Quand elle ouvrit les yeux, elle était de retour dans le couloir, encore en train de tomber.
-AAAAAAAAAAH !
Elle tourna la tête et vit Audrey et Axel. Si la blonde hurlait, son ami soupirait.
-C'est trop demander, un peu de repos ? Je veux dire, (il énuméra sur ses doigts), je m'engage dans les Bataillons, ensuite, je meurs. Après, je tombe avec toi et atterrit dans un jeu vidéo où je me fais capturer par une folle furieuse qui m'entraîne durement, après tu gagnes le duel et elle disparaît, ensuite vous m'entraînez combattre je ne sais quel boss et on meurt tout les trois. Du coup, Audrey va venir avec nous, j'imagine. Et enfin, on se remet à tomber.
Audrey arrêta enfin de brailler pour le regarder, interdite.
-Hein ? Quelqu'un peut-il m'expliquer ce qui se passe, là ?
C.c soupira et entreprit de tout lui expliquer.
-Et donc là on va atterrir où ? Et…quand ?
-Aucune idée . Je pense qu'on va savoir rapidement.
Et ils surent. Quelque instants plus tard, une forêt se profila sous leurs pieds. C.c se mit à réfléchir à toute vitesse pour trouver un moyen de ne pas s'écraser…
-On a toujours nos ailes ?
Axel se tourna et se retourna.
-Non !
-On peut toujours ouvrir notre inventaire ?
Audrey balaya sa main à droite et un petit menu apparut devant elle.
-Oui !
-Vérifiez si vos ailes ou quoi que ce soit qui puisse ralentir notre chute se trouvent dans votre inventaire !
Ils balayèrent tout les trois leur main à droite. C.c ouvrit son inventaire et fit défiler la liste à toute vitesse.
-Elles n'y sont pas ! Cria Axel.
-Axel ! Sors et enfile ton équipement tridimensionnel ! Audrey… Ne fais rien pour l'instant. J'essaierais de te rattraper mais je ne garantie rien…
-HEIN ?
Quand ils arrivèrent à la cime des arbres, les deux avaient enfilé leur équipement.
-Audrey ! Prends ma main !
La blonde attrapa la main qu'elle lui tendait et C.c activa son équipement. Ses grappins se plantèrent dans un tronc et elle les bloqua immédiatement, puis lâcha du mou. Elles atterrirent donc par terre doucement. C.c jeta un coup d'œil à Axel et constata avec soulagement qu'il avait fait pareil.
-On fait quoi, maintenant ? Dit-elle.
-J'ai repérer un chemin pendant qu'on tombait. Je pense qu'il ne devrait pas être loin, répliqua Axel.
Effectivement, ils trouvèrent un chemin/route un peu plus loin et décidèrent de la suivre.
Quelques minutes plus tard, ils entendirent un bruit derrière eux. Ils se retournèrent et virent une calèche sans cocher tirée par deux chevaux noirs arriver. Elle les dépassa et, alors qu'elle allait disparaître au loin, ils virent un visage d'homme qui les regardait à travers de la fenêtre arrière de la calèche.
Après trois longues heures de marches, ils arrivèrent devant un immense manoir. Tout trois morts de fatigue, ils décidèrent de demander l'hospitalité pour la nuit.
En gravissant les marches de marbre gris, C.c remarqua du coin de l'œil la calèche et les deux chevaux noirs qui était « garée » sur le côté. Arrivé le premier en haut des marches, Axel toqua à la grande porte en chêne. Elle s'ouvrit presque aussitôt toute seule, comme par magie, et ils entrèrent.
L'intérieur était immense, décoré à la mode victorienne et bien entretenu. Au centre du hall, se tenait une jeune fille. Elle avait les cheveux mi-longs violets, était habillée en domestique (en bonne, plus précisément) et avait une paire de grosses lunettes remontées sur son front. Elle les regarda gravement, puis déclara :
-Suivez-moi, le jeune maître vous attends.
Et ils la suivirent.
Pendant le trajet, C.c se questionna : quand et ou avaient-ils atterrit ? Contrairement aux deux mondes précédents, elle reconnaissait le style et était presque sûr qu'ils étaient en plein milieu de l'époque victorienne, en Angleterre plus précisément, si elle en croyait l'accent prononcé de la bonne. Qui était ce jeune comte ? Il ne pouvait pas être plus petit/jeune que la bonne, c'était impossible… Après quelques minutes de marche, ils s'arrêtèrent devant une autre porte, et la bonne toqua deux petits coups. La porte s'ouvrit et ils entrèrent dans ce qui semblait être une très jolie salle à manger.
Assis à la table, il y avait le monsieur qu'ils avaient vu dans la calèche. Ses yeux exprimaient de la joie et une once de folie. Tout au bout de la table, leur faisant face, était assis un garçon qui devait avoir dans les 13-14 ans. Un cache-œil couvrait son œil droit. Derrière lui, un homme aux cheveux et aux habits noirs qui les regardait avec lassitude. D'un seul coup, le monsieur-à-la-calèche les pointa du doigt, sur tourna vers le garçon et lui cria :
-Vous avez vu, Phantomhive ! Ne vous l'avais-je pas dit ?! Ce sont eux ! Les subordonnés de Thomson ! Comme je vous l'avais dit !
-Attendez… tenta Audrey.
-JE N'AI RIEN A FAIRE AVEC CETTE HISTOIRE ! Hurla l'homme. JE SUIS SUR QUE SI ON…
Il s'approcha d'Axel et plongea sa main dans la poche du manteau de son ami, pour en ressortir un sachet de fine poudre blanche. Le garçon fit un geste à l'homme en noir, qui s'approcha d'eux et saisit le sachet. Il l'ouvrit et le sentit.
-Aucun doute, my lord. C'est bien du poison. Je dirais même du cyanure.
C.c se retourna immédiatement vers son ami qui était paralysé de terreur. Le jeune garçon prit alors la parole:
-Waller, on dirait bien que vous aviez raison… Merci de m'avoir prévenu. (Il se tourna vers eux et leur jeta un regard perçant.) Sébastian, tu sais ce qu'il te reste à faire.
-Bien, bocchan.
L'homme en noir, Sébastian, s'avança en souriant et saisit brusquement le bras d'Axel.
-Vous, déclara-t-il, n'auriez pas dû entrez dans ce manoir.
Il claqua deux fois ses mains. Alors apparut, au fond de la pièce, une fille qui s'était dissimulée entre les tapisseries. Elle s'avança et Sébastian lui lança :
-Marine ! Je te prie de conduire ce jeune homme dans la pièce que nous réservons aux crétins dans son genre.
Marine sortit complètement de l'ombre. C'était une fille de leur âge qui portait une robe bleue et ses cheveux longs en natte. Elle portait aussi des lunettes noires. Au premier abord, elle semblait être une fille gentille et naïve, mais C.c remarqua quelques bosses dans les bottes marrons ou dans le corsage de sa robe, qui ne pouvaient que cacher des petits poignard. Intéressant.
Elle s'avança, prit l'autre bras d'Axel et l'emmena de force avec elle. Avant qu'ils ne quittent la pièce, C.c remarqua autre chose : les mouvements de Marine était d'une vitesse moyenne, mais son regard était vif et perçant. Elle ressemblait clairement aux assassins des jeux auxquels Lelouch avait l'habitude de jouer des heures et des heures, un truc avec un nom bizarre, Assassin's creed.
Une fois qu'ils furent partis, Sébastian se tourna vers Audrey.
-Vous aussi mademoiselle, vous allez profiter de notre ''hospitalité'' pour quelques temps. May Lin, je te prie…
La bonne s'avança et prit le bras de la blonde. C.c sortit brusquement de sa torpeur, ouvrit son menu et sortit rapidement Aquarius, puis la pointa sur Sébastian.
-Vous ne touchez pas à elle.
Le yeux de l'homme étincelèrent.
-Alors ça… Vous ne faites rien quand votre ami se fait emmené, mais quand c'est elle, c'est une autre histoire ?
-Ce n'est pas pareil. Lui a connut bien, BIEN pire que ça. Mais elle, pas question.
Sébastian haussa les épaules.
-Emmène-la, May Lin. Je vais '' discuter '' avec celle-ci, elle semble être la dirigeante du groupe.
-Non !
Et C.c fonça sur l'homme en noir.
S'ensuivit le combat le plus désespéré qu'elle eut jamais fait. Même si elle était munie d'une épée tranchante et que son adversaire était désarmé, et n'avait clairement pas l'avantage : Sébastian parait et prévoyait chacune de ses bottes les plus sournoises et les plus rapides, bloquait ses coups pourtant puissants et arriva à lui infliger quelques petits coups à des endroits bien précis, si bien qu'au bout d'une minute de combat, C.c s'effondra.
-Comment ? Balbutia-t-elle. Le niveau de combat de cet homme surpassait de loin celui de la joueuse d'or.
Sébastian balaya une poussière sur son épaule.
-J'ai touché quelques points vitaux.
C.c vit, derrière lui, Audrey se faire emmener par la bonne.
-Mademoiselle…
Elle tourna ses yeux vers l'homme en noir.
-Quoi ?
A sa grande surprise, il s'inclina.
-Pourriez-vous, s'il-vous-plaît, vous engager en tant que domestique dans le manoir des Phantomhive ?
