Une fois les détraqueurs repartis, l'ambiance se détendit et le train redémarra. Une heure plus tard ils étaient enfin arrivés à Poudlard. Qu'est ce que c'était bon de revoir ce bon vieux château, ce somptueux lac et cet immense terrain de Quidditch. Ils étaient de retour chez eux.
Une fois sorti, Harry aida Ginny à descendre puis Hermione et en profita alors pour lui glisser une lettre dans sa poche. Elle leva un sourcil d'un air interrogateur, mais il ne put lui répondre car Hagrid arrivait déjà pré s d'eux.
- Salut les enfants s'exclama-t-il. J'avais hâte de vous revoir, avez-vous passez de bonnes vacances ?
- Oui répondirent en choeur Harry, Ron et Ginny.
- Et toi Hermione ?
- Euh...Et bien c'est une longue histoire, mais ne vous inquiétez pas je vous raconterez tout autour d'une tasse de thé chaud un de ces jours lui répondit-elle en souriant.
- Bon ben, on se voit demain alors...
Elle soupira, elle ne voulait pas revenir sur les événements de cet été mais elle ne voulait pas le vexer alors elle accepta.
- Oui Hagrid à demain.
- J'ai hâte que tu viennes Hermione.
Puis il s'éloigna et s'occupa des premiè res années qui courraient déjà partout. Et dire qu'il y a quelques années c'est eux qui arrivaient... Le temps passe décidément trop vite pensa-t-elle.
Ils commenc èrent à avancer tous ensemble mais Ron dû partir rapidement afin d'aider à amener tous les él èves aux cal èches, Ginny, elle, semblait perdue dans ses pensées. Elle ne remarqua m ême pas que Roger Davies, un des plus beau gar on de Poudlard était passé à côté d'elle En temps normal, elle aurait rougi ou au moins sourit et parlé à Hermione en le couvrant de compliments mais non. Elle restait indifférente et m ême inquiétante.

En arrivant devant les grandes portes en bois de la grande salle, un flot de souvenirs la fit sourire. C'était ici qu'elle avait commencé sa vie de sorciè re, ici qu'elle s'était fait tant d'amis, ici qu'elle avait dansé pendant des heures avec Krum... Elle rougit au nom de ce grand gaillard musclé qui lui avait dit des mots doux au détour d'un couloir, qui l'avait embrassé à la voliè re et surtout qui lui avait apporté tant de connaissances en magie quand elle avait passé ses soirées avec lui à bord du navire de Durmstrang. Ron avait tellement était distant, il l'avait sûrement détestée durant sa relation avec le Bulgare. Ben tiens, quand on parle enfin on pense au loup.
- Hey ! Hermione attends- moi ! hurla-t-il à son amie à travers le hall rempli d'él èves.
- Alors ces premi res années ?
- Une horreur rigola-t-il, pire que nous. Je sens que je vais avoir du boulot cette année.
- Comme ci c'était compliqué à gérer lui reprocha-t-elle avec un air d'exaspération dans la voix.
- Tu n'as qu'à le faire toi !
- Je ne suis pas préf te en chef, alors je ne vois pas pourquoi.
- Et si je te le demandais gentiment ?
- On verra...
- Au fait, o ù est Harry ?
- Parti avec Ginny devant et ne me demandes pas pourquoi parce que je ne sais absolument rien rigola-t-elle devant l'air ahuri de Ron.
- Et franchement c'est bon, ne t'inqui te pas c'est pas comme s'ils allaient couch...
- STOP ! Je ne veux rien entendre lui répondit-il en essayant de garder son calme.
Devant les joues rougies de Ron, elle pouffa de rire puis partie s'asseoir entre Parvati et Neville. Avant que Dumbledore ne commence son discours annuel, Hermione replongea un moment dans ses pensées. Ginny et Harry ? Non c'était impossible ; parce que un il la considérait comme un soeur et que Ginny avait tourner la page depuis sa troisi ème année...Enfin c'est ce qu'elle lui avait toujours dit, serait-il possible qu'elle lui ai menti ? A sa meilleure amie ? Cela ne ressemble pas à Ginny.
- Bienvenue à tous les nouveaux élè ves commen ça Dumbledore, la répartition dans les diverses maisons ayant été effectuée j'ai la tâche, j'ai le devoir de vous informer de certaines choses : premi èrement je souhaite vous présenter votre nouveau professeur de potions avec qui vous aurez cours dè s demain matin.
Le professeur se leva et salua les él ves d'une main hésitante et légè rement tremblante.
- Deuxi mement je tiens à vous annoncer que ainsi que sont vos deux nouveaux préfets en chef, levez vous messieurs je vous pris.
Drago, son sourire en coin faç on Malefoy, se leva et prit un air hautain qui lui appartenait bien. Ron quant à lui se leva en rougissant, poussait par son meilleur ami.
- Bien, donc voici vos deux nouveaux préfets en chef ; gryffondor et serpentard sont, je vous l'accorde, pas en tr ès bon terme et en disant ceci je m'adresse bien évidemment aux nouveaux car comme vous le savez tous ici vos maisons ne cesse de se quereller. L'ensemble des professeurs et moi-m ême avons donc décider d'organiser un bal o ù les couples devront être former de deux él èves n'appartenant pas à la mê me maison.
Tout le monde se regarda, pensant que ce n'était qu'une blague mais Dumbledore ne rigolait pas malgrè son petit sourire.
- Chers élè ves, vous avez donc tous un mois pour vous trouver un ou une cavali ère. Et m ême si vous devez penser que nous sommes injustes dites vous qu'en temps de guerre se faire des amitiés est recommandé et il est temps que certains d'entre vous se rendent compte du potentiel de chacun des élè ves. Sur ce je vous laisse cogiter à cela et je vous dis : Bon appétit.
Serpentard et Gryffondor ? Ensemble ? C'était comme essayer de mélanger du feu et de la glace...L'un des deux ferait périr l'autre...Forcément. Deux mentalités opposées, deux opinions distinctes et surtout deux leaders ennemis.

Le repas terminé, Hermione accompagnée d'Harry raccompagnè rent leur ami Ron à ses nouveaux appartements de préfets en chef :
- Vous ne trouvez pas qu'il y a pas mal de trucs qui ne tournent pas rond cette année? s'exclama le rouquin.
- Comme ? Demanda Harry.
- Et bien premi rement tout le monde sait que c'est Hermione qui aurait dû ê tre nommée préf te en chef et non moi.
- C'est sûrement parce que j'ai le double d'options que toi répondit-elle vaguement.
- Mouais c'est assez louche je trouve. N'empê che ç a me rassure que tu ne sois pas seule avec ce tombeur bien qu'il n'y ai pas réellement de danger...
Harry voyant arriver la vague de col ère qui submergée Hermione voulut intervenir mais il était malheureusement trop tard.
- Qu'est ce que tu entends par la Ronald Weasley ? Que je ne suis pas assez bien pour le Grand Drago Malefoy ? Ou alors que je ne suis juste pas potable ?
- Non enfin ce n'est pas ce que j'ai voulu dire et...
- Mais tu l'as dit, tu es...Argg ! Tu m'énerves !
Sur ce, elle fila droit vers le couloir de la biblioth que en fulminant.
- Toujours aussi délicat Ron...
- Mais c'est elle ! Elle réagit au quart de tour, c'est pas de ma faute !
- Rè gle numéro un : ne jamais dire à une fille qu'elle n'est pas désirable.
- Pff tu ne veux pas m'écrire un bouquin, ç a irait plus vite.
- Il suffit de les observer Ron, elles sont si...étranges ou alors c'est nous qui le sommes? Enfin bref il y a quand m ême pas mal de chose à éviter et surtout ce que tu viens de faire.
- J'y comprends rien, on dirait qu'elle cherche à ce qu'on s'engueule constamment...
- Bon sinon t'avais pas d'autres points louches sur cette année ?
- Si, tu ne trouves pas a bizarre que Dumbledore décide ça d'un coup ? En tout cas je ne veux pas me retrouver avec une dingue de la danse comme la derniè re fois...
- Padma ? Tu rigoles c'était toi qui étais ramollo plaisanta-il.
- Mouais bon bah, bonne nuit Harry.
- Bonne chance avec l'autre serpent.
Quelques couloirs plus loin, Hermione fulminée encore contre son ami ; comment osait-il la traiter comme ç a ? Elle savait qu'elle n'était pas la plus jolie des filles de Poudlard mais tout de mê me, elle se défendait bien. Elle en avait fait du chemin depuis sa premi ère année, elle osait à présent mettre des jupes un peu plus courtes et mettre en valeur certains de ces atouts féminins. Arrivée à la biblioth que, elle se rendit compte qu 'elle était seule. Enfin pensa-t-elle. Elle alla derechef chercher un livre dans les nouveaux ouvrages qui était alignés soigneusement sur l'étagè re la plus éloignée de l'entrée.

- Tiens, Miss Granger je me demandais quand viendriez-vous me voir s'exclama un air de joie non dissimulé dans la voix.

- Je suis venue aussi rapidement que j'ai pu, cet endroit pas tellement manqué avoua-t-elle les joues virant au rose.
- Je vois que vous vous intéressez aux nouveaux ouvrages, ils sont essentiellement moldus.
- Ah bon ? Mais pourquoi ?
- Et bien je suis allée à une sorte de salon et certains m'ont tellement plu que je me suis dit qu'il serait temps que certains sorciers voient le potentiel des moldus.
- Tiens celui-ci me tente bien ! souria-t-elle
- Les âmes vagabondes ? Oui c'est un assez bon choix sachant que l'auteur est connue, je ne l'ai pas lu mais il a de tr ès bonnes critiques.
- Bon je dois y aller sinon Rusard va m'attraper et ce serait b ête de commencer l'année comme ça.
Sur ce, elle s'éloigna à grands pas et arriva rapidement à sa salle commune où Harry l'attendait. Elle lui raconta briè vement sa rencontre avec la bibliothécaire puis souffla d'exaspération lorsqu'il décida de lui parler de Ron. Voyant que ç a ne marcherait pas il alla se coucher laissant Hermione, seule devant le feu crépitant.
- Tu m'en veux encore ? demanda timidement Ginny.
- Non... Enfin tu comprends ça me dérange que les autres se mê lent constamment de ma vie sentimentale c'est déjà assez dur à gérer comme ç a.
- Oui, excuses moi j'aurais dû t'en parler avant mais j'étais certaine que lui et toi éprouviez des...Comment dire, sentiments réciproques.
- Et bien non figures toi et je n'ai pas l'intention de changer d'avis. Mais au fait toi, c'est quoi cette histoire avec Blaise ?
- Rien du tout !
- Ah oui ? T'es sur de ça ?
- C'est une longue histoire...
- Ca tombe bien j'ai du temps
- Désolée mais la je suis crevée, écoutes on va dormir et demain promis je te raconte déclara-t-elle en souriant.
- Bon d'accord mais tu ne défiles pas hein ?
- Mais non.
Ginny partit dans son dortoir en rigolant et Hermione voulut l'imiter mais le bruit d'un froissement de papier l'arrê ta. Puis cherchant dans sa poche, elle y trouva la lettre froissée d'Harry. Fallait-elle qu'elle l'ouvre maintenant ? Oh ça attendra demain.

Dans les cachots de Serpentard, une tout autre ambiance régnait suite à l'annonce de Dumbledore. Dans un coin de la salle commune, Drago, Blaise et Pansy discutaient discrètement:
- Non mais franchement vous y croyez vous ? Je n'irai jamais au bal avec un imbécile de gryffondor ! s'exclama Pansy.
- Ah oui ? Il me semblait pourtant que Potter était à ton goût répliqua Blaise un grand sourire aux l èvres.
- Beurk sans faç on !
- Oh mais c'est vrai c'est pas Potter, toi c'est Weasley.
Soulevant un sourcil interrogateur Drago interrogea du regard Pansy mais Blaise fut plus rapide.
- Elle ne te l'a pas dit ? Elle a flashé sur un jumeau.
- Blaise ?
- Oui Pansy ?
- La ferme.
A demi amusé par leur petit jeu Drago souria puis se tourna vers Pansy :
- Alors comme ça tu me fais des cachotteries ?
- Ce n'est pas parce que je te considè re comme un frè re que je dois tout te dire, encore heureux.
- N'emp êche un Weasley, il y a mieux quand mê me. Quand as-tu eut cette...Révélation ?
- L'année derniè re quand on s'est ''battu'' contre les Gryffondor.
- Et ça t'as pris comme ça ?
- Oui
Drago voyait bien que meilleure amie, qu'il considérait plus comme une petite soeur était malheureuse mais elle ne devait pas paraître faible, surtout pas.
- Blaise ?
- Oui ?
- Tu sais que je te considè re comme mon meilleur ami mais s'il te plait rends- moi un service.
- Comment puis-je t'aider mon cher Drago ?
- Va voir Marcus Flint pour lui parler de l'entraînement, il n'attend que ç a.
A regrets, Blaise se leva et se dirigea vers le groupe de quidditch. Pansy, à qui son sourire malicieux n'avait pas échappé, le regarda et éclata de rire.
- Tu es toujours aussi doué à ce que je vois articula-t-elle.
- Oui je sais lui répondit-il en souriant.
- Prétentieux en plus.
- Evidemment, bon passons raconte-moi tout.
- Je crois que j'ai changé Drago, je ne suis plus la mê me. Le nombre de gar on qui termine dans mon lit ne m'intéresse plus. Il n'y a que lui, dans mes rê ves, mes pensées... J'en peux plus !
- Et puis c'est plus grave que ce que je pensais : je dirais que tu es amoureuse ma ch ère Pansy.
- Et toi alors ? C'est pour quand le provoqua-t-elle en lui tirant la langue.
- Je suis un Malefoy, je ne tomberai jamais amoureux.
- Pfff arr te un peu avec ça, c'est à ton pè re tout ç a et...
- Pansy !
Elle s'arr êta incrédule, ne sachant comment réagir. Elle savait qu'il était trè s susceptible sur certains sujets mais celui-ci dépassé tout.
- Ne parle ni de mon pè re ni de ses préjugés. Tu ne le connais pas, tu ne sais rien cracha-t-il d'un air méprisant.
- Tu vois tu t'énerves pour un rien, c'est à cause de a que tu ne seras sois disant jamais amoureux.
- Pansy ce n'est pas...
- Non toi écoutes moi, ce n'est pas parce que tu commences à lui ressembler que tu es comme lui. Et surtout toi et moi savons que tu n'es pas indifférent aux filles vu le nombre qui sont passées dans ton pieu !
- Ce n'est pas de l'amour petite sotte, c'est juste du plaisir.
- Mouais, n'emp êche j'entends de voir le reste de l'année.
Elle commen ait à faire quelques pas vers son dortoir lorsqu'elle entendit un bruit de verre brisé, elle se retourna et ne put retenir un petit cri. Drago avait brisé son verre en mille morceaux, un morceau imposant lui était resté dans la paume et ses yeux avaient viré au gris métallique. Furieux, il se leva, arracha le bout de verre sans mê me un rictus de douleur et défia quiconque de parler. Puis d'une démarche élégante il sortit par le grand tableau afin de rentrer à ses appartements.