L'homme la prit sur son cheval et ils chevauchèrent en direction du mur en silence pendant dix minutes. Puis il prit la parole :

-Hum, c'est peut-être un peu cru, mais… Qui es-tu ?

-Je m'appelle C.c et j'ai (elle improvisa) 19 ans. Le village d'où je viens s'appelait Britannia mais il à été détruit par ces… titans. Et puis celui-ci m'a pris en chasse.

-Ah, mes condoléances. Je n'ai jamais entendu parler de Britannia… Mais bon. Tu as hésité sur le mot titan…

-Oui, avant aujourd'hui je ne savais pas ce que c'était…

-Tes parents ne t'ont donc rien appris ? Surtout maintenant ? Enfin, je pense qu'on a un peu de temps, je vais te faire un cours express.

Il lui apprit donc qu'ils étaient en l'an 850. Il y avait environ une centaine d'années, l'humanité avait été menacée par des êtres beaucoup plus grands qu'eux : les titans. C'étaient des créatures à forme humaines pouvant atteindre les 15 mètres et même 55 ou 60 mètres dans un cas. Les titans avaient l'avantage en force et en nombre et les humains, très vite dépassés car les titans étaient invulnérables et se régénéraient dans les 2 minutes, furent dévorés par les titans.

Une petite part de l'humanité avait échappé à la menace en s'enfermant dans des murailles toutes plus hautes les une que les autres, la première faisant 50 mètres de haut. La vie avait donc tranquillement repris son cours à l'intérieur des murs quand le titan colossal et le titan cuirassés firent leur apparition. Le premier grand et le second fort, ils ouvrirent deux brèches dans le mur pour que les petits titans puissent rentrer. En ce qui concernant les murs ,plus grand au plus petit, il y avait le mur Maria , le mur Rose et le mur Sina. L'armée était composée de trois bastions : la Garnison, où on œuvre au renforcement des murailles et à la protection des villes, les plus courageux allaient aux Bataillons d'exploration, dont les missions les conduisaient au-devant des périls certains à l'extérieur du mur, où règnent les titans, et enfin, l'élite des soldats allaient dans les Brigades spéciales et servaient directement sous l'autorité royale pour contrôler le commun du peuple et maintenir l'ordre.

Après cet exposé, C.c eut besoin de longues minutes pour assimiler toutes ces données. Puis elle prit la parole à son tour :

-Et toi, qui es-tu ?

-Maximilien Robes, du bataillon d'exploration, pour vous servir !

En déclarant ça, Maximilien avait lâché les rênes et avait posé son poing droit sur son torse et son poing gauche dans son dos. Il remarqua l'air surpris de la jeune fille et lui expliqua :

-C'est le salut de l'armée. Quand on sera rentré, je t'emmènerai voir Livaï, le capitaine des Bataillons. Peut-être verras-tu Erwin Smith, le commandant ! Comme ce sont des hauts-gradés, tu dois être capable de savoir effectuer le salut correctement.

Ils passèrent le reste du trajet à s'entraîner. C.c trouvait très amusant de faire le salut et de crier « Haï ! » . Maximilien lui donna des petites astuces pour plaire, comme se tenir droite, prendre la parole uniquement quand on la lui donne et (elle ne comprit pas trop celle-là) ne jamais, au grand jamais, se présenter devant le capitaine avec des vêtements. Quand elle lui fit remarquer que ses vêtements étaient bien plus boueux que les siens, il poussa un petit cri d'effroi.

Environ une heure plus tard, ils arrivèrent au pied du premier mur. Ce mur était percé par un grand trou d'une 10 de mètres de hauteur. Ils entrèrent. Très rapidement, ils furent rejoint par d'autres cavaliers aux capes vertes avec deux ailes (une blanche et une bleue) dessus, que C.c avait identifié comme étant le symbole des bataillons.

-Alors Max, tu t'es trouvé une dulcinée ? Cria l'un.

-Elle est plutôt jolie ! Cria un autre.

Mais l'homme était concentré : ils traversaient, au galop, une ville bondée de personnes. C.c leva la tête. Les maisons étaient simples par rapport à l'académie Ashford, et les passants étaient habillés très simplement.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent devant un grand bâtiment. Maximilien descendit du cheval et aida C.c à en faire de même. Il avancèrent jusqu'à la porte quand il s'arrêta. Il se retourna et, avec une expression de gêne sur le visage, lui lança :

-Hum, il va falloir faire quelque chose pour tes cheveux.

C.c prit une de ses mèches. C'est vrai que la longueur et la couleur de ses cheveux sortait de l'habituel, ici.

-Je ne peux rien faire pour la couleur.

-Ce n'est pas mon problème, lui rétorqua-t-il.

Et il poussa la porte.

Pendant qu'ils avançaient dans les couloirs sombres, C.c tressa ses longs cheveux. Soudain, elle sentit une délicieuse odeur. Son ventre exprima sa faim bruyamment. Elle donnerait sa vie pour une pizza.

Tous deux arrivèrent enfin devant une porte en bois plus grande que les autres. Maximilien inspira profondément et toqua à la porte. « Entrez », dit une voix de l'autre côté. Il poussa donc la porte.

Maximilien et C.c entrèrent dans la pièce. C'était un grand bureau confortable. Au fond, derrière une table, un grand homme blond avec de gros sourcils souriait. Mais l'adolescent qui se tenait devant lui, au contraire, ne souriait pas. Il était juste… Blasé.

-Soldat Maximilien Robes, au rapport !

C.c lui jeta un coup d'œil et vit qu'il était en position de salut. Elle l'imita. Le blond prit la parole d'un ton bienveillant :

-Bonjour soldat. Repos. Quel est l'objet de ton rap-

-C'est qui, elle ?

Le petit lui avait purement coupé la parole. Elle ne l'aimait pas du tout. Mais bon, elle devait rester polie.

-C.c, monsieur !

-C'est capitaine.

Elle faillit exploser de rire. Lui, plus petit qu'elle, était capitaine ? L'autre devait donc être Erwin.

-C.c, capitai-

-Robes, où as-tu été te rouler pour être aussi sale ?

Non, décidemment, elle ne l'aimait vraiment pas.

Maximilien déglutit.

-En dehors du mur, capitaine !

-Tu est absolument dégeulasse. Va te laver. Maintenant !

Après un petit « Haï ! » Maximilien sortit en vitesse de la pièce, laissant la jeune fille avec les deux autres.

-Bon, t'es qui ?

-C.c, capitai-

-C'est un pseudo ?

-Euuuh…

-Les bataillons sont construits sur la confiance, expliqua patiemment Erwin, si tu te fais appeler par un pseudo, les autres vont croire que tu leur cache quelque chose.

-Attendez une seconde… Les autres ? Je vais intégrer le Bataillon ?

-Maximilien t'as-t-il expliqué qui il est ?

-Euuuuh….

-Il est ce que nous appelons un Dénicheur. Il est chargé de nous amener des soldats qu'il juge apte à intégrer le Bataillon. Tu es d'accord pour les rejoindre, bien sûr ?

Il ne fallut qu'une demi-seconde à C.c pour prendre sa décision.

-Oui !

-Bien, voilà qui est fait. Je te laisse continuer, Livaï.

L'autre moucheron prit la parole.

-Trouves toi un prénom et un nom. Je te donne 10 secondes.

-Hermione Granger.

Le nom avait jaillit de sa bouche. Elle ne se souvenait plus d'où elle venait.

-Bien. Hermione, va te trouver quelque chose à te mettre et à manger, puis revient ici. On va évaluer ton niveau.