Et voilà, une nouvelle drabble !
Pour écrire, et donc laisser voguer mes doigts sur le clavier pour celle ci, j'ai écouter le laissé allé, d'autres doigts, sur un tout autre clavier : Une interpretation de la Lettre à Elise. Je vous met donc je vous met donc le lien, en espérant que votre lecture collera avec la musique, ou au moins que vous verrez quel moment corresponds au quel ! ^^
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(Pensez à enlever les espaces ! )
Le mot du jour est « pianissimo ».
Voilà voilà ^^ Bonne lecture, et profitez bien !
Edward rentrait, furieux chez lui, talonné de près par Alice. D'un geste rageur, il lança son sac sur un des fauteuils, et son pas hargneux se dirigea vers son grand piano noir. Alice, elle, le suivait, sans rien dire, en étant incapable. Elle s'installa sur le canapé, et garda le silence. Son frère n'avait pas besoin d'elle, il fallait qu'il se calme.
Edward lui, installa ses doigts sur le piano, et se mit à jouer, furieux, contre lui, contre Elle, contre eux. Ses doigts se mirent à jouer La Lettre à Elise, et il y mit tout son cœur. Les notes s'envolèrent, traduisant le mal être de l'adolescent, devant les brimades que ces idiots faisaient subir à sa douce. Les notes se firent aussi rageuses que lui même, rapides.
Ses mains glissaient, encore et encore sur le piano, tandis qu'Alice fermait les yeux. Lui, avait oublié sa présence il ne pensait plus qu'à sa belle. Il ne voulait plus que son cœur à Elle saigne. Plus jamais. Elle était trop belle pour ça. Beaucoup trop. Elle ne méritait pas cela. Tellement pas. Alors pourquoi ils lui faisaient subir tout ça ?
Edward se concentra. La belle avait encore pleuré à cause d'eux. A cause de leurs insultes. Ses notes, restèrent furieuse, mais se firent frustrées. Il ne pouvait, absolument rien faire, contre tout ça. Pourquoi ? Parce qu'elle était la fille du Sherif, petite et maladroite, un peu ronde, impopulaire. Et lui, il l'était populaire. Alors il se taisait.
La musique s'envola, plus douce. Il la revoyait, dans sa robe bleue, le jour du bal, seule, dans son coin. Mais Elle était venue tout de même. Il ne voyait qu'Elle, tant Elle était belle. C'était la plus belle, a ses yeux, dans son cœur.
Les notes se refirent frustrées. Il ne l'aurait jamais. Il ne pourrait pas. Pourtant il l'aimait. Il se calma. Tenta du moins. Ses doigts se firent doux sur les touches noires et blanches. Son cœur battit plus fort.
Il l'aimait, depuis le début. Il finirait par passer au delà de tout ça. Et il l'aurait, sa Bella. Alors tout doucement, ses doigts se firent doux, encore plus, et il termina, en pianissimo, la musique. Au diable les gens. Il n'avait besoin que d'elle...
