répondit la voix d'un homme.
- Cette traque ne mène à rien! Je veux faire parler la mère Lockwood et la mère Forbes. Il y a fort à parier que les gamins sont toujours attachés à leur parents . Il faut attaquer là ou ça fait mal.. Leurs points faibles, vous voyez! Continua la femme.
Immédiatement Klaus sentit Caroline se raidir puis commencer à trembler. Elle gesticulait de plus en plus. Il imaginait très bien ce qu'elle pouvait ressentir. Elle qui était si proche de ses valeurs humaines ne pouvait pas concevoir qu'on s'en prenne à sa mère, ni même à celle de son petit-ami. Personne d'autre que Klaus était le mieux placé pour comprendre cette inquiétude. Il lui caressa alors le bas du dos pour la calmer, la rassurer. Caroline fut surprise de la spontanéité de son geste. Tyler, qui était à son habitude plus impulsif face à ce genre de propos, prenait ici la chose avec assurance et impassibilité. Et ce ne fut pas pour déplaire à Caroline, bien au contraire.
Klaus lui, se sentait à sa place, dans son rôle. Il se rappelait que les seules fois où il avait recourt à ce genre de geste envers les femmes, la plupart d'entre elles n'en profitaient qu'un court instant, car il appréciait de les tuer lorsqu'elles se sentaient le plus en sécurité. Une habitude que cette fois ci Klaus n'allait pas honorer. Pour la première fois, il était sincère dans son geste. Il faut dire que dans le corps de Tyler, il n'avait aucune crainte à avoir quant à la réaction de Caroline. Pourtant, il était persuadé que son assurance ferait toute la différence entre un gamin des champs, et un homme de 1000 ans d'expérience. L'effet escompté se produisit puisqu'aussitôt Caroline se détendit. Mais ce fut de courte durée car ce qui arrivait allé la bouleverser.
- Vous seriez prête à aller jusque là Kelly? Demanda l'homme.
- Comment pouvez-vous me poser cette question Gounter? Ces monstres ont pris mon bébé, ma fille, mon sang. Je serai prête à tuer toute cette ville de mes propres mains s'il le fallait..
- Je ne crois pas...
- On ne vous demande pas de penser, ni même de croire! Aboya Kelly. On vous demande juste de faire, jeune homme. Le reste je m'en occupe!
La voix aigre de cette femme rameta l'ensemble des autres membres du conseil. Tous étaient rassemblés en cercle dans la même pièce. Le peu de visages que Klaus arrivait désormais à voir semblaient à première vue assez âgés. A priori, le fait de ne pas avoir rencontrer de vampires dans la maison les firent baisser leur garde. Les armes étaient tenues à bon de bras et dirigées vers le sol.
Lorsque Caroline releva la tète à son tour pour observer ce qu'il se passait, elle eut un violent haut le coeur. D'abord on menaçait leur familles et maintenant, elle avait mis un visage sur le nom de celle qui avait prononcé ses mots. Cette voix aigre, agressive et piquante, associée au visage qu'elle venait de voir à l'instant ne faisaient aucun doute. C'était celle de Kelly Donovan, la mère de Matt, la mère de son ex petit-ami. Pourquoi était-elle là? Comment? Autant de questions qui restaient sans réponses.
- Aucun signe des vampires dans l'aile Est de la maison ! annonça un homme d'une carrure imposante.
- Ni dans l'aile Ouest ! enchaîna un autre homme cette fois plus chétif mais avec une lueur d'intelligence dans la voix.
Klaus sentit tout de suite qu'il fallait ce méfier de ce dernier, et il observa plus suspicieusement la scène. Une femme répondant au nom d'Hélène commença à s'énerver :
- Je croyais qu'on nous avait signalé cette demeure comme étant un repère de vampires, je sais pas qui vous a donné cette information mais il s'est bien foutu de nous !
A partir de cette instant un grand brouhaha régna dans la pièce chacun donnant son avis sur la situation, essayant de trouver des solutions sur les prochaines marches à suivre tout en élevant de plus en plus la voix pour se faire entendre. Le Conseil était désorganisé. Il n' y avait pas l'air d'avoir une autorité qui dirigeait le groupe. Soudain la voix haut perchée de Kelly Donovan se fit entendre plus fortement que les autres. Le silence revint.
- Nous avons appris que cette maison regorgeait de vampires par Alaric Saltzman ! Je pense que nous pouvions avoir confiance en lui puisqu'il nous a prouvé plus que n'importe qui à quel point il est impliqué dans toute cette affaire. Il nous a révélé beaucoup de choses sur les faiblesses des vampires, ainsi que de nouvelles méthodes pour les appréhender. J'ai aussi appelé tous les chasseurs des villes aux alentours pour qu'ils viennent nous donner un coup de main. Ils arriveront dans la journée, et nous pourront passer à l'attaque. La ville de Mystic Falls sera de nouveau en sécurité. Je veux que cette ville soit un exemple, et que tous les vampires craignent de venir s'y installer. Nous n'avons pas peur d'eux et nous n'hésiteront absolument pas à les exterminer. Quels qu'ils soient vous m'entendez! Fils, fille, frère, mère, cousin, ami, je veux qu'ils y passent tous! Notre premier exemple qui démontrera notre détermination sera la mise à mort de Caroline Forbes fille du shériff. Nous ne ferons pas de favoritisme!
Caroline ne put s'empêcher d'émettre un petit gémissement. Aussitôt, le petit homme chétif se retourna et observa la cheminée d'un aire soupçonneux. Klaus sera fortement la tête de Caroline sur sa poitrine pour étouffer les petits gémissements qui lui échappaient. Elle ne se contrôlait plus. Un mélange d'émotions ce mélangeaient en elle comme de la peur, de l'injustice, de la haine. Elle s'était même transformé sans s'en rendre compte.. Klaus ressentait toute sa détresse et si ça ne tenait qu'à lui, il y a bien longtemps qu'il les aurait déjà tous tués. Mais son corps actuel lui avait déjà fait faux bonds contre Rebekah alors il n'aurait pas pris le risque que l'un d'entre eux puisse atteindre Caroline. Ça il ne pouvait l'accepter. C'est pourquoi, il devait absolument prendre les choses en main pour qu'elle reste silencieuse. Il avait les moyens de le faire autrement qu'en la canalisant physiquement.
Caroline se sentit alors petit à petit quitter la réalité. La sérénité s'empara de son esprit. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait mais lorsqu'elle ouvrit les yeux elle fut aveuglée par une vive lumière. Une fois habituée, elle distingua le soleil. Elle sentit la douce caresse du vent sur sa peau puis écarquilla les yeux. Devant elle, se dressait un immense édifice blanc. Il y avait de hautes fenêtres encastrées dans les murs entourées de moulures, un dôme faisant office de toit,et de hautes colonnes blanches soutenant cette majestueuse infrastructure. La jolie blonde se sentait tout aussi impressionnée que minuscule au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de l'imposante battisse. Sa curiosité l'amenait à se demander ce qu'il pouvait y avoir à l'intérieur.
Soudain elle se sentit tiré par la main vers la somptueuse porte mais elle ne voyait que le dos de son inconnu. Ils entrèrent et se dirigèrent vers un couloir sans fin. Tout en marchant Caroline admira les lieux. Tout était mis en valeur par la lumière venant du dôme en verre et les gigantesques lustres en or. Elle poursuivit son chemin avec son bel inconnu. A plusieurs reprise elle essaya de voir son visage mais en vain. Cet inconnu dégageait une telle aura autour de lui qu'elle ne se sentait pas du tout en danger, bien au contraire, son intuition lui criait de le suivre jusqu'au bout du monde.
Tout deux arrivèrent dans une longue galerie où était exposé au mur des centaines de tableaux. Ils avaient ralenti le pas et Caroline put admirer de tout son soûl les magnifiques œuvres des grands peintres. Elle reconnut celles de Leonard de Vinci , Renoir , Boticcelli , Rembrandt, mais aussi celles de Monet , Manet , Picasso, Van Gogh , Gauguin , Goya … C'était à peine croyable! Jusqu'à présent, elle n'avaient pu les admirer que dans les livres ou à la télévision, voir même lorsque Klaus lui avait fait découvrir sa passion pour l'art. Aujourd'hui c'était chose faite.
Caroline se sentait privilégié et dans une grande plénitude d'esprit. Pour la première fois, elle lâcha la main de son bel inconnu et se dirigea vers un petit tableau se trouvant à côté de ceux de Monet. C'était sans nul doute le plus beau de tous et le plus fascinant. Elle ne percevait pas son auteur et s'approcha donc davantage de l'œuvre. En bas à droite, elle distingua difficilement les initiales KM. Elle fit tout son répertoire d'auteur mais aucun d'eux ne répondait à ces initiales. Elle pensa alors à un pseudonyme mais là aussi, elle ne trouva aucun nom correspondant à KM. Caroline ne tarda pas à oublier cette énigme lorsque son accompagnateur vint coller son corps contre son dos légèrement cambré. Elle frissonnait non pas de peur mais de volupté. Elle sentait le souffle de sa respiration au creux de son cou, ses cheveux allaient et venaient au rythme des soufflements. Elle ferma les yeux et se laissa envahir par ce petit jeu de séduction. Ce n'était pas un secret, elle adorait qu'on la surprenne et qu'on la courtise. Et là, son intuition lui dicta à nouveau de se laisser aller à la sensualité de cet inconnu. Alors elle se retourna d'un bon pour voir le visage de celui qui l'accompagnait. Une fois retourné, elle se rendit compte qu'elle n'était plus dans le même endroit. Tout avait changé.
Cette fois-ci, elle se trouvait dans une grande salle tout en longueur, illuminée par des lampes diffusant une lumière tamisée. Tout au long des murs, se trouvaient des tas de vêtements bien rangés sur des cintres ou sur des étagères. Robes , vestes , pantalons, jupes, tops à bretelles, autant de choix qui firent monter l'admiration de Caroline. Elle ne chercha plus à savoir ce qu'il lui arrivait, elle voulait seulement profiter. Inconsciemment, elle était convaincue qu'elle n'était pas dans la réalité mais que ce qu'elle était en train de vivre maintenant avait forcément une signification importante. Alors elle profita tout simplement. Après ces quelques minutes d'adaptation et de découverte, elle comprit qu'elle se trouvait dans un magasin. Elle se rapprocha et caressa les robes toutes plus somptueuses les unes que les autres. Chaque matière glissait entre ses doigts. Elle aurait adoré les porter, jouer à la diva. C'est quand elle leva les yeux pour chercher l'enseigne du magasin qu'elle vue les plus grandes marques du monde réunies ici, Prada, Chanel, Armani, Dior, Marc Jacob et elle en passait tellement il y en avait. Son premier réflexe fut de reculer puisque de toute façon, elle n'avait pas les moyens de se les offrir. Elle sourit un peu gênée de se retrouver dans un endroit où elle semblait ne pas être à sa place. En un quart de tour elle visualisa son reflet dans un miroir. A sa grande surprise, elle ne vit plus une jeune adolescente de Mystic Falls mais une femme. Une femme magnifique, éclatante, portant une robe bustier de couleur bleue nuit, allant jusqu'aux genoux, à petites bretelles, laissant entrevoir sa fine silhouette. Une fente sur le côté laissait apparaître l'une de ses longues jambes et la matière vaporeuse donnait un effet léger à tout l'ensemble. Elle avait les cheveux relevés avec quelques mèches laisser volontairement libres de toute attaches. Cette coiffure lui rappela étrangement celle qu'elle portait lors du bal des Mickaelson. Elle ne se l'était jamais avoué, mais ce soir là, elle avait mis un point d'honneur à être majestueusement belle pour voir quelle serait la réaction de Klaus. Ses amis l'auraient blâmé pour avoir voulu attirer l'attention de l'Hybride sanguinaire, mais au fond d'elle, c'est ce qu'elle recherchait. Elle se souvenait même du regard de celui-ci lorsqu'elle venait d'entrer dans la grande salle de réception. Son cœur s'était mis à palpiter tellement il la dévorait du regard. Elle devait reconnaître que même Tyler ne l'avait jamais regardé avec autant d'admiration dans le regard. Et Klaus était bel homme. Si on lui enlevait le fait qu'il ait voulu tuer l'une de ses meilleures amies et son petit ami, Klaus était raffiné, intelligent, et protecteur. Soudain un bras apparut dans le miroir, lui enlaçant sa taille en lui proposant de s'avancer pour danser. Caroline ne savait que dire, que faire, elle restait juste là à se contempler. Cette fois encore, elle accepta mais n'arriva pas à voir qui se tenait à ses cotés. Alors, elle se repéra aux mains posées sur elle. C'était l'une des premières choses qui la faisait craquer chez un homme bien qu'elle soit devenue vampire. Dans sa tête, toute la tendresse d'un homme pouvait se faire ressentir dans la manière avec laquelle il posait ses mains sur une femme. Cet homme dont elle ne voyait pas le visage la fit danser, virevolter aux quatre coins du magasins. A chaque fois qu'elle pouvait apercevoir leurs corps respectifs tournoyer dans un miroir, elle voyait qu'elle changeait de robe et de coiffure. Elles étaient plus belles les unes que les autres, rouge rose blanche, puis à dentelles, en soie, en satin. Elle riait à gorge déployé. Ses yeux étaient scintillant de bonheur et de surprise. Caroline incarnait son rêve de princesse. Celui que toutes les petites filles entretiennent jalousement dans l'espoir qu'un jour, elle puisse le réaliser. Un peu comme le film Pretty Women qu'elle avait regardé des dizaines de fois rêvant qu'un beau jour un homme la kidnappe pour lui offrir pareilles merveilles. Toujours est-il qu'elle se laissa guider volontiers par cet homme si mystérieux et ils dansèrent. Lorsqu'elle fit un tour sur elle même, elle chercha son compagnon de danse mais personne ne la rattrapa.
Au moment où elle ouvrit les yeux, le décor avait de nouveau changer. Cette fois-ci, elle eut du mal à comprendre où elle se trouvait. Elle avait l'impression d'avoir pris de la hauteur et elle était secouée dans tous les sens. Le vent lui fouettait le visage. En regardant aux alentours, elle remarqua qu'elle se trouvait dans une prairie aux herbes hautes, piquetées par ci par là de vives couleurs venant des centaines de fleurs qui s'épanouissaient dans l'étendue verte. Le soleil haut dans le ciel rendait le paysage féérique. Elle baissa les yeux et eut un petit crie de surprise en se voyant juchée sur un magnifique cheval blanc qui galopait à travers la plaine. Cette fois ci, l'excitation était mêlée à de l'appréhension. En effet, elle n'était jamais montée sur un cheval et ne savait pas non plus le diriger. Quelqu'un arriva à côté d'elle à cheval et lui pris le rennes pour la diriger. C'était encore les mêmes mains qu'elle avait remarquer dans les deux précédentes scènes. Elle se sentit tout de suite en sécurité. Non loin d'espérer que cette tentative réussisse plus que les autres, elle s'était encore essayé à démasquer l'homme qui l'accompagnait depuis le début. Et quelle fut sa surprise quand elle parvint à percevoir que l'homme était blond, les cheveux légèrement bouclés. Puis progressivement, se dessinèrent des yeux pétillant et malicieux, de petites fossettes naquirent aux coins d'une bouche particulièrement tentatrice et là, l'inconnu lui apparut dans son ensemble. C'était lui, Klaus. La dernière personne à qui elle aurait pensé. Elle ne ressentait même pas une once de rage, ou de colère bien au contraire. C'était tout l'inverse. Il la transperçait du regard. Il ne lisait pas dans ses yeux mais dans son âme. Il la sondait au plus profond de son être et elle ne put s'empêcher d'adorer ça.
Brusquement, tout s'effaça comme si l'univers se recentrait autour de Caroline. Elle reconnut la réalité sombre et froide qu'elle avait quitté inconsciemment il y a quelques minutes. Elle décolla sa tête du torse de Tyler, essayant par la même occasion de remettre de l'ordre dans ses idées. Il n'y avait plus un bruit autour d'eux. Tout était redevenu calme. Il ne lui fallu que très peu de temps pour comprendre ce qui venait de se passer lorsqu'elle croisa le regard de Tyler. Elle s'en tira avec un « Oh mon dieu, c'est pas vrai! ». Curieusement, elle ne bougea pas. Klaus lui, le visage légèrement incliné lui fit une caresse sur la joue et lui dit:
- Voilà ce que le monde a à t'offrir Caroline. Et bien plus encore, bien mieux même. Je sais que tu as compris ce qu'il se passe love.
Ce après quoi, Klaus descendit de sa cachette et alla inspecter la maison pour voir si rien n'avait changé. Il se disait aussi que Caroline aurait besoin d'un peu de temps pour encaisser ce qu'elle venait d'apprendre. Il ne voulait surtout pas la brusquer ou lui dicter ce qu'il aurait voulu entendre. Klaus n'était pas mécontent. La découverte s'était faite avec moins de pertes et de fracas qu'il avait imaginé. Il y avait du bon dans la réaction de Caroline ce qui le fit sourire. Ce dernier ne tarda pas à s'effacer lorsqu'une douleur fulgurante lui traversa le crâne. Il s'écroula à terre en hurlant.
De son côté, Caroline se repassait les images qu'elle venait de vivre. En plus d'avoir comprit dans le regard de celui qu'elle pensait être Tyler, qu'il s'agissait de Klaus, celui-ci avait provoqué une connexion qu'elle avait apprécié. Elle en était chamboulée. Elle descendit à son tour de leur cachette et ne manqua pas de tomber en atterrissant sur le sol. A peine relevé, elle entendit la voix de Tyler crier de douleur. Instinctivement, elle se précipita là d'où provenaient les cris.
- Qu'est ce qui se passe? Qui a-t-il? S'écria t-elle?
- La sorcière!
Bonnie venait effectivement de faire son entrée dans la demeure. Elle baissa ses deux mains et Klaus put apprécier la fin des douleurs nerveuses. Bonnie n'adressa pas un regard à son amie et se posa juste devant l'Hybride.
- Je viens m'assurer que Caroline va bien! J'espère que tu n'as pas profité d'elle!
- Rien qui ne lui ait paru désagréable en tout cas, lui répondit Klaus avec un rire sarcastique .
Bonnie le regarda de haut en bas avec un regard dédaigneux et ajouta :
- Il est temps pour toi de récupérer ton corps Klaus!
