Un long couloir, des dalles de marbre noir, une faible lumi ère sous une porte. Doit-elle l'ouvrir ? Son coeur bat à tout rompre, elle sent déjà des gouttes glissaient le long de son cou et terminer leur descente dans le bas de son dos. Ravalant la boule qui obstrue sa gorge, elle tourne la lourde poignée en argent et pousse de toutes ses forces. Ses yeux habitués à la pénombre, elle reste pétrifiée devant le spectacle qui s'offre à elle : Ginny est couchée sur le sol en sous-vê tement, le corps ensanglanté, des larmes collent quelques mè ches sur son visage et derriè re elle se tient un homme à moitié courbé à la peau foncé. Elle n'ose approcher, mais sa petite protégée se vide de son sang rapidement. A peine a-t-elle fait un pas que l'homme l ève les yeux vers elle, ces derniers sont verts luisant et remplis de fureur. Elle ne peut plus bouger, trop effrayée pour réfléchir, trop angoissée pour laisser son amie dans cet état. Soudain, une main l'attrape pour la taille et la tire vers l'arriè re, elle essaye de crier mais rien de sort. C'est lui, elle le sait, elle reconnaît sa peau blanche, ses muscles, son odeur. Elle penche la tê te et croise son regard de diamant puis une lueur verte arrivant dans leur direction...Trop tard.
- Hermione ! Réveille toi bon dieu !
- Arrê te de la secouer comme ça Parvati, tu vas lui faire mal.
- Hermione tu m'entends ?
- ...Oui...Oui
- Lavande va vite chercher un gant avec de l'eau froide.
- Qu'est ce qui se passe ?
- Tu t 'es mise à hurler d'un coup, avec Lavande on s'est demandé ce qui se passait et on a tout de suite essayer de te réveiller mais tu criais...c'était assez flippant.
- As-tu entendu quelque chose de précis ?
- Juste deux prénoms : Ginny et Zabini.
Replongeant dans ses souvenirs, Hermione revit les deux visages ; celui ensanglanté et fragile de Ginny et l'effrayante figure démoniaque de Zabini. Lavande arriva avec un gant et lui tendit, un mince sourire aux lè vres. Essayait-elle de paraître gentille ou cherchait-elle juste à lui soutirer des ragots croustillant à propos des noms qu'elle avait sûrement entendus ? Parvati, elle, semblait visiblement se préoccuper réellement de son état et commen ait à éponger le front de son amie avec le gant refroidi.
- Quelle heure est-il ? demanda Hermione d'une vois assez faible.
- Pas loin de six heures du mat...T'es matinale toi rigola Parvati.
- Avais-tu tant hâte de retourner en cours se moqua gentiment Lavande.
Parvati lui lanç a un regard noir qui mit fin à la courte conversation qu'elles avaient eue. Durant quelques minutes, Hermione se plongea dans ses pensées en se posant quantité de questions auxquelles elle ne trouva pas de réponses par exemple pourquoi rê vait-elle de son pire ennemi ? Oui, pourquoi ce serpent de Malefoy venait-il jusque dans ses cauchemars ? Quoi que, en analysant la situation, elle se rendît compte qu'il ne lui faisait pas vraiment de mal. Imaginait-elle un situation o ù le prince des serpentards serait différent ? Aucune idée.
Alors que les filles allaient se recoucher, Hermione alla dans la salle de bain se rafraîchir un peu. Une douche s'imposait et vite. Une fois habillée du traditionnel uniforme de Gryffondor, elle alla dans la salle commune déserte à cette heure, évidemment. Mais en s'asseyant elle perç ut un bruit de froissement dans sa poche. En y plongeant la main elle reconnut la lettre d'Harry, déchirant l'enveloppe elle en tira une fine feuille de parchemin où l'écriture d'Harry y était soignée pas comme d'habitude :
" Chè re Hermione,
J'ai réfléchi au problè me de ta relation avec Ron et pour moi il va de soi que tu ne dois faire strictement que ce que tu as envi de faire. Néanmoins, Ron n'est- il pas le seul gar on a ne pas t'avoir fait souffrir. Regarde un peu Krum, il est parti et il ne reviendra plus ! Désolé de te dire ça mais c'est vrai. De plus toutes tes petites amourettes ne se sont pas forcément tr ès bien terminées, il n'y a qu'à voir ton état à ton retour au terrier. Mê me si tes sentiments ne sont pas forts, essaye. Qu'as-tu à perdre ? M ême si les choses ne se terminent pas bien il restera ton ami lui.
Encore une fois, ce n'est qu'une simple suggestion et tu es libre.
Ton grand fr ère, Harry. "
Mais c'est pas vrai, m ême Harry s'y met maintenant ! En relisant une derni ère fois les mots de son ami Hermione sentit une once de fureur la submerger. Ses pensées tourbillonnaient en elle, les mots passaient devant ses yeux, les paroles moqueuses de Lavande lui revinrent en mémoires... Ainsi elle n'était que la petite Hermione, élè ve mod èle, petite créature inoffensive, mê me pas désirable, simple poupée...Des larmes commencè rent à perler le long de ses joues, mais elle les essuya d'un geste rageur. Puis elle jeta au feu la lettre d'Harry. Elle la regarda se consumer lentement parmi le bois crépitant. Cette petite boule noire lui fit penser à l'état de son coeur en ce moment : fragile, se brisant en milliers de poussi ères au moindre choc. Elle devait se préserver, pas seulement de Ron mais aussi de ses soi-disant amies telles que Lavande. Quelle heure pouvait-il bien ê tre ?
- Tiens Hermione, je ne te savais aussi matinale.
- Salut Seamus, alors ses vacances ?
- Tranquille.
- Oh ça à l'air...passionnant rigola-t-elle.
- Ouais, au fait tu n'as pas changé un truc à tes cheveux.
- Si, je les ai attachés.
Levant les yeux au ciel, elle sortit de la salle commune en trottinant. Ce garç on ne savait décidément plus quoi inventer pour mettre des filles dans son lit...Pire que Malefoy...Quoi que. En arrivant dans la grande salle, elle sentit une bouffée d'air frais la revigorer. C'était bon de reprendre ses habitudes. Il était peut- être un peu tôt par contre, en effet les seules personnes présentes étaient le professeur Rogue accompagné du professeur Flitwick et il y avait deux ou trois personnes maximum à chaque table. Résignée, elle alla s'asseoir à côté Lavande qui n'avait visiblement pas réussi à se rendormir.
- Coucou, tu n'as pas réussi à te rendormir ?
- Non.
- Désolée.
- C'est pas grave de toute fa on je devais me lever tôt.
- Oh, tu es pressée de retourner en cours lui lanç a Hermione un sourire narquois aux l èvres.
- Non, j'ai un rendez-vous.
- Avec ? Enfin si ce n'est pas trop indiscret...
- Ron.
Aussitôt la m ême fureur que le matin m ême l'envahit.
- Ah oui ? Et pourquoi ?
- Aucune idée.
Du calme Hermione se dit-elle, Ron veut voir d'autres filles que toi. Ce n'est pas la mort. Au pire il veut juste savoir quel est son emploi du temps mê me si il est préfet en chef cette andouille n'a pas de mémoire. Cependant Hermione se souvenait parfaitement comment s'était terminée l'histoire entre ces deux-là. Espérons que cette fois ils ne fassent pas les m êmes erreurs comme sortir ensemble par exemple.
- Salut les filles lanç a Ron en arrivant tranquillement accompagné par Harry et Ginny.
- Salut Ron, alors pourquoi tu m'as fait venir aussi tôt ?
- On peut en parler plus tard s'il te plaît Lavande lui murmura-t-il.
- Okk
Une fois leur petit-déjeuner fini Ron et Ginny partirent chercher leurs frè res suivi de pr ès par Lavande. Harry et Hermione, eux, partirent en classe de potions tout en discutant calmement...Enfin pas tant que ç a.
- Alors, commenç a Hermione, tu penses que je devrais sortir avec Ron finalement. Tu as rapidement changé d'avis.
- Tu as lu ma lettre ?
- Ben oui si tu l'as écrite c'était pas pour que je l'encadre si ?
- Non, non...Bon en fait je me suis rendu compte que je voyais Ron comme un ami quand je t'ai répondu et depuis j'ai pris un regard extérieur en me concentrant plus sur sa personnalité.
- Hum... Et bien désolée de te décevoir mais ma réponse reste négative.
- Tu ne veux mê me pas essayer ?
- Harry, tu as beau être mon ami si tu la boucles pas je t'en colle une.
Surpris par ses paroles dans la bouche d'Hermione, il se stoppa net en réfléchissant. Cette histoire allait décidemment de plus en plus mal.
- Bon ok mais t'étonnes pas si lui ne te lâche pas.
- Les garç ons vous ê tes vraiment insupportable quand vous vous y mettez, franchement.
- J'y peux rien moi.
- Mouais, j'en suis pas si sur de ç a et puis...Oh non regarde ce qui arrive.
En effet à quelques m ètres d'eux s'étalait une rangée de Serpentard qui semblait s'amuser de la venue des deux gryffondors. Prenant leur courage à deux mains, Harry et Hermione all èrent se poster sur le mur opposé tout en évitant de regarder la brochette qui leur faisait face. Au centre de celle-ci se tenait le prince des serpentards entouré de tous ses amis, enfin plutôt de ses larbins, des serpents terrorisés et prê ts à tous pour satisfaire le moindre désir du grand blond.
- Tiens mais ne serait-ce pas Granger et son ami le Saint...Potty rigola Pansy.
- Je vois que tu as une bonne mémoire pour un clébard se risqua Hermione.
- Et bien Granger répliqua Drago, on essaye de devenir comme nous ? Il va falloir que tu t'entraînes un peu quand m ême.
Sur ce toute l'assemblée éclata de rires pour le plus grand plaisir de Malefoy.
- Devenir comme toi ? Non, ça serait du gâchis.
- Je ne crois pas ça pourrait peut- être mê me améliorer ton sale sang de moldu.
Les yeux lanç ants des éclairs, Hermione sentit une puissante chaleur la saisir, était-ce à cause de la colè re ou bien le fait que Drago la fixait de ses yeux gris ? Elle ne le savait pas, mais elle comptait bien lui faire ravaler ses sales paroles.
- Tu sais quoi arrê tes avec tes foutues histoires de sang, tu dois les connaître par coeur à force non ? Changes un peu de disque tu veux bien, parce que si je ne me trompe pas...
Hermione n'osait aller plus loin ne savant comment allait réagir Malefoy, sûrement trè s mal, mais elle tenta le tout pour le tout par une derniè re parole.
- Tout cela n'appartient qu'à ton monstre de géniteur.
Pansy se rappelant la scè ne de la veille écarquilla ses yeux et hésita à tourner la tê te vers le concerner. Hermione qui elle lui faisait face vit parfaitement qu'elle avait touché un point sensible et qu'il était visiblement fou de rage. Ses yeux qui avaient déjà viré du bleu au gris clair étaient désormais gris métallique ce qui n'annonç ait rien de bon.
Tous les serpentards s'étaient plaqués contre le mur de peur de recevoir un coup, les mains tremblées, certains se mordaient les lè vres, d'autres regardaient le sol, tous étaient paniqués par ce que venait d'entraîner la jeune lionne.
- Comment oses tu sale sang de bourbe ? hurla-t-il.
- Pas touche Malefoy ! s'interposa Harry.
- Toi, le balafré, dégages du passage !
- Pour que tu t 'en prennes à elle ? Hors de question.
- Bon ben tu passeras le premier alors...
Sur ce il lui assena un coup de poing dans le nez avec une telle force qu'Hermione put entendre un craquement.
- A toi maintenant.
- Tu oserais frapper une fille Malefoy ? Te voilà tombé bien bas...
- Que se passe-t-il ici ? demandât le professeur Slughorn en arrivant en courrant.
- Ce cher Potter ne sait plus marcher bien droit répondit rapidement Blaise un sourire en coin.
- Bien miss Granger emmenez Monsieur Potter à l'infirmerie.
Hermione attrapa tant bien que mal son ami et ils commen aient à marcher vers le couloir de l'infirmerie quand Malefoy les interpella au loin.
- Ce n'est pas fini Granger grogna-t-il.
Ignorant cette derni ère parole, elle accélèra le pas et arriva bientôt devant la grande porte que Madame Pomfresh venait juste d'ouvrir.
- Déjà s'exclama-t-elle.
- Euh...Oui il s'est fait mal, enfin Malefoy lui a fait mal.
- Bon soupira-t-elle, monsieur Potter suivait moi s'il vous plaît et vous aussi miss Granger.
Apr s avoir passés la matinée à l'infirmerie Harry et Hermione all èrent dans la grande salle pour rejoindre Ron et les autres. Une fois arrivé, Harry dû expliquer plusieurs fois la m ême histoire et Hermione commen çait à se dire que cette fois-ci elle avait réellement le prince des serpentards à dos... C'est bien ma veine pensa-t-elle, quelle idée de vouloir jouer les braves...
- T'inquiè te Hermione, on ferra tout pour qu'il ne t'approche pas la rassura Ron.
- Merci Ronald.
Le sourire qu'elle lui fit n'échappa pas au serpentard situé juste en face d'elle. Drago se demanda alors si le Weasley et elle sortaient ensemble. Cette pensée le dégoûta; était-ce le fait qu'il détestait le Weasley ou bien le fait qu'il ne supporter pas l'image de la lionne dans ses bras ? Ses pensées s'embrouillaient et il partit rapidement en cours. Heureusement cet apr ès-midi les gryffondors et les serpentards n'avaient aucun cours en commun. Hermione quant à elle passa le reste de la journée sur ses gardes se demandant comment l'affrontement du matin se terminerait. Allait-il lui faire la mê me chose qu'Harry ou serait-il plus sournois ? Finalement à 17h, pendant que ses deux meilleurs amis étaient à l'entraînement de quidditch, elle se cloîtra dans la salle commune des gryffondors. Au moins il ne viendrait pas venir ici car mê me si il le pouvait grâce à ses fonctions de préfet en chef, il devrait affronter un groupe de gryffondors. Espérons que cette pensée ne lui viennes pas à l'idée pria-t-elle intérieurement.
Pendant ce temps la en effet Drago Malefoy cherchait une mani ère de se venger. Comment avait-elle osé le défier lui ? De quel droit l'avait-elle tutoyer ? Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'entendit pas Pansy arriver à côté de lui.
- Drago, je peux te poser une question s'il te plaît ?
- Pansy ce n'est pas le moment.
- Soit répondit-elle ravalant au passage un sanglot.
Remarquant le ton de sa voix, il se tourna vers elle et fut surpris de trouver deux larmes qui descendaient de ses yeux lentement, tr ès lentement.
- A la voliè re dans cinq minutes murmura-t-il.
Blaise qui n'avait rien loupé, comme d'habitude, se rapprocha et alla s'asseoir en face de lui.
- Tu comptes recommencer avec Parkinson ?
- De quoi tu parles ?
- Ne fais pas l'idiot, je t'ai entendu, et en général quand tu donnes rendez-vous aux filles à la voliè re c'est pas pour...
- Je t'arr ête tout de suite Blaise je ne compte pas coucher avec Pansy.
- Alors pourquoi est ce que tu vas là-bas ?
- Parce que je ne veux pas qu'elle laisse paraître son état de faiblesse ici.
Sur ce il partit à grandes enjambées laissant derriè re lui un Blaise un peu perdu. Au bout de seulement trois minutes, Drago arrivait à la voliè re. Pansy était là, recroquevillée dans un coin de la piè ce, de la paille dans les cheveux.
- Pansy sort de là...
- Non !
- Pansy...J'ai dit sort de là.
Se relevant à moitié, elle balaya sa jupe d'une main, s'essuya la joue d'une autre puis lui face.
- Qu'est ce qui t'arrives à la fin? Tu veux vraiment que tout le monde voit à quel point tu es vulnérable la gronda-t-il.
- Tu n'as pas répondu toute à l'heure.
- Oui vas-y pose moi ta question.
- Est-ce que je passe vraiment pour une cruche ?
- Et bien...Comment dire...On va dire que...
- Drago dit moi la vérité.
- Ben euh...Oui admit-il.
- Mais pourtant je n'en suis pas une. Enfin je sais pas moi, j'ai des notes plutôt correctes.
- C'est pas vraiment à cause de a c'est plutôt le fait que ben déjà t'as vu le nombre de mecs qui ont atterris dans ton pieu ?
- C'était une mauvaise période de ma vie.
- Et puis tu es toujours fourré dans des mauvais coups.
- Mais toi aussi !
- C'est différent... En fait il faudrait que tu changes certaines choses et je pense que les choses s'amélioreront.
- Mouais...C'est à voir.
- Mais j'y pense qui t'a dit ç a.
Voyant que les yeux de son meilleur ami reprenaient une teinte grise, Pansy se demanda si elle avait bien fait de lui en parler.
- Promets- moi d'abord que tu n'iras pas voir la personne.
- Pas sur.
- Drago !
- Bon d'accord...
- En sortant du cours de sortil ges, je suis passée par la bibliothè que pour rendre un des livres de Monsieur Flitwick et quand je suis passée devant un des rayons j'ai entendu la voix de Fred qui parlait avec Susan Bones.
La pointe de rouge qui avait coloré les joues de Pansy au nom de Fred n'échappa pas à Drago qui émit un faible rire. En se rendant compte de son état Pansy rougit de plus belle et se cacha le visage dans ses mains en retenant tant bien que mal ses rires.
- Et ensuite ?
- Et bien j'ai perç u la conversation et en gros Fred disait que j'étais vraiment une cruche et que je ne valais rien... Et puis Susan a renchéri en disant que je n'étais qu'un bon toutou qui suivait le groupe des serpentards.
- Je vais faire un massacre.
- Non, tu m'as promis !
- Tu vas donc te laissais insulter, tout a parce que tu l'aimes ?
- Oui...
- Bon rentrons avant que je m'énerve.
Pansy sourit devant l'air que Drago prenait, heureusement qu'il était là. Elle savait qu'il ne lui ferrait pas de mal et qu'elle pouvait toujours compter sur lui. Pas comme d'autres.
- Au fait qu'est ce que tu comptes faire à Granger ?
- Je ne sais pas...J'y réfléchis.
Sur ce ils sortirent de la voliè re et marchè rent jusqu'aux cachots.
Plus loin, dans la tour de Gryffondor Hermione se souvint qu'elle devait passer voir Hagrid. Il était 18h si elle se dép êchait elle arriverait à l'heure pour le dîner. Elle rangea rapidement ses cours et dévala les escaliers jusqu'à arriver dix minutes plus tard devant la porte de la cabane d'Hagrid. Elle frappa vivement sur la porte puis remarqua sur sa droite une cage avec de drôles de créatures, espérons que son géant prŽéféré n'ai pas recommencé à faire des bê tises.
- Entre Hermione hurla-t-il.
Au moment où elle pénétra dans la maison, quantité de souvenirs lui revinrent en mémoire : les longues soirées à boire du thé, la fois où ils s'étaient fait prendre par Malefoy, Norbert le dragon...C'était un endroit unique regorgeant de bons souvenirs.
- Un peu de thé ?
- Euh...Oui répondit-elle un peu hésitante.
- Bon alors racontes moi ce qui ne va pas, j'ai bien vu que tu n'allais pas trè s bien hier.
- On va dire que je n'ai pas passé de trè s bonnes vacances.
- C'est-à-dire ?
- Et bien je suis allée en France, ç a c'était plutôt bien, et j'ai rencontré un gar on là-bas.
- Ah oui ? Et ben c'est bien ç a.
Il se leva, alla remplir de nouveau les tasses de thé chaud puis revint s'asseoir prè s d'elle un grand sourire aux l èvres.
- Il s'appelait Clément.
- Il était gentil ?
- Si on veut. Mais d ès le début j'ai vu qu'il y avait quelque chose de bizarre, pour commencer il n'avait pas voulu me dire son nom de famille. Et puis il était sorcier sans l'ê tre vraiment, il ne voulait jamais me montrer ses sortilè ges. Mais le plus étrange c'est qu'il ait su d ès le début que j'étais une sorciè re alors que mes parents étaient moldus.
- Il a les m êmes idées que les serpentards ?
- C'est bien pire que ç a Hagrid ! Il avait toujours son bandage au poignet gauche, il m'a dit qu'il était tombé ou je sais plus quoi mais il s'averra que c'était faux.
- Je ne te suis pas Hermione...
- Hagrid ! Il portait la marque des ténè bres ! Son nom était Avery ! C'était un mangemort venu pour tuer les enfants de moldus dont...Moi.
- Non de dieu ! Mais qu'est ce qui s'est passé ensuite ?
- Il a attaqué mes parents, ils sont actuellement à Sainte Mangouste...Dans le coma. Heureusement une de mes amis présente là-bas, Coline, m'a aidé et j'ai pu m'enfuir mais si je rattrape ce monstre, je vais le...
- Non Hermione, tu ne peux pas partir à la poursuite des mangemorts !
Il avait son air protecteur et Hermione savait qu'il ne servait à rien d'insister. Aprè s vingt minutes de conversation, elle dû repartir pour aller manger. Mais pendant le trajet, elle réfléchit longuement. Comment ce monstre d'Avery savait qui elle était ? Peut- tre était-ce un coup de Malefoy ? Non il faisait le boulot lui-mê me, lui. Il faudrait qu'elle en reparle avec Ron et Harry et qu'elle envoie une lettre à Coline.
En arrivant pr ès de la grande porte, elle aper çut au loin une bande de Serpentard regroupée autour d'un élè ve, que diable ces serpents étaient-ils encore en train de faire ?
En s'approchant elle reconnut rapidement le jeune Michael Corner, à terre, le nez en sang et les yeux terrifiés.
- Mon dieu, mais qu'est ce que vous lui avez fait ? s'écria-t-elle.
- Tiens, voilà Granger à la rescousse ! rigola Blaise.
- Poussez-vous, et circulez il n'y a rien à voir !
Elle se fraya un chemin et parvint jusqu'au pauvre gryffondor gisant au sol. Remarquant Ginny à quelques m ètres elle l'appela mais la jeune Weasley ne la remarqua pas, trop occupée à fixer Blaise d'un air horrifié.
- Qu'est ce qui t'a pris ? articula-t-elle.
- Tu le sais trè s bien, mon ange lui répondit-il un petit sourire aux l èvres.
- Ce n'est pas drôle Zabini, tu...Vous...
- Tu savais parfaitement ce que tu faisais Weasley, et au fait je crois que ta copine a besoin de toi.
Elle se retourna et vit qu'en effet Hermione avait grand besoin d'elle. Elle l'aida à redresser Michael puis à l'amener à l'infirmerie. Une fois Michael prit en charge par Mme. Pomfresh, Hermione entraîna Ginny vers le lac et la fit asseoir sous " leur arbre ", un grand saule à quelques m ètres de l'eau.
- Ginny Weasley tu vas m'expliquer ce qui se passe ! Et tout de suite ! hurla une Hermione rouge de colè re.
- Mais rien du tout.
- Mais bien sûr ! Depuis quand n'as-tu plus confiance en moi, ta meilleure amie ?
- C'est compliqué, c'est dur...
- Ginny, je suis la comme toi tu as toujours était la pour moi.
- A la fin de l'année derniè re, j'ai trouvé Blaise en pleurs sous notre arbre, son pè re l'avait encore une fois battu et... on a longuement discuté tous les deux.
- Mais quand ?
- a notre retour du minist re, pendant que vous faisiez la fê te moi j'étais partie prendre l'air dans le parc. Bref, on a discuté pendant des heures et sincè rement il n'est pas comme tu peux le croire, c'est juste qu'il donne une image de lui pour paraître fort et puissant...comme Malefoy. Bref il est vraiment gentil, doux, attentionné, compréhensif.
- T'es sur qu'il ne t'a pas lancé un sort rigola Hermione.
- Mais non, et puis ben apr ès on se donnait rendez-vous ici tous les soirs, et pendant les vacances on s'est écrit des centaines de lettres c'était vraiment magique.
Un large s'était dessiné sur le visage de la miss Weasley et Hermione la regardait, fascinait par le récit de son amie.
- Et ensuite ? l'interrogea-t-elle.
- Et bien on continue à se voir tous les soirs ici, mais depuis quelque temps Michael veut que l'on se remette ensemble et ç a n'a pas plu à Blaise. Il a dit que ce n'était pas un garç on pour moi et que s'il le voyait encore une fois tourner autour de moi il lui ferrait sa f ête. Et cette apr ès-midi j'ai re çu un petit mot de Corner qui disait qu'il voulait qu'on se voit et Blaise l'a vu...
- Tu te rends compte quand m ême que tu appelles un gryffondor par son nom de famille et un serpentard par son prénom !
- Hermione c'est pas le plus important !
- Oui mais quand m ême... Bon qu'est ce que tu comptes faire ?
- Attends j'ai pas fini, hier soir quand je t'ai retrouvé dans la salle commune je revenais de notre rendez-vous et il m'a demandé si je voulais bien aller au bal avec lui.
Ginny était toute excitée, ses joues avaient virées au rouge, elle souriait. Jamais Hermione ne l'avait vu si heureuse.
- Et bien il n'y a que deux points à régler et ce sera super déclara Hermione en souriant.
- Lesquels ?
- Et bien déjà il te faut une belle robe pour rendre jalouses toutes les serpentaires et, mê me si je suis trè s heureuse pour toi ma petite Ginny, je doute que ton frè re soit...Comment dire...Enthousiaste à l'idée que sa petite soeur soit la cavali ère d'un de ses ennemis.
- Ah oui je l'avais oublié celui-la, bah il aura rien à dire.C'est vrai c'est mon choix et je fais ce que je veux. Au fait et toi tu y vas avec qui ?
- Je ne sais pas.
- Faudrait peut-ê tre t'y mettre nan ?
- J'ai le temps on est que le 2 septembre il me reste...29 jours.
- T'inqui te on vas te trouvais quelqu'un de super.
- J'esp ère.
Ginny se releva et commen ça à courir en rigolant vers les grandes portes puis Hermione la rejoignit en marchant tout en la suivant des yeux d'un air protecteur.
