Salut ! Je suis de retour pour un nouveau chapitre :) ! Je sais que je suis très irrégulière dans mes publications et je vous présente mes excuses pour ça, je pense que je n'arriverai jamais à respecter les délais ^^'
Je suis en semaine de révision de bac et je dois avouer que ça prend pas mal de temps, mais j'ai sacrifié quelques minutes pour vous offrir ce chapitre, très court malheureusement...
Pour ce qui est du blabla, c'est toujours le même :

Disclamer : Harry Potter appartient à J.K. Rowling, hors mit les personnages de Willow et Gwaine qui sont de mon fait.

Pairing : Drarry

Rating : K+

Résumer des derniers chapitres : Le Vif d'Or s'est éteint au terme du jeu de l'Epiphanie, laissant Harry et Drago sans excuse pour continuer à se côtoyer outre mesure. Déclarés vainqueurs avec leurs 710 points, ils sont cependant tristes et abattus malgré la liesse qui s'élève parmi les sorciers de leurs maisons. Comprenant que leur petite tricherie n'a pas eu l'effet escompté, Minerva et Horace décident de mettre en place un nouveau plan afin de rapprocher les deux jeunes gens.


Chapitre VIII

Le secret des Rois


Drago ne bougeait pas, absolument impénétrable à la joie ambiante et à l'agitation de ses congénères Serpentards. Son regard, plongé dans le vide, était vitreux et flou, et son visage restait impassible, sans une once d'émotion, quelle soit positive ou pas. Blaise l'observait du coin de l'oeil, inquiet de la tournure que prenaient les choses. Si Drago persistait à se morfondre dans sa solitude, il détruirait toute sa progression sur le chemin qui le mène à Harry et finirait par reculer. Et d'après ce qu'il voyait, son ami avait dors et déjà commencé à faire un pas en arrière. Il allait falloir qu'il s'en mêle, et l'aide de Weasley serait plus que bienvenue. Pansy quant à elle, n'avait pas la moindre idée du pourquoi du mutisme inhabituel de son voisin de table. Mais jetant quelques œillades indiscrètes, elle put apercevoir la main de Drago, plongée dans sa poche, semblant jouer de façon inconsciente et machinale avec un quelconque objet qui s'y trouvait. C'est donc en plantant ses yeux dans ceux de Blaise, qu'elle tenta de comprendre les tenants et les aboutissants du comportement plus qu'inquiétant de son ami. Mais Zabini, en meilleur ami qu'il était, lui signifia clairement qu'il ne ferait même pas semblant de lui expliquer. Cependant, c'était bien mal connaître Pansy Parkinson que de croire qu'elle s'en contenterait. Et grand bien leur faisait de croire le contraire, mais la jeune femme était loin d'être l'immense cruche qu'on voyait en elle. Et nul doute y avait-il dans son esprit, que toute cette histoire avait un lien avec l'étonnement blasé : Harry Potter. Car d'aussi loin qu'elle s'en souvenait, tous les états d'âme de son insupportable ami Sire Drago Lucius Malefoy premier du nom, avait toujours eu un rapport avec Saint Harry James Potter, sauveur du monde sorcier de son état. Et d'aussi loin qu'elle avait eu l'occasion d'observer, l'existence du Survivant n'avait jamais été aussi importante pour quelqu'un que pour Drago. Certes, Voldemort avait eût son mot à dire sur le sujet pendant un certain temps, mais jamais, contrairement à Drago, le Lord Noir n'avait fait de quiconque sa priorité. Et cela, son ami ne l'avait probablement jamais réalisé de lui-même, mais Harry Potter était sa priorité. Battre Harry Potter, évincer Harry Potter, ridiculiser Harry Potter, piéger Harry Potter, éliminer Harry Potter. Ce nom était pour Drago l'obsession qui lui avait donné la force de faire face à toute la haine que le monde lui crachait au visage. Car l'univers pouvait bien s'écrouler, si Drago pouvait se mesurer à Harry, alors les choses finiraient par s'arranger. C'était un détail que Pansy avait deviné depuis bien longtemps. Harry Potter était la bouée de sauvetage de Drago Malefoy. Son point fixe. Il était donc de l'ordre de l'évidence qu'en ce moment précis, alors que Malefoy ne voyait même pas Goyle piocher dans son assiette, son état lamentable soit dû d'une quelconque façon à celui, tout aussi déplorable, dans lequel se trouvait Potter. Et liés pour liés, ni l'un ni l'autre ne semblait avoir la force de se réjouir de leur victoire.

- Harry, ça va ? demanda Hermione, très concernée par l'état de son meilleur ami.

Le susnommé mit quelques longues secondes à réagir, et sans même faire l'effort de lever les yeux vers elle, il répondit par une autre question.

- 'Mione. Ron et toi, vous vous racontez tout, pas vrai ? dit-il.

Hermione, d'abord surprise par le changement de sujet impromptu, se mordit la lèvre par anticipation. Elle savait parfaitement où tout ceci allait les mener. Fort heureusement, personne ne semblait les écouter.

- Oui, en effet.

- Alors j'imagine que vous vous partagez les secrets qu'on vous confie, non ?

Hermione ferma les yeux quelques secondes. Il était évident que cette conversation devait avoir lieu à un moment ou à un autre.

- Oui.

- Alors Ron t'as certainement parlé de ses conversations avec Drago, s'engagea le Sauveur.

- Harry, s'il te plaît...

- Non Hermione ! Ne fais pas ça je t'en prie ! Je... J'ai besoin de comprendre. Je ne comprends plus rien, je suis perdu. Je suis perdu Hermione ! Je n'arrive pas à voir ce qu'il faut voir, je n'arrive pas à saisir la façon dont il réfléchit. Tout ce qu'il fait est dénué de sens, tout ce qu'il dit a l'air d'être précisément pensé, mais rien n'est cohérent dans mes oreilles. Pourquoi est-ce que je ne comprend pas, Hermione ? Pourquoi est-ce que je suis le seul à ne pas comprendre ce que veut Drago ?

Harry semblait au bord de la crise de nerfs, plus chamboulé et perdu que ce fameux jour à Pré-au-Lard, où la triste vérité sur Sirius Black lui avait été révélée involontairement. Et si il y avait bien une chose dont Hermione avait horreur, hors mit la façon qu'avait Ron de dévorer les cuisses de poulet, était de voir Harry dans cet état.

- Très bien. Je vais tout t'expliquer. Mais s'il te plait Harry, réfléchit bien avant de faire quoi que ce soit. Il ne s'agit pas que de moi ou de Ron dans cette histoire. Tes actions peuvent en atteindre d'autres. Drago et toi y comprit.

Harry acquiesça, déjà quelque peu soulagé de savoir qu'il allait enfin découvrir le mystère caché derrière le comportement de Drago Malefoy. Hermione prit donc une grande inspiration et commença son récit.

- C'est arrivé au début des vacances, apparemment. Tu étais parti avec Luna à Pré-au-Lard pour acheter tes cadeaux de Noël. Ron était resté dans la Grande Salle pour jouer aux échecs version sorciers, comme il le fait toujours. C'est là que Malefoy est venu le trouver.


Deux semaines auparavant

- Vas-y ! Écrases-lui sa grosse tête de troll ! Détruis-le !

Ron Weasley était assit à la table quasiment vide des Serdaigles, juste à côté de l'immense sapin qui surplombait la Grande Salle, et entraînait visiblement les pièces de son échiquier à faire preuve de la violence la plus barbare. Et d'après les hurlements guerriers qu'il poussait sans aucune retenue, tout cela paraissait dans l'optique de pouvoir enfin mettre à Harry la raclée qu'il méritait au jeu du projectile. Il s'affairait donc depuis une bonne heure à l'éducation sauvage de sa reine blanche, trouvant aux chaises de nouvelles utilisations encore inexplorées, lorsqu'on vint l'importuner avec des questions ou des remarques certainement sans grand rapport avec son activité. Il se retourna donc afin d'exprimer son envie de rester seul dans l'immédiat -son entraînement était d'une importance capitale et de nature top secrète- mais il s'étrangla une fois l'identité de l'importun mise à jour. Car devant lui se tenait bel et bien le plus Poufsouffle des Serpentards (selon ses propres observations), le bien nommé Drago Malefoy.

- Dégages Malefoy, j'ai pas envie de jouer à la gue-guerre avec toi maintenant, dit alors Ron.

- J'ai besoin de ton aide, Weasley.

Et alors que Ron s'était déjà imaginé pouvoir retourner à ses occupations, la surprise mêlée à une légère pointe d'orgueil lui coupa la respiration et le bloqua dans ses mouvements.

- Tu as besoin de QUOI ? demanda-t-il, comme pour confirmer ce qu'il venait d'entendre.

- Ne me fais pas répéter Weasmoche. J'ai besoin de ton aide !

- Si tu crois que c'est en t'adressant à moi de cette manière que tu vas obtenir ce que tu veux...

Drago sembla réaliser sa méprise puisqu'il se rattrapa aussi bien qu'il le pu.

- Désolé. Écoutes Weasley, j'ai besoin de l'aide d'un Gryffon, mais Poudlard entier me fuit comme la peste. Je m'adresse à toi en dernier recourt.

- Pourquoi moi ? Harry pourrait parfaitement t'aider aussi. T'aurais pas besoin de le prier beaucoup pour le convaincre de te rendre service.

- Potter ne peut m'être d'aucune aide dans le cas présent. Tu es le seul qui puisse encore m'aider... S'il te plaît.

Cette fois-ci, ce fut trop pour Ron qui ne réalisa même pas que l'échiquier continuait de jouer sans lui. L'air de Drago était semblable à celui d'un enfant perdu qui cherche ses parents des yeux, au bord des larmes. Aussi, perdu dans son observation fascinée de ce visage à la fois si semblable à Drago et si différent, Ron ne parvint pas à répondre tout de suite au Serpentard qui se tenait debout face à lui.

- C'est pour te venger de ces 6 dernières années que tu me laisses poireauter ? demanda Drago, amer.

- Hein ? Non ! Non ! Je suis juste...

- Surprit ?

- C'est peu dire ! Je veux dire, un Malefoy n'a-

- Jamais besoin d'aide et surtout pas de celle d'un Weasley, acheva Malefoy.

Ron fit la moue un instant. S'il continuait sur cette voie, le gentil blondinet pourrait bien aller se faire voir.

- Je te remercie pour la petite touche personnelle, dit-il.

- C'est ce que mon père aurait dit, continua cependant Drago. Mais tout ce que mon père dit n'a jamais fait que nous porter préjudice à ma mère et moi. La fierté des Malefoy n'a plus lieux d'être depuis la guerre. Pas après ce que nous sommes devenus. En grande partie grâce à mon père.

Le jeune roux n'en revenait pas. Drago avait fait preuve de plus d'humilité au cours de cette minute qu'au cours des 6 dernières années réunies. Il ferma alors la bouche, qu'il avait ouverte sans s'en rendre compte devant ce fabuleux prodige, et invita son importun à s'asseoir à ses côtés sur le banc des Serdaigles.

- T'as l'air d'avoir vraiment besoin d'aide... dit-il comme une évidence.

- Ne te méprends pas Weasley, je ne suis pas aux abois ! répondit Malefoy, irrité par la remarque.

Mais il était déjà trop tard. Ron avait bien comprit ce que cachait vraiment l'orgueil de Drago. Son coeur, dont il avait douté un jour qu'il en eût bien un, était plus sensible qu'il n'y paraissait et le Serpent savait faire preuve de sincérité -il l'avait démontré- lorsqu'il en avait réellement besoin. Et Ron ne doutait pas qu'il s'agissait peut-être là de l'une de ses premières tentatives de sincérité ; il était sage de penser que les occasions de se montrer sincère parmi les Serpentards étaient quelque peu inexistantes. Malgré tout, tel que cet adage Moldu le disait si bien : Chassez le naturel et il revient au galop ! Malefoy avait beau savoir comment se montrer sincère, 18 ans d'humeurs feintes et de malhonnêteté quotidienne avaient assurément forgé le jeune homme d'une bien mauvaise façon, n'en déplaise à ceux qui avaient vécu dans un environnement avantageux qui leur avait offert le choix sur le sujet. Car bien qu'il ne pouvait supporter Drago, Ron savait que le choix de son éducation n'avait été donné ni à lui ni à sa mère. Et lorsque l'on savait un tant soit peu qui était Lucius Malefoy, la colère ressentie vers son fils était tout de suite moins ardente et vivace. Les Weasley avaient eux-même déjà subit les caprices de leurs parents -surtout de Molly- à une échelle différente, et Ron, se remémorant parfaitement son calvaire, n'osait même pas imaginer celui de Drago au sein d'une famille qui ne se comportait pas comme telle. Il regarda Drago encore un instant avant de reprendre la parole.

- Bon, raconte. Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il avec une curiosité mal dissimulée.

Drago eût un rictus contrarié. Pourquoi fallait-il que seul ce rouquin de seconde zone soit capable de lui porter assistance ? Par Merlin, il sentait qu'il allait le regretter. Cependant, il se lança tout de même.

- J'ai besoin d'une information, dit-il.

- Une info ? Vraiment ? Tu ne peux pas la trouver tout seul ?

- Non je ne peux pas, sinon je ne serait pas venu te voir Weasley. Je ne peux pas obtenir cette info tout seul. Elle est inaccessible.

- Inaccessible ? Quel genre d'information peut bien être inaccessible à un Malefoy ?

Ron n'eût pas le temps de réaliser sa méprise puisque Drago lui répondit avec amertume.

- Beaucoup de choses sont hors de ma portée aujourd'hui, spécialement parce que je suis un Malefoy, Weasley, dit-il en insistant lourdement sur le nom de Ron, qui était désormais synonyme d'héroïsme et de courage aux oreilles du monde sorcier.

- Désolé, c'est pas ce que je voulais dire. Mais vous avez une certaine fierté et je m'étonne de te voir si défaitiste.

- Peu importe. J'ai l'habitude maintenant. Quoi qu'il en soit, cette information ne m'était pas accessible avant, et ne l'est pas davantage aujourd'hui, expliqua Drago.

- Ouah ! Ça fait un bail que tu la veux cette info ! s'étonna Ron. Mais si tu ne peux pas l'avoir, comment moi je pourrais ?

- Weasley... commença Drago, abattu par tant de bêtise. Hors mis notre naissance, qu'est-ce qui nous différencie toi et moi ?

- Notre... famille ? tenta Ron.

- A part notre naissance, j'ai dit ! Stupide Gryffondor...

- Nos maisons ! réalisa-t-il alors.

- Bravo ! répondit Drago, atterré devant l'air fier qu'arborait Ron.

- Alors c'est une info sur un Gryffondor que tu cherches ?

Drago ne répondit pas. Mais son expression renfrognée en disait assez. Ron réfléchît alors un instant avant de sauter de joie et d'excitation sur son banc.

- Harry ! hurla-t-il.

Malefoy sursauta d'effrois. Jamais il n'aurait cru que Weasley puisse comprendre par lui-même et encore moins qu'il le hurle en plein milieu de la Grande Salle.

- Tais-toi ! dit-il avec angoisse. Le ferme !

- Ah ! Je le savais ! C'est Harry !

- Comment as-tu su ? Vous, les Gryffondor, vous êtes sensés être stupides !

- Ce n'est pas bien compliqué à comprendre. Même Graup aurait deviné. Jamais aucun autre Gryffondor que lui n'a excité ton intérêt. En fait, jamais aucun autre sorcier n'a attiré ton attention. Il s'agit toujours de Harry, dès lors qu'il est question de tes intérêts.

Le Serpentard resta bouche-bée un instant. Sa méprise avait été grande et risquait de devenir fatale. Il aurait mieux fait de se taire.

- Donc c'est bien ça, affirma Ron. Tu veux une info à propos de Harry.

Drago acquiesça avec méfiance.

- Vas-y, demande-moi ce que tu veux.

Bien que son stress soit parfaitement maîtrisé et invisible aux yeux de son vis-à-vis, Drago paniquait au plus haut point. Mais, prenant son courage à deux mains, -chose exceptionnelle lorsqu'on y songeait- il se lança.


Harry était tellement plongé dans le récit d'Hermione qu'il paniqua presque en réalisant qu'elle avait finit. Et bien-sûr, il fut extrêmement déçu de ne pas avoir connaissance de la conclusion. Il était quand même le sujet principal de la conversation ! Que pouvait-il bien y avoir à son sujet de suffisamment important pour que Drago ravale sa fierté devant Ron ?

- Désolée Harry, je n'en sais pas plus, lui assura Hermione. Ron m'a promit de tout me raconter une fois que cette histoire serait finie, mais il a voulu garder le secret pour l'instant.

Harry regarda son amie, perdu. Maintenant, il voulait vraiment savoir ce que toute cette histoire cachait. Et si Ron ne voulait pas le lui dire, qu'à cela ne tienne, il le découvrirait par lui-même.


Je sais que c'est un chapitre très court, mais j'espère qu'il vous a plu. J'essayerai de faire au mieux pour vous donner la suite le plus rapidement possible =)