Disclaimer : Tout est à JKR…
Bêta Correctrice : Regan_Potter
Note : Comme promis la suite du chapitre 3 que j'avais vicieusement coupé... (vous remarquerez que je ne vous aient pas fait poireauté 107ans cette fois ! Bref c'est toujours le même chapitre, donc le titre et la citation ne bougent pas (d'ailleurs c'est dans cette partie que cette dernière va prendre toute sa signification ^^)... Sinon, IMPORTANT ! je vous informe que rien dans cette fiction n'est laissé au hasard, même le plus infime détail (ou du moins j'essaie ) donc les révélations, les pourquoi du comment, les interrogations et tout le toutim viendrons en temps et en heures.
L'amour-propre est une curieuse bête, qui peut dormir sous les coups les plus cruels. Et puis s'éveille, blessé à mort, par une simple égratignure.
Alberto Moravia
Chapitre 3 : Lever le coude pour la nouvelle [ suite ]
Des bruissements se firent entendre, et une voix résonna clairement, les coupant dans leur délire d'ivrogne.
- Vraiment très élégant Potter….
Levant un œil vitreux vers le malotru qui osait les interrompre, et avec la ferme intention de l'envoyer bouler rapidement, Harry faillit s'étouffer lorsqu'il découvrit son identité. Réussissant avec peine à additionner quelques mots, dans l'optique d'une répartie cinglante, le petit brun marmonna une piètre réplique :
- Je… T'emmerde…
- …
- …. Zabini !
- Et bien dit donc ce fut laborieux… Mais dites-moi les gars, vous vous êtes torchés combien de bouteilles pour être raide comme cela ? S'enquit poliment le grand mulâtre qui venait d'apparaître, en se penchant pour compter les bouteilles.
- Visiblement pas assez pour oublier votre existence ! Pleurnicha Ron en se roulant sur le sol. Et puis d'abord, qu'est ce que vous faites là heinnnn ? Z'êtes venus vous moquer d'nous heinnn ?
- Ouais ! renchérit Harry d'un ton mélodramatique, comme si ce n'était pas suffisant que son altesse Malfoy annonce publiquement qu'il sort avec Hermione, qu'elle renie tout nos principes, et se fourvoie avec cette Fouine, vous venez pour enfoncer le clou ! Cela vous amuse de nous voir si misérable ?
- Hum… En temps normal, je t'aurais répondu oui. Jouir de vos malheurs est une activité fort plaisante. Mais là, malheureusement je crains que nous ne soyons montés dans le même carrosse ! répondit Blaise avec son éternel sourire.
Millicent Bullstrode s'approcha à son tour du petit groupe cosmopolite bien étrange, tirant par le bras une Pansy Parkinson rétive et larmoyante. Ayant entendue les dernières paroles de Harry, elle s'énerva contre les garçons à terre.
- Et après c'est nous que l'on traite d'égoïste ! Griffons de mes deux ! Je vous informe qu'il y en a qui souffre bien plus que vous de cette union contre nature !
- De toute façon ce n'est pas comme si Parkinson pouvait prétendre au poste de petite amie de Malfoy, depuis le temps elle aurait dû se faire une raison ! répliqua méchamment Harry : tandis que Ron lui, tout le monde savait qu'il finirait avec Hermione ! Alors c'est nous qui souffrons le plus !
- Hein ? Non, je ne le savais pas moi ! S'étonna le rouquin sans réellement saisir la portée des paroles de son ami.
Avisant Millicent qui virait lentement, mais sûrement, au rouge Blaise soupira et décida de couper court à la dispute digne d'enfants de maternelle qui s'annonçait.
- Nous sommes venus pour fêter tous ensemble cette calamité qui nous a retourné l'estomac à l'heure du repas. Et éventuellement trinquer à notre future collaboration… finit il avec un petit regard en coin, amusé.
Ron, se redressa brusquement pour se récrier et accessoirement injurier les Serpentards, mais l'alcool ingurgité depuis le début de la soirée eu raison de lui et il se contenta de pousser un gémissement rauque, les mains plaquées sur son crâne pour tenter d'enrayer l'insupportable martèlement qui lui vrillait les tympans.
- Ne te fatigue pas à râler la belette ! Siffla Pansy en souriant perversement au travers de ses larmes, face à la douleur évidente du jeune roux. Nous ne sommes pas plus enchantés que vous, mais actuellement nous avons besoin de votre aide, autant que vous avez besoin de la notre !
- Sauf si cette situation vous convient, auquel cas notre proposition ne vous intéressera pas... compléta Millicent en leur glissant un regard perfide.
Gratifiant les gêneurs de regards noirs, les deux garçons gardèrent néanmoins la bouche résolument close, la curiosité les démangeait cruellement et ils avaient du mal à ne pas brusquer les horribles reptiles qui semblaient se délecter de leur impatience évidente.
Millicent laissa tomber Pansy aux pieds de Ron et s'installa à contre cœur au sol, inquiète des ravages que l'herbe pourrait causer à sa belle robe toute neuve, tandis que Blaise se posa tranquillement au côté de Harry, et sortit * comme par magie * une bouteille de whisky pur feu de sa cape.
- Bien maintenant parlons peu parlons bien ! Il s'avère que nous ne croyons pas le moins du monde à cette pseudo histoire d'amour entre Dray et votre casto… euh Granger !
- Je confirme ! Coupa brusquement Pansy s'animant brusquement. Pour commencer Dray ne s'engage jamais, il trousse jupon ou pantalon à sa guise mais jamais plus d'une semaine ! Et s'il avait réellement une liaison avec elle, nous nous en serions doutés ! Ou il le nous l'aurait dit ! Or là, il n'y a eu aucun signe précurseur, il ne s'en est pas vanté comme à chacune de ses conquêtes, il arrive, il l'embrasse et ils sont ensemble ? Pas question ! Je REFUSE d'y croire ! Et vu votre réaction, vous n'étiez pas au courant non plus ! Donc, elle ne vous à rien dit ! C'est que ce n'est pas sérieux ! Il y a une sirène sous les algues, et foi de Salazar nous trouverons quoi !
Harry et Ron échangèrent un regard de connivence un peu gêné.
- Euh… Tu sais Parkinson, se lança courageusement Ron, Hermione a essayé de nous le dire plusieurs fois, mais euh, bah, en fait, tu vois, on l'a comme qui dirait pas cru…
- Cela ne m'étonne pas de votre part, ironisa Millicent.
- Bref, qu'est ce que vous attendez de nous au juste ? Coupa Harry ignorant superbement celle ci, qui ne s'en formalisa guère, trouvant plutôt un grand intérêt aux bouteilles d'alcool à portée de main qui l'appelaient.
Pansy s'agita aussitôt :
Cela va de soit ! Que vous nous aidiez à les faire rompre !
Hinhinhin, mais encore ? On n'a pas besoin de vous pour faire cela ! Franchement je ne vois pas ce que nous avons à y gagner, et aux dernières nouvelles nous ne sommes pas amis. Râla Harry.
Merlin merci ! souffla Ron l'air effaré.
- Bon point pour toi Potter, seulement cela te vous dérange pas de voir votre amie sortir avec mon Draco ? demanda Pansy en se remettant à pleurnicher. En plus Dray nous a formellement interdit de nous mêler de cette histoire !
- Et en bon toutou que vous êtes, vous rampez devant ses ordres ! Gnin gnin gnin brave bête !
Pansy foudroya le rouquin du regard résistant avec peine de l'étrangler.
Nous proposons une trêve temporaire le temps de débusquer la sirène sous les algues ! tempéra Blaise, Dans ce genre de situation il faut agir avec finesse. Si vous allez de but en blanc vous liguer contre votre amie, vous penser qu'elle vous écoutera ? Non, au contraire elle sera butée ! C'est la même chose pour nous ! Ils ne s'attendent certainement pas à ce que nous prenions toute cette affaire avec le sourire, mais plutôt à ce que nous nous entre-tuons… C'est pour cela qu'en faisant une trêve nous leur faisons croire que cela ne nous dérange pas, nous endormons leur confiance et ainsi nous avons une plus large marge de manœuvre ! Nous savons pertinemment que vous avez une capacité étonnante de vous déplacer dans ce château sans vous faire prendre, donc vous pourrez facilement les suivre et découvrir ce qu'ils mijotent, ou qui les fait chanter pour réaliser une telle comédie. On pourrait même vous aider mais je suppose que vous ne voulez pas nous révéler vos petits secrets ce qui est bien compréhensible… Nous, on pourra facilement espionner les allées et venues dans la chambre de préfet de Draco, pour voir s'ils se fréquentent vraiment ou s'il a des contacts suspects ! S'ils ont vraiment quelque chose à dissimuler, ils feront forcement une erreur à un moment ou un autre !
- C'est bien des Serpentard ça ! Agir en hypocrite… souffla discrètement Ron à l'oreille de son ami. Mais visiblement pas assez, car Pansy ayant tout entendu l'incendia du regard.
Ferme la, vieille citrouille !
Réfléchissons un instant, continua Blaise imperturbable, si vous en êtes capable… Si nous échangeons nos informations et nous répartissons les tâches, cela sera plus vite réglé !
Il hésita à abattre leurs cartes, mais devant l'air buté des deux Crétindors, non pardon, des deux Gryffondors il préféra jouer la sécurité et cracha une partie du morceau. L'enjolivant à souhait d'un ton dramatique. Ainsi, il narra une partie de l'épisode qu'il avait surpris dans les cachots avec Théo, l'air de souris prises au piège des soi-disant tourtereaux, de leurs cachoteries et leur incapacité à faire sortir les vers du nez de leur prince. Insistant sur le fait que seuls les valeureux et courageux (ce qu'il ne fallait pas dire franchement…) Gryffondor pouvaient encore réussir à faire parler Granger, et découvrir quel terrible secret cachait cette mascarade. Car il s'agissait forcement de cela. Sans oublier qu'il allait falloir la protéger des amants et amantes jalouses, délaissées par leurs prince.
Harry fixait Zabini d'un œil torve, imaginant au fur et à mesure du récit des combats épiques face à une horde de harpies furieuses mené par Blondin le Roy, pour protéger leur amie de son influence néfaste. Au bout d'un moment voyant que le jeune homme avait probablement fini de parler depuis un bon moment, il remit les pieds sur terre.
Qu'est ce qui vous dit que nous allons gentiment coopérer avec vous et vos plans à deux noises ? Reprit courageusement Harry qui commençait à lutter contre une envie de dormir irrésistible.
Malgré ce que vous pouvez dire, vous avez tout à y gagner, continua inflexible le grand métisse. En échange de cette coopération, nous protégerons votre Castor des vilaines petites Serpentardes délaissées, et même des autres dans la foulée, ce qui n'est pas une mince affaire croyez moi ! Donc, non seulement on se charge de la partie la plus dangereuse, chut laissez moi finir au lieu de rigoler ainsi ! Je vous assure que des filles en furies sont pires que des Dragons en chaleur ! Et si nous réussissons, votre Granger serait de nouveau célibataire… Glissa t-il sournois en tournant la tête vers le rouquin. Sans oublier que vous ne seriez pas obligés de nous supporter plus longtemps, car il va s'en dire que nous allons nous retrouver à nous côtoyer régulièrement maintenant ! Et je n'ai même pas mentionné Dray...
- Argggggg ! Vision apocalyptique et cauchemardesque ! Etre obligé d'avoir la sale fouine dans nos environs ! L'horreur ! s'écria Ron.
- Parle pour toi la belette ! C'est plutôt lui qui va souffrir à vous côtoyer ! Cracha Pansy dans sa direction. S'attirant une nouvelle bordée de jurons à son encontre. Elle ne résista pas plus longtemps à l'envie qui la démangeait depuis un bon moment, et se jeta sur lui.
Laissant ces deux là s'entre-déchirer, Blaise se tourna vers Potter, qui luttait difficilement pour garder les yeux ouverts et le contenu de son estomac en place. Le fourbe baissa la voix et continua son argumentaire.
- De plus, une étrange rumeur circuledans les couloirs en ce moment… Je suppose que cela ne doit pas trop te réjouir que ta meilleure amie sorte avec Dray. Je me trompe ?
- De quoi tu parles Zabini ? S'efforça de demander Harry la voix pâteuse et le regard noir.
- Ne fait pas l'innocent, ce genre d'envie est bien naturelle, surtout que l'on dit souvent que de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas !
- Ne prend pas tes fantasmes pour la réalité Zabini, et vu comment vous complotez pour les faire rompre, ça me fait froid dans le dos de m'imaginer à sa place.
- Hahaha ! Tu avoues donc que tu y as déjà pensé !
Fatigué d'essayer d'argumenter avec un mur, Harry soupira et laissa le grand métisse partir dans ses délires Hermionesque sur le pourquoi du comment l'équation Harry + Draco = Haine, s'était transformée en quelque chose approchant vaguement du Love. Rien que de songer que tout le monde l'imaginait avec Malfoy le rendait légèrement nauséeux.
- De toute façon, nous n'en sommes pas encore rendus à ce cas de figure ! Bref, comme tu peux le constater, ce serait beaucoup plus simple si nous nous allions, et que vous nous aidiez dans cette tâche ! Reprit le métis avec un grand sourire, ignorant superbement le teint verdâtre du jeune homme à ses côtés et continuant à descendre au maximum le niveau de sa bouteille.
- Vous n'avez pas pensé qu'ils sont peut être amoureux ?
- Cette hypothèse est valable, certes, mais cela ne changerait rien… répondit calmement Blaise en s'enfilant une nouvelle rasade. Qu'ils sortent ensemble est une hérésie ! Il y aura toujours la possibilité que ce soyons nous qui les fassions chanter avec des informations compromettantes de notre crû.
- Ce n'est pas votre ami Malfoy ?
- Hummm l'amitié n'existe pas chez les Serpentard, répondit Millicent revenant dans la conversation. Nos intérêts passent avant tout, mais si on faisait une traduction dans votre langage, alors oui on peut dire qu'il est notre ami.
- Et cela vous arracherait la langue de souhaiter qu'il soit heureux ? Drôle de conception de l'amitié ! Même si personnellement, je souhaiterais qu'il aille pourrir en enfer… Si Mione veut être avec ce veracrasse puant, et bien nous la soutenons ! S'enflamma le jeune brun en secouant sa bouteille d'Absolut Vodka dans tout les sens, aspergeant de fines gouttelettes les personnes alentours.
- Nous ne te demandons pas de comprendre, mais de faire ce que nous te demandons, rétorqua Millicent grondante prête à sauter à la gorge de l'impertinent qui venait de foutre sa belle robe en l'air avec son alcool.
- Et bien allez vous faire voir chez les Trolls !
- Ahhh ! Je vais t'envoyer Ad patres rejoindre tes parents le balafré !
Essaye toujours vieille hyène et c'est toi qui te retrouveras à bouffer les mandragores par la racine !
Les injures fusèrent dans tout les sens, devant un Zabini impassible qui se contentait de siroter sa boisson d'un air absent. Une branche craqua à côté de lui. Il releva la tête et fit un grand sourire au nouvel arrivant.
La scène était comique, Weasley et Pansy se battaient à la moldu un peu plus loin, A première vue, leur dispute semblait avoir (très) légèrement basculé dans le conflit à mains armée. Tandis que Potter et Millicent se balançaient de joyeuses formules outrageantes, ainsi que des promesses de mort fort plaisantes au milieu de postillons agréablement aromatisés de rhum.
- Vous feriez mieux de vous calmer tous. Les coupa posément le nouveau venu d'une voix fluide. Les insultes sont l'apanage des faibles d'esprits.
- Toi même d'abord, ricana le rouquin qui retira néanmoins ses mains de la chevelure de Parkinson, elle même récupérant les siennes d'un endroit que nous tairons ici.
L'ombre s'avança calmement vers les futurs membres d'Alcoolique Anonyme, évaluant d'un regard la situation peu reluisante de ses camarades.
- Quelle alliance... Soupira-t-il.
- Minute Nott, douske tu me sors qu'on a formé une alliance ? Râla Harry, il pointa du doigt Bulstrode : Cette greluche nous file des ordres. Puis Parkinson : la punaise la bas ne fait que pleurnicher, et ton pote fait des sous entendus douteux ! Finit-il en lançant un regard en biais à Zabini qui souriait innocemment.
L'ignorant, Théodore vint s'asseoir tranquillement en face de lui, et sortit de sa poche une petite fiole de couleur parme. Sans mot dire, il tendit cette dernière à Harry qui s'en saisit d'un air interrogateur.
- Fait gaffe mec ! Si ça se trouve c'est dangereux ce truc là ! Intervient Ron en surveillant d'un air suspicieux l'attitude du serpent.
- Te bile pas Belette, Saint Potty peut boire tranquillement ce n'est pas du poison ! Ricana Blaise sous le regard hargneux des susnommés.
- Manuel de potions de 5ème année, chapitre 7 : « Les usages curatifs du silicate » page 495 : l'anti-veisalgie, autrement dit ceci est une potion contre la gueule de bois, annonça Théodore avec flegme, tout en sortant une seconde fiole qu'il tendit cette fois au rouquin.
Portant le flacon devant ses yeux, Harry admira quelques instant la robe sombre du liquide, qui se mouvait doucement sous la lumière lunaire. Hésitant encore sur la conduite à tenir, il croisa le regard de Théodore Nott qui le fixait impassible. Il fut frappé par ses prunelles améthyste qui prenaient les mêmes reflets que la potion, stupéfiant ! Il resta quelques instants immobile puis secoua la tête pour revenir à ses réflexions premières, marmonnant tout bas dans sa barbe inexistante.
Pouvait-il faire confiance aux Serpentard ? Il étudia brièvement le pour et le contre, mais son cerveau semblait marcher au ralenti. Heureusement, un éclair de génie lui traversa l'esprit ! S'il buvait la potion : ses capacités neuronales seraient de nouveaux opérationnelles ! Et il pourrait réfléchir correctement aux motivations profondes qui poussaient le Serpentard à agir de la sorte au bien fondé d'absorber ou non ce breuvage, et surtout aux éventuels risques encourus ! CQFD ! Et il avala d'une traite le liquide azuré… Vite suivit par Ron qui approuvait vigoureusement le bien fondé de cette théorie.
Les représentants Vert & Argent qui avait suivi les tribulations du jeune homme, soupirèrent blasés devant tant de stupidité…
Blaise tendit la main vers son ami, qui lui remit également une fiole, puis il se tourna vers les deux filles. Visiblement Pansy n'avait pas bu ce qui était loin d'être le cas de Millicent. Et cette dernière commençait manifestement à en ressentir les effets. Elle déplia laborieusement son bras en direction du brun, attendant de recevoir la potion, mais Théodore lui adressa un sourire froid :
- Désolé mais je n'en avais que trois…
Et il s'en désintéressa, la laissant grogner dans son coin, pour reporter son attention sur les deux lions qui reprenaient peu à peu des couleurs moins verdâtres.
Ayant récupéré une partie de ses facultés, Harry marmotta un peu à contre cœur un merci, tout en ce traitant d'abruti.
- Tu es un abruti Potter… Ricana Blaise enfonçant le clou, sous le regard mi penaud mi furieux du noiraud. Faire confiance ainsi… Alalala c'est étonnant que le seigneur des ténèbres ne t'ait pas tué, ce serait si facile !
Théodore esquissa un mince sourire, et agita sa baguette coupant court à la énième dispute qui menaçait d'exploser, il fit doucement atterrir aux côtés du petit brun une lourde besace.
- J'ignore les raisons qui ont poussées votre conciliabule à se transformer en bataille de Huglin le roi des Gobelins mais celle de ma présence ici est : qu'il me semble que cela t'appartienne.
Oubliant les questions qui se bousculaient dans sa tête deux secondes auparavant et ravalant ses insultes à destination du métis, le jeune homme s'écria :
- Mais c'est mon sac ? Ou tu l'as trouvé ? Et pourquoi tu me le rends ? Vous l'avez piégé c'est ça ? Je suis sûr que vous avez copié sur mon devoir de potion ! Et d'abord comment cela ce fait que c'est toi qui l'aies ? Et surtout….
Théodore écouta patiemment la longue liste de questions, toutes plus stupides ou saugrenues les unes que les autres, d'ordinaire il n'aurait pas répondu, estimant qu'avec un tant soit peu de réflexion on trouvait facilement les réponses. Quoique avec un minimum de faculté mentales, on ne les posait pas du tout ces questions. Néanmoins, face à lui se trouvait un prototype de Gryffondor, cela changeait la donne. Mais c'est ce qui faisait leur charme. En outre, il valait mieux se montrer conciliant avec lui s'il ne voulait pas étouffer dans l'œuf, les projets qu'il avait. C'est pourquoi, au grand étonnement de ses comparses Vert & Argent qui le connaissait bien, il répondit au charmant écervelé ébouriffé. Laconiquement certes, mais tout de même.
- Oui. Là ou tu l'as laissé. Pourquoi ne le ferais-je pas ? Non. Ce devoir mérite un Troll tout au plus, je ne prendrais pas ce risque…
Toujours assis dans son herbe, Harry écoutait distraitement les réponses que lui faisait Nott. Davantage concentré sur le fait qu'un serpent lui avait, de son plein grès, rendu service. Et doublement même… Cela lui faisait un choc considérable.
- Bien maintenant que tu as vu que mes attentions étaient louables, je suggère que nous allions tous nous coucher. Et que vous repreniez votre « discutions » demain à tête reposées. Reprit Théodore.
Sur ces paroles, il se releva et proposa avec galanterie sa main à Pansy pour l'aider à se relever. Une fois remise sur ses pieds, celle-ci souleva sa copine et sans s'attarder d'avantage, partit en direction du château en adressant un dernier regard vénéneux au rouquin. Puis, il attrapa le bras de Blaise pour le redresser et enfin, se retournant il proposa à son tour sa main à Potter. Sans réfléchir celui-ci la saisit et frissonna légèrement au contact de la poigne chaude sur son épiderme glacé.
- Tête reposée ou pas, la réponse reste inchangée Nott, répliqua le petit brun fièrement campé face à lui. Si Hermione veut être avec la fouine, alors… oh Merlin cela m'arrache la bouche de le dire…
- Je t'en supplie ne le dit pas alors ! Pleurnicha Ron qui se relevait à ses côtés.
- Tu sais Potter, je suis persuadé que c'est grâce à nous que tu as pris cette décision ! Commenta Blaise.
- Gnié ?
- Mais oui, si nous ne t'avions pas fait réagir je parie cent galions, que vous alliez la snober, la traiter en paria et tout ce qui s'ensuit !
Harry rougit et tourna la tête vers Ron qui baissa les yeux, et se colora de rouge à son tour.
- Tu vois ! Donc tu peux nous dire merci, lui souffla t-il à l'oreille.
- Attends, tu ne vas pas me faire croire que toute cette mascarade c'était pour nous faire accepter qu'il sorte avec Mione ? S'échauffa Ron.
- Nonnnn, qu'est ce que vous allez penser ! Je ne suis pas aussi serviable voyons ! C'est juste que Pansy est arrivée toute excitée, et a promis de faire mes devoirs d'histoire de la magie si je réussissais à vous convaincre de nous rejoindre dans ce projet ! Finit-il avec un sourire éblouissant.
Résistant à l'envie de lui coller un poing dans la gencive, Harry se contrôla.
- Donc cela n'a pas l'air de vous gêner tant que ça cette histoire !
Théodore se contenta d'hausser légèrement les épaules, murmurant que les sentiments ne se commandent pas. Blaise lui partit dans une grande déclaration, que les garçons n'écoutèrent qu'à moitié, ne rejoignant la conversation que vers la fin.
- .. Donc je suppute que s'il y a définitivement une sirène sous les algues, seul l'avenir nous le dira, alors même dans ce cas de figure, au lieu de ce faire une petite vendetta comme d'habitude, d'ailleurs je suis sûr qu'ils n'attendent que ça, je pense que l'idée de Pansy n'est pas si ridicule que cela ! Surtout qu'au vu de la situation nous allons être obligés de nous fréquenter ! C'est pourquoi je maintiens la proposition d'une collaboration étroite en vue de débusquer cet hybride aquatique s'il existe !
- Mais si c'est réellement une supercherie ? Dans ce cas, ils doivent bien avoir une raison valable pour agir ainsi… continua Ron, réfléchissant à voix haute. Pourquoi ne pas leur demander directement ?
- Tu penses réellement qu'ils te répondront ? Ricana le métis.
Harry souffla, légèrement affecté…
- Et si c'est réellement de l'amour ?
- Ne t'inquiète pas, c'est impossible !
- Qu'est ce qui te rend si sûr de toi ? Continua le noiraud soupçonneux.
Un léger silence lui répondit. Théodore posa légèrement sa main sur le bras de Blaise qui semblait étrangement embarrassé, signifiant qu'il prenait la relève.
- Et bien, si c'est réellement de l'amour, nous serions voués à nous côtoyer à plus ou moins long terme. Autant que cela ce passe le mieux possible non ? Conclut-il en ignorant la dernière question, un fin sourire illuminant le violet de ses yeux.
- Nous reparlerons de tout cela demain après une bonne nuit de sommeil. Bonne nuit les lions ! reprit Zabini avant de tourner définitivement les talons en direction du château, entraînant son ami dans son sillage : Au fait Théo… Toi et moi… Va falloir qu'on cause…
Regardant les deux serpents s'éloigner à leur tour, Ron se tourna vers son ami :
- M'est avis qu'eux aussi on une idée derrière la tête. Et ils nous cachent des choses !
- Hum…
- Alors qu'est ce que l'on fait ?
Harry releva la tête vers son ami et fit un sourire diabolique.
De l'autre côté du château dans la salle des professeurs, Dumblerore semblait voler parmi les anges, et déambulait d'un air heureux dans la pièce expliquant en long en large et en travers, les bienfaits d'une telle union. La plupart des professeurs l'écoutaient attentivement, malgré le choc. Sybille Trelawney le suivait comme un poussin en agitant ses longs châles, expliquant par de nébuleuses justifications, que tout cela avait été écrit au fond de sa tasse de thé ! Effondré au fond d'un fauteuil, Snape sirotait un petit cognac pour tenter de se remettre de ses émotions. Et sous le regard blasé de Remus Lupin, un Sirius Black tempêtait, s'agitait, grognait, fulminait… Inutilement. Le professeur de défense contre les forces de mal réfléchissait activement, tout en surveillant que son éternel acolyte ne fasse pas de bêtises. Quelque chose clochait dans cette histoire... Et il était bien décidé à trouver quoi !
Lorsque le professeur Dumbledore consentit (enfin !) à les lâcher, Remus se décida à faire une action en faveur des pauvres meubles qui subissaient depuis une heure déjà le courroux de son ami. L'attrapant par le bras, il lui proposa de venir prendre un petit remontant dans ses quartiers. Proposition acceptée sur le champ ! Ce n'est pas tout les jours qu'un Moony vous invite à picoler ! Et sans attendre, il décampa rapidement en direction des appartements de son loup, des fois qu'il change d'avis en cours de route ! Souriant face aux réactions de Sirius, le lycanthrope s'apprêtait à le suivre lorsqu'il avisa Severus, toujours avachi au fond de son fauteuil. Et sans réfléchir, il lui proposa également de les rejoindre.
Face à la proposition de Lupin, le professeur Snape manqua de s'étouffer avec la gorgée de cognac qu'il venait d'avaler ! Déjà qu'il venait de subir une haute félonie de la part son filleul, mais en plus l'un des maraudeurs lui proposait un verre en toute innocence ? Trahison ! Il voulait remettre en cause des années d'inimité ? C'était définitif le monde partait à la dérive !
Face à un potionniste, qui visiblement hyper ventilait, perdu dans des pensées à mille kilomètre de là, Remus n'hésita pas. Il guida gentiment le professeur en direction de ses quartiers avant qu'il ne reprenne conscience. La soirée promettait d'être animée.
[To Be Continued…]
Bandimons : Amas de moisissures dotée d'une paire d'yeux.
Note : Et maintenant vous de jouer :
dans cet imbroglio d'évènements, Quid des sentiments de Ron envers Hermione ? Que nous cache les Serpentard ? Qu'est ce qui est passé dans la tête de Lupin ? Avez vous des indices quand aux futurs couples de cette fiction ?
Balancer vos pronostics ! un début de réponse dans le chapitre suivant !
