Histoire Sordide : Partie 1 :

''Votre thé, Monsieur." étant terminée(il ne reste que le bonus), je décide de publier cette fiction en trois chapitres. Pour cette fiction, vous aurez besoin du contexte présent dans le tome 10 à 11...Sebastian n'est pas mort. Bref, vous verrez par vous même !

...

« Des serpents venimeux ! » pensa Sebastian.

...

Récapitulons, le comte Ciel Phantomhive avait organisé une réception ayant pour objectif de montrer que l'hospitalité Anglaise est une chose remarquable. Alors que la soirée se déroulait sans embûche(enfin, à part quelques accidents domestiques), une tempête pluvieuse s'abat sur Londres et ses alentours.

Tandis que les invités furent parti s'occuper avec diverses activités, le comte, lui, décida d'aller se coucher. Une fois endormi, ce fut autre chose qui arriva, un des invités est sauvagement abattu. Chacun avait son alibi respectifs, soit ils étaient plusieurs ou bien soit accompagnés de domestiques...Le seul dans cette affaire à ne pas avoir d'alibi, c'est bel et bien le comte Ciel Phantomhive.

Le comte Grey, qui est l'un des autres invités, décide d'enfermer le maître du manoir dans une chambre autre que la sienne. Accompagné d'un écrivain qui semble dépassé par les événements, le comte ne va pourtant pas voir ce qui va lui arriver...

« Des serpents venimeux » pensa Sebastian alors qu'il venait d'en chasser deux et alors qu'il se dirigeait vers une des chambres du manoir afin d'obéir aux ordres.

« Veille à ce que le coke ne vienne pas à manquer, m'a t-il dit » pensa t-il.

C'est alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans une des chambres qu'un cri masculin mais pourtant aigu retentit. Ce cri venait de la chambre que le comte Phantomhive occupait. Sebastian fit demi-tour et aperçut tout les invités en une masse apeurée devant la chambre habitée par le pseudo-meurtrier.

Le majordome, exaspéré, pria les invités de retourner dans leurs chambres mais il ne se rendait pas compte de ce qu'il allait découvrir. L'écrivain sortit en courant de la chambre et laissa le démon y pénétrer.

« Monsieur ? » l'appela t-il, en observant le corps allongé sur le côté.

C'est alors que sa marque se mit à briller. L'odeur de la mort régnait dans cette pièce. Le démon découvrit alors deux morsures sur le poignet droit de son maître.

« LES SERPENTS VENIMEUX ! » s'affola t-il alors qu'il pensait les avoir chassé.

Deux choses étaient possible maintenant. Soit l'adolescent mourait dans 30 secondes, soit Sebastian aspirait le venin du serpent mais il y avait un autre problème. Certes le venin du reptile aurait disparu mais il y aurait celui que le démon recrachait...Par conséquent, Ciel renaîtrait en démon. Le temps s'écoulait si vite que le majordome avait du mal à réfléchir.

Ne sachant que faire, il s'empara du poignet de l'humain et mordit avidement dedans en aspirant la substance chaude et venimeuse qui causait tant de soucis. Il se permit aussi de goûter à ce sang appétissant et royal tandis que son propre venin parcourait les veines et bientôt tout le corps.

Quelques instants plus tard, Sebastian recula et s'assura du regard que la porte était bien fermée, à clé en plus. Il resta de longues minutes près du corps de son Bocchan. Il devait souffrir, le pauvre.

Puis soudain, il ouvrit les yeux. Deux yeux rouges sanguins. Il ne dit rien et resta allongé mais une de ses mains aux ongles noirs grattait sa gorge.

« Il a faim ! » conjectura le démon aîné.

Sebastian s'approcha de Ciel et se pencha sur lui. Il n'eut même pas le temps de réagir que Ciel l'attrapa et se mit à califourchon sur lui, les lèvres pressées contre sa gorge. (N.D.A : N'imaginez rien, ca casserait l'ambiance ^^')

« Monsieur ? » questionna le diable de majordome quant aux intentions malsaines de sa jeune créature.

« J'ai soif...Qu'est-ce qui m'arrive ! » s'énerva le comte en titillant la chair du cou de Sebastian avec ses canines.

« C'est normal, je vous en prie, nourrissez-vous de mon sang ! »

Il eut à peine terminé sa phrase que des dents pointues pénétrèrent la chair de son cou afin d'aspirer le liquide tant convoité par les yeux rouges.

Les petites mains aux ongles noirs du compte s'agrippaient à la chevelure corbeau en amenant bien la tête contre la sienne. Sebastian pensa après de longues secondes qu'il était temps qu'il lui apprenne à contrôler sa soif.

Il poussa autoritairement mais gentillement Ciel. Ce dernier retomba sur les avant-bras, du sang autour de la bouche.

« Monsieur, il faut que vous sachiez contrôler votre soif de sang et d'âme. Nous sommes entourés d'humain... »

« Ils sont tous appétissants ! » le coupa violemment Ciel en rigolant d'une manière hystérique.

Le majordome se rendit alors compte de l'énorme bêtises qu'il avait fait. Ciel allait lui donner du fil à retordre et si le petit comte ne savait pas se maîtriser...tout les sacs de viande sur pattes allaient en pâtir !

« Bocchan, fermez les yeux, allongez vous et écoutez ma voix ! »

Ciel obéit difficilement et n'arrêtait pas de se gratter la gorge.

« Cessez un peu de vous gratter ! Une vilaine rougeur apparaît ! » s'énerva le démon.

Il soupira bruyamment et supplia le comte de rester là où il était. Il devait aller rassurer les invités dans le couloir et les prier de rester dans leur chambre. En trouver une autre pour l'écrivain, vérifier s'il ne restait pas de serpents...Bon sang ! Le diable de majordome se mit au boulot et ferma la porte à double tour...

Pendant ce temps là, Ciel était allongé sur son lit et se grattait la gorge. Ca lui piquait, l'irritait, le démangeait...Mon Dieu !

Lui vint alors une idée ! Il se leva en traînant des pieds et ouvrit la fenêtre. Le vent ébouriffa ses cheveux et la pluie s'écrasait sur ses joues. Rien à faire, il ne ressentait plus le froid. Tout était chaud et étouffant en lui. Sa gorge ressemblait au feu de l'Enfer. Le remède se trouvait à quelques pas de cette maudite chambre dans laquelle il était enfermé.

Il regarda le vide avec interrogations. Sauter fallait-il ? Après tout, il n'était qu'au premier étage et lorsque Sebastian sautait de bien plus haut, il ne lui arrivait rien.

Il laissa pendre ses jambes nues dans le vide quelques instants et se pencha pour sauter. Quelques secondes à peine plus tard, il était sur pieds. Un grand sourire se dessina sur ses fines lèvres, dévoilant des dents pointues et irrégulières.

Faisant le tour du manoir à la vitesse de la lumière, il emprunta une entrée/sortie de secours. Le voilà au rez-de-chaussée...

Sebastian venait de terminer rapidement et péniblement ses tâches et s'empressa de retourner auprès du comte-démon.

« Vu comment il se grattait la gorge, il a du se déchiqueter la peau, arracher les rideaux et défoncer la salle de bain... »

Déverrouillant la porte, il entra silencieusement et se rendit alors compte que...LE COMTE AVAIT DISPARU ?!

« Bocchan ? » s'affola Sebastian, en regardant sous le lit, dans les armoires ou autre endroit susceptible de servir de cachette.

Un bruit retint son attention,..le vent. La fenêtre était ouverte...

« BOCCHAN ? » hurla Sebastian...

Le pire ne faisait que commencer !