Saluuut ! Voici le chapitre 3 ! (OMG, je suis vraiment ponctuelle, c'est un putain de miracle *^*). J'ai pas grand chose à dire aujourd'hui, si ce n'est : Enjoy !


Chapitre III

Le repentir du Serpent


Et nous voulons un duel magique ! annonça enfin Mattiew.


Alors, avant même que Malefoy n'ai pu réagir, Harry intervint.

Mattiew, soit raisonnable. Tu n'es qu'en deuxième année. En tant que Serdaigle, tu devrais être assez intelligent pour savoir que tu n'as aucune chance de gagner…

C'est ce qu'on nous a dit. Mais nous voulons vous affronter ! Nous voulons tuer tous les Mangemorts ! Nous leur ferons tous payer la mort de notre père !

Mattiew avait presque les larmes aux yeux et Malefoy était plus en colère que jamais. Mais une fois de plus, Harry prit les devants.

Je comprends que tu en veuilles aux Mangemorts, mais Malefoy n'est pas responsable.

Il est l'un des leurs !

Mais malgré ça, il n'a jamais tué personne.

Malefoy, silencieux, était abasourdit de constater qu'Harry le défendait.

Tu ne peux pas comprendre, toi ! dit alors le jeune Serdaigle. Tu as eu l'occasion de te venger ! Et tu es devenu un héros pour ça ! Tu as vengé tes parents, et maintenant tu es le Sauveur ! Nous voulons venger notre père !

Je ne suis pas un héros, et encore moins un Sauveur. On est ce que l'on choisit être. Je ne suis qu'Harry Potter. Malefoy et moi n'avons pas choisi d'être ce que nous sommes. Nous n'avons fait que suivre le chemin que d'autres avaient choisi pour nous. Aujourd'hui la guerre est finie. Je ne suis plus un héros et Malefoy n'est plus un Mangemort. Ton désir de vengeance ne doit pas obscurcir ton jugement.

Alors, les larmes que retenait Mattiew finirent par couler et le jeune homme éclata en sanglots. Soudain, des chiffres lumineux apparurent au-dessus des deux frères. Le message doré affichait le chiffre 40 et s'effaça soudain pour s'insinuer dans les yeux des deux Rois aux robes blanches. Ainsi, un second chiffre apparut au-dessus de leur tête, affichant un 140 argenté. Incertains de ce qui venait de se passer, Harry et Drago se toisèrent du regard, silencieux. Puis, Mattiew s'essuya rageusement le visage, rejoignant son frère qui était resté à l'écart sans dire un mot.

Vous avez gagné ce duel. Vous récupérez nos points, dit-il alors.

Comment ça ? On ne s'est pas affronté ! s'écria Harry.

Un duel d'opinion reste un duel, Potter, intervint soudain Malefoy.

Et Harry se souvint alors des mots de McGonagall : toutes les sortes de duels étaient acceptées hors mit les combats physiques. Les deux Rois regardèrent Matthiew et Sam s'éloigner et tournèrent les talons pour rejoindre leur cours de Défense Contre les Forces du Mal. Harry était réticent à s'y rendre. Après tout, la principale menace -celle que représentait Voldemort- avait été écartée, non ? Mais une fois de plus, la robe de sorcier du Sauveur fut attirée par celle de Drago et les deux jeunes hommes entrèrent en collision.

Bon sang ! Arrête ça ! hurla Malefoy.

Si tu ne partais pas sans moi, ça n'arriverait pas !

Et bien marche plus vite !

Drago n'avait aucune intention de remercier Harry pour avoir prit sa défense, malgré tout, il lui était reconnaissant. Alors il posa la question qui lui brûlait les lèvres.

Hey !

Quoi ?

Pourquoi est-ce que tu rejettes ton statut de héros ? T'es con quoi ?

Malefoy se mordit la lèvre. 17 ans de sarcasmes quotidiens étaient une habitude dure à perdre. Harry soupira. Le tact de son binôme était légendaire.

Je ne veux pas de cette vie-là, dit-il alors. Tout ça, « Harry Potter, le Sauveur du monde sorcier », je n'en veux pas. La magie m'a sauvé de cette vie de misère que j'avais, mais elle m'a volé le droit d'avoir un jour une vie normale. Il y a un tas de choses que je regrette. Ma vie sentimentale n'est faite que de filles intéressées qui n'en veulent qu'à mon nom, je n'ai aucune famille et je ne peux plus marcher dans la rue sans être abordé. Même le côté Moldus me cours après. Il n'y a qu'ici que je peux vivre en paix… Ce statut de « héros » que tout le monde s'évertue à me coller dans le dos, m'a volé mes dernières chances de retomber dans l'anonymat, la normalité.

Drago avait écouté sans un mot, sans une réaction. Ses propres sentiments étaient tellement proches de ceux d'Harry, que la surprise avait coincé la moindre réflexion au fond de sa gorge. Harry nota la légère émotion qui transparaissait sur son visage et se contenta de sourire en ajoutant :

Je sais qu'il n'y a personne de mieux placé que toi pour me comprendre.

Il se retint de justesse d'ajouter que c'était la raison pour laquelle il voulait devenir son ami. Il savait que Drago avait besoin de temps. À l'entente de cette dernière réplique, le Serpentard déglutit. C'était cette réflexion précise qui l'avait poussé il y a quelques mois à s'intéresser à Harry plus qu'il ne l'aurait dû. Et en y repensant, à présent que le phénomène touchait le Gryffondor aussi, peut-être bien que tout cela n'était qu'une étape inévitable sur le chemin de leur réconciliation.

Ils arrivèrent bientôt devant leur salle de Défense Contre les Forces du Mal, cours qu'ils avaient également en commun. Galatea Têtenjoy, anciennement professeure de DCFM au temps où Dumbledore était élève, avait accepté de reprendre son poste en son honneur et au nom de l'ennui profond qu'elle subissait chaque jour de sa vie depuis sa retraite. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la salle, ils ne furent pas très surpris de constater que la rampe de duels était installée au centre.

Hey Harry !

Le susnommé se retourna à l'interpellation, retenant Malefoy par la manche afin de ne pas se faire happer par sa robe une fois de plus. Il aperçut alors l'étrange quatuor qui s'avançait vers eux. Ron, Blaise, Hermione et Pansy arrivèrent à leur hauteur et semblaient plutôt de bonne humeur, chose exceptionnelle quand on savait qu'ils devaient collaborer toute une semaine sans céder à l'envie de se frapper. Mais bientôt, ce fut le regard inquiet de Drago qui se posa sur Ron et Blaise. Si ces deux-là s'étaient mis en binôme, ce n'était certainement pas une coïncidence. Et il déglutit. Il ne donnait pas cher de sa peau pour les jours à venir. Son intuition se confirma lorsque, ayant remarqué la main de Potter accrochée à sa manche, les deux traîtres se regardèrent avec un sourire entendu. Drago retira vivement sa main de l'emprise du Sauveur, la mine renfrognée. Harry, surprit par ce soudain un accès de colère, songea que Drago ne désirait pas afficher leur « légère réconciliation » aux yeux de ses amis. Cette idée eut un goût de déception sur sa langue mais il ne fit aucune remarque.

Alors, vous avez gagné combien de points ? demanda Hermione.

40, répondit Harry.

C'est tout ? s'enquit Ron.

Ce jeu ne nous amuse pas, Weasmoche. On n'a fait que répondre au défi qu'on nous lançait.

Vous n'êtes pas actif dans le jeu ?

Non, répondit Harry.

Merlin, toutes nos chances de gagner viennent de s'envoler, se plaignit Blaise.

Il a raison, reprit Hermione, tous les binômes Verts-Rouges comptaient sur vous.

On fait pas la charité, Granger.

Malheureusement pour Drago, insatisfaits de cette réplique, Ron et Blaise se concertèrent du regard, puis le Serpentard prit la parole.

Dray, ce serait dommage qu'on utilise des moyens de pressions plus radicaux pour te faire jouer, pas vrai ? Je pense que « cette personne » serait très ravie d'apprendre ce que tu penses d'elle…

Blaise, enfoiré ! grogna alors Malefoy.

Je sais, mais tu ne me donnes pas vraiment le choix.

Harry écoutait sans comprendre. Il avait néanmoins saisi l'essentiel : Drago avait la pression et allait certainement, lui-même obligé, le forcer à participer au jeu. Il souffla d'ennui par anticipation.

Z'êtes chiants, couina-t-il. J'voulais pas participer.

T'as pas le choix, Potter ! répondit Drago, sous la pression des menaces de son ami.

Blaise et Ron se sourirent d'un air satisfait et complice : le plan « amadouer le serpent » était lancé, ne restait plus qu'amorcer le plan « apprendre à un lion à voir le poteau au milieu du chemin, en 10 leçons ». Et celui-là n'était pas le plus évident des plans. L'aide du sergent Granger et du lieutenant Parkinson serait certainement d'une grande utilité. Quoi qu'il en soit, l'heure n'était plus aux plans tordus. Le cours commença. Le professeur Têtenjoy s'était avancée vers la rampe de duels et monta dessus. Dans un mouvement de foule synchronisé, tous les élèves s'avancèrent et se positionnèrent tout autour.

Bien ! Aujourd'hui, duels inter-binômes. Chaque duels vaudront aux vainqueurs les points de leurs adversaires. Les vainqueurs restent sur la rampe jusqu'à ce que quelqu'un les batte ! Longdubat, Xali, vous êtes les premiers à passer ! dit-elle en descendant de la rampe.

Neville et sa partenaire montèrent alors au sommet de l'immense estrade et se regardèrent dans le blanc des yeux, attendant qu'on leur dise quoi faire.

Qui veut les affronter ? demanda Galatea.

De nombreuses mains se levèrent dans la salle, et la professeure en désigna une au hasard. Le binôme ainsi choisi monta sur la rampe et le combat débuta. Ce fut le binôme de Neville qui fut le vainqueur du premier combat, puis un nouveau duo monta pour les affronter. Les duels s'enchaînèrent et la victoire revenait à différents duos au fur et à mesure des affrontements. Vint alors le tour d'Harry et Drago qui montèrent pour affronter Dean Thomas et Goyle, qui avaient miraculeusement réussi à battre Théodore Nott et son binôme, qui n'arrivaient jamais à se mettre d'accord. Têtenjoy lança alors le duel. Personne ne doutait de l'issue de ce combat, et Drago et Harry s'en seraient bien passés. Mais ils n'avaient pas le choix.

Saluez ! dit Galatea.

Ils présentèrent tous les quatre leurs baguettes et les abaissèrent d'un geste sec avant de s'éloigner à chaque extrémité de la rampe. Harry afficha un léger sourire au souvenir automatique qui lui revint en mémoire. Ce duel contre Malefoy en deuxième année avait été le premier et le dernier de ses duels « réglementaires » et voilà qu'aujourd'hui, cinq ans après, il était à ses côtés pour se battre. Un sort soudain le tira de ses réflexions. Manifestement, Drago voulait en finir vite, puisque c'était lui qui l'avait lancé. Stupéfix. Goyle ne bougeait plus. Harry soupçonna son binôme de l'avoir mit hors d'état de nuire afin d'éviter de le blesser. Cette pensée le fit sourire. Malefoy était bien plus humain qu'il ne voudrait jamais l'admettre. Il laissa donc le Serpentard immobile, n'ayant aucune raison de l'attaquer et lança un Expelliarmus à Dean pour le désarmer. Drago avait bien saisi qu'Harry cherchait à faire la même chose que lui, d'une manière différente cependant. Empêcher l'assaut et non le contrer. Leurs opposants étaient tous les deux des amis proches et les blesser n'était pas le but. Dean reçu l'Expelliarmus de plein fouet et lâcha sa baguette bien malgré lui. Le combat avait duré à peine quatre secondes et un lourd silence était tombé sur la salle.

Bien, intervint la professeure. Messieurs Malefoy et Potter sont les vainqueurs.

Elle employa un sort non formulé afin de rendre sa liberté à Goyle et poursuivi sur sa lancée.

A qui le tour ? demanda-t-elle.

Le silence qui était tombé précédemment reprit de plus belle. Tous les élèves fixaient le binôme vainqueur avec anxiété. Qui sur cette terre s'y risquerait ? Les seuls capables de rivaliser avec eux, étaient eux-mêmes. Ce duel en seconde année en avait été une démonstration évidente.

Alors ? insista Têtenjoy. Si personne ne veut y aller, je vais désigner les suivants !

Galatea était une professeure aimable et souriante malgré son âge avancé. Mais elle était stricte et les élèves savaient qu'elle ne plaisantait pas. Alors, se regardant du coin de l'œil, Hermione et Pansy se jetèrent dans la gueule du loup.

Ah ! Miss Granger et Parkinson.

Elles montèrent sur la rampe, ils se saluèrent. Mais avant qu'ils n'engagent réellement le duel, Pansy engagea la discussion.

Potter, il faut que je te parle.

C'est pas le moment Pansy, feula Drago.

Le duel s'engagea par un premier sort lancé par Hermione en direction de Harry. Cependant, Pansy continua de parler alors même qu'elle esquivait l'Expelliarmus de Drago.

Cette fois-là, dans la Grande Salle…

Elle esquiva à nouveau et lança un Incendio à Drago qui perdit quelques cheveux dans l'échange.

–… lorsque le Lord Noir nous parlait…

Harry avait bien comprit ce qu'elle avait l'intention de faire. Mais il ne l'interrompit pas. Elle en avait certainement besoin pour nettoyer sa conscience.

–… j'ai hurlé qu'on te livre à lui, ajouta-t-elle.

Harry lui lança un Lumos et parvint à l'éblouir alors que Drago expédiait sa baguette à l'autre bout de la salle. Malgré tout, elle continua sa réflexion.

–… je ne l'ai pas fait par peur, je le pensais.

Harry le savait. Il désarma Hermione. Le combat était fini. Immobiles et face à face, Harry et Pansy achevèrent tout de même leur discussion sous les yeux intrigués des autres élèves.

Je sais, dit-il.

Drago, Blaise et moi, comme la plupart des Serpentards, avons été élevés dans la haine de ton nom, Potter. Alors je mentirais en disant que je n'ai pas réellement pensé ce que j'ai dit à ce moment-là.

Tous les élèves écoutaient religieusement cette terrible révélation. Même Galatea Têtenjoy ne disait rien, consciente que les choses étaient sensiblement en train de changer. Finalement, la petite idée de Minerva allait peut-être être celle qui les réconcilierait tous, et particulièrement les Serpentards vis-à-vis de tous les autres.

Cependant, continua jeune fille. C'est un mode de pensée que nous avons tous abandonné. Tu es celui qui nous a sorti de ce long cauchemar.

Tu n'as pas besoin de t'excuser, lui intima Harry.

Je n'avais pas l'intention de le faire… même si je devrais. En fait, ce que je veux, c'est te remercier. Malgré nos différents, tu mérites cette considération Potter. Alors merci. Merci d'avoir sauvé nos vies.

Debout derrière le Sauveur, Drago afficha un sourire serein. Pansy avait réellement changé depuis la chute du Lord Noir. Elle pouvait le contredire autant qu'elle le voulait, mais Drago savait que sa peur avait motivé son comportement durant toutes ces années. Pourtant, fierté Serpentard oblige, elle ne s'était pas excusée. Après tout, si tous les verts et argent s'excusaient auprès d'Harry, on n'y serait encore dans six mois. Soudain, Harry s'approcha de la Serpentard et posa simplement sa main sur son épaule. Il sourit alors et dit :

Merci à toi.

La quasi-totalité des élèves s'étouffa. Harry James Potter était certainement l'unique personne au monde capable de remercier ses adversaires avec une telle sincérité, après tout ce qu'il avait vécu au cours de ces six dernières années. Pansy posa alors sa main sur celle d'Harry et se retira de la rampe afin de laisser place au binôme suivant. Malgré l'immense malaise qu'elle avait laissé dans l'air, les duels reprirent. Harry et Drago gagnèrent toujours, et notamment contre Ron et Blaise, avec quelques difficultés, et Finnigan. Bientôt, tous les duos furent passés, et le couple royal était toujours sur la rampe. Au final, Harry et Drago récoltèrent 440 points de plus, à raison de 10 points par élèves et ayant affronté et vaincu 22 binômes sur les 31 présents dans la salle. Ainsi, leur score total s'élevait déjà à 580 points. Cependant, tous les élèves semblaient ravis. Les deux Rois avaient de plus en plus de chances de gagner et ainsi faire gagner leurs deux maisons. Dans cette optique, le sacrifice de leurs points était nécessaire. Galatea félicita les vainqueurs, n'ayant de toute façon jamais douté de l'issue de cette session de duels. Et encore, les deux vainqueurs n'avaient usé que d'un dixième de leurs capacités.

La nouvelle de leur score se répandit vite à travers les couloirs de Poudlard et ils furent de nouveau fuis par les « SerSouffles » comme les appelait nouvellement Drago. Mais plus rapide encore, une étrange rumeur s'était répandue comme une traînée de poudre parmi les élèves, finissant par atteindre des deux rivaux au cours du repas.

Harry ! avait soufflé Luna qui s'était permis de s'approcher de la table des Quatre.

Luna ! Tu vas bien ? Où est Neville ?

Je vais bien. Oh ! Tu as quelques Joncheruines autour de toi, dit-elle.

Harry sourit. Il savait parfaitement qu'il n'y avait rien autour de lui, mais Luna l'amusait beaucoup avec ses idées folles.

Bonne chance pour ce soir ! ajouta-t-elle en faisant mine de s'éloigner.

Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ce soir ? demanda Harry en posant un regard incertain sur la jeune fille.

Le duel d'Attrapeurs ! dit-elle enfin en rejoignant la table des Gryffondors.

Harry se tourna vivement vers Drago et le toisa d'un œil inquiet. Ayant passé ses dernières heures collé à lui, il savait pertinemment que le Serpentard n'en savait pas plus que lui. Malgré tout, l'espoir qu'il ait tout de même quelques informations parvenues à lui par l'opération du Saint Esprit, l'obligea à soutenir son regard de façon appuyée et sous-entendue.

Qu'est-ce que tu veux, Potter ? cracha Malefoy avec véhémence.

C'est quoi c-

J'en sais pas plus que toi, crétin ! l'interrompit alors Drago en se mordant la lèvre rageusement.

Depuis qu'il était condamné à suivre Potter absolument partout, Drago s'était efforcé à ne pas trop l'insulter afin d'améliorer un tant soit peu leur relation, mais c'était la force de l'habitude. Le Serpentard se haïssait : il n'y arriverait jamais.

Qui sont les attrapeurs de Serdaigle et de Poufsouffle ? demanda Harry à Gwaine et Willow, ignorant l'humeur de son binôme.

Cho est de nouveaux à ce poste cette année, répondit Gwaine avec un grand sourire pour Harry.

Sumberby aussi a reprit son poste, ajouta Willow.

Et alors qu'elle achevait sa phrase, le binôme « SerSouffle » que formaient Chang et Sumberby entra dans la Grande Salle.

Tiens, voilà ta traîtresse de copine, lâcha Drago.

Harry grinça des dents. Lui non plus n'avait pas oublié ce fâcheux incident qui lui avait valu pas mal de problèmes. Mais Drago était mal placé pour faire un quelconque commentaire. C'était lui-même qui avait piégé Cho afin de lui administrer le Véritaserum, sous les directives de cette sale truie d'Ombrage. Harry était même allé jusqu'à rompre avec cette pauvre Cho, sans savoir que Drago et Dolores Ombrage étaient derrière tout ça. Malgré tout, Harry ne parvint pas à prendre la défense de la jolie Serdaigle contre le commentaire du Serpentard. Ses mots restèrent coincés dans sa gorge. Cho et Sumberby avancèrent vers la table des Quatre et Chang s'adressa au Sauveur.

Salut Harry !

Salut Cho ! Dis-moi, c'est quoi ce-

Duel d'Attrapeurs ? C'est un défi qu'on vous lance Harry ! À toi et Malefoy puisque vous êtes les attrapeurs de vos maisons et que le hasard a bien fait les choses en vous casant ensemble !

Drago tiqua à l'utilisation de cette dernière expression. Ils n'étaient pas tout à fait ce qu'on pouvait appeler « casés » ensemble. « Caser » signifiait « amoureux et fier de l'être » et Drago savait à quel point la chose était utopique. Par contre, « collés ensemble 24h/24 et 7j/7 contre leur volonté » aurait été plus proche de la réalité. Malefoy soupira. Il fallait qu'il parle à Weasley.

Donc c'est un duel officiel ? Pour les points ? demanda Potter.

Et Drago le regarda de travers. Il comprenait mieux pourquoi le Choixpeau l'avait envoyé à Gryffondor plutôt qu'à Serpentard. Ce gars était vraiment trop long à la détente.

C'en est un ! assura Cho. Ce soir, sur le terrain de Quidditch, 18 heures. On verra qui sont les meilleurs !

Et sur ces mots, elle et Sumberby quittèrent les Quatre et partirent s'asseoir à la table des Serdaigles. Alors, incertain, Harry se tourna vers Drago à nouveau.

On accepte le défi ? lui demanda-t-il avec un léger sourire.

On a pas trop le choix Potter ! On sera ridiculisés si on refuse !

Le Survivant sourit de plus belle. Malefoy avait beau se cacher, ce genre de défi l'amusait autant que lui. Il le savait. Alors soudain, il se leva.

T'as fini ? demanda Harry en regardant l'assiette de son partenaire.

Ça ne se voit pas, Potter ? répondit Drago avec médisance.

Parfait ! Alors viens !

Harry s'éloigna de la table et commença à marcher jusqu'aux portes de la Grande Salle. Mais Malefoy n'avait pas bougé et la connexion des robes se fit sentir. Alors, Harry se retrouva tiré en arrière, jusqu'à atterrir sur les genoux du Serpentard.

Pourquoi est-ce toujours moi qui suis happé par toi ? se plaignit-il.

Drago déglutit au double sens de la phrase de son binôme. Si seulement.

Qu'est-ce que tu fous Potter !? cracha-t-il.

Bouge-toi Malefoy ! Il y a quelque chose qu'on doit faire avant le cours de Potions !

Quoi ?

Drago… Ça fait combien de temps que tu es monté sur un balais pour la dernière fois, dis-moi ? Cho et Sumberby s'entraînent tous les jours depuis trois mois. Si tu veux gagner, il faut s'y mettre sérieusement.

Drago tiqua à l'usage de son prénom mais ne dit rien. Il avait plongé son regard dans celui d'Harry, incertain. La dernière fois qu'il avait posé ses fesses sur un balais, Harry avait été celui qui le conduisait et un gigantesque Feudemon les poursuivait depuis les profondeurs de la Salle sur Demande. Il n'avait eu qu'à s'accrocher désespérément au Survivant et prier pour avoir la vie sauve. Cela remontait à un peu plus d'un an. On avait beau dire que le balais ne s'oubliait pas, Harry avait raison. Le poste d'attrapeur se méritait. Son regard s'alluma d'une flamme mi-ennuyée, mi-amusée, et il répliqua d'un ton acerbe.

Un Malefoy n'a jamais besoin de s'entraîner ! dit-il.

C'est sans doute pour ça que tu ne m'as jamais battu, siffla alors Harry avec un amusement non dissimulé.

Au fil des années, le Gryffondor avait apprit à réagir de façon appropriée aux piques du Serpentard. Cette fois, il savait parfaitement comment le convaincre. Effectivement, Drago tiqua. Potter osait le défier ? Très bien, il n'allait pas être déçu. Il se leva soudain dans un geste vif et saisit la manche d'Harry sans aucun remord.

Ramène-toi Potty, on a pas toute la vie ! grogna-t-il.

Harry affichait un large sourire vainqueur alors qu'il se faisait tirer par Malefoy jusqu'aux portes de la Grande Salle, sous les yeux des autres élèves, amusés par ce duo incongru. Drago traîna Harry jusqu'aux cachots et se planta devant le tableau du dortoir des Serpentards. Il se tourna ensuite vers Harry.

Bouche-toi les oreilles, ordonna-t-il.

C'est bon, t'auras qu'à le changer après…

Drago lui lança un regard noir. Il n'aimait pas beaucoup que le petit Griffy lui dise ce qu'il avait à faire. Malgré tout, l'envie de parlementer lui faisant défaut, il se contenta de lâcher Harry dans un geste de rage et de focaliser son attention sur le tableau.

Drago Malefoy, souffla le tableau.

Parrain… répondit Drago dans un râle étranglé.

Entendant ces mots, Harry releva soudain la tête. Il avait été tellement préoccupé par l'attitude de Malefoy qu'il n'avait pas détaillé le tableau. Lorsque ses yeux se posèrent sur les orbes onyx, les mots se coincèrent au fond de sa gorge et son cœur cessa de battre.

S-Severus… dit-il sans croire à ses propres mots.

Harry Potter… souffla à nouveau le portrait.

Harry n'en croyait pas ses yeux. Il était là, assit à son bureau, le port altier et le visage tranquille. Le Sauveur savait que ce tableau existait. Mais comme beaucoup, il avait supposé qu'il se trouvait dans le bureau directoral, aux côtés de Dumbledore. Jamais il n'aurait soupçonné qu'il puisse se trouver ici, gardant l'entrée des dortoirs verts et argent.

Felix Felicis, dit alors Drago.

Soudain, Rogue se leva de son bureau et s'approcha des deux jeunes sorciers qui lui faisaient face.

Il est étonnant de voir dans vos yeux, le même éclat qui brillait dans les miens jadis, Monsieur Potter. Toi aussi Drago. La vie est un cadeau, ne jouez pas avec…

Puis, sur ces derniers mots, alors que Drago voulait poser la main sur la sombre toile, le tableau se dégagea du passage afin de leur laisser libre accès au dortoir. Sans un mot, Drago entra, assumant qu'Harry le suivrait. Et en effet, Harry l'avait suivi, trop choqué pour parler. Était-ce une bonne chose d'avoir exposé le tableau ici ? Drago ne semblait pas dans son assiette. Harry le plaignait. Voir Sirius tous les jours sur un tableau alors qu'il le savait pertinemment mort, l'aurait certainement plongé dans un état similaire. Ne pas pouvoir prendre son parrain dans ses bras et ne pas pouvoir lui témoigner son affection l'aurait certainement tué. Mais dans le cas de Drago, qui n'était pas vraiment démonstratif malgré son désir évident d'affection, la chose devait être plus douloureuse encore. Harry avait eu l'occasion pendant un bref instant, de recevoir et de témoigner son affection à Sirius. Mais Drago, lui, était condamné à le voir chaque jour, sans jamais pouvoir le toucher, condamné à se repentir et à ressasser les occasions manquées de le prendre dans ses bras, de l'aimer comme on aime une famille. Ils étaient désormais dans la salle commune des Serpents, et Drago ne bougeait plus. Harry se mordit la lèvre. Que devait-il faire à présent ? Leur relation était tellement instable ! Pouvait-il prendre le risque de lui témoigner son envie de le sauver de sa solitude ? Cette question ne fit même pas son chemin jusqu'au bout. Après tout, un Gryffondor n'hésite jamais. Drago était toujours là, planté au milieu de la pièce, dos à lui. Qu'attendait-il ? Harry pria pour trouver la réponse par lui-même. Savoir ce que pouvait bien penser Malefoy, quelle utopie ! Avisant le léger tressaillement des épaules de Drago, Harry s'avança glissa ses bras autour de lui, le serrant contre son torse. Surprit, le Serpentard tenta vainement de s'en défaire, mais Harry tint bon.

Qu'est-ce que ? Pott-

Une minute ! l'interrompit Harry. Supporte-le, juste une minute…

Harry se colla davantage au dos de Malefoy, serrant ses bras plus fort. Puis il reprit sur sa lancée :

Depuis combien de temps supportes-tu tout ça Drago ?

Je ne vois pas de quoi tu parles, Potter.

Ne joue pas ça avec moi, Drago ! Tu sais que je ne lâcherai pas l'affaire. Je sais parfaitement ce que tu ressens quand tu vois Rogue chaque matin sans pouvoir l'aimer comme il faut, crois-moi…

Drago trembla de stupeur alors que le Sauveur desserrait son étreinte pour le lâcher.

Je ne peux pas aimer un souvenir, dit-il.

Felix Felicis, souffla Harry. Le mot de passe, c'est lui qui te l'a suggéré, pas vrai ?

Drago ne répondit pas. Depuis quand les Gryffondors savaient-ils réfléchir ?

Felix Felicis, la potion de Chance. Maintenant que j'y pense, c'est évident. On ne peut pas créer la chance, on ne peut que te suggérer que tu en as. C'est ce que Severus veut que tu comprennes. Tu ne peux pas te morfondre sur ce que tu as perdu, tu dois forcer la chance, prendre en main ton destin.

Je sais Potter ! Je n'ai pas besoin de toi pour comprendre quelque chose d'aussi simple !

Je suis prêt à parier que Severus est celui qui a demandé à garder ce dortoir. La guerre est finie Drago, tu dois vivre maintenant. C'est un nouveau départ.

Écoute-moi bien Potter ! Je vis seul avec ma mère, mon père est à Azkaban et risque le baiser du Détraqueur, mes amis se comptent sur les doigts d'une main et cette saleté d'Astoria Greengrass me court après en pleurnichant au nom de l'amour éternel et du bonheur d'être ensemble ! Le ministère nous a retiré tous nos biens et la communauté sorcière nous fuit comme la peste ! Alors vivre dans un passé révolu ou affronter la réalité d'aujourd'hui, autant choisir entre la peste et le choléra !

Tu ne peux pas changer le passé, souffla Harry. Mais tu peux influencer ton destin.

Ah oui ? Et comment, je te prie ? cracha Malefoy.

En étant heureux.

Pff… En devenant ton ami ? Tu présumes de tes forces Potter ! Tu ne peux pas aider tout le monde ! Lâche-moi !

Non, tu as raison. Je ne peux pas aider quelqu'un qui refuse d'être aidé. Pour être heureux, il faut déjà le vouloir.

Drago lui lança alors un regard noir. Qu'avait-il à se mêler de ses affaires, celui-là ? Il s'éloigna alors en direction de sa chambre et s'apprêta à y pénétrer lorsqu'Harry reprit la parole.

N'y a-t-il rien que tu souhaites ? demanda-t-il.

Rien qui puisse m'être donné, répondit Drago en s'engouffrant dans la chambre sombre.

Harry patienta près de deux minutes avant que Drago ne sorte, en tenue de Quidditch et son Nimbus 2001 à la main.

Tu l'as gardé ? demanda Harry qui s'était attendu à voir le tout dernier modèle entre les mains du Sang-Pur.

J'ai de bons souvenirs avec lui, répondit Malefoy sans le regarder.

Harry sourit. Le Serpentard n'était peut-être pas aussi insensible qu'il voulait bien le dire. Ils quittèrent ainsi le dortoir des Serpents, non sans jeter un dernier coup d'œil au tableau du professeur de Potions.

Severus… psalmodia Harry.

Potter, merci… dit simplement le portrait de Rogue.

Harry se contenta de hocher la tête. Il avait tant de choses à lui dire ! Tant d'explications à donner ! Mais il ne pouvait pas. Sirius le lui avait sans cesse répété. Il fallait se préoccuper des vivants, on ne pouvait plus rien pour les morts. Et aujourd'hui, le vivant en détresse était Drago. Alors il tourna les talons, le regard quittant vivement le portrait pour se poser sur son binôme.

Ils se rendirent sans un mot jusqu'au premier étage et Harry se présenta face à la Grosse Dame.

Le mot de passe ? dit-elle de son air hautain et de sa voix grave.

Quidditch, siffla alors Drago.

Harry et la Grosse Dame se tournèrent vers lui, interdits. Où avait-il trouvé leur mot de passe ?

Sérieusement Potter, vous devriez laisser le mot de passe à Granger. Vous êtes trop prévisibles.

Le tableau de la Grosse Dame s'écarta pour libérer le passage, s'inquiétant peu de savoir que Drago Malefoy avait connaissance de son mot de passe, puisque Harry Potter l'accompagnait. Ce même Harry qui n'avait rien dit, se contentant de fixer sa némesis avec des yeux ronds.

Que-comment ? demanda-t-il.

Laisse tomber Potter, tu vas court-circuiter ton cerveau. La belette m'a dit que c'était toi le responsable des mots de passe. Le reste était facile à deviner.

Harry sourit.

Tu me connais bien !

Tu dois être le gars le plus prévisible de la planète. Comment un crétin comme toi a-t-il pu vaincre le Seigneur des Ténèbres, franchement ?

Oh, ça ! C'est grâce à ta mère, en fait…

Drago se figea. Il le savait. Mais l'idée avait du mal à lui parvenir parfaitement.

C'est même grâce à toi ! ajouta Harry.

Quoi ? s'indigna Drago

Oui, réfléchis ! C'est l'amour que ta mère te porte qui m'a sauvé la vie. En échange de quelques informations pour la rassurer à ton sujet, elle a dissimulé le fait que j'étais encore en vie.

Drago écoutait sans rien dire. Sa mère ne lui avait pas donné tous ces détails.

Et puis la baguette qui a tué Voldemort était la tienne !

Drago déglutit. Il avait oublié ce fait. Sa baguette avait changé d'allégeance pour Harry. Puisque lui n'avait pas pu l'aider, sa baguette s'en était chargée pour lui. Finalement, d'une certaine manière, Drago l'avait accompagné dans son combat.

Ta baguette était la seule chose entre Voldemort et ma vie, alors on est quitte ! acheva Harry avec un sourire.

Cette simple remarque rappela Drago à ses vieux souvenirs. Ce jour fatidique dans la Salle sur Demande était un souvenir qu'il chérissait malgré l'immense peur qu'il lui inspirait. Harry l'avait sauvé. Qui aurait fait ça ? Après cinq ans de rivalité et de haine exacerbée, qui aurait risqué sa vie pour sauver la sienne ? Harry James Potter, était probablement seul être au monde capable d'une telle mansuétude.

Bon ! Je vais me changer, j'arrive ! Tu peux m'attendre dans la salle commune, si tu veux.

Harry avait extirpé Malefoy de ses réflexions et alors qu'il montait dans son dortoir, Drago réalisa qu'il était mal à l'aise. Il connaissait tous les recoins du château. Mais le dortoir Gryffondor était un territoire inconnu. Le seul endroit où il n'avait jamais mit les pieds. Et la raison qui l'y poussait enfin était qu'il y avait été invité par Harry Potter. Comble de l'ironie. Alors, pour éluder sa gêne, Drago se mit à réfléchir. Le silence sembla pesant tout à coup. Ces derniers jours avaient été d'un bruyant assourdissant et il n'avait pas eu une seule minute de calme depuis que Potter lui collait aux basques. C'est alors qu'il réalisa. Potter était à plus de deux mètres de lui et sa robe ensorcelée ne réagissait pas. D'ordinaire, même si le Gryffondor était celui qui se faisait happer, Drago sentait sa robe frissonner lorsqu'ils étaient trop loin l'un de l'autre. Certes il était en tenue de Quidditch, mais sa robe avait refusé de se détacher de lui. Il avait été obligé de la conserver sous son équipement. Mais le fait était qu'elle ne réagissait pas à la distance qui la séparait de celle de Potter. Lorsque celui-ci descendit alors les escaliers du dortoir, Éclair de Feu en main, Drago lui sauta littéralement dessus, ravi par sa découverte.

Woah ! Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Harry alors que Malefoy l'avait saisi par le col comme pour l'achever.

Les dortoirs, dit-il.

Quoi ?

Les dortoirs annihilent le sort d'enchaînement de nos robes de sorcier.

Je crois pas. Ma robe a refusé de me lâcher.

Moi aussi ! Mais c'est pas le problème Potter ! Quand nous sommes dans les dortoirs, on n'est pas obligés de rester collés l'un à l'autre !

Cette révélation provoqua une étrange ombre au fond des yeux d'Harry, figeant Drago sur place. Était-il déçu ?

Ouais super, siffla Harry sans vraiment le vouloir. Bon, on va s'entraîner ? On a qu'une heure.

Malefoy resta presque figé en entendant le ton si froid du Sauveur. Jamais de sa vie, depuis leur rencontre dans ce magasin, Drago n'avait vu Harry Potter avec un tel visage. Il avait déjà vu la haine arborée sur son visage, l'indifférence ou même la peur, mais aujourd'hui ce qu'il voyait était différent : la douleur. Et son cœur rata un battement. Était-il triste à l'idée de se séparer de lui ? Non. Le Grand Harry Potter ne pouvait que se réjouir d'être libéré de sa cohabitation forcée avec Drago Malefoy, son éternel ennemi.

Ils quittèrent les quartiers Gryffondors et furent aussitôt attirés l'un à l'autre par leurs robes de sorcier. Drago retint un rougissement malvenu alors que, ne s'y étant pas attendu, Harry et lui n'avaient pas eu le réflexe de faire barrage leurs mains et s'étaient retrouvés littéralement collés l'un à l'autre. Harry se retira vivement de l'étreinte inattendue, laissant Malefoy dubitatif quant à ses étranges réactions.


Youp ! Voilà le chapitre 3 fini ! Pour ceux qui se poseraient encore la question, le titre de ce chapitre est une métaphore des aveux de Pansy et des remerciements de Rogue à Harry. Le Serpent représente les Serpentards au sens large. On peut même inclure Drago dans la métaphore si on considère ses réflexions personnelles comme un aveux silencieux de sa reconnaissance envers Harry. Enfin, j'arrête de faire ma littéraire, et je vous dis à jeudi prochain ! =D