Yo ! Il est 23h59 et j'ai réussit à poster mon chapitre à temps ! Je suis un Dieu =w=

Bref, je vous laisse à votre lecture ! Enjoy !


Chapitre VI

La malédiction du Vif d'Or


La chaleur de la Salle Commune des Gryffondors contrastait incroyablement avec la froideur des cachots. Le feu crépitait dans l'âtre, les septième et sixième années étaient tous assis par terre, riant de bon cœur et personne ne semblait se soucier de l'image de colonie de vacances qu'ils renvoyaient. Harry et Drago pénétrèrent dans la salle, l'un pas surpris pour un sou et l'autre absolument figé d'étonnement.

– C'est… différent… dit Drago.

– Ouais, hein ? C'est sûr qu'on s'amuse plus que chez vous !

– Tiens ! Voilà notre couple préféré ! s'écria Ron en les voyant arriver.

Alors que tous les Gryffondors se retournaient comme un seul homme vers eux, Drago pesta et fusilla le roux du regard avec la promesse de le tuer avant la fin de la semaine. Mais lorsque les regards se posèrent sur lui, un silence pesant voila les conversations et aucun bruit ne filtrait en dehors des braises crépitantes du feu et du battement d'ailes incessant du Vif d'Or. Harry combla ce vide désagréable en prenant la parole.

– Bon les gars, Malefoy va dormir ici cette nuit.

Et alors que Drago s'était attendu à ce que les Rouges et Or protestent, Ron et Seamus répondirent par l'affirmative.

– Pas de problème !

– Dean, on emprunte ton lit ! décida Harry.

– Bah surtout fais comme chez toi ! répondit-il.

– Absolument !

– Fait chier. Seam', je dors avec toi cette nuit, c'est un ordre !

Drago restait figé de stupeur, éberlué par ce qu'il venait de voir. Mais il ne parvint à réagir que lorsque Harry l'entraîna avec lui dans les dortoirs.

– Ils sont toujours comme ça ? demanda-t-il.

– Quoi ?

– À faire tout ce que tu dis sans broncher ?

Harry se mit soudain à éclater de rire en plein milieu des escaliers, interrompant les conversations des élèves présents dans la Salle Commune.

– Bien sûr que non. Ils ne savent tout simplement pas comment réagir. Ils ne t'en veulent plus mais ils ont du mal à le montrer. Je les aide un peu à t'accepter parmi eux, c'est tout. Et ils le savent, alors ils se laissent faire…

De là où ils étaient, Harry et Drago ne voyaient pas les autres, mais les autres entendaient tout. Et Harry avait raison. Il était temps qu'ils s'assument un peu plus. Alors, Dean se leva et parla dans le vide à l'attention du Serpentard.

– Hey Malefoy ! J'ai des draps propres dans mon armoire si tu veux !

Harry eut un mince sourire. Sa mascarade portait ses fruits. Mais Drago le regarda de travers.

– Des draps propres ? demanda-t-il.

– Ouais… Il est pas très doué avec le sortilège de Récurvite. Ses draps se salissent aussi vite que ceux des Moldus.


Harry se réveilla extrêmement courbaturé. Dans un gémissement de douleur, il tâtonna de la main pour trouver ses lunettes mais ne rencontra que la peau molle d'un corps gisant à ses côtés. Il se redressa alors en sursaut, pas vraiment sûr de savoir où il était. Inquiet de savoir si la personne à ses côtés était toujours vivante, le Sauveur tâtonna la peau, chaude et douce, afin de trouver la tête. Mais lorsque le corps bougea, il eût un mouvement de recule.

C'est bon Potter, t'as fini ? grogna le corps.

Je cherche mes lunettes.

Malefoy soupira et jeta négligemment sa main vers la table de chevet. Il attrapa ensuite les lunettes et les jeta sur le ventre de Harry, qui les cala sur son nez. Dès cet instant, tous les souvenirs de la veille lui revinrent.

On a rapproché les lits et on s'est attachés par les pieds.

Merci Potter, je m'en souviens très bien.

Et pendant la nuit on a échangé de lit parce que tu voulais dormir sur le ventre.

Olah ! Ça cogite vite dans ton cerveau Potter ! 20 minutes ! Records à battre.

Malgré la résolution qu'avait prise Drago de ne plus insulter Harry, il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Si Potter lui tendait la perche dès le matin, ce n'était pas de sa faute s'il n'arrivait pas à se contrôler.

Harry arrivait enfin à recoller les morceaux. Afin de rester en contact pendant la nuit et ainsi d'éviter les coups insensibles du Vif d'Or, Drago et lui s'étaient attachés par le pied. Malheureusement, cette méthode s'avérait être une véritable entrave à la liberté de leurs mouvements et ils avaient dû se chevaucher pendant la nuit pour échanger de lit et ainsi pouvoir dormir sur le ventre. De ce fait, Harry s'était réveillé dans le lit de Dean, souffrant de sa mauvaise nuit, tandis que Drago dormait dans le lit de Harry comme si de rien était.

Ron, Dean et Seamus s'étaient réveillés suite aux commentaires désobligeants de Malefoy. Ron salua Harry d'un signe de la main et s'éclipsa dans la salle de bain, désireux de passer avant l'impossible duo et le début des problèmes. Harry s'étira négligemment et se rallongea mollement, en manque total de motivation.

On devrait s'attacher par la main la prochaine fois. C'est trop galère par le pied, suggéra-t-il.

Drago sembla considérer la demande quelques secondes avant de trancher.

Ouais, t'as pas tord.

Et alors qu'il finissait à peine sa phrase, Seamus sauta sur ses pieds, effrayé.

Oh mon Dieu ! Ils sont d'accord ! On va tous crever !

Ta gueule Finnigan ! répondirent Harry et Drago en choeur.

Lorsque Ron sortit de la salle de bain, Seamus y passa, puis Dean, puis Neville, puis Drago décida qu'il était peut-être temps de faire de même. Ils n'étaient pas particulièrement en retard mais il avait honte de l'avouer, il n'avait dormit aussi longtemps que cette nuit. Toutes ses petites habitudes du matin se voyaient chamboulées à cause d'une petite demi-heure supplémentaire à dormir. Dans le lit de Potter en plus ! Il secoua la tête de mécontentement et se redressa.

Bouge Potter, je veux prendre ma douche.

Comme il disait cela, Harry sembla pâlir soudain, au point que Ron s'approcha, inquiet.

Hey vieux, ça va ?

Je... C'est que... en fait... On va devoir rester en contact... même sous la douche ?

C'est lorsqu'il acheva sa phrase que Drago réalisa ce que ça impliquait. Que se passerait-il si Harry le touchait alors qu'il était nu comme un ver ? Il ne pouvait décemment pas laisser faire ça. Il fallait à tout prit qu'il prenne sa douche SEUL.

Y'a qu'un seul moyen... dit-il.

Lequel ?

L'un de nous doit rester coincer ici et esquiver le Vif d'Or le temps que l'autre prenne sa douche...

La perspective de jouer à chat avec le Vif d'Or les enchantait moyennement, mais la solution était certainement la plus raisonnable. Drago n'osait même pas imaginer la réaction de Harry si celui-ci voyait à quel point un contact avec lui pouvait le faire réagir. Il ne survivrait certainement pas...

Qui passe à la douche le premier ? demanda Harry.

Je crois savoir que tu ne te coiffe jamais, répondit Drago en jetant un coup d'oeil dubitatif aux cheveux du Sauveur. Mais moi, si. Alors je passe le premier.

Harry acquiesça. Après tout, il préférait transpirer AVANT d'aller à la douche plutôt que l'inverse. Et la course poursuite avec le Vif risquait d'être des plus physique. Ils défirent donc le lien qui liait leurs pieds, se rendirent tous deux à la salle de bain et s'arrêtèrent devant la porte. Harry inspira un grand coup.

Prêt ? demanda Drago.

Prêt, répondit le Survivant.

Alors, ouvrant la porte de la salle de bain, Drago attendit que Harry le lâche et se précipita à l'intérieur en refermant la porte aussi sec. Le Vif d'Or commença instantanément à s'agiter. Harry étant à l'origine de la rupture de contact, la petite balle en or fonça vers lui dans un bourdonnement assourdissant. Harry se mit alors à courir entre les meubles et les lits du dortoir, esquivant à chaque fois de peu les coups que le Vif d'Or voulait lui infliger. Il se faufila alors sous le lit de Ron, barricadant les entrées possibles avec les draps qui pendaient de part et d'autre du matelas. Mais dans sa folie furieuse, le Vif d'Or fonçait sur le tissu, atteignant malgré tout sa cible au travers. Le Vif d'Or ne s'arrêtait jamais, fonçant sans relâche dans le drap avec ce bourdonnement si caractéristique. Dix minutes passèrent, pendant lesquelles Harry manqua de s'étouffer tant la chaleur était insoutenable. Il songea que s'il avait eût l'idée de garder sa baguette sur lui, tout aurait été bien plus simple. D'ailleurs, un peu de ménage là-dessous n'aurait pas été du luxe. Pas qu'il n'ait pas l'habitude de vivre dans l'humidité et la poussière des lieux étroits, mais tout de même.

Le Survivant supporta les coups au travers de la couette en plume pendant quelques minutes de plus lorsqu'il entendit enfin la porte de la salle de bain s'ouvrir. Ni une ni deux, il se précipita hors de sa cachette et, ne se souciant même pas de savoir si Drago le prendrait bien, il lui sauta dessus et s'accrocha à son cou comme pour s'accrocher à la vie. Cependant, et c'était prévisible, Malefoy apprécia moyennement de se faire asperger de poussière alors même qu'il était encore mouillé. Il tenta donc de se défaire de l'étreinte de Harry, mais ce dernier était aussi bien accroché qu'un bateau à son ancre.

Oh Potter ! T'as l'intention de rester là combien de temps ?

Aussi longtemps que nécessaire ! répondit le Sauveur en se collant encore un peu plus étroitement à lui.

Drago ne pu empêcher un violent rougissant lui brûler les joues en réalisant soudain à quel point il était vulnérable, ne portant sur lui rien de plus qu'une serviette humide. Mais ce détail sembla avoir échapper à Harry puisqu'il ne lâchait toujours pas prise. A vrai dire, la chaleur du corps de Drago sortant de la douche était très agréable et l'idée de le lâcher ne lui avait même pas traversé l'esprit. Alors, tout doucement, il remonta sa main à la naissance des cheveux blonds, encore mouillés, et glissa légèrement ses doigts dedans, jouant avec les légers frisotis qui se rebellaient.

P-Potter... couina Drago, à peine assez fort pour que Harry l'entende.

Cependant, encore énervé par le comportement du Sauveur, le Vif d'Or se fit une joie de lui expliquer sa façon de penser en fonçant sur son front à une vitesse incroyable. Ainsi, sous le coup de la douleur, Harry lâcha son binôme avec précipitation à s'accroupit au sol, les deux mains plaquées sur son visage. Mais, faisant cela, il rompit à nouveau le contact et le Vif s'agita. Il frappa à nouveau avant que Drago n'ait eût le temps de poser sa main sur l'épaule du Sauveur.

Aïe ! Saloperie de moustique ! Si je te chope, je t'arrache les ailes !

Il était rare que Harry s'énerve à ce point sur un objet, aussi, Drago fut-il amusé par la situation malgré la gêne qui ne le quittait pas. Donc, pour palier à son manque évident de vêtement et ainsi éviter qu'une situation identique ne survienne à nouveau, le Serpentard récupéra les quelques vêtements qu'il avait emportés avec lui la veille et se dépêcha de s'habiller, tout en conservant sa main posée sur l'épaule de Harry. Une fois fait, il invita son binôme à se relever, saisit sa baguette et le poussa vers la salle de bain.

A ton tour.

Ouais... Bonne chance.

Et de la même manière que Harry avait rompu le contact toute à l'heure, Drago le lâcha et le Sauveur se précipita dans la salle de bain en fermant la porte derrière lui. Malgré sa situation désormais délicate, Drago soupira. Rien n'était jamais plus compliqué dans sa tête que lorsque Harry était à côté de lui. Il aurait pu passer une journée entière à disserter avec lui-même sur les raisons rationnelles qui auraient pu lui causer au moins autant de confusion, mais l'heure n'était pas aux exposés introspectifs. Dégainant alors sa baguette, il sécha ses cheveux à la vitesse de l'éclair et toisa la petite balle doré d'un oeil mauvais.


Harry pénétra dans la douche avec un tressaillement nerveux. Il ignorait pourquoi, mais l'idée que Drago ait prit sa douche ici-même juste avant lui le mettait mal à l'aise. A vrai dire, tout ce qui concernait Malefoy de près ou de loin le mettait mal à l'aise ces derniers temps. Ce n'était pas du dégout, ça c'était absolument sûr. C'était plus de la gêne qu'autre chose en fait. Une gêne tellement vivace que dès qu'il le touchait, une vague d'adrénaline traversait son organisme tout entier et lui donnait envie de courir jusqu'à s'en faire mal aux pieds. Il avait d'ailleurs sentit cette même vague le traverser quelques minutes plus tôt, alors qu'il avait agrippé le cou de Drago dans un réflexe de survie assez particulier. La chaleur émanant de son corps mouillé et de ses cheveux plaqués en arrière avait créé chez lui une incroyable sensation de félicité, qui, malgré sa gène, l'avait empêché de lâcher prise. Il avait même eût peur de réagir plus que de raison au contact du corps mouillé de son binôme et, il devait le reconnaître, ce foutu Vif d'Or lui avait évité bien des tourments. Sa capacité à réfléchir avait été totalement éradiquée à l'instant même où il avait touché Malefoy, et Merlin seul savait comment celui-ci aurait réagit s'il était resté accroché un peu plus longtemps.

Harry entendait Drago lancer des Petrificus Totalus de l'autre côté de la porte et jurer sur ses aïeux qu'il finirait par avoir cette saleté de connerie volante. Mais chaque nouveau sort lancé annonçant l'échec du précédent, le Gryffondor se mit à ricaner en imaginant la tête déconfite que Drago devait tirée en ce moment. Mais il se ressaisit et alluma l'eau. Plus vite il serait sortit, plus vite Drago serait sauvé de ce Vif d'Or de malheur.

Il sortit de la salle de bain cinq minutes plus tard, et chercha Drago des yeux. Celui-ci était introuvable et la question se posa de savoir s'il avait quitté les dortoirs avec un Vif d'Or enragé aux trousses, où s'il s'était simplement caché quelque part, attendant que le Sauveur sorte de la salle de bain. Mais l'idée ne fit qu'un bref chemin dans l'esprit de Harry lorsqu'il aperçu le Vif d'Or s'acharner contre un tas d'oreillers. Il s'approcha de son lit à pas de loup, essayant de ne pas attirer l'attention du Vif d'Or sur lui. Une fois suffisamment proche, il tira le drap d'un coup sec et aperçu la silhouette du Serpentard, dont la tête était camouflée sous l'oreiller du Survivant. Mais à peine Drago avait-il sentit le poids des draps se dérober, qu'il se jeta au cou de Harry et hurla.

Ouah ! Vite Potter, touche-moi !

Il n'eût pas le temps de rougir de sa phrase lorsque le Vif d'Or lui fonça dessus avec énervement. Harry n'avait pas vraiment envie de savoir quels autres sorts il avait tenté de jeter au Vif d'Or, mais quelque chose lui disait que un ou deux Sectumsempra avaient dû sortir. Cependant, de nouveau en contact l'un avec l'autre, la petite balle des enfers se calma à nouveau et zigzagua joyeusement autour d'eux en signe de contentement.

Je meurs de faim, dit Harry.

Je pense que si tu t'habillais tu aurais plus de chance d'avoir le droit d'accéder à la Grande Salle...

C'est par cette simple réplique que, involontairement, le Serpentard ramena la conversation sur le petit détail qu'ils avaient soigneusement oublié : leur proximité très intime. Réalisant à quel point ils étaient collés l'un à l'autre, Harry déserra son étreinte, ayant inconsciemment glissé ses bras autour des hanches de Drago, comme si le geste avait été des plus naturels. Drago, quand à lui, se décolla de façon hésitante du cou de son vis-à-vis, dans lequel il avait glissé sa tête afin de se protéger de toute attaque susceptibles de l'atteindre au visage. Un lourd silence s'abattit alors sur le dortoir vide et Harry mit un certain temps, pendant lequel il se regardèrent dans le blanc des yeux sans un mot, à comprendre que c'était à lui de réagir.

Ah oui ! M'habiller... bafouilla-t-il.

En effet, c'est mieux. Déjà que tu attires tous les regards quand tu entres dans la Grande Salle, alors à moitié à poil, je ne veux même pas l'imaginer...

Drago tentait désespérément de retrouver de sa superbe par le moyen le plus efficace qu'il connaissait : le sarcasme. Mais même ainsi, sa gène était d'une évidence pachidermique. Même Harry, pas vraiment réputé pour sa finesse d'analyse, avait su déceler les tremblements incertains dans sa voix. Alors, comme pour leur éviter à tous les deux d'avoir à exposer leur gêne plus longtemps, Harry s'habilla en quatrième vitesse et les deux jeunes hommes se précipitèrent à l'extérieur de la Salle Commune, se mêlant à la foule, là où le sujet ne pouvait plus être abordé.

Le reste de la journée de passa sans encombre, entre cours de Défense Contre les Forces du Mal, Métamorphose, Potion et Astronomie, les Rois des Rouges et Verts grappillaient quelques points par-ci par-là, ramenant leur score à un total de 710 points. Ils passèrent ensuite le reste de leur après-midi à flâner dans le parc jusqu'à l'heure du repas pendant lequel ils retrouvèrent Willow et Gwaine à la table des Rois. Tous les quatre très reconnaissables par leurs robes de sorcier blanches, beaucoup d'élèves les toisaient d'un oeil intrigué et admiratif.

Harry, Malefoy ! Comment ça va ? Je n'ai pas pu assister au match, mais j'ai apprit que vous deviez rester collés l'un à l'autre maintenant... dit Gwaine en fixant les mains jointes des deux garçon avec un air choqué.

Effectivement, monsieur Sersouffle. Maintenant si tu veux bien, on a pas trop envie d'en parler, répondit Drago avec véhemence.

T'en fais pas, il est toujours comme ça, intervint Harry auprès de Gwaine. Comment vous allez, vous ? Combien de points ?

On s'en sort bien ! 260 points, on a pas trop de concurrence pour le moment. Et vous ?

Drago se mit soudain à ricaner discrètement, absolument hilare face à l'air fier de Gwaine. Aussi, se fit-il un plaisir de répondre à la question à la place de son binôme.

710.

Et quelle ne fut pas sa délectation lorsqu'il vit l'air déconfit se peindre sur le visage du jeune homme. De toute façon, il l'avait bien chercher. Mais en voyant le regard noir de Harry, Drago se mordit la langue. Il était tellement pétrit de jalousie, qu'il n'arrivait même plus à se maîtriser.

710 points ! Et bien on ne ment pas à votre sujet ! Vous êtes vraiment imbattables quand vous êtes ensemble !

Pour une raison encore obscure, alors même que Drago avait clairement affiché son hostilité vis-à-vis de lui, Gwaine n'avait pas du tout l'air de s'en soucier. Ou peut-être n'avait-il tout simplement pas saisit le message ? C'est à ce moment là que Drago réalisa à quel point il avait été stupide. Il était allé jusqu'à se créer un rival alors même qu'il n'y en avait pas. S'excusant alors platement dans sa tête, il ferma la bouche ne dit plus rien de tout le repas, trop honteux d'avoir agit sans réfléchir. Le Choipeaux avait définitivement des problèmes avec la répartition. Voilà qu'il tournait Gryffondor alors que Harry se révélait de plus en plus Serpentard !


A la nuit tombée, Harry et Drago retournèrent dans les dortoirs. Afin de passer une meilleure nuit que la précédente (même si Drago avait parfaitement bien dormit), ils s'attachèrent les mains ensembles et tombèrent de sommeil. Cependant, à leur réveil, l'expérience avait encore eût de mauvaises répercutions. Encore plus fatigué que la veille, Harry suggéra qu'ils s'attachent par le ventre, dos à dos, afin de pouvoir dormir sur le côté. Mais une fois de plus, au réveil, Harry et Drago s'étaient retenus de pleurer de frustration face à la quantité de sommeil qu'ils avaient eût. C'est lorsque vint le 4e soir de cohabitation forcée, que Ron trouva la solution. Alors que les deux Rois toisaient le Vif d'Or avec une haine non dissimulée, le cadet des Weasley soupira fortement et se mit à parler tout seul. Personne ne l'écoutait vraiment jusqu'à ce qu'il se mette à crier.

Dormez dans le même lit et faites pas chier !

Un lourd silence s'était alors abattu dans le dortoir, empêchant même Neville de dormir tant la tension était palpable. Mais soudain, Drago se tourna vers son binôme.

Bouge tes fesses et fais-moi de la place, Potter !

Ainsi, sans vraiment réfléchir, Harry se décala sur le côté et laissa Drago monter dans son lit.

Ah ! Merci ! dit alors Dean.

Décalant à nouveau son lit à sa place, Dean retira l'unique appui dont disposait Drago. Les deux Rois durent donc se tenir serrés l'un contre l'autre afin de ne pas tomber.

Le silence tomba vite dans le dortoir, et Harry et Drago n'eurent même pas le temps de réaliser à quel point leur situation était compromettante, et ils s'endormirent ainsi.


Lorsque Ron et Seamus se réveillèrent le lendemain matin, ils furent agréablement surprit en posant leur regard sur le binôme royal. Serrés l'un contre l'autre, les jambes entremêlées, Drago avait posé sa tête contre le torse de Harry et la main du Gryffondor s'était glissée dans les cheveux blond. Leur respiration, calme et silencieuse, avait quelque chose d'apaisant qui rappelait aisément les expressions douces et paisibles qu'affichaient leurs visages.

Au bout du lit, inerte sur l'amas de draps poussé à coups de pieds inconscients, le Vif d'Or s'était éteint.


Fin du chapitre 6 ! Je voulais vous prévenir : je pars en vacances le 21 et je n'aurais internet que très rarement (voir même pas du tout). Donc je suis désolée et je m'en excuse d'avance, mais j'ignore quand j'aurais la possibilité de poster le chapitre 7...