Chapitre 10 :
Le moment tant attendu.


Le lendemain matin, le « dring » aigu de mon réveil me tire de mon sommeil si bienfaisant. Je suis couché sur le côté et dans mon dos je sens le torse d'Ukai qui me tient contre lui. Une vague de chaleur envahit mon corps, c'est tellement agréable de dormir à ses côtés. Je souris doucement avant de déposer un baiser sur sa joue. Il grogne et grimace avant de se retourner de l'autre côté du lit. Réveil difficile ? Bien fait pour toi alcoolique. Je soupire.

« Hum. »

Je tourne les yeux vers la porte de ma chambre. Mon père est appuyé contre l'embrasure et nous fixe d'un regard noir. Ca y est je vais devenir veuf …

« Papa, laisses moi t'expliquer … je … enfin il …
- Dépêches-toi tu vas être en retard. »

Il repartit alors sans un mot de plus. Est-ce que ça voulait dire qu'il l'avait finalement accepté ? Mon sourire s'agrandit alors que je me jetais sur le Coach, couvrant son dos de baisers. Voyant que cela ne lui faisait rien, je décidais de passer à l'étape suivante et je me glissais sous la couette pour passer ma langue le long de son torse, puis de son ventre avant de tirer sur l'élastique de son jogging avec mes dents, souhaitant le lui retirer. Ce n'est que lorsque j'attrapais son membre dans ma main et que je caressais son gland du bout de ma langue qu'il finit par se réveiller.

« Liam … Hum … Qu'est-ce que tu … »

Enfin conscient ? C'est ce moment que je choisis pour sortir les dents, je les sentis doucement s'enfoncer dans son érection et il lui fallut un moment pour sursauter et être totalement réveiller. Je le relâchais alors, ressortant de sous la couette pour me glisser sur lui.

« Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?, me demanda Ukai inquiet pour son anatomie.
- C'est l'heure de se réveiller crétin.
- J'ai la gueule de bois, je n'ai pas envie. »

Je le vis s'enrouler dans la couette comme un gamin et je soupirais.

« Bien et bah je ne vais pas avoir le choix. Je vais devoir demander à mon père … mais lui il le fera sans doute avec son couteau et il est bien moins gentils que moi. »

Il frissonna d'angoisse sous la couette et se releva dans un bond.

« C'est bon je suis en pleine forme.
- Alors enfile ton tee-shirt, on va descendre. »

J'enfilais alors mon uniforme, glissant une pince dans mes cheveux, aujourd'hui un petit papillon mauve et pailleté était posé dessus. C'était devenu une habitude. Ukai qui s'était assis sur mon lit pour m'attendre me fixa un instant, il voulait me demander quelque chose, ça se lisait dans ses yeux.

« Si tu veux me demander un truc fais-le.
- Oh … Euh … Pourquoi est-ce que tu en mets toujours dans tes cheveux ? »

Je pris alors la direction de la sortie tout en lui répondant.

« Sait-on jamais, si un autre homo refoulé a envie de moi, ça pourrait m'être utile. »

Je l'entendis grogner un « Quoi … ? » alors que je quittais la pièce. En réalité il n'y avait pas de raison particulière. J'avais beau dire que je n'aimais pas ressembler à une fille, étrangement je ne pouvais pas m'empêcher de tout faire pour y ressembler encore plus. Peut-être que j'aimais ça tout simplement, mais que je déteste que l'on me le fasse remarqué. Il faut s'accepter comme on est après tout. Lorsque j'entre dans la cuisine accompagné d'Ukai, Neil et mon père nous attendent à la table en mangeant. Neil lève ses yeux vers moi.

« Toujours pas enceinte ?
- Non pas de Liamette en vue pour le moment. Dommage ! Moi qui pensais qu'il suffisait d'avoir ses règles pour faire des enfants.
- Pressée d'être Maman ?
- Maman et femme aux foyers se sont mes seules ambitions dans la vie. »

Neil me fit un léger sourire. C'était sa manière de rire. Je pris alors place à côté de lui alors que mon père lançait un regard mauvais à Ukai tandis que celui-ci me regardait comme s'il était sur le point de se décomposer, ne comprenant pas vraiment la conversation, mais paniquant rien qu'au mot « enfants ». Et c'est lui qui est censé être l'adulte ? Ils ne se souvenaient vraiment de rien ? Très bien j'allais leur rappeler en douceur. Ukai s'assit à côté de moi, face à mon père et je me levais.

« Un petit café, mon cher mari ?
- Oui … euh … QUOI ? »

Neil sourit de nouveau et mon père grogna. Il ne se souvenait pas non plus ? Quand on dit que les filles choisissent des hommes qui ressemblent à leur père, sur ce point, ça devait être vrai. Espérons seulement qu'il ne se mette pas à regarder le foot en caleçon avec une bière à la main. C'est que je tiens à son corps bien sculpté moi …

« Vous ne vous souvenez pas hier soir ? Papa a décrété que puisque tu m'avais volé ma virginité, tu étais obligé de m'épouser, alors quand tu lui as fait remarquer que le mariage gay n'était pas autorisé au Japon, il a répondu que comme il était français, cette maison appliquait les lois françaises.
- J'ai fait ça … Moi ?
- Oui oui … Tu t'es même offert le droit de nous marier toi-même, alors tu nous as dessiné des alliances avec un marqueur puis tu as jeté des chips en l'air en criant « Vive les mariés ».
- Oh … répliqua mon père avant de baisser la tête honteux.
- Tu as oublié le meilleur Liam, me fit remarquer Neil.
- Ah oui et puisque officiellement nous sommes mariés, tu nous as donnés le droit de faire tout notre possible pour que je tombe enceinte. »

Mon père baissa encore plus la tête alors qu'Ukai fixait le rond au marqueur autour de son annulaire gauche. Je versais alors sa tasse de café dans un gobelet pour qu'il puisse l'emporter parce que ce que j'allais dire par la suite nous forcerait à fuir très rapidement. Je glissais même trois pains aux chocolats dans mon sac avant de me lancer.

« Alors si je te demande si je peux rester chez lui ce soir pour essayer de te faire la petite fille que tu attends, tu ne peux pas me dire non, hein ? »

Ukai me regarda inquiet, mon père resta muet alors que Neil souriait d'avance pour ce qu'il allait se passer.

« NE TOUCHE PAS A MA PETITE FILLE SALE PERVERS ! »

J'attrapais alors la main d'Ukai pour le sortir de la maison avant qu'il ne se fasse castrer.

« À demain Papa !
- REVIENS ICI FILLE INDIGNE ! TU NE DEVRAIS AIME QUE TON PAPA ! PAS UN VOYOU COMME LUI QUI VA TE SOUILLER ! »

Je claquais la porte d'entrée. Nous étions sauvés. Je me mis alors à rire.

« Ça te fait rire ? Tu veux vraiment qu'il me tue, c'est ça hein ? C'est ta vengeance ?
- S'il avait voulu te tuer il l'aurait fait ce matin quand il nous a trouvé au lit tous les deux. Je suis juste heureux parce qu'il t'ait finalement accepté. »

Ukai sembla se demander pendant un instant en quoi ses hurlements voulaient dire qu'il l'avait accepté, mais en voyant mon sourire, il sourit lui aussi. Durant le reste du chemin, je lui racontais de quelle manière ils s'étaient mis en tête que j'étais réellement une fille hier soir. Ce n'était pas entièrement sa faute après tout, mon père me considérait réellement comme ça, surement parce qu'il en a toujours voulu une … À mon arrivée chez lui, il m'avait même acheté des produits d'hygiène féminine et il lui avait bien fallut quelques mois pour comprendre que je n'en aurais jamais besoin. Et un mois supplémentaire pour arrêter de déprimer quant au fait que sa petite fille ne tomberait du coup jamais enceinte. Lorsque nous passèrent devant son lieu de travail il s'arrêta un instant, me retenant par la main.

« Tu vas vraiment venir chez moi, ce soir ?
- Bah oui, je suis en pleine ovulation, faudrait pas manquer cette chance de procréer voyons
- La ferme ! Je suis sérieux.
- Oui je vais venir. Tu m'attendras après l'entrainement ?
- Oh ok … »

Je déposais alors un rapide baisé sur sa joue avant de commencer à reprendre ma route, mais il m'attrapa le bras pour me tirer vers lui. Je sentis alors ses lèvres contre les miennes, sa langue jouer avec la mienne et je rougis. Quand il fait ça je perds complétement mes moyens.

« Un avant-goût de ce soir, me chuchota-t-il contre les lèvres. »

Il me relâcha alors et je me retournais rapidement pour qu'il ne voit pas que j'avais rougit. Avant de partir je lui dis tout de même une chose.

« Tu vas voir comme je me suis amélioré pendant ces deux ans. »

Je repris alors la route du lycée, me mettant même à courir en remarquant que j'étais en retard. Oups. Un large sourire prenait pourtant mes lèvres, j'étais heureux et impatient d'être à ce soir.

Lorsque je sortis de la salle de club, changé et stressé par ce qui m'attendait je remarquais alors Ukai qui discutait avec Kageyama. Quand je fus à porter de voix, je ne peux entendre qu'un « Au revoir et merci » venant du passeur.

« Ah tu es prêt, on peut y aller ?
- Oui, mais qu'est-ce qu'il te voulait ?
- Il voulait me demander quelque chose. »

Nous commencions alors à marcher.

« Oh ne me dit pas … Il voulait te demander des conseils sur le sexe, c'est ça ?
- Quoi ? ... Comment tu sais ça ? … Je ne pensais pas que Kageyama était du genre à s'intéresser à ce genre de choses.
- Tu n'as donc rien remarqué ?
- Non … Quoi ? »

Je soupirais, il est encore plus idiot que je ne le pensais.

« Kageyama sort avec Hinata.
- Hein ?
- Tu fais vraiment attention à rien … Je me suis débrouillé pour qu'ils se rendent compte de leurs sentiments. J'ai fait croire à Kageyama que j'étais très intéressé par Hinata et il a suffi d'une menace du style « Si tu ne le veux pas alors il sera à moi » et c'était dans la poche. »

Je vis alors les joues d'Ukai rougirent alors qu'il semblait penser à quelque chose d'indécent.

« J'espère que tu n'es pas en train de m'imaginer avec Hinata pour un plan à trois, hein …
- Non … Non non. »

Il détourne alors les yeux. VIEUX PERVERS !

« J'ai fait le même coup à Asahi, je lui ai fait croire que je voulais lui voler son très cher libéro. J'ai même failli l'embrasser pour que cet idiot bouge enfin. »

Ukai détourna une nouvelle fois les yeux.

« Un vieux pervers s'imaginerait très facilement cette scène : Nishinoya qui frémit sous un de mes baisers humides avant que l'on se tourne tous les deux vers lui, une expression de chien quémandant à manger sur le visage et qui l'appelle avec des voix gémissante. »

L'expression que fit alors le Coach m'apprit que c'était exactement ce à quoi il était en train de penser. Je soupirais, il était tout aussi prévisible que le reste de ces abrutis. Je passais alors le reste du chemin qui nous séparait de son appartement en lui racontant des scénarios possibles pour des plans à trois, incluant aussi Hinata, Kageyama, Asahi et Kuroo. Le dernier scénario ne sembla vraiment pas lui plaire.

« Tant que c'est un jeune garçon innocent, tu aimes, mais dès qu'on inclut un autre mâle alpha ça coince ? Aurais-tu peur de la concurrence ?
- La ferme ! »

Nous étions arrivés. Le stress remonta alors en moi. Pourquoi est-ce que j'étais si angoissé à l'idée de coucher avec lui ? Ce n'était pas la première fois après tout. J'entrais à sa suite. Ça n'avait pas changé depuis la dernière fois que j'étais venu ici. Il me guida jusqu'à sa chambre, comme si c'était la première fois que je mettais les pieds ici, je déposais alors mon sac et ma veste et avant qu'il se n'assoit sur son lit je lui annonçai une chose.

« On peut manger, avant ? J'ai vraiment faim …
- Oh ok … Si tu veux. »

Il m'invita à le suivre jusque dans la cuisine ou il se mit à fouiller dans ses placards.

« J'imagine que tu n'as encore que des nouilles instantanées, hein ? Tu n'as toujours pas appris à cuisiner ?
- …
- Tu es vraiment un cas désespéré.
- La ferme ! »

Je soupirais et attendis sagement qu'il me serve mon bol. Avant aussi quand je venais ici, il ne me servait que ça à manger. Je lui avais fait remarquer plusieurs fois qu'à son âge il devrait apprendre à faire autre chose.

« J'ai pas besoin de faire à manger, puisque tu es là pour le faire.
- Aaah ? Tu me prends vraiment pour une femme au foyer ou quoi ?
- Bah oui …
- Crève ! Ce n'est pas parce que je ressemble à une femme que je vais te servir. Espèce de sexiste. »

Il sourit doucement et j'avale mes nouilles en 4e vitesse. Je suis tellement nerveux que je ne sais pas quoi dire. Je rougis à chaque regard qu'il dépose son regard sur moi et lorsqu'il me frôle la main de la sienne pour attraper mon bol, je sursaute comme si je venais de recevoir une décharge. Il me fixe alors comme s'il venait de comprendre. Merde.

« Tu es nerveux ?
- Non … Non non non !
- Alors pourquoi est-ce que tu es rouge comme ça ?
- La ferme ! C'est qu'il fait chaud ! »

Il soupire en déposant les bols dans l'évier puis s'appuie sur celui-ci avant de se tourner vers moi.

« On n'est pas obligé de faire quoi que ce soit. Si tu n'as pas envie, je ne vais pas te forcer.
- Mais j'ai envie !
- Alors pourquoi est-ce que tu paniques comme ça ?
- Chut ! Tais-toi ! »

J'attrape alors sa main pour l'emmener jusqu'à la chambre ou je le pousse sur le lit.

« Pas bouger ! Tu m'attends là. »

Il obéît, même s'il ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe, moi je rejoins la salle de bain avant de claquer la porte. Pourquoi est-ce que je rougis comme ça ? Pourquoi est-ce que je tremble ? Je respire doucement pour essayer de retrouver mon calme. Ce n'est pas le moment de paniquer. Ce n'est pas la première fois que je le fais. Ce n'est pas comme si j'avais oublié comment faire … Si ? ET SI J'AVAIS OUBLIE ? Je pousse un long soupir et je sers les poings. Je retire alors un à un mes vêtements que je laisse sur le sol. Je vais le forcer à prendre conscience que je suis bel et bien un homme et si jamais après ça il ne veut plus de moi alors tant pis. Habituellement lorsque je m'enfermais comme ça dans la salle de bain, c'était pour enfiler cet uniforme de fille qui le rendait fou. Je ne lui ferais pas ce plaisir cette fois-ci, s'il veut que je le laisse me toucher, il va falloir qu'il m'accepte en tant qu'homme cette fois-ci. Lorsque je poussais de nouveau la porte de la salle de bain, je le retrouvais dos à moi. Il avait ouvert la fenêtre au-dessus de son lit pour fumer.

« Ah bah enfin. J'ai cru que tu sortirais jamais … Liam … Qu'est-ce que … »

J'étais nu, totalement nu devant lui et soudain très mal à l'aise. Il manqua de faire tomber sa cigarette sur le lit à cause du choc. Quel idiot.

« C'est pour te prouver une fois pour toute que je suis un homme … Alors si ça te plait pas, je peux toujours me rhabiller et rentrer chez moi, avais-je dit tout rouge et avec une voix fébrile. »

Très crédible tout ça. Il écrasa alors sa cigarette dans le cendrier sur sa table de nuit avant de s'approcher de moi. Il s'arrêta face à moi, bien droit m'obligeant à relever la tête pour voir son expression stoïque. Quoi ça ne lui va pas ?

« Ce que je vois là, me plait fortement. »

Je rougis encore plus en voyant son sourire. Il m'attrape alors dans ses bras pour me jeter sur le lit. Je retombais violement sur le matelas alors qu'il retirait son tee-shirt pour le lancer un peu plus loin dans la chambre et se pencher vers moi. L'odeur du tabac envahit mes narines puis ma bouche lorsqu'il m'embrassa. Ces baisers étaient toujours aussi tendres, même si je sentais son impatience. Si ça ne tenait qu'à lui, il n'aurait pas attendu une seconde pour me sauter dessus, mais je sentais ses muscles se raidir. Il se retenait pour moi. Et j'étais bien décidé à le torturer jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Lorsqu'il descendit lentement sa bouche en direction d'un de mes tétons, je me rebellais, le repoussant pour passer au-dessus de lui.

« Qu'est-ce que tu fais ?
- Je t'ai dit, je vais te montrer que je ne suis plus le même. »

Je déposais alors quelques baisers dans son cou, suçotant doucement sa peau, je sentis alors son cœur accéléré. Un sourire prit mes lèvres et je descendis doucement, tout doucement sur son torse, ma langue traçant un chemin humide de son cou jusque sur son ventre. Je posais alors mes yeux sur lui, son visage n'affichait aucune expression, mais il me fixait. Pourquoi cette expression si sérieuse dans un moment comme celui-ci hein ? Je ne me laissais pourtant pas décourager, j'attrapais alors son jogging pour lui retirer, voyant que j'avais un peu de mal puisqu'il était assis dessus, il se souleva pour me permettre de le mettre nu lui aussi. Je pris ce geste comme un encouragement à continuer ce que j'étais en train de faire. J'attrapais alors son érection dans ma main pour commencer des vas et viens lents, mais de toute la longueur de son membre. Il était déjà si impressionnant la dernière fois ? … Ça va faire mal, je le sens … Je vins alors accompagner mes mouvements de la main par des coups de langues sur son gland. Je relevais alors les yeux sur lui, ses mâchoires étaient serrées. Se retenait-il de faire du bruit ? Je fermais alors les yeux et je commençais des vas et viens avec ma bouche autour de sa verge alors que ma main continuait elle aussi en suivant le même rythme. Ma langue venait titiller son frein et je sentis son corps frissonner alors qu'un grognement passa enfin ses lèvres.

J'entendais maintenant sa respiration, elle était plus bruyante que d'habitude et parfois il poussait même des grognements. C'était sa manière de dire qu'il aimait ça ? Je sentis une de ses mains agripper mes cheveux alors que son bassin accompagnait maintenant les mouvements de ma tête. Je ne laissais finalement plus que ma bouche lui donner le plaisir dont il avait besoin, laissant mes mains contre ses hanches. Son corps frissonna une nouvelle fois et encore une dernière avant qu'il ne cède.

« J'en peux plus … »

Il me repoussa alors pour se remettre au-dessus de moi. Il passa sa main dans mes cheveux pour m'embrasser fougueusement. Je sentis alors son érection contre la mienne. Elle était si chaude. Si dur. Ses lèvres dérivèrent alors sur un de mes tétons qu'il embrassa avant de le titiller du bout de la langue tout en attrapant le second entre deux de ses doigts. Je serais les dents, il s'était retenu, alors je le ferais moi aussi, mais lorsque sa deuxième main agrippa mon membre, un gémissement passa mes lèvres malgré moi. Et merde, enfoiré. J'étais si faible. Je me cambrais alors pour quémander plus. Mon corps voulait plus de ces caresses, je voulais qu'il me donne plus que ça. Je voulais qu'il me fasse l'amour, là, maintenant.

« Keishin … Prends moi … maintenant. »

Il releva la tête vers mon visage rougit d'homme vulnérable et pendant un instant sembla surpris par mes paroles. C'est vrai que c'était la première fois que je lui demandais de vive-voix quelque chose comme ça. Et puis j'avais utilisé son prénom et je sais bien que ça l'excite énormément. Ça lui donne l'impression qu'on est encore plus proche. Il se mit alors à sourire avant de se redresser.

« Très bien, mais alors si tu as mal, tu ne pourras t'en prendre qu'à toi-même. »

À cet instant je me contrefous de la douleur, je veux le sentir, tout entier en moi. Je veux l'entendre grogner alors qu'il s'enfonce en moi encore et encore. Je veux le sentir frissonner alors que le désir à éteint son paroxysme en lui. Il ouvre alors le tiroir de sa table de nuit pour en sortir une bouteille de lubrifiant dont il s'asperge les mains pour s'en mettre le long de son pénis puis se penche une nouvelle fois sur moi avec un sourire carnassier qui veut dire « C'est bon, le meilleur peut commencer. ». Il infiltre alors deux de ses doigts en moi et je gémis de surprise. Il fait alors quelques vas et viens en moi et en infiltre même un troisième pour me préparer. Il les gigote une dernière fois avant de finalement les retirer pour apposer son sexe contre mon intimité. Il m'embrasse alors une dernière fois avant de bouger son bassin de manière à le faire entrer en moi. Je grimace tout en rougissant. Ça fait mal putain … Quelle idée d'en avoir une si grosse aussi … Une fois que je le sens entièrement en moi, la douleur semble pourtant disparaitre et une douce vague de chaleur se repends en moi. C'est à cet instant qu'il commence à donner ses coups de reins et puissants et rapides.

Le plaisir grandit en moi toujours un peu plus, le sentir ainsi en moi me rend complétement dingue et je ne retiens même plus mes gémissements qui se font de plus en plus aigus. Je passe alors mes jambes autour de lui et mes ongles s'enfoncent dans son dos. Mon corps se crispe et se cambre alors que je le sens. Le plaisir est sur le point d'exploser en moi.

« Keishin je … je … je t'AIME ! »

En prononçant ses mots tout en atteignant l'orgasme je sens le plaisir qui se répand dans tous mon corps tout comme mon sperme qui coule sur mon ventre. À cet instant la douleur à disparu, je ne ressens plus que le plaisir que me procure son corps. Il en profite alors pour accélérer encore le rythme de ses vas et viens alors que ma voix se brisent dans des dizaines de gémissements où je tente de prononcer son prénom. Il faut encore dix bonnes minutes pour lui, dix minutes où je suis incapable de bouger, mon corps ne produisant plus que des sifflements tant ma gorge est sèche et mes membres épuisés, je sens mes ongles continuer à s'enfoncer dans sa peau, le griffant alors que ses râles de plaisirs se rapprochent et que son corps se réchauffe encore plus. Ses muscles se bandent une dernière fois et son corps se raidit alors qu'il se retire à la dernière minute. Le premier jet remonte jusque sur mon visage et le second sur mon ventre alors que doucement ses grognements si sexys se calment. Il reste un moment, son visage contre mon cou pour reprendre son souffle. Je déplace alors mes mains dans sa nuque et dans ses cheveux pour les caresser doucement.

« Moi aussi … je t'aime Liam. »

Il passe alors son bras derrière mon cou pour me serrer contre lui. Je pose alors ma tête contre sa clavicule en fermant les yeux. Je suis si bien là dans ses bras. Finalement il attrape un mouchoir sur la table de nuit pour s'essuyer avant de se relever pour me regarder, allongé et couvert de spermes, que ce soit le siens ou le miens.

« Je te laisse prendre ta douche en premier …
- Trop aimable … »

Je nettoie le plus gros du problème avec des mouchoirs pour ne pas en mettre partout sur mon chemin puis je me rends dans la salle de bain. Une fois sous l'eau je repense à ce que l'on vient de faire, à ses baisers, ses caresses, le plaisir qu'il m'a donné et ses grognements. Je me laisse glisser contre le mur froid de la douche et je me recroqueville sur le sol, mes genoux contre mon torse. Quand je repense à sa peau si douce, ses muscles qui s'activent sous mes mains et ses soupirs, je suis tellement heureux de l'avoir à nouveau pour moi tout seul. Je me lave rapidement, puis je pousse un cri de véritable groupie. Ukai est vraiment à moi ! Je coupais l'eau puis je me séchais avant d'enrouler ma serviette autour de mes hanches.

« Liam, je t'ai entendu crier, ça va ?
- Oui oui, j'exprimais juste ma joie en criant. »

Il leva un sourcil interrogateur se demandant surement quel était mon problème. Mon corps entier semblait animé d'une énergie nouvelle, alors je m'avançais vers lui pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres.

« Tu es à moi, dis-je avec une expression enfantine sur le visage.
- Ah ? Qu'est ce que tu racontes ?
- Tu es tout à moi ! »

Cette fois-ci je lui sautais dessus pour m'accrocher tel un koala à son torse nu. J'emplissais alors mon nez de son odeur, cette odeur qui faisait battre mon cœur si vite avant de frotter mon visage contre ses pectoraux musclés. C'était un homme et pourtant il était si doux, tellement doux.

« Qu'est ce que tu fous ?
- Je profite avant que tu sois vieux et tout flasque ...
- Hein ?! »

Je déposais alors un baiser sur son torse avant de lui faire un large sourire, j'avais la même expression qu'un chat qui s'apprête à sauter sur une souris à cet instant.

« En fait c'est toi le plus pervers de nous deux ... soupira-t-il.
- Oui, dis-je en redescendant sur le sol, mais personne ne te croira si tu le dis. Parce que j'ai l'arme ultime.
- Et c'est quoi ?
- Ca. »

Je fis soudain le visage d'un chiot battu, des énormes yeux larmoyants, des joues rougies et des joues légèrement gonflées puis je le fixais comme ça.

« Arrête ça abruti ! grogna-t-il en me frappant le haut du crâne.
- Tu es méchant Keishin, pleurais-je toujours avec le même visage innocent et fragile.
- Keishin ? ...
- J'ai le droit de t'appeler par ton prénom maintenant, non ? On est marié après tout ...
- Pas moyen !
- Et puis c'est toi qui me l'a demandé la première fois ... Après ça tu étais comme possédé et tu m'as prit tellement fort et puis tu grogn...
- La ferme !
- Et puis toi tu m'appelles déjà par mon prénom ... Vu que je suis anglais, je me présente toujours par mon prénom en premier, sinon tu devrais m'appeler Ludrick ...
- Très bien, très bien, mais pas au lycée ... Je n'ai pas envie d'avoir des problèmes parce que je sors avec un élève. »

Je le fixais alors avec de grands yeux brillants.

« Quoi ?
- On sort ensemble alors ? »

Il se mit soudain à rougir légèrement, il ne s'était même pas rendu compte de ce qu'il avait dit. Il détourna alors les yeux.

« Bah bien sûr ... »

Je lui sautais une nouvelle fois au cou si bien qu'il tomba sur le lit sous mon poids. J'étais bien plus lourd qu'il y a deux ans, c'est vrai. J'affichais alors un sourire carnassier qui ne le rassura pas vraiment.

« Alors Keishin, on le fait cet enfant ?
- Ne dit pas ça comme ça ! C'est effrayant ...
- Tu ne veux pas le faire ?
- J'ai pas dit ça ... Mais ne parle pas d'enfant ! »

Nous l'avions alors refait une fois de plus. J'avais pu sentir son odeur, j'avais pu apprécier ses baisers, j'avais pu toucher ses muscles et ses cheveux, j'avais pu entendre ses grognements et ses soupirs et j'avais pu le sentir en moi encore une fois.