Chapitre 11 :
Une nouvelle règle.
Mon corps qui en quémander toujours plus hier soir, ce matin, grogna. Chacun de mes mouvements étaient horriblement douloureux. Chacun de mes pas était un véritable cauchemar et je ne pouvais marcher qu'en cowboy. Keishin quand à lui ne s'était plaint que d'un malheureux mal de dos. Je te hais enfoiré.
« Pourquoi tu m'as pas dit que j'allais avoir si mal !
- Je ne voulais pas que tu changes d'avis. »
Je grimaçais. Je l'aurais bien frappé si lever mon bras n'était pas une épreuve. Nous étions en marche, lui pour son travail et moi pour le lycée. L'odeur de la cigarette qu'il était en train de fumer me chatouilla les narines, cette odeur me rappelait quelque souvenirs de la veille qui me firent frissonner.
« Tous mes muscles me font mal ... C'est pire qu'un entrainement avec le vieux.
- C'est toi qui as voulu recommencé.
- Tu aurais pu dire non !
- ... Bien sûr que non ... Je suis un homme j'ai des limites, je ne suis pas dieu.
- Portes-moi ! C'est de ta faute après tout !
- Ca ne va pas non ! »
Je sortis alors l'arme ultime pour le forcer à céder, ce qu'il fit plus rapidement que je ne le pensais.
« Tu es un vrai gamin.
- Keishin ...
- Hum ?
- Je ne veux plus jamais te lâcher. »
Il sourit à ma phrase et accroché dans son dos comme ça, je pouvais poser mon menton sur son épaule. Son odeur envahit de nouveau mes narines. Je me sentais si bien contre lui. Comme si le monde s'était arrêté de tourner et que rien ne pouvait nous arriver. Je déposais un baiser dans son cou puis je fermais les yeux. Je sentais son corps se mouvoir contre moi et son cœur battre. Tout ça, c'est à moi répétais-je intérieurement. Vraiment à moi. Mais finalement ce petit moment de bonheur prit fin, Keishin s'arrêta devant la boutique de ses parents et je descendis de son dos et entrait après lui. Sa mère était au comptoir et semblait l'attendre.
« Oh bonjour Liam ! Comment ça va ?
- Très bien Madame.
- J'espère que Keishin ne t'épuises pas trop pendant les entrainements, hein. Dis le moi sinon et je le punirais. »
Je manquais de m'étouffer en entendant ça. Aux entrainements non, au lit par contre.
« Je ne peux pas faire de favoritisme. »
N'ayant absolument rien à manger chez lui, on avait décidé que je viendrais acheter mon petit-déjeuner ici avant de continuer la route jusqu'au lycée. Je me perdis alors dans les rayons tout en écoutant la discussion entre Keishin et sa mère.
« Tu es en retard ...
- Désolé. »
J'attrapais alors un paquet de gâteaux au chocolat pour me rendre à la caisse.
« Oh, mais Keishin, qu'est-ce que c'est que ça ? »
Je la vis alors lui tourner la tête pour observer une petite tâche violacée dans son cou.
« Mais oui c'est un suçon ! »
Je vis alors le visage de Keishin se décomposer alors qu'il posait les yeux sur moi. Oups ... Il me fit alors un regard noir. Je m'avançais alors lentement du comptoir en baissant la tête. Je ne voulais absolument pas croiser son regard.
« Ca veut dire que tu as une petite amie ?! Comment elle s'appelle ? Tu comptes l'épouser ? »
J'attrapais alors le premier billet que je trouvais dans mon portefeuille avant de le poser sur le comptoir.
« Garder la monnaie. Au revoir. Annonçais-je avant de prendre la fuite.
- Mais c'est beaucoup trop Liam. »
Trop tard, j'avais fuit. J'avais ignoré la douleur dans mes membres jusqu'à arrivé dans ma classe. Je pense que ses parents n'arrêteront pas de le harceler de la journée au sujet de cette petite-amie. C'est vrai qu'il ne leur avait jamais annoncé qu'il préférait les hommes. Je n'avais jamais vraiment eu besoin de le faire avec Paul, mon apparence et mes habitudes vestimentaires l'avait mit sur la voix sans que je n'ai rien à dire. C'est d'ailleurs surement pour ça qu'il s'était mit en tête que j'étais sa petite fille. Une fois en classe je n'arrivais même pas à suivre les cours, j'étais bien trop excité à l'idée de revoir Keishin plus tard dans la soirée. Je repensais à notre soirée ensemble, je n'arrivais pas à oublier la sensation de son corps contre le mien. Ses soupirs. Tous ses petits détails ne le rendaient que plus sexy. Je souriais sans vraiment m'en rendre compte au milieu de la classe. J'étais devenu aussi niais que le reste de mon équipe. C'était vraiment moche à voir.
« Monsieur Ludrick,y'à-t-il une raison à votre sourire ou alors est-ce seulement les équations qui vous grise ?
- Je ... Euh ... Désolé Monsieur. »
Mon sourire disparu bien vite. C'est sûr que ce n'est pas vous qui risquer de me griser Monsieur. Je soupirais un peu trop bruyamment si bien qu'il se tourna vers moi avec un regard mauvais.
« Vous viendrez me voir à la fin de vos cours, pour me donner la raison à ce soupir.
- Mais monsieur, j'ai entrainement.
-Et bien prévenez vos camarades que vous serez en retard. »
Je me retenais de soupirais une nouvelle fois. Vieux grincheux ! Il m'avait ôté toute bonne humeur. Je n'avais fait que grogner pendant tout le reste de la journée. Même pendant mon repas avec les autres premières années, j'avais à peine parlé, me contentant d'écouter leur dispute au sujet du Volley Ball. Ne parlaient-ils jamais d'autre chose ? Puis je me rappelais une chose. Une chose que m'avait dite Keishin.
« Kageyama, dis-je avec un sourire vicieux.
- Quoi ?
- J'ai entendu quelque chose d'assez drôle, hier soir à ton sujet.
- Tu serais venu demander des conseils au Coach.
- La ferme !
- Alors comme ça on a besoin de conseils ? Moi qui pensais que tu pouvais te débrouiller tout seul.
- Des conseils pour quoi ?
- Pour t'encu...
- POUR RIEN ! Allez viens Hinata on va s'entrainer. »
Une fois ces deux là disparu, je m'approchais alors doucement de Tsukishima qui finissait son verre d'eau.
« N'essaye même pas. »
Je soupirais alors.
« Vous êtes vraiment pas drôles. »
Le reste de la journée fut tout aussi ennuyant, j'avais essayé de suivre les cours, sans grand succès. Alors lorsque la sonnerie finale retentit enfin, je sautais de ma chaise, de nouveau de bonne humeur. L'entrainement m'attendait ! Malheureusement pour moi Yachi s'approcha.
« Tu veux que je prévienne le Coach que tu seras retenu par le prof de Maths ? »
J'avais oublié ce petit détail. C'est alors avec une expression de désespoir que je secouais la tête pour lui faire comprendre que oui, puis je me rendis dans la salle des profs où je l'écoutais alors me faire la morale pendant prêt d'une demi-heure au sujet du respect et que même si j'étais étranger je devais maintenant être au courant des différences entre l'Angleterre et le Japon. Ect. Ect. Je ne l'écoutais qu'à peine. Ne pensant qu'à une chose : Keishin. Finalement lorsqu'il me libéra enfin, je me mis à courir en direction de la salle du club pour me changer en vitesse et les rejoindre. Je poussais alors la porte brusquement.
« Je suis là !
- La ferme et mets toi en place. »
Merci Keishin. Je soupirais une nouvelle fois un peu trop bruyamment et il me lança un mauvais regard. C'est quoi le problème entre les japonais et les soupirs ? L'entrainement se termina tellement rapidement que j'en fus presque déçu. Mon corps hurlait à la mort, mais je n'étais pas satisfait. Au moment où j'allais pour courir une dernière fois en direction du filet, ma cuisse ne fut pas de mon avis et une vive douleur m'empêcha tout simplement de sauter. Je restais donc au sol alors que le ballon retombait au sol à côté de moi. Keishin quitta alors son banc pour venir me voir.
« Ça ne va pas ? Tu es blessé ?
- C'n'est pas ça ... À cause de mes courbatures, ma jambe à refuser de m'obéir. Je crois que mon corps est épuisé à cause d'hier soir ...
- À cause d'hier soir ? demanda Daichi avec son expression effrayante.
- Zut, on est découvert. Prenons la fuite. »
Je tentais alors de m'enfuir, mais cette fois se fut mon mollet qui me lâcha. Je m'écroulais alors tête la première sur le sol. Je donnais alors un coup dedans en grognant. Foutu muscle. Ils se contractaient seulement sans même que je ne le désire.
« Très bien alors on va ajouter une règle ... On ne se blesse ni ne s'épuise sexuellement avant un entrainement et encore moins avant un match, annonça Daichi, comme si ce n'était qu'une règle banale de Volley Ball. Alors si jamais un de nos gentils petits joueurs a un de ses symptômes, je vous préviens Monsieur Ukai, Asahi et Kageyama, je ne serais vraiment pas content. »
Même le Coach sembla prendre peur à cette menace. J'allais alors me changer rapidement et un large sourire prit mes lèvres lorsque je posais les yeux sur Keishin qui m'attendait. Il me sourit à son tour. Et nous nous mirent en route.
« Tu me raccompagnes jusqu'à chez moi ?
- Oui.
- Je voudrais que tu restes encore avec moi cette nuit.
- Je dois me lever tôt demain pour aller travailler à la ferme, ce n'est pas possible.
- Pffeuh, c'est nul ! Maintenant qu'on sort ensemble, on devrait pouvoir dormir ensemble tout le temps.
- Quand tu seras grand peut-être.
- Je suis grand ... Tu ne voudrais pas qu'on vive ensemble ?
- Hein ? ... Ne demande pas ça, comme si c'était rien ... »
Je posais mes yeux sur lui, il avait légèrement rougit. Je baissais alors les yeux en y réfléchissant. C'est vrai que vivre avec quelqu'un est une étape pour un couple. Peut-être qu'il en a peur ? Peut-être que je suis trop jeune pour comprendre encore l'importance de cet engagement.
« Alors quand est-ce qu'on va se revoir en dehors des entrainements ?
- La semaine prochaine.
- C'est dans longtemps dis-je avec une moue boudeuse, mais bon je ferais avec. Tu es un adulte toi, tu travailles. Je ne peux rien y faire.
- Tu es bien conciliant pour une fois, qu'est ce qu'il se passe ?
- Bah, maintenant que je sais que tu m'aimes aussi, je sais que tu ne vas penser qu'à moi et c'est assez satisfaisant.
- Ah ?
- Si je te manque trop, je t'autorise même à te toucher en pensant à moi.
- Ca je le laisse aux gamins pervers comme toi qui ne savent pas se tenir. »
Je soupirais et je profitais d'un instant seul avec lui pour profiter à fond de ce qu'il pouvait m'offrir dans cette rue déserte avant que mon père puisse nous espionner par la fenêtre de la cuisine. Il aurait été capable de sortir pour venir me chercher s'il nous avait vus nous embrasser comme nous étions en train de le faire à l'instant.
« Ca ça va me manquer.
- Tu as beau dire que tu n'es pas une fille, tu réagis exactement comme elles.
- C'est pour pas trop te déboussoler.
- Tu ne ressembles pas vraiment aux filles avec lesquelles je suis déjà sortit.
- Je sais ... Niveau poitrine je suis loin de les rattraper, mais question neurones je suis sûr que même Hinata pourrait les trouver stupides.
- C'est vrai que tu ne les aimais pas beaucoup.
- J'étais jaloux ...
- Aaaah ?
- Ou simplement, je n'étais pas aveuglé par leurs poitrines immensément inutiles. »
Il m'attrapa alors la joue pour me la pincer.
« Et le respect des aînés, il est où ?
- Je ne vois qu'un vieux pervers, pas un aîné. »
Il m'attrapa alors la seconde pour la pincer aussi. Et finalement après quelques secondes de torture, il me prit dans ses bras. Je fus surpris par son geste, mais après un instant, je glissais mes bras dans son dos, agrippant son tee-shirt. Je fermais les yeux pour m'imprégner de son odeur une dernière fois avant qu'il ne s'en aille.
« Je t'aime Liam.
- Je t'aime aussi Keishin. »
Lorsque je le vis s'éloigner, j'eus l'impression que l'on m'arrachait un petit bout de coeur, mais après un soupir, je me dirigeais à l'intérieur où mon père m'attendait et me questionna sur mon retard pendant prêt d'une heure.
Et voilà un nouveau chapitre !
J'essayerais d'être plus rapide pour poster mes chapitres maintenant.
Ce chapitre est assez simple et il ne se passe pas grand-chose, mais bon.C'est bientôt la fin après tout ;)
Merci pour les reviews et n'hésitez pas à me laisser vos avis !
Bonne lecture, Nyx
