Merci à tous
Chapitre 14
- Madame Victoria Sumer, c'est bien cela ?
- Oui
- Vous êtes bien la mère d'Ella Sumer, âgée de six ans.
- Oui monsieur
- Très bien
Fin prit place en face de la mère
- Pourriez-vous me dire ce que votre petite fille fabriquait dans les rues de New York cette nuit, le corps ensanglanté, couvert d'ecchymoses ainsi que le bras cassé ; si une patrouille ne l'avait pas retrouvée , elle serait probablement morte de froid pendant que vous sirotiez votre vodka. Et quand nous vous avons arrêté, vous sentiez l'alcool à plein nez, sans doute, ne vous souvenez-vous pas l'avoir brutalisé.
- C'est une petite fille assez désobéissante inspecteur.
- Assez désobéissante pour que vous la battiez
- C'est cette petite garce qui vous a dit cela ?
- C'est moi qui pose les questions ici, madame Sumer.
- Je veux un avocat !
Fin sortit dans la salle d'interrogatoire et regarda Cragen
- Je ne peux pas aller plus loin, je ne voudrais pas créer un vice de procédure.
- Très bien, nous allons l'autoriser à passer un coup de fil, mais si l'enfant reste dans son mutisme, il se peut qu'elle la récupère avant la fin de la journée. De nos jours, les avocats savent très bien s'y prendre. Je vais aussi appelé Alex pour voir ce qu'elle peut faire. Je vais envoyer Munch interroger les voisins avec Amarro.
- Des changements d'équipe patron.
- Les changements font du bien parfois.
Munch et Amarro revinrent deux heures plus tard avec des témoignages de voisins qui semblaient avoir fréquemment entendu la fillette pleurer mais tous semblaient ne pas vouloir se mêler de la vie de celle qu'ils considéraient comme l'ivrogne de l'immeuble. Seule une vieille voisine était en mesure de témoigner qu'elle donnait fréquemment de la nourriture à la fillette.
- C'est déjà ça mais ce ne sera pas suffisant.
- Et le substitut du procureur ?
- Elle devrait arriver.
- Et l'avocat ?
- Il est avec la mère, ils vous attendent. Faites du mieux que vous pouvez.
Fin et Amarro entrèrent donc dans la pièce où ils retrouvèrent la mère accompagné de son avocat.
- Sur quels éléments vous fondez-vous pour accuser ma cliente de maltraitance infantile ?
- Nous avons retrouvé sa fillette à 2h du matin dans les rues de New York le corps couvert d'ecchymoses, ensanglanté et le bras cassé.
- Elle s'est enfuie, ma cliente avait oublié de fermer la porte et sa fille n'est pas très obéissante. Elle a sans doute rencontré un dingue dans les rues. ma cliente n'est pas responsable de ce qui lui est arrivé.
- Les radios de la fillette ont révélé d'anciennes fractures non soignées, votre cliente peut –elle les expliquer ?
- Ma cliente ne vous dire rien, vous avez effectué les radios sans le consentement de la mère
- Votre client était ivre maître, aurions-nous dû attendre qu'elle reprenne ses esprits ?
- Vous allez alors devoir me prouvez que la fillette était en danger de mort.
- Et votre voisine qui témoigne qu'elle nourrit votre petite fille
- Elle refuse de manger ce que ma cliente lui prépare.
- Sa fille n'est pas non plus scolarisée
- Elle refuse d'y aller et ma cliente n'arrive pas à en faire façon. Ma cliente n'est pas fichée et n'a jamais reçu de visite des services sociaux. En attendant, si vous n'avez aucune preuve qui incrimine ma cliente de mauvais traitements, nous vous laissons et ma cliente se rendra à l'hôpital afin de récupérer sa fille. Et j'apprécierais que vos inspecteurs qui l'ont gentiment récupéré l'accompagnent si cela est possible, nous sommes conscients que vous ne faites que votre travail.
- Je vous y accompagnerai dit Fin, la dernière fois que j'ai vu votre petite fille, elle dormait et un inspecteur de police lui tenait compagnie afin qu'elle ne s'échappe pas.
Derrière la vitre teintée, Alex Cabott, accompagnée de Cragen avait suivi l'interrogatoire
- L'avocat a hélas raison, je ne peux rien faire si la petite fille ne témoigne pas, elle est toujours en compagnie de Benson ?
- Elle l'est.
- Alors il faut qu'elle la fasse parler, sinon la mère la récupérera une fois qu'elle aura franchi la porte de la chambre.
