CHAPITRE 16 : Androméda à Sainte Mangouste
Teddy sentit ses deux pieds heurter le sol. Le tourbillon qui l'avait enveloppé devint plus net et il vit des murs peints en blanc, un carrelage jaune pâle très brillant, des chaises dans un coin de la pièce, un comptoir avec une vieille femme à l'air aigri derrière. Déstabilisé par le transplanage, il tomba assis par terre. La tête lui tournait. Il ouvrit grand la bouche mais fut incapable de prononcer le moindre mot. Devant lui, se tenait le professeur Rockwell. Celui-ci lui tendit la main pour l'aider à se relever.
« Je suis désolé Monsieur Lupin mais je ne pouvais pas vous laisser argumenter toute la journée.
_ Vous… vous m'avez pris par surprise !
_ Je le confesse oui et je m'en excuse. Mais c'était le seul moyen de vous faire transplaner. »
Le garçon était partagé entre la peur et la colère. Dans le doute, il fut incapable de se décider et finit par tendre la main à son tour pour attraper celle de son professeur et se relever.
« Je ne suis pas votre ennemi, dit Rockwell. Je n'ai pas dans l'intérêt de vous martyriser ou de vous faire du mal.
_ Vous connaissiez ma mère. »
L'homme eut un sourire et Teddy décela comme une vague note de nostalgie dans son regard. Il n'eut malheureusement pas le temps de lui poser les questions qui lui venaient à l'esprit, Harry apparut subitement à côté d'eux dans une détonation qui fit trembler l'air. Il fit face à l'ancien Auror.
« Ne vous avisez plus jamais de nous faire un coup comme ça ! »
Il avait l'air très en colère. Teddy n'était pas sûr de bien comprendre pourquoi. Rockwell fronça les sourcils.
« Il fallait couper court à la discussion, non ? Il faut savoir agir en temps et en heure parfois et cesser de tergiverser. Je pensais que vous, plus que quiconque, le saviez. »
La colère fit place à la fureur sur le visage d'Harry. Ses traits se crispèrent subitement et il s'approcha de Rockwell au point que leurs visages se touchaient presque.
« Ne vous occupez pas des affaires de ma famille, Diogène. Vous n'avez pas à venir fourrer votre nez dans nos histoires. »
L'ambiance était très tendue, presque électrique. Teddy intervint. Il attrapa son parrain par le poignet.
« Ça va Harry.
_ Ne te mêle pas de ça, Teddy, ça ne te regarde pas. »
Mais le contact visuel avait été rompu, Harry s'étant tourné vers son filleul pour lui parler. Rockwell avait reculé de quelques pas. Il adressa un peu sourire au garçon et disparut.
« Je n'ai pas envie que tu te disputes avec lui. C'est mon professeur préféré. Et mon directeur de maison. »
Harry renifla.
« Tu devrais te méfier de lui. Je ne le sens pas ce type.
_ Il est ok, je te garantis. Il ne va pas me poser de problème.
_ J'espère bien. »
Ils se dirigèrent vers les ascenseurs. Le moment n'était pas à la dispute. Teddy avait hâte de voir sa grand-mère et de se tenir auprès d'elle. Elle ne pouvait pas réellement être malade n'est-ce pas ? Il fallait qu'elle s'occupe de lui et puis il ne voulait pas qu'elle parte, il ne voulait pas devoir faire sans elle, c'était trop difficile. C'était sa grand-mère et d'aussi loin que remontaient ses souvenirs, elle avait toujours été auprès de lui. C'était injuste que des gens comme elle soient malades.
Ils s'engouffrèrent dans une cabine et Harry appuya sur le bouton de l'étage qui les intéressait.
« Pourquoi est-ce que ce n'est pas Neville ton professeur préféré ? »
Teddy haussa les épaules. L'ascenseur s'ébranla et il sentit un chatouillement au niveau de son nombril. Ce n'était pas une sensation très agréable mais pourtant elle l'amusait chaque fois qu'il utilisait ce moyen de locomotion à tel point que lorsqu'il était enfant il réclamait toujours des ascenseurs, même lorsqu'il n'avait que quelques marches à monter.
« Je ne sais pas. Mais je l'aime bien quand même hein.
_ J'aurais aimé avoir un professeur comme lui.
_ Il est très bien. Mais ce n'est pas celui que je préfère. »
Harry avait l'air déçu et Teddy soupira. Il savait qu'il était très ami avec le professeur Londubat. Il s'était probablement imaginé qu'il serait son favori. Ce n'était malheureusement pas le cas. Il aurait bien voulu se forcer, au moins histoire de lui faire plaisir, mais ce n'était pas possible. Il aimait bien la botanique, il avait même de bonnes notes en la matière, et les cours étaient intéressants. Il appréciait le professeur, savait que ses leçons se passaient toujours dans le calme et le respect, il avait assez d'autorité pour canaliser ses élèves les plus dissipés. Mais ce n'était pas ses cours qu'il aurait choisi en priorité. Il préférait Rockwell. Lui, quand il parlait, quand il expliquait quelque chose, on sentait qu'il en avait l'expérience, qu'il savait ce qu'il disait et ce au sens le plus profond. Il avait vu des choses. Certes, le professeur Londubat aussi. Teddy savait qu'il avait combattu auprès de Harry. C'était lui qui avait tué le célèbre serpent de Voldemort et il avait été présent lors de la confrontation au département des mystères.
Mais il était trop gentil peut-être. En tout cas, quelque chose faisait que Teddy préférait devenir Auror à botaniste.
La cabine s'immobilisa dans une petite sonnerie avant que Harry ne puisse poser d'autres questions sur le sujet et Teddy s'en sentit soulagé. Il n'avait pas envie de poursuivre cette discussion. Il ne voulait pas décevoir son parrain mais il ne voulait pas non plus qu'on le force dans ses choix et dans ses préférences.
Ils arrivèrent à l'étage des soins intensifs. Des médicomages et des guérisseuses passaient dans les salles et les couloirs, discutant entre eux avec des mots que le garçon était bien incapable de comprendre. Ils avaient tous l'air si grave et si sérieux que ça en devenait impressionnant. Intimidé, il n'osait pas prononcer le moindre mot et, instinctivement, se rapprocha de son parrain. Celui-ci se rapprocha d'un médicomage qui était planté au milieu du couloir, absorbé dans la lecture de gribouillis sur un carnet de parchemins.
« Excusez-moi, je suis Harry Potter et je viens rendre visite à Androméda Tonks. »
L'homme leva les yeux de son carnet et dévisagea Harry. Il lui fit un petit sourire en guise de salut. Il avait l'air terriblement austère et Teddy se dit qu'un type pareil qui était censé vous soigner vous fichait plus la trouille qu'autre chose.
« Pas de soucis, vous pouvez entrer dans la chambre.
_ C'était surtout pour mon filleul en fait que je demandais. Comme c'est le petit-fils et qu'il n'a que douze ans, je voulais m'assurer qu'il pouvait la voir. »
Le médicomage baissa les yeux sur Teddy.
« Bonjour. »
C'était presque effrayant aussi qu'il lui parle. Il avait des cheveux gris, presque blancs, courts, pas très bien coiffés, et des lunettes qui se perchaient sur le bout de son nez. La monture était rayée de même que le bas du verre de droite. Celui de gauche comportait une grosse trace de doigt.
Le garçon répondit timidement mais la curiosité surpassa son inquiétude.
« Qu'est-ce qui est arrivé à ma grand-mère ? »
L'homme soupira et réfléchit un instant, probablement pour trouver les termes les plus adéquats pour un garçon de son âge.
« Mon parrain dit qu'elle a eu une attaque.
_ C'est ce que l'on pense en effet.
_ Mais vous n'en êtes pas sûr ?
_ Eh bien on sait que si, mais on ne sait pas pourquoi.
_ Mais c'est quoi une attaque ?
_ En fait ta grand-mère s'est mise à saigner dans sa tête. Comme quand tu te blesses sauf que là c'était au niveau de son cerveau. »
Teddy ne mesurait pas toutes les implications de ce que lui disait le médicomage mais il était au moins sûr d'une chose : ce dont souffrait sa grand-mère était très grave.
« Est-ce qu'elle va aller mieux ?
_ En réalité nous n'en savons rien.
_ Vous ne pouvez rien faire pour elle ?
_ On fait tout ce que l'on peut à l'aide de potions et de sortilèges et si jamais quelque chose est susceptible de l'aider à aller mieux, tu peux être sûr qu'on essayera. »
Teddy acquiesça. Les larmes lui montaient aux yeux mais il serrait les poings et se concentrait de toutes ses forces pour les refouler.
« Vous promettez ? »
Le médicomage lui renvoya un grand sourire et lui posa sur l'épaule une main réconfortante.
« Je te le promets, jeune homme. Je m'en occupe personnellement. Et tu sais, je ne suis pas n'importe qui ici, c'est moi le chef du service. »
Teddy acquiesça face à ses paroles rassurantes. Il savait que le médicomage ne lui avait rien promis mais il ne laissait pas tomber sa grand-mère. Et si jamais il ne pouvait vraiment rien faire, au moins il aurait essayé.
« Vous pouvez aller la voir. »
Ils entrèrent dans la chambre. L'hôpital Sainte Mangouste comportait des dortoirs pour les malades non contagieux et des chambres privées pour ceux qui avaient besoin d'un peu plus d'intimité ou de calme. Androméda avait été installée dans une pièce qu'elle occupait toute seule. L'endroit était assez petit mais il n'avait pas besoin d'être grand. Le lit occupait la majeure partie de la pièce. Juste à côté, il y avait un établi avec plusieurs fioles plus ou moins pleines. Tout au fond, une grande fenêtre amenait la lumière du jour mais les rideaux étaient en partie tirés, plongeant le tout dans une semi-obscurité confortable.
Teddy se précipita vers la forme allongée sous les couvertures.
« Mamy ! »
Il prit sa main entre les siennes. Il s'était attendu à la voir reliée à des tas de tuyaux et de poches de diverses couleurs comme dans les hôpitaux moldus – qu'il avait visité une fois avec sa tante Hermione lorsqu'elle était allée voir sa mère – mais elle n'avait qu'une perfusion et rien de plus. Sa peau était chaude. Il lui caressa la main.
« Est-ce qu'elle m'entend ? demanda-t-il à Harry.
_ On ne sait pas. Mais tu peux toujours essayer de lui parler. Je suis sûr que ça lui fera du bien. »
Teddy ne savait pas vraiment quoi dire mais il ne voulait pas non plus partir sans avoir émis le moindre son. Si sa grand-mère pouvait l'entendre alors il voulait lui dire quelques mots. Il se pencha en avant pour déposer un baiser sur son front.
« Reviens vite mamy, tu me manques. J'ai besoin de toi. J'ai envie que tu sois là. »
Ils quittèrent la chambre à peu près une heure plus tard et prirent le chemin des transports en commun moldus afin de retourner jusqu'au Square Grimmaurd où Harry et Ginny s'étaient installés.
« Qu'est-ce que je vais devenir maintenant ? demanda Teddy après avoir pris place dans le train. Je ne peux pas rester tout le temps à Poudlard. Je crois que c'est interdit.
_ Tu ne vas pas rester tout seul voyons. Je suis ton parrain. Tu vas venir à la maison.
_ Tu… tu veux dire que je vais venir habiter chez toi avec Ginny et James et Albus et Lily ? »
Harry fronça les sourcils. C'était étonnant comme cette conversation lui rappelait celle qu'il avait eue bien des années auparavant avec Sirius, dans le parc de Poudlard, quelques minutes seulement avant que Lupin ne se transforme en monstre et ne cherche à les dévorer vifs. Il comprit tout à coup cette réflexion de son propre parrain « si tu le souhaites bien entendu ». Peut-être que Teddy n'avait pas envie de venir vivre chez lui. Peut-être qu'il préférerait aller ailleurs comme dans une structure spécialisée. Il le dévisagea un court instant et constata que son filleul était devenu rouge écarlate.
« Ça te plairait ?
_ Oui ! Beaucoup !
_ Parfait ! On pourra profiter des vacances pour ramener tes affaires à la maison. Comme tu as déjà ta chambre, on n'a même pas besoin de te faire une place.
_ Les vacances ? »
Teddy sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine.
« Oui, rit Harry. Tu sais, après tes examens, ces deux semaines où tu n'as pas de cours et où tu peux t'amuser et dormir le matin. Eh bien ce sont des vacances.
_ Mais… je… comme personne n'en a parlé j'ai dit au professeur Starlight que je restais à Poudlard. »
Le survivant fut soufflé. Il ne s'était pas attendu du tout à cette réponse.
« Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? Si Androméda n'était pas tombée malade elle serait venue te chercher à King's Cross, tu le sais bien. »
Teddy baissa les yeux, contrit et surtout honteux. Il avait suffi d'un petit moment où il n'avait pas le moral pour faire une bêtise. Il balança ses jambes dans le vide. Derrière la fenêtre, le paysage urbain défilait à toute vitesse.
« Je ne sais pas. »
Harry se leva pour venir s'asseoir à côté de lui. Il lui passa un bras autour des épaules.
« Teddy, tu fais autant partie de la famille que n'importe qui d'autre autour de toi des Weasley ou des Potter.
_ Tu crois ?
_ J'en suis certain. Si tu ne veux pas vivre avec moi tu peux aller avec Hermione et Ron ou George et Angelina, tu peux même aller avec Bill et Fleur si tu préfères ou Arthur et Molly. Ou même Charlie. Personne ne dira non.
_ Tu en es sûr ?
_ Catégorique.
_ Qu'est-ce que je vais faire pour les vacances alors ?
_ Ne t'en fais pas pour ça, je vais m'en occuper avec le professeur Stone. Je lui dirai qu'il s'agit d'une erreur et puis c'est tout. »
Ils arrivèrent à destination alors que la nuit était en train de tomber. L'hiver approchant à grand pas, non seulement le froid devenait de plus en plus mordant mais encore en plus l'obscurité faisait son apparition de plus en plus tôt.
Dans l'ancienne maison des Black, rénovée et re-décorée pour que les Potter puissent s'y installer, il faisait bon chaud. Dans le hall de l'escalier près de l'endroit où avait jadis trôné le portrait de Walburga et où Harry et Ginny avaient accroché une immense photo de Poudlard, se trouvait maintenant un grand panneau avec des photos de toute la famille. N'ayant pas eu l'occasion de vivre ce genre de chose avec son oncle et sa tante, Harry avait insisté pour que le terme « famille » prenne un vrai sens.
« Les Weasley m'ont adopté, disait-il souvent, et ils comptent pour moi bien plus que ceux qui me sont liés par le sang. »
Evidemment, il ne faisait pas allusion à ses enfants, tout le monde l'avait compris. De la cuisine, montait une délicieuse odeur de viande en train de mijoter et des voix montaient jusqu'à eux. Ils se débarrassèrent de leurs manteaux et descendirent.
Ginny était en train de cuisiner et Ron était assis à la table, près d'elle, une bouteille de bièraubeurre. A côté d'eux, Lily, âgée de deux ans, s'amusait à taper sur la table avec une licorne en bois dont il manquait une aile et une patte. Dès qu'elle vit entrer son cousin, elle lâcha son jouet et courut se jeter dans ses bras. Elle semblait avoir grandi depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus, ou peut-être était-ce les couettes que Ginny lui avait faites.
« Alors Ted, s'écria Ron en lui ébouriffant les cheveux, tu vas venir t'installer ici ?
_ Oui oncle Ron, Harry disait que je pourrais. »
Il se tourna vers Ginny pour la consulter du regard, craignant au fond de lui qu'elle ne confirme pas et même qu'elle lui dise qu'elle n'avait pas très envie d'avoir un quatrième enfant à la maison. Mais celle-ci souriait également.
« Demain Harry te raccompagnera à Poudlard mais ce soir tu vas dormir à la maison. »
Lily poussa un cri de joie qui attira les deux garçons, âgés de six et quatre ans, qui arrivèrent en déboulant. Eux aussi furent ravis de découvrir leur cousin. Mais la joie du cadet disparut rapidement lorsque sa mère lui adressa un froncement de sourcils.
« Albus, où sont tes lunettes ? »
Le petit garçon fit la moue.
« Tu sais ce qu'a dit le médicomage, tu dois les porter tous les jours. Sinon tu vas avoir mal à la tête.
_ Mais j'aime pas ! cria le petit. James dit que j'ai l'air d'un serpent à lunettes. »
L'aîné tenta de cacher son rire derrière sa main mais il ne passa pas inaperçu.
« Ce n'est pas très malin, le gronda Harry. Et si ça se trouve, toi aussi tu en auras besoin. Je te signale que mon père avait des lunettes lui aussi. Et puis ce n'est pas une tare que je sache. Lui et moi on a joué tous les deux au Quidditch et on était très bons. »
Ron termina sa bièraubeurre et se leva en s'étirant.
« Comme quoi, souffla-t-il, il n'y a bien que Percy qui ne soit une vieille chouette à lunettes. »
L'expression fit rire les enfants et Ron fila avant que sa sœur ne le dispute. Albus, lui, fut forcé d'aller chercher ses lunettes et de les enfiler. Derrière les verres, Teddy avait l'impression qu'il louchait un peu mais il ne savait pas si c'était exprès ou non.
Ils s'installèrent pour dîner.
« Peut-être que demain je pourrai aller à Poudlard avec Teddy, demanda James avec les yeux brillants d'intérêt. Ce serait trop bien !
_ Ce n'est pas possible, répondit Harry. Et puis tu as école demain.
_ Mais on fait des maths et de la géographie et même de l'anglais ! C'est nul ! Je veux lancer des sortilèges moi et avoir ma baguette. »
Mais ses parents furent intraitables.
« Tu ne manges pas tes légumes, Teddy ? demanda Ginny en voyant qu'il avait boudé ses courgettes.
_ Je n'aime pas trop ça.
_ Ah oui ? Eh bien puisque tu vas vivre avec nous je te garantis que tu vas devoir te plier aux règles de la maison. Et ici, on ne gaspille pas ses légumes. (Elle se tourna tout à coup vers Albus dont les verres de lunettes étaient maculés de sauce). Et c'est valable pour toi aussi ! »
Le soir venu, le garçon retrouva avec plaisir le lit dans la chambre qui lui était réservée mais malgré la fatigue, il ne parvint pas à s'endormir immédiatement. Il avait beau ressasser sans cesse dans sa tête les paroles du médicomages comme quoi s'il y avait un quelconque espoir pour aider sa grand-mère alors ils feraient tout leur possible, il s'inquiétait tout de même beaucoup pour elle. Et si elle mourait ? Il adorait Harry et ses cousins et cousines, ses oncles et tantes, mais sa grand-mère était sa plus proche famille. Il avait envie qu'elle soit éternelle, qu'elle soit toujours là auprès de lui et maintenant qu'elle ne pouvait plus lui parler, non seulement il regrettait de ne pas lui avoir envoyé plus de courrier depuis sa rentrée à Poudlard mais encore en plus, il ressentait vivement le manque.
Lorsqu'il finit par fermer enfin les yeux, la nuit était bien avancée.
