Disclaimer : Tout est à JKR…
Pairing : Surprise... but it is a slash !
Bêta Correctrice : Regan_Potter
Résumé :Draco & Hermione s'embrassent dans la grande salle, afin de démontrer une fois pour toute qu'ils sortent ensemble, ne vous en déplaise ! Emotions, réactions…. Comment Gryffondor et Serpentard vont-ils réagir ? Entreront-ils la hache de guerre, ou au contraire creuseront-ils avec désespoir à sa recherche ?
L'amour-propre est une curieuse bête, qui peut dormir sous les coups les plus cruels. Et puis s'éveille, blessé à mort, par une simple égratignure.
Alberto Moravia
Chapitre 3 : Lever le coude pour la nouvelle
Un silence assourdissant flottait dans la grande salle. Grossissant, s'amplifiant, à tel point que l'atmosphère en devenait écrasante. Le temps s'était figé : les cerveaux estudiantins, autant que professoraux, avaient joyeusement court-circuité devant la scène surréaliste qui se jouait face à eux.
Draco Malfoy, héritier Sang-pur d'une incroyable dynastie, fils d'un célèbre mangemort, Prince des Slytherins, Roi des glaces etc, etc…. Avait entrepris de faire une démonstration de baiser sur la bouche, agrémenté d'un jeu de langue fantastique Bon, plus vulgairement, il était présentement en train de rouler une pelle magistrale… à Hermione Granger, Gryffondor dans l'âme, membre du Golden Trio, fille de moldus et accessoirement victime d'insultes à teneur garantie 100% Sang-de-bourbe !
Bienvenue de la quatrième dimension !
Un bruit de flash se fit brusquement entendre, rompant l'aphasie ambiante. Colin Crivey, était le premier à avoir repris ses esprits, et il brandissait fièrement son appareil photo, mitraillant avec ferveur le nouveau couple de Poudlard sous toutes les coutures. Pas de doute, ces photos lui rapporteraient un paquet de gallions !
Se détachant lentement de sa brunette, Draco se redressa fièrement, sa langue passa furtivement sur ses lèvres. Il toisa la grande salle d'un air narquois. A ses côtés, Hermione gardait obstinément les yeux baissés, trouvant soudainement un immense intérêt pour les petites lézardes galopant sur les dalles, sa gorge et ses joues se marbraient rapidement d'un beau rouge soutenu. D'un petit geste fluide, elle glissa courageusement sa main dans celle du blond, refusant toujours de croiser le regard des membres de sa maison.
Ce fut un Serpentard qui prit la parole. Brisant par ce fait définitivement le silence, troublé par les flashs de Colin.
- Comment peux-tu sortir avec une Gryffondor ? Et pas n'importe laquelle : Granger ! Une sang de bourbe de surcroît !
Draco esquissa un petit sourire carnassier avant de se tourner trèèès lentement vers le fauteur de trouble. Il eut une pensée furtive pour le vieux fou dopé au glucose, sachant que les paroles qu'il s'apprêtait à dire le mettrait en liesse pour un bon bout de temps.
- Harper…
Sa voix se fit doucereuse, mais personne ne s'y trompa, la température chue d'une centaine de degrés d'un coup tant elle était polaire… Le jeune Serpentard ne fut pas dupe non plus, et il se ratatina considérablement sur son banc, palissant à une vitesse vertigineuse. A sa table, Luna observait le phénomène avec attention, se jurant de l'étudier dès que l'occasion se présenterait, à coup sur il était victime d'un Pallidus, petit être connu pour aspirer toute la chaleur d'un corps !
- Quelle remarque digne d'un étroit d'esprit que voilà… reprit Draco avec un fin rictus. Au cas où cela t'aurait échappé, nous sommes dans une période de trouble. Notre directeur ne nous répète t-il pas suffisamment souvent qu'il est grand temps de se serrer les coudes ? Les petites rivalités entre nos maisons sont des enfantillages. Soyons unis les uns avec les autres, plutôt que les uns contre les autres ! Avec Hermione, nous faisons le premier pas pour une entente entre nos quatre maisons. Et j'ose espérer que cela mettra fin aux rixes, certes fort distrayantes, mais si peu appropriées, entre nous tous !
Un immense silence se fit de nouveau dans la grande salle. Nul n'en croyait ses oreilles (pourtant bien lavées, merci bien). Draco Malfoy, l'Unique, avait sciemment fait un discours en faveur de l'entente entre les quatre maisons…
Assise le dos raide au fond de son siège, le professeur McGonagall tapota machinalement la main du directeur qui s'était mis à sangloter silencieusement. Enfin, son discours qu'il répétait année après année faisait son petit effet ! Et quelle entente ! Rien de moins qu'une union entre Gryffondor et Serpentard ! Dumbledore tamponna délicatement ses yeux humides avec un immense sentiment de fierté !
Snape, quant à lui, tentait désespérément de ne pas rendre son petit déjeuner sur le sale cabot assis à ses côtés. Comprenez, son statut de terreur des cachots en prendrait un coup ! Black, pour sa part, était tiraillé… D'un côté, son envie de mettre un bourre-pif à l'infâme Snivellus pour avoir osé salir sa belle robe toute neuve avec son ignoble breuvage, et de l'autre celui d'aller broyer bien proprement l'abject petit cancrelat qui se pavanait au bras d'Hermione… Finalement, il opta pour la troisième option, et partit sangloter dans le giron réconfortant de son ami Remus, arguant que le monde partait à la dérive et que bientôt Voldemort viendrait danser en tutu rose lors d'un gala de bienfaisance pour des Moldus, à défaut que le ciel ne leur tombe sur la tête !
Les yeux écarquillés, refusant toujours de croire ce qu'il venait de voir, et surtout d'entendre, Harry ramassait difficilement sa mâchoire, tombée par terre durant l'exhibition dont il venait d'être témoin bien involontairement. Au sol, un jeune rouquin se redressait laborieusement, aidé dans son entreprise par un Seamus poisseux : ce qui rendait la chose malaisée !
Ginny, sous le choc, avait agrippé le bras de Neville, enfonçant inconsciemment ses petits ongles pointus dans sa chair, mais ce dernier, trop abasourdi par la vision du couple choc et la promiscuité soudaine de la jeune fille, était bien en mal d'esquisser le moindre geste.
Finalement, Harry se redressa mécaniquement et prit lentement la direction de la sortie. Sans accorder un regard au nouveau couple, il agita vaguement la main en direction de ses amis, il lâcha d'une voix neutre :
- J'ai besoin d'un petit remontant je crois, à plus les gars !
- J't'accompagne mec !
Encore un peu abruti par le cataclysme qui venait de le frapper, Ron se hâta de suivre son ami hors de la pièce, semant par ci par là quelques vestiges de la purée Seamusienne. Les lourdes portes se refermèrent doucement sur les deux silhouettes chancelantes…
- La protase vient de s'achever… On va bien s'amuser ! murmura gaiement Luna en se resservant généreusement une portion de purée.
Comme si c'était le signal que tous attendaient, chacun se mit à chuchoter, parler, commenter à qui mieux-mieux, faisant gonfler les murmures, assourdissant brusquement les lieux en un bruyant capharnaüm.
Seule la table des Serpentard restait quelques décibels en dessous de la moyenne. La plupart, encore trop assommés par le beau discours de leur prince, cherchaient à comprendre où se situait l'entourloupe. Pansy, affalée sur la table dans une position indigne d'une lady, gémissait lamentablement, versant des quantités improbables de liquide lacrymal, ce qui menaçait d'inonder les malheureux qui se tenaient à proximité. Millicent se contentait de la regarder impuissante, ne sachant que dire pour réconforter son amie.
Indifférent aux murmures qui s'élevaient de toute part, Draco alla tranquillement se rasseoir à sa place de sa démarche royale. Devançant toutes les questions que ses amis brûlaient de lui poser, il secoua négligemment la main d'un signe négatif et déclara, chafouin : « Vous n'avez aucune objection n'est ce pas ? Donc ce sera tout ! »
Hermione, quant à elle se saisit rapidement de quelques sandwichs, avant de partir sans se retourner en direction de la tour. Encore rouge de confusion, elle ne se sentait pas la force d'affronter les regards curieux et hostiles de ses camarades. Une fois sortie de la grande salle, elle soupira de soulagement. Un courant d'air vint comme un salut la rafraîchir, apaisant la sensation de chaleur qui s'était insufflée dans tout son être depuis la scène du baiser. Les portes du château étaient entrouvertes. La jeune fille hésita quelques instants à rejoindre ses amis qui étaient certainement au fond du parc, mais finalement elle entreprit de gravir l'escalier et de rejoindre son dortoir. Les laisser ruminer tranquillement était la meilleure chose à faire. Elle les connaissait tellement… Une fois leur idées bien en places, ils reviendraient bouder, crier, hurler, trépigner, exercer du chantage ou Merlin sait qu'elles autres exigences… Les prochains jours s'annonçaient mouvementés, la jalousie est souvent mauvaise conseillère, mais elle ne devait en aucun cas céder ! Leurs bonheurs était à ce prix !
Comme l'avait deviné Hermione, de l'autre côté du parc se trouvait ses deux amis.
Une bouteille de Whisky Pur Feu dans une main, une autre d'Absolut' Vodka entre les genoux et une dizaine de cadavres jonchant le sol à ses côté, Harry réfléchissait.
S'abrutissait serait plus juste
Ron avait dépassé ce stade depuis longtemps. Il gisait groggy sur l'herbe humide du parc. Marmonnant des phrases décousues, vitupérant contre une certaine fouine blonde, et psalmodiant d 'une voix de fausset des malédictions à l'encontre de ladite fouine.
[ Pour des raisons évidentes de compréhension, le dialogue qui suit a été intégralement traduit du langage Bacchusien à un français un (tout petit) peu plus élaboré… ]
- Quelle foutoir… Non mais qu'elle merde, je n'arrive toujours pas à y croire… C'est trop hallucinant ! Tu ne trouves pas ? Répéta pour la cent-unième fois Harry.
En guise de réponse, Ron baragouina à son tour pour la énième fois, quelque chose à mi chemin entre le « oui » et un « Mionnnneuuu ».
- Et dire que ce matin encore elle essayait à tout prix de me caser avec ce connard arrogant. Et maintenant, elle nous balance à la gueule qu'elle sort avec ? Sale veracrasse puant ! Je lui referais bien le portrait façon puzzle !
- Ouaip ! Il n'a pas à toucher à notre Mione cette espèce de Bandimons ! Renchérit le jeune homme roux allongé à ses pieds. Et d'ailleurs, elle aussi c'est une traîtresse ! Elle t'a chipé ta blonde !
- Ey, ce n'est pas ma blonde d'abord ! C'est un vieux cafard moisi ! Et je te défends de penser quoique ce soit de bizarre à son propos ! Se récria rapidement Harry.
- Hihihi..hips..hihi, ricana Ron en se redressant brusquement, pourtant j'peux t'assurer qu'il tenait bien le rôle principal de certains de tes rêves cette sale fouine !
- Evidemment, je devais rêver que je lui flanquais une pâtée au Quidditch ! Ou mieux encore ! Une pâtée tout court ! Bougonna le petit brun en se renfrognant.
- Hinhin, c'est sssla oui… on y croit tous ! Et les elfes s'habillent en Prada.
Refusant de répondre, Harry se mura dans le silence, pendant que son ami se laissait retomber lourdement au sol. Mais bien malgré lui, les paroles de Ron trouvèrent écho dans ses pensées. Il était vrai que dernièrement, un jeune homme s'incrustait grossièrement dans des rêves mettant en scène d'indécents scénarios. S'il s'agissait réellement de Malfoy ou de quelqu'un d'autre, il l'ignorait. Jusqu'à présent, il ne s'était jamais réellement posé de question sur les implications d'un tel rêve, et encore moins sur son inclination sexuelle.
On raconte que nos songes mélangent souvent des instants de notre journée à des désirs sous-jacents, ou des souvenirs bien ancrés. Son explication personnelle tenait en quelques phrases : voir Seamus et Dean se tripoter à longueur de temps, et flirter discrètement avec Ginny à l'insu de Ron, faisait chauffer ses neurones et son cerveaux détraqué créait de toute pièce cette parodie !
Maintenant qu'il y pensait, il devait bien admettre que Malfoy était peut-être un salaud, mais un salaud vraiment bien foutu… Néanmoins, entre y concéder, bien malgré lui, en son fort intérieur et le dire à voix haute, il y avait un gouffre, un néant ! Déjà que les garçons du dortoir lui avaient arraché avec fortes menaces un vague assentiment sur la question… Il ne fallait pas pousser Macgo dans le sumac non plus !
S'enfilant une nouvelle rasade d'alcool, Harry rassemblait ses fragments de consciences pour essayer de former des phrases ayant du sens. Peine perdu. Il réfléchirait plus tard, lorsqu'il serait sobre. Après tout pourquoi faire maintenant ce que l'on peu remettre à demain ? Sur ces pensées, il se prit de gloussements et se laissa tomber en arrière, s'étalant les bras en croix dans l'herbe fraîche.
Quelques borborygmes s'échappèrent de la masse informe étendue à ses côtés.
- P'quoi t'rigoles ?
- Rien je pensais juste que si Hermione m'avait entendue elle me ferait encore la morale ! répondit Harry la voix pâteuse.
- Moi j'dis qu'il faut la boycotter c'te renégate ! rugit le rouquin, brandissant son poing en direction de la lune.
Pour toute réponse, Harry émis un renvoi sonore, qui se répercuta sur la cime des sycomores et retentit dans le silence de la nuit. Plongeant les deux garçons dans un fou rire d'alcooliques.
Des bruissements se firent entendre, et une voix résonna clairement, les coupant dans leur délire d'ivrogne.
- Vraiment très élégant Potter….
Levant un œil vitreux vers le malotru qui osait les interrompre, et avec la ferme intention de l'envoyer bouler rapidement, Harry faillit s'étouffer lorsqu'il découvrit son identité.
Waaa violent non ? attendre autant de temps pour un chapitre si petit...et qui se termine en queue de poisson sur un pseudo suspense...
ne me lynchez pas ! c'est une blague ! une blagueuuuu ! ce week end si j'ai un peu de temps (et promis je m'en trouverais !) je vous met la suite XD
en attendant a votre avis qui est la personne qui s'incruste dans notre duo d'ivrogne ?
