Ouachtedeu ça c'est de l'absence prolongée. J'ai pas encore reçu de #CaFaitTantDeMoisJulia donc pour le moment ça va :33

Voilà donc le fameux chapitre 4! Dans ce chapitre il va y avoir des lieu et des images décrites: elles ont été dessinée par moi même sur mon twitter Julia_Lutecia alors hésitez pas à aller voir histoire de bien vous plonger dans le contexte et dans l'ambiance.

J'espère que vous me pardonnerez pour cette absence, je suis vraiment désolée, je vous aime, calin *coeur*


Le Hippie recula. Elle... La fillette... il ferma les yeux et secoua la tête... Que... Mais lorsqu'il les rouvrit, il cru un instant avoir rêvé, car Sara s'était relevée et avançait vers lui, sourire de nouveau aux lèvres et démarche sautillante. Elle passa près de lui comme si de rien n'était et tourna au bout du couloir, vers le salon. Une fois qu'elle eut disparue de son champ de vision, il reporta son regard sur le rebord de la fenêtre où elle s'était tenue quelques instants plus tôt.

Il s'était drogué pendant des années et des années, et il avait toujours mit son incompréhension du monde extérieur sur le compte des doses impensables qu'il ingérait en permanence, à moins que ce ne soit le contraire. Toujours est-il qu'aujourd'hui, aujourd'hui, il était clean, depuis des mois il avait pas touché à un gramme de coke, à une seringue d'héro... il était clean... Et il ne comprenait pas, il avait eut l'impression d'avoir eu une hallucination l'espace d'un instant... Elle avait eu l'air tellement... irréelle.

D'un geste brusque, et sans même s'en rendre compte, il tira le rideau avant de tourner la talons. Ses pas étaient absorbés par la moquette. Lorsque l'obscurité du corridor fit place à la clarté nouvelle de la pièce à vivre, il retrouve le tableau qui s'était installé chez eux depuis deux jours. Celui d'une fillette jouant sur le tapis avec un Geek très fraternel et protecteur. D'un pas lent, il se rapprocha d'eux et s'assit en tailleur près du Geek.


Minuit et quelques minutes, tandis que la capitale de l'Occident s'endormait, dans un petit bureau confidentiel sous les combles, dans la lumière à peine perceptible d'un rayon de lune, un homme était pensif. Les mains croisées sur son bureau, il fixait la carte qui tapissait le mur en face de lui. L'Occident. L'Occident, tout un hémisphère, des dizaines, des centaines de peuples rassemblés sous sa coupe, sans le creux de sa main… la moitié d'une planète régie par sa seule volonté. Quoi qu'il veuille faire, il le pouvait. Un harem ? D'accord, on le place là, on le remplit, on a le droit, on a tous les droits… Une rébellion quelque part ? On envoie l'armée, elle est gentille l'armée, elle est de notre côté l'armée…

Le vieil immeuble était une cachette assez inhabituelle pour un grand homme comme lui, mais il aimait se fondre dans la masse, être voisin de ses sujet, sans que ceux-ci ne le sachent, et sortir à la nuit tombée, alors qu'ils se terraient tous derrières leurs volets fermés. La charpente craqua, sans pour autant perturber l'homme, toujours impassible. Son pouls était calme, lent. Minuit 27. Il était l'heure. L'heure d'y aller, on l'attendait. Se levant doucement, il saisit d'un geste las son manteau élimé qui pendait à la patère, et son écharpe sombre, dont il se vêtit prestement. Minuit 28. Il ouvrit la porte de la chambre de bonne et descendit les quatre étages grinçant qui le séparaient de la chaussée. Là une petite et pitoyable voiture noire l'attendait, un homme immense en sortit pour lui ouvrir la porte et la refermer une fois qu'il fut assit. Dans le vrombissement assourdissant du moteur, qui sembla déchirer la nuit, la voiture s'élança sur la route déserte et à travers la fenêtre, l'homme continua le raisonnement qu'il avait commencé en haut, dans son bureau. Il se rappela combien de temps il avait cherché un nouveau nom pour la ville. Sa capitale, il ne pouvait décemment pas lui laisser le même nom, trop de symbolique, alors il avait cherché. Il avait d'abord pensé à Monopolis, mais avec l'Occident, il avait déjà suffisamment pompé sur Starmania. Non, il fallait quelque chose de personnel. Un nom de ville antique, il avait pensé à Babylone, mais le souvenir de la fin tragique de cette glorieuse cité lui avait fait abandonner l'idée. Finalement il avait résolu que c'était drôlement con de choisir un nom antique, étant donné qu'elles avaient toutes mal fini. Quant aux noms de villes déjà existantes, c'était inutiles, il lui faudrait alors en trouver un autre pour remplacé la ville lésée. Non, il avait fallu qu'il trouve quelque chose d'original, qui renvoie une idée de grandeur, une idée d'obéissance aussi, de renouveau... KordoVille ? Trop cliché. Megapolis ? … Non. Et finalement, après avoir tant tourné et retourné la question dans sa tête, il avait trouvé.

Echopolis.

Echopolis, la Cité de l'écho. La cité-état, le nouveau droit commun. Là où sa voix résonnait par dessus les murmures à peine audibles d'un peuple asservit. Là où seule sa voix portait. Il s'était trouvé génial, vraiment génial. Dans la voiture, il eut un rire sec. Paris n'était plus, Echopolis était née. Son ère avait commencé, et elle n'était pas prête de s'arrêter. Il avait complètement remanié la carte du monde. Son empire s'étendait sur trois continents, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie, comptant aussi la péninsule arabique et le Groenland. Dans la toundra sibérienne, la péninsule nord Est des États-Unis et dans la presqu'île hispanique, il avait installé trois grand camp d'entraînement, et en fonction des climats, il formait ses troupes, ces hommes, volontaires ou non, qui était destiné à faire partie de son armée. Au fin fond de l'Alaska, pour compléter l'enfer d'Abismo dans l'ancienne Suisse, il avait fait fortifier une immense prison politique qu'il avait nommé Néo-Bastille (ndla : quitte à pomper Starmania, plagions aussi le Visiteur du futur). Là-bas, perdu au fond du désert de glace du grand nord, ceux qu'il ne pouvait tuer ne l'embêtaient plus. Il avait divisé Son Monde en deux zones. La première, qui comprenait l'ancienne Europe, aujourd'hui Occident Eurasien et l'ancienne péninsule arabique, aujourd'hui Occident Arabe, il l'avait sobrement nommé la Zone A. Elle était le centre économique et culturel de l'Occident, là où toute les décisions se prenaient... enfin là où il prenait toutes les décisions. Et puis le reste du monde était la Zone b, bien moins importante, elle apportait surtout les matières premières dont la capitale avait besoin pour fonctionner, elle fournissait en pétrole, en pierres, en nourriture...

L'homme serra les poings. Non... tout le reste du monde n'était pas la Zone B. La Zone B n'était que la partie émergée de l'iceberg terrestre, elle n'était que la partie sous contrôle... Oui... oui il la sentait... cette troisième et dernière zone, là, quelque part... Il la sentait, elle était toute proche, sous ses pieds, quelque part... Un nid, un vivier à rebelles, ces hommes et ces femmes qui osaient se dresser face à lui, qui osait défier son armée, qui osait défier sa suprématie absolue et son pouvoir. Mais bientôt, oui bientôt, elle serait en son pouvoir, il ne lui manquait plus que le dernier élément du puzzle, l'ultime pièce, la clé... et il était très proche de la trouver, il le sentait... Il allait les trouver, et il allait un par un les réduire en miettes, il allait les faire plier, les faire tenir dans sa paume, ils allaient lui obéir, être à lui ou mourir. Il allait annexer cet ultime territoire.

Du peu d'informations qu'ils avaient sur la zone désormais appelée la Zone C, elle était un ensemble de galeries et de bunkers, là, quelque part sous leurs pieds, creusés dans le sol par les rebelles. Une vrai fourmilière, amis même leurs caméras et satellites thermiques les plus puissants n'avaient pas pu la repérer. C'est qu'elle devait être faite d'un matériau qu'on ne pouvait point deviner ! Un matériau qu'ils avaient trouvé on ne sait où ! Mais peu importait, maintenant, quand il la tiendrait, il ne la lâcherait plus.

Totalement absorbé par ses pensées, il ne sentit pas la voiture s'arrêter, et ne vit que la lumière faible de la lune lorsque son homme de main lui ouvrit la porte. Ilsortit du tacot pour se retrouver devant un immense bâtiment, son quartier général. Lorsqu'il entra, personne ne fit attention à lui, personne en le remarqua. Il passa devant l'accueil, et la secrétaire de nuit ne lui lança même pas un regard. Ce qui était normal, puisque personne ne le connaissait pour ce qu'il était. Il était l'homme le plus puissant au monde, mais personne ne le savait, personne ne connaissait son visage, et il était une règle d'or de ne pas chercher à le connaître. Ainsi donc il traversa le hall


La jeune femme ouvrit les yeux, les yeux englués par le sang coagulé. La pièce dans laquelle elle se trouvait était sombre, seul un néon presque mort, pendant mollement au plafond, éclairait faiblement la pièce, tandis que le sol froid faisait frissonner la femme. La chaise sur laquelle elle se trouvait était dure, et lorsqu'elle voulu débarrasser son visage des mèches de cheveux qui la gênait, ses mains restèrent entravées par des liens qui, semblait-il, avaient déjà entamé ses poignets. Regardant comme elle pouvait autour d'elle, elle découvrit des murs nus, et la porte blindée qui la séparait de l'extérieur. Pas un bruit ne venait troubler la quiétude, si paradoxale soit-elle, du lieu.

Le silence.

Silence si complet dans la pièce que même la porte blindée ne put lui cacher les bruits de pas qui commencèrent à résonner dans le couloir. Des pas lourds, et nombreux... Enfin, le bruit d'une serrure complexe retentit. On chercha dedans pendant un moment, et, enfin, la porte s'ouvrit. L'extérieur était aussi sombre que l'intérieur. Deux hommes entrèrent. L'un se posta à gauche de la porte, mains croisées dans la dos. « Ironique pour un homme libre de ses mouvements, pensa-t-elle ». L'autre s'approcha de la jeune femme pour poser au sol un drôle d'objet, presque plat, avant de se poster de l'autre côté de la porte. Le silence revint, encore plus oppressant, jusqu'à ce que l'objet ne se mette à crépiter. Une voix s'éleva dans la pièce.

-Bien le bonjour, Mademoiselle ! Comment allez vous aujourd'hui ?

La voix était presque trop joviale...

-Je... euh...

-Fort bien ! Reprit la voix en l'interrompant. Vous savez pourquoi vous êtes ici ?

-...

-Mademoiselle Magréaut...Où est-elle ?

Elen garda le silence.

-Mademoiselle... Où. Est. La. Puce.

La voix auparavant joviale était devenue froide et oui... « la puce »... Elen ferma les yeux. Elle ne dirait rien, elle ne devait rien dire. Jamais. Un sifflement mécontent se fit entendre de l'autre côté de l'interphone. Ils ne savaient pas, ils ne sauraient jamais. Il en allait de sa vie, de celle de sa fille... mais pas seulement... Son visage tuméfié la brûlait, ils n'y étaient pas allé de main morte...

flashback

Elle referma la trappe sur le corps tremblant de l'enfant et se releva, déglutissant, faisant face à la porte. La porte d'entrée avait déjà cédé, et elle les entendait, de l'autre côté de la mince cloison. Elle les imaginait retourner l'appartement, à Sa recherche... Ils savaient, cela était indéniable à présent. Un premier coup fut porté sur sa dernière protection... un second... ils y allaient directement au bélier. Ils savaient qu'elle était là, mais elle priait pour qu'ils ignorent qu'Elle aussi. Elle se tint quelques fractions de secondes là, immobile, avant de se ruer sur la fenêtre. Elle grimpa sur la corniche au moment exact où les soldats entraient dans la chambre. Sans chercher plus loin, ils la suivirent dans les escaliers de services. Le bruit du métal rouillé et vacillant, martelé par les armures métalliques, résonna. Les marches lui parurent interminables, et d'ailleurs, elle n'arriva pas en bas. Arrivée au premier étage, une main lui attrapa le bras, et elle se sentit tomber dans le vide...

fin du flash back


Mathieu se servit une grande tasse de café. Les événements l'avaient épuisés. Avec le Geek, ils avaient aménagé un lit sur la méridienne du canapé pour la petite. Petite, qui, pour des raisons de sécurité s'habillait désormais en petit garçon. De toute façon, il n'y avait plus que ça à la vente. Quoi que non, ils ne pouvaient rien lui acheter de toute façon, sinon ils seraient obligés de la (le?) déclarer, et l'examen médical leur serait fatal. Alors elle ne mettait que les tee-shirts du Geek, qui avait aussi écouté un pantalon trop petit pour lui. Elle nageait dedans, mais ils n'avaient pas le choix.

Le schizophrène se laissa tomber sur le reste du divan. Le prof n'était pas encore rentré de sa dernière escapade. Il en faisait de plus en plus souvent, mais il ne disait jamais où il allait, à personne. Il rentrait généralement au bout de quatre ou cinq heures. Là ça en faisait sept. il ne fallait pas se poser de question,e t il ne fallait pas poser de questions tout court, et ça faisait un moment que Mathieu avait abandonné l'idée. Il entendit les pas lourds du hippie derrière lui.

-Il veut toujours pas venir ?

-Non gros... il est vraiment borné, il refuse... même... même moi il me rejette.

Le hippie se laissa lourdement à côté de Mathieu, risquant un coup d'œil sur le dessin de la mouflette. Depuis qu'elle était arrivée, elle n'avait pas arrêté de dessiner des choses étranges, trop étranges d'ailleurs pour une fillette de son âge. Ils avaient demandé au Prof de les regarder, mais sa science infuse semblait avoir ses limites, car il n'y avait rien comprit non plus. Il les avait alors pliés et rangés dans sa poche pour les re-regarder plus tard. Ils étaient très sombres, on aurait dit de vieux sous-terrains abandonnés... parfois elle semblait y dessiner des silhouettes. Sur celui qu'elle était en train de finir, on voyait une immense salle,et, au milieu, un bonhomme tout rond, devant un grand carré blanc... un écran peut-être ? Beaucoup trop mature pour son âge. Le Hippie les trouvait effrayant. Il tourna la tête vers Mathieu, qui regardait lui aussi le dessin. Il était fasciné. Le Geek entra dans la pièce, attirant l'attention et le sourire de la fillette.

-Geeeeeeeek ! Le salua-t-elle.

Souriant à son tour, il vint s'asseoir devant elle. Le bruit de cette arrivée avait couvert le bruit de la porte de la chambre du Patron. Il avait enfin décidé de sortir de son antre, sans un bruit, et, caché derrière un mur, il jeta un œil dans le salon. Elle était là, souriante, jouant avec le Geek. Le Hippie lui avait dit qu'elle l'aimait beaucoup, le Gamin. Le Hippie... le Patron tira silencieusement un taffe sur sa garrot. Le Hippie semblait étrange... il se tenait vraiment loin de la petite, ne partageait pas l'enthousiasme des autres, il était presque distant. Oui, c'était ça, le Hippie était distant. Il fixait la petite avec un regard vide. L'homme en noir se souvint que depuis quelques jours il était vraiment étrange avec tout le monde, comme s'il avait recommencé à se doper. Ils allaient avoir une discussion à ce sujet.

Reportant son attention sur la fillette, le Patron déglutit. Elle était rayonnante avec ses cheveux (que Mathieu avait coupé à la garçonne) en bataille et ses joues rosie par le rire. Rire qui ne retentissait dans cet appartement que par elle, et qui réchauffait les cœurs malmenés par l'époque. Et elle ressemblait vraiment beaucoup à sa mère, c'était incontestable. Elle paraissait bien s'amuser. Elen... Elen... il se rappelait bien d'elle, et à voir la petite, il avait l'impression de voir la mère. Il se rappela leur rencontre... bourrés dans un bar. Il n'y avait jamais rien eu entre eux, d'ailleurs ils n'avaient couché ensemble qu'une fois. Bon, une seule fois qui leur a donné un enfant. Mais une seule fois quand même. Mais jamais, jamais il n'avait pu oublier son regard fort. Cette femme était vraiment un personnage à part entière. Il tira une nouvelle latte et l'expulsa en soupirant.


Lorsqu'il arriva au sommet de la tour d'ivoire de Kordo, il souffla. Encore quelques minutes et il allait le voir, en pleine lumière, pour la première fois Il avait un peu peur, car si l'obscurité conférait à cet homme un charisme fou, il n'avait jamais vraiment vu son visage… il sortit de sa poche les feuilles et les serra entre ses doigts. Il se trouvait dans une petite pièce carré, un peu comme un palier. En face de lui, une immense porte ouvragée. Elle s'ouvrit et une femme (qui bien que très élégante ne portait pas la joie de vivre sur son visage) vint se poster devant lui, un dossier dans les bras. Son visage austère ne lâcha pas un sourire et elle lui fit signe de la suivre, ce qu'il fit sans une once d'hésitation, mais au lieu de repasser par la grande porte elle ouvrit un toute petite porte dérobée planquée dans le papier peint. S'en suivit un long corridor sombre qui finit par le mener dans un immense bureau. Sur el côté il remarqua la grande porte devant laquelle il se trouvait quelques minutes auparavant et reteint de justesse un soupir blasé.

Le chef avait le don d'alambiquer les choses.

Lui faisant signe de s'arrêter, la femme se retourna et se dirigea vers un grand bureau recouvert de dossiers. La silhouette d'un homme, près de la fenêtre, se pencha vers la femme qui lui murmura quelque chose à l'oreille. Le jeune homme serra de nouveau ses papiers contre sa poitrine. Il allait enfin le voir… en face, en lumière… son pouls s'accéléra tandis que le chef suprême qui régissait sa vie se retournait.

Le jeune homme découvrit un visage d'une cinquantaine d'années d'apparence plutôt banale et pourtant… pourtant le jeune homme demeura muet. Il avait attendu tant de mois pour ça, il avait fait tant d'effort pour gagner la confiance de cet homme dont la force psychique forçait le respect, il avait tout fait pour pouvoir un jour avoir la chance d'être dans son cercle le plus proche… et aujourd'hui, il y était. Il sentit sur lui le regard de son Chef, et il se sentit bien.

-Tiens tiens, vous êtes enfin arrivé… Alors, comment trouvez-vous ce bureau ?

-Très… très beau, bégaya le jeune homme.

-Hum, bof, je le trouve bien trop fastueux… mais il parait que les grands hommes vivent et règnent dans le luxe ! Et je suis un grand homme, n'est-ce-pas ?

-Bien sûr monsieur

-Mais oui, pas de fausse modestie, mon cher ! Très bien… Maintenant que me voilà révélé au grand jour à tes yeux, j'espère que tu as quelque chose qui pourrait m'intéresser ? La dernière fois tu m'avais parlé de cette fillette, là… tes soupçons se sont-ils révélés… positifs ?

Le Grand Homme s'assit dans son fauteuil qui se mit à se balancer sous son poids.

-Je… je crois que c'est elle.

-… « Elle » ?

-Elle.

Dans un geste presque maladroit, il tendit la main qui tenait les dessins et s'approcha du bureau. Il fut instantanément stoppé par la femme qui était toujours là.

-Allons, allons, laisse le, susurra le Grand Homme.

Il put enfin s'approcher, un sourire gêné aux lèvres et posa les feuilles sur la table massive. Les mains ridées s'en emparèrent.

-Des dessins d'enfant ?

-C'est elle qui les a fait… avouez que c'est très détaillé pour des dessins d'une fillette de 9 ans…

-Où cela nous mène-t-il jeune homme ?

-Regardez ! C'est évident : elle a dessiné la Zone.

Le regard rieur du Chef se fit instantanément dur et sombre. Alors comme ça, c'était bel et bien elle…


Je vous aime, laissez moi une pitite review et je vous feris des gros calins *coeur*