Chapitre 7 :
Explications.


« Tu rigoles j'espère, grognais-je.
- Je sais, ça peut paraitre un peu bizarre ... mais je pense que ça va m'aider.
- Un peu bizarre ? ... En fait tu es un vieux pervers Ukai ...
- QUOI ? Mais non, ne dit pas ça ...
»

Je posais les yeux une nouvelle fois sur la tenue qu'il m'avait tendue quelques minutes auparavant. Il s'agissait d'un uniforme d'écolière. Je restais un moment bloqué. Un peu bizarre, hein ... ?

« Bah alors, essaye-le ... me dit-il en détourant les yeux, le rouge aux joues. »

Ce rougissement ne signifiait qu'une chose. Lui aussi il trouvait ça vraiment abusé de me demander ça. Oui ait honte vieux pervers ! Mais bon ce n'est pas comme si j'avais vraiment le choix. Depuis la première fois que nous l'avons fait, il n'a pas été capable de me faire l'amour à nouveau. Il m'a assuré qu'il fallait seulement que son esprit s'habitue à ce changement si soudain. Il avait encore du mal à accepter sa propre homosexualité. C'était lui le plus vieux, mais c'était lui le plus complexé par son orientation sexuelle. Il ressemblait bien à un homme et je n'avais aucun problème avec ça. J'acceptais de le laisser me toucher. J'acceptais qu'il me fasse l'amour sans se déguiser alors c'est quoi son problème ? M'enfin. Je finis par rejoindre la salle de bain pour enfiler cet uniforme. Je me regarde alors dans le miroir et j'ai honte en me voyant habillé de la sorte. Qu'est-ce qu'il ne me force pas à faire cet enfoiré ? Je grogne tout en rougissant. Je ressemble beaucoup trop à une femme, ça en est presque humiliant. Je pousse alors la porte de sa chambre.

« Voilà tu es content ? »

Il se tourne alors vers moi et ses yeux semblent me dévorer. Est-ce que je suis vraiment obligé de m'habiller comme ça pour qu'il me regarde de cette manière ... C'est vraiment humiliant. Ca veut seulement dire que je ne lui plais pas en tant qu'homme, mais en tant que femme ça va ? Je soupire avant de m'approcher de lui.

« Je savais bien que tu étais un vieux pervers.
- Arrête de dire ça, je vais vraiment me sentir mal après.
- Pffffeuh.
»

Durant un court instant il se relève et fouille dans un de ses sacs de sports avant de s'approcher de moi. Il glisse alors une de ses pinces dans mes cheveux. Les pinces qu'ils utilisent habituellement en sport pour retenir ses cheveux en arrière. Je me regarde dans le miroir de la chambre. Cette pince retient mes cheveux du côté droit et me donne un air encore plus féminin. Je rougis à cette vision. Je suis vraiment mignonne en fille. Il caresse alors doucement mes cheveux et me force à remonter le visage vers le siens. Il m'embrasse alors doucement puis plus passionnément. Nous allons le faire. Nous allons faire l'amour pour la deuxième fois. Mon cœur se serre et je me rends compte d'une chose : je crois bien que je l'aime.

Je me réveille en sursaut, j'ai chaud, mon corps est moite et je sens une chose sous mon jogging qui est elle aussi bien éveillé. Et merde. Je me couche sur le côté pour que mes camarades ne voient pas mon érection matinale alors que je suis soudain essoufflé. Je rougis doucement. Pourquoi est-ce que je repense à ça maintenant ? Alors que je cherche à l'oublier, mon esprit semble vouloir me torturer. Des bruits de pas résonnent alors dans le couloir, quelqu'un court ? Puis finalement il s'arrête devant la porte de la chambre avant de l'ouvrir de manière plus que brutale.

« LIAM ! Allez on se réveille ! Tu viens courir avec nous ? »

Je pose alors mes yeux sur un Bokuto bien trop énergique qui court pratiquement déjà sur place et de Kuroo qui baille.

« Ok ok, je me change et j'arrive. »

J'enfile rapidement ma tenue de sport sous ma couette, je ne veux vraiment pas que quelqu'un pose les yeux sur mon engin en plein éveil. Je les rejoints alors aussi rapidement que possible pour ce jogging matinal. Encore une fois être avec eux me met vraiment de bonne humeur et c'est bien ce dont j'ai besoin en ce moment. Leurs bêtises me font sourire, leurs disputes me fait rire et courir me permet d'oublier un peu mes soucis et mes rêves. Une fois cette petite balade de remise en forme terminée Kuroo dépose sa main sur mon épaule en souriant.

« Au fait, on ne t'a rien demandé hier parce que tu étais blessé, mais ce soir on a besoin de toi. Tu nous rejoindras au gymnase après ta douche ?
- Oui sans problème ! Essayez juste de ne pas trop me faire de mal, hein.
»

J'entends alors Kuroo rire doucement. Je faisais référence au ballon qu'il m'avait envoyé la veille en plein visage. Lui non.

« On essayera promis. »

Bokuto rit à son tour et nous rejoignons le réfectoire où je les salue pour rejoindre mon équipe. Comme par hasard je retrouve Kageyama, Hinata, Nishinoya et Asahi à la même table de 4. J'attrape alors une chaise et des pains au chocolat avant de me glisser sur un des côtés juste entre Hinata et Nishinoya. Le regard des seme se pose alors sur moi et il me fixe avec des yeux de prédateurs qui protègent leurs femelles. Je fais alors un large sourire.

« Alors les enfants, on a enfin franchit le pas ?
- Liam, s'il te plait on pourrait ne pas parler de ça maintenant ... ?
, me demande alors Asahi en rougissant nerveusement.
- Non pas encore, réplique franchement Nishinoya, je l'aime ce petit.
- Quel pas ? demande alors Hinata alors que Kageyama se contente de rougir violement.
- Et bien tu sais. La prochaine étape. Le sex...
- LES NATIONALES ! LES NATIONALES !
, se met soudain à hurler Kageyama. »

Je souris alors avant d'avaler un de mes pains au chocolat. A-t-il peur qu'Hinata fuit quand il va savoir que sortir avec un homme implique de devoir se faire prendre par derrière ? Ou alors c'est lui qui a peur pour sa première fois ? Peur de ne pas être à la hauteur ? D'avoir un petit incident de parcours ?

« Ah les puceaux tous les mêmes ... Il faut tout leur apprendre.
- Qui est-ce que tu appelles puceau ?
grogne Kageyama.
- Au fait Liam, tu nous as aidé, mais et toi ? Il n'y a pas quelqu'un que tu aimes ?
- ... Malheureusement si
, soupirais-je doucement.
- Et tu as besoin de notre aide ?
- C'est une cause perdue ... Parfois ça marche comme avec vous et d'autre fois, il faut apprendre à laisser tomber.
- Il est dans l'équipe ?
me demande Hinata les yeux brillants.
- C'est le capitaine de Nekoma ? Vu comment il t'a porté, c'est forcément lui.
- Kuroo ? Peut-être ... C'est vrai qu'il est vraiment pas mal. Sa mèche sombre et son regard de prédateur. C'est totalement mon style.
»

Je regardais alors Hinata et Nishinoya se visualiser de nouveau le capitaine de Nekoma. Hinata se mit soudain à rougir. Je pense qu'il n'avait jamais pensé à un autre homme que Kageyama jusqu'à maintenant.

« Hinata ... grogna Kageyama qui ne semblait pas apprécier qu'Hinata pense à un autre homme que lui.
- C'est vrai qu'il est sexy, affirma alors Nishinoya sans gêne. »

Je regardais alors Asahi qui perdit alors son sourire comme s'il venait de se prendre un coup de couteau en plein coeur. Il claqua son crâne contre la table totalement déprimé par ce qu'il venait d'entendre. L'un est jaloux et l'autre n'a aucune confiance en lui. Dans les deux cas c'est toujours mauvais, mais ils survivront je pense. Ils sont assez idiots pour le supporter.

« Qu'est ce que vous faites encore là vous 5 ? L'entrainement va commencer ! Nous gronda Ukai. »

Je n'avais pas vu l'heure passé à discuter comme ça. Mes camarades se levèrent rapidement avant de quitter la pièce, mais je fus retenu par le regard de l'entraineur qui ne me quittait pas. Pourquoi est-ce qu'il me fixe comme ça ?

« Qu'est ce qu'il se passe ?
- Tu es en forme ?
- Bien sûr pourquoi ?
- Je veux m'assurer que tu puisses jouer.
- C'est tout ?

- Alors j'y vais. On se retrouve sur le terrain Coach.

»

Pourquoi est-ce qu'il est si bizarre ? Je pose une dernière fois mon regard sur son visage. Il a l'air inquiet, mais pourquoi ? Je lui ai dit que j'allais bien. Est-ce qu'il ne me croit pas ? Enfin peu importe il faut que je rejoigne le reste de l'équipe sur le terrain. Aujourd'hui je compte bien jouer et marquer un ou deux points !

Mes pieds se décollent du sol et mes mollets se décontractent. J'ai l'impression de m'envoler. Je grimpe et grimpe encore. Je ne suis pas aussi rapide ou aussi bon feinteur qu'Hinata, mais je suis plus grand. Je m'élance et je suis au dessus du contre de Nekoma, un large sourire prend alors mes lèvres et j'analyse le terrain pour placer la balle à l'opposé du libéro. La balle claque le sol alors que je retombe au sol. Ca fait donc cet effet de marquer pendant un match ? C'est juste grisant ! Le sifflet final retentit et je hurle un "OUAI". Je suis arrivé à la fin du match, mais ne m'ayant encore jamais vu joué en match, ce changement a assez perturbé Nekoma pour que je puisse marquer. Je me jette sur le reste de l'équipe.

« On a réussi !
- Ton saut était génial Liam !
- Venant de toi Hinata, c'est un super compliment !
»

Le reste de la journée passa plutôt rapidement, nous avons subit de nombreuses défaites, mais aussi quelques victoires qui remontèrent le moral des troupes. On était déjà Samedi, le camp se terminerait dès demain et savoir qu'on était capable de gagner était motivant pour le reste du temps qu'ils nous restaient pour nous entrainer. La joie que j'avais ressentit en marquant ce point m'accompagna pour le reste de la journée et en prenant ma douche je me surpris à chanter et à me déhancher. Le sport est vraiment une chose qui peut nous faire oublier tout ce qui nous préoccupe. Je me prends soudain pour Beyonce alors que l'eau fait couler mes cheveux sur mon visage. Je finis par arrêter l'eau pour me sécher et me diriger vers le gymnase. Ils m'ont donné rendez-vous juste après ma douche après tout. Je regarde un instant mon reflet dans la fenêtre. Avec mes cheveux lisses comme ça j'ai l'air d'une demoiselle faible et fragile. Mes épis et mes vagues n'apparaissent que lorsqu'ils sèchent. Lorsque je pousse enfin la porte du gymnase je vois les deux capitaines qui semblent m'attendre. Tous les deux affichent un sourire qui aurait pu m'inquiéter si je ne pensais pas que nous n'allions faire que du sport.

« Oh, mais c'est vrai que tu ressembles à une fille ! Énonça Bokuto comme si cela ne pouvait pas me vexer.
- Et encore je ne porte pas de jupe aujourd'hui, répondis-je avec un sourire.
- C'est bien restes dans cet état d'esprit, ça va être utile pour la suite.
- La suite ... ?
»

Sur ce coup, j'avais été bien naïf. Comment avais-je pu ne pas le voir ? Je me sentais idiot et en même temps j'avais honte de moi pour ne pas avoir comprit toutes les insinuations. Je me sentais comme gamin de première année trop innocent pour comprendre.

« Quand vous disiez que vous vous ennuyez vous ne parliez quand même pas de ...
- Bah si ... Pourquoi ça change quelque chose ?
- Tu vois qu'il n'avait pas compris Kuroo !
»

Je me sentis flatté sur le moment puis étrangement vulnérable. Ils s'approchèrent tous les deux de moi. Qu'est ce que ça pouvait faire si je les laissais faire après tout ? Ils me plaisaient bien tous les deux. Être avec eux était reposant, il n'y avait pas la moindre prise de tête et j'étais célibataire. J'avais même abandonné l'idée qu'Ukai me regarde à nouveau.

« Très bien. Je veux bien.
- Héhé.
»

Kuroo fut le premier à venir vers moi, ses mains caressèrent doucement mes cheveux humides alors qu'il relevait mon visage vers le siens. Il glissa alors sa langue entre mes lèvres et m'embrassa sans aucune douceur ni tendresse. Un vrai badboy quoi. Son baiser était fougueux et passionné, comme je me l'étais imaginé. Qu'est ce que ça faisait du bien. Depuis quand est-ce qu'un homme n'avait pas posé ses lèvres sur moi ? Mon corps frissonna. Beaucoup trop longtemps. J'avais chaud et mon corps entier quémander plus alors que mon visage avait rougit.

« Et bah tu en avais bien besoin ... tu ressembles à un animal affamé.
- Très faim. Nourrissons cette chienne Kuroo !
»

Chienne ? Mon corps glissa contre le mur et je me retrouvais assis sur le sol, pourquoi est-ce que je refuserais ? À cet instant, ils avaient raison je n'étais rien de plus qu'une chienne qui quémande ce que son corps veut. Il se penche alors tous les deux vers moi, Bokuto ouvre de force mes mâchoires avec sa langue pour m'embrasser. Un baiser pas aussi parfait que celui de Kuroo et encore moins doux, mais si énergique que l'on s'en sent presque essoufflé. Je sens aussi les mains du capitaine de Nekoma qui font glisser mon tee-shirt et sa langue venir titiller un de mes tétons qu'il mordillait doucement alors que le second ne lâchait pas mes lèvres tout en remontant un de ses doigts le long de mon ventre puis de mon torse pour faire le tour de mon téton libre. Finalement il le glissa entre deux de ses doigts pour venir me faire fondre à son tour. Il s'éloigna alors de mes lèvres et je ne pus retenir un gémissement. Et merde. Ca fait tellement du bien. Mon visage devait tellement ressembler à celui d'un gamin à cet instant, rougissant et ne cessant pas un instant de faire des petits bruits étranges, mais excitant.

« Il est encore plus mignon que ce que j'avais imaginé comme ça.
- On dirait qu'il suffirait d'un petit coup de vent pour qu'il s'envole très haut et ne revienne plus.
»

Comme pour illustrer ses propos Bokuto humidifia mon téton avant de souffler dessus. Je serrais les dents. Quels enfoirés. Je me doutais bien qu'ils étaient un peu dérangé côté sexuel, mais le vivre c'est encore plus perturbant.

« Je peux Kuroo ? Je peux ?
- Vas y, mais essaye de pas le faire venir trop vite, ça serait moins marrant.
»

Le capitaine de Fukurodani passe alors sa langue sur ses lèvres avant d'attraper le nœud qui retient mon bas de pijama pour le faire descendre sur mes hanches. Mon corps se crispe et je me cambre légèrement alors que Kuroo m'embrasse une nouvelle fois.

« CA SUFFIT ! »

Chacun des deux s'arrêtent alors de bouger et il me faut un instant pour comprendre ce qu'il se passe. Un Ukai rouge et en colère vient juste de faire irruption dans le gymnase. Mais qu'est ce qu'il fou là ? Il nous espionnait ? ...

« Tu veux participer aussi, Monsieur le Coach ?, demande Kuroo avec toujours ce même sourire carnassier.
- Quoi ? ... Non ! Lâchez-le !
- Qu'est ce que ... Ukai ... Qu'est ce que tu fous là ?
- Je ... Je faisais un tour et j'ai entendu du bruit alors je ... je ... je voulais vous dire que c'était l'heure de dormir ...
- Menteur
, affirma Bokuto.
- Vieux pervers, rajouta Kuroo avec une moue agacée.
- La ferme vous deux et cassez- vous ! »

Ils me lancèrent un dernier regard amusé et se levèrent pour quitter la pièce en répétant leurs insultes lorsqu'ils passèrent prêt d'Ukai. Ils allaient devoir finir la nuit seuls tous les deux. Je n'avais toujours pas bougé lorsqu'Ukai s'approcha de moi. Il me fixa avec un air froid. Alors ça fait quoi te me trouver avec quelqu'un d'autre hein ? Dis quelque chose bordel !

« Tu vas me fixer encore longtemps ou tu vas parler ?
- Tu veux bien ... Te rhabiller ? Je ne pourrai pas me concentrer sinon.
»

Je posais alors les yeux sur ma tenue. Mon tee-shirt avait été remonté à son maximum laissant voir mes tétons durcis et rougit, quand à mon pantalon, Bokuto avait eu juste le temps de me le glisser au milieu des cuisses et on pouvait très nettement voir mon érection à travers mon caleçon. Oups. Je me rhabiller rapidement avant de m'asseoir, relevant mes genoux contre mon torse. Ukai quand à lui attrapa une des chaises qui trainaient autour du terrain pour se placer face à moi.

« Tu comptais vraiment faire ça avec eux ? Tu allais les laisser se servir de toi pour leurs jeux bizarres ? »

Pourquoi tu poses cette question ? Tu vois bien que oui ! Tu veux que je te confirme que j'ai bien touché le fond ? Que j'en ai eu enfin marre de t'attendre et que je me suis fait avoir par ces deux capitaines ? Et que j'ai même apprécié ça ? Je ne peux alors que prononcer un mot.

« Pourquoi ? ...
- Hein ?
- Pourquoi est-ce que tu es intervenu ?
- Tu es un idiot ou bien ? Je n'allais pas les laisser te faire ça. J'ai promis de te protéger non ?
»

Lorsqu'il prononce ces mots je relève les yeux vers lui. Alors il s'en souvient encore lui aussi ? Malgré ça ma colère ne redescend pas. Je lui en veux bien trop pour lui pardonner si vite.

« Tu m'as dit que tu me laisserais tranquille ! Alors pourquoi est-ce que tu es là ?
- Liam ...
- À chaque fois que je pense que je peux enfin t'oublier, tu fais quelque comme ça ! Tu dis que tu vas me laisser tranquille, mais en même temps tu ne me laisses pas passer à autre chose ! Je ne comprends vraiment rien ! Tu joues encore avec moi c'est ça ? J'en peux plus ... C'est trop déroutant, ça m'épuise ...
- OH TU VAS LA FERMER OUAI !
»

Soudain je me tais. Il soupire longuement tout en fermant les yeux puis relève ses yeux pour glisser son regard dans le mien.

« Je suis désolé Liam.
- Hein ?
»

Je reste bouche bée face à lui. Désolé ? De quoi ?

« Désolé de quoi ? »

Soit je suis vraiment devenu aussi débile que le reste de ces joueurs de Volley, soit c'est juste que cet abruti est incompréhensible.

« Je n'aurais jamais dû coucher avec toi la première fois. Tu étais un gamin, j'ai profité du fait que tu te sentais redevable et je t'ai forcé à le faire.
- HEIN ?
»

J'étais soudain déboussolé, mais qu'est ce qu'il raconte ? Me forcer ? Profiter de moi ? Je me mets alors à rire, comme si tout ce qui m'énervait jusque là chez lui n'avait plus d'intérêt.

« C'est de ça que tu t'excuses ? Tu aurais put t'excuser pour m'avoir quitté comme si je n'étais rien ou alors pour m'avoir complètement retourné le cerveau depuis, mais tu choisis de t'excuser pour ça ? En fait ... Tu es vraiment idiot.
- ... Quoi ?
- Non, mais moi je me répétais intérieurement que tu étais stupide, mais bon je ne pensais pas que c'était vrai, mais en fait si.
- Oh la ferme !
- Tu crois vraiment qu'un gars qui ne veut rien de toi, se serait laissé toucher comme ça ? C'est vrai qu'au départ je n'ai pas vraiment compris ce que tu allais faire, mais bon à un moment j'ai finit par comprendre et j'aurais très bien pu refuser. Tu penses vraiment que je me suis habillé en fille simplement pour te faire plaisir ?
- ... Oui ? ...
- J'étais bien obligé de le faire, Monsieur arrivait pas à monter si je le faisais pas et même si c'est toi qui faisait presque tout, j'avais des besoins moi aussi ...
»

Il sembla presque perturbé de savoir que je n'étais pas aussi innocent qu'il le pensait.

« J'ai beau porter des jupes, je ne suis pas une femme ... Si tu as envie, moi aussi. On est formé pareil je te signale. »

Maintenant il me regardait comme si c'était la première fois qu'il posait les yeux sur moi. Quoi encore ? Il avait oublié que j'étais un homme ? Après tout, il avait tout fait pour se convaincre que ce n'était pas le cas. Et puis qui est-ce qui lui avait mit cette idée en tête ? Ce n'était très certainement pas lui. À l'époque s'il y avait bien une chose qu'il ne faisait pas c'était réfléchir à ce que je voulais ou non. Je m'y étais fait et je ne trouvais pas ça véritablement dérangeant. Je n'étais qu'un gamin et je ne savais jamais quoi dire ou faire en sa présence. J'attendais seulement qu'il me donne un ordre pour que je puisse l'exécuter et lui faire plaisir une fois de plus. J'aimais être à son service tout simplement.

« Qui est-ce que t'as dit que tu me forçais à faire quoi que se soit ?
- Euh ... Ton frère ...
»

Neil ? Pourquoi est-ce qu'il aurait fait ça ? Il savait très bien que je n'avais jamais été aussi heureux qu'à l'époque où j'étais avec Ukai.

« Tu sais qu'il t'aime, non ? »

Quoi ? Neil. Impossible. Puis soudain je revois chacune des fois où je lui avais parlé d'Ukai, chaque fois il me disait de le quitter, qu'il ne me méritait pas et que quelqu'un d'autre m'aimait très certainement plus que lui. Ce quelqu'un c'était donc lui ? Sa haine envers l'entraineur me parut alors évidente. Il était donc jaloux !

« OH ! Je comprends mieux maintenant ...
- C'est tout ce que ça te fait ?
- Tu es encore plus stupide du coup !
- Tu as finit de m'insulter ...
- Non, mais puisqu'il m'aime, c'était logique de penser qu'il tenterait de nous séparer et tu t'es juste laisser avoir.
»

Il écouta ma phrase puis je le vis réfléchir et je le vis doucement s'énerver. Il ne s'en était pas rendu compte.

« Ses paroles avait l'air censées ... Il m'a dit que tu étais trop jeune pour savoir ce que tu voulais vraiment et que si je continuais à faire ce que je faisais avec toi, tu serais incapable de faire le bon choix.
- Alors tu m'as quitté ? En me disant que puisque nous étions deux hommes c'était impossible ?
- Hum.
»

Un soupire passa mes lèvres. Tu me revaudras ça Neil, je vais te pourrir la vie. Cet enfoiré avait poussé Ukai à me quitter seulement pour son propre plaisir ? Et moi qui pensait que la plus grosse connerie qu'il m'est fait c'était d'avoir raconté à Papa tout ça ... Je fulmine intérieurement contre lui. On s'est donc tout les deux fait avoir par ce connard froid et lunatique ...

« Et bien maintenant qu'on se dit tout. Sache que j'ai toujours aimé les hommes. Même avant de te rencontrer. Je n'ai jamais été intéressé par les femmes. Juste comme tout ceux qui me parlait de sexe, ne le faisait qu'en tant qu'hétéro, je ne m'étais jamais intéressé à ça. C'était plus le fait de faire l'amour qui me perturbait que le fait que tu sois un homme ... La preuve je ne t'ai jamais demandé de porter de jupe.
- Je me sens idiot maintenant ...
- Tu fais bien.
»

Un sourire avait prit ses lèvres. Il était heureux d'apprendre qu'il ne m'avait pas forcé ? M'enfin si un gamin de 15ans accepte de se laisser toucher, c'est qu'au fond il en a envie non ? Je me relève alors doucement pour m'approcher de lui. Je m'arrête juste face à lui. Il relève la tête.

« Au fait j'ai voulu te le dire quand tu m'as quitté, mais tu ne m'as pas laissé parler, alors je vais te le dire maintenant.
- Quoi ?
- Je t'aime Ukai.
»

Ma phrase agit sur lui comme un coup de fouet et alors je profitais de ce moment de surprise pour poser mes lèvres sur les siennes, voyant qu'il ne réagissait toujours pas, je glissais ma langue contre la sienne pour le réveiller. Il n'en fallut pas plus pour qu'il passe ses bras autour de ma taille pour me forcer à m'asseoir sur ses genoux rendant notre baiser bien plus intense. Quelle andouille. Son baiser me fit frissonner. Ça m'avait tellement manqué, c'était différent des baisers de Kuroo et de Bokuto. C'était un baiser puissant, mais en même temps si doux. Celui d'un homme qui joue les voyous, mais qui au fond n'a qu'un gros cœur. Le baiser d'un idiot qui se rend compte qu'il a fait la plus grosse connerie de sa vie lorsqu'il m'a jeté. Je sens alors sa main se glisser sous mon tee-shirt et remonter dangereusement vers un de mes tétons. Ni une ni deux j'attrape un de ses doigts et je le tords violement.

« Tu crois vraiment qu'on a finit là ? Dis-je en serrant les dents. »

Il grogna de douleur et lorsque je lui relâche le doigt, il me regarda en souriant comme un idiot ... Tsh.

« On ferait mieux d'aller dormir.
- Quoi déjà ?
- Et oui vieux pervers ...
- Arrête de m'appeler comme ça, les gens vont finir par y croire.
- Tu as profité d'un mineur de 15ans alors que tu en avais déjà 24 ... C'est toi qui l'a dit, pas moi.
- Ne te fous pas de moi ... Je me suis inquiété.
- Inutilement ...
»

Je me relève alors, mais au moment où j'allais m'éloigner de lui, il attrape mon col pour me tirer vers le bas, faisant alors descendre mes lèvres au niveau des siennes. Le goût de la cigarette et de l'alcool prend alors ma bouche et je me souviens de cette première fois. Du jour où j'ai enfin été utile à quelqu'un pour la première fois, utile pour la personne que j'aimais, pour cette personne qui m'avait secouru et de qui j'étais amoureux depuis qu'il m'avait prit dans ses bras après m'avoir laissé pleurer. Je n'avais que 10ans et lui 18. Il était mon professeur particulier et moi qu'un élève dans le besoin et pourtant depuis ce jour je n'ai cessé de penser à lui.

« Dors avec moi cette nuit.
- Si tu me promets de rester sage.
- J'essayerai ...
»

Finalement j'avais cédé, je sentais son souffle contre ma nuque, son torse nu réchauffait mon dos alors qu'il resserrait sa prise sur mon torse comme s'il essayait de me rapprocher encore et toujours plus de lui. Comme s'il ne voulait plus jamais que je m'éloigne de lui. Ca a toujours été si bon de dormir dans ses bras. Comme s'il ne pouvait plus rien m'arriver à cet instant, parce qu'il était là. Alors que je pensais qu'il s'était finalement endormi, il déplaça sa bouche près de mon oreille.

« Je t'aime aussi Liam. »

Je rougis violemment à cette phrase et je me crispais comme si ces mots suffisaient pour me mettre mal à l'aise et en même temps si heureux. Je n'osais pas me retourner par peur de tomber sur son regard. Il me fallut un bon moment pour réussir à me calmer et il dormait déjà lorsque déposais un baiser sur son épaule avant de m'endormir à mon tour. Quel idiot.


Et voilà mon nouveau chapitre
Et oui ça finit bien **J'espère que ça vous a plut !
N'hésitez pas à me donner vos avis :)
Nyxiel