Ressassant sans cesse la conversation qu'elle venait d'avoir avec Ginny et Parvati, Hermione se dit que ce n'était qu'un problè me parmi tant d'autres sur sa liste qui s'allongeait de jour en jour...Franchement qu'est ce que ce groupe de filles faisait dans Poudlard ? Et pourquoi méprisent-elles tout le monde ? Il faudrait qu'elle surveille ç a de plus prè s.
Ses petits tracas mis de côté, la jeune lionne passa son aprè s-midi à suivre ses cours en compagnie d'une Parvati partagée entre la joie et l'angoisse. Puis apr ès son dernier cours, l'idée (pas si fabuleuse que ç a) de Ron lui revint à l'esprit et elle se dit qu'il serait peut-ê tre temps d'aller se préparer. Alors qu'elle était dans sa douche son esprit divagua jusqu'à la ramener à Drago... Pardon Malefoy ! Ses idées se mélangeaient, sa t ête lui tournait et elle en voulu presque a Ron d'avoir organisé cette stupide fê te.
- Bon, tu as bientôt fini ! s'impatienta Lavande.
- Oui j'arrive.
- C'est pas trop tôt !
La poussant à moitié dehors, elle claqua aussitôt la porte derri ère elle et commen a à chanter.
Quelle garce pensa Hermione, vivement que le groupe des garces soit anéanti !
C'est sur cette pensée quelque peu meurtriè re que la jeune fille ouvrit sa penderie en quê te d'une tenue adéquate. Elle pensa bien remettre son uniforme mais elle le trouva on ne peut trop stricte pour ce genre de soirée ; alors qu'elle attrapait un jean, un scintillement doré attira son attention. C'était le petit bustier que lui avait offert Coline lors de leur petite virée shopping à Paris. Un pincement au coeur se fit sentir et lui fit penser qu'elle attendait avec impatience la réponse de son amie en espérant qu'elle soit saine et sauve... L'attrapant délicatement, elle l'enfila avec une pointe de nostalgie et l'accorda avec un pantalon de toile blanche. Coline aurait adoré cette tenue...
- Ben dit donc t'es pas joyeuse toi !
- Oh, Ginny ! Je ne t'avais pas entendu.
- Waouh, il est magnifique ce petit haut, tu me le prê teras ?
- Oui si tu veux rigola-t-elle.
- Si tu veux j'ai de tr ès belle petites ballerines dorées qui iraient super bien avec.
- Merci Ginny, et toi tu t'habilles comment ?
- Avec la robe verte que Blaise m'a offerte.
- Pardon ? Zabini t'a offert une robe ? Mais quand ?
- Et bien...Cet été, il est allé en Italie avec sa famille et il en a profité pour m'envoyer ceci.
Sortant une belle boîte rectangulaire de sous son lit, Ginny défit le ruban blanc qui l'entouré et l'ouvrit délicatement. C'était une pure merveille, de la soie couleur émeraude fluide qui s'arrê tait au niveau du genou et qui s'attachait en haut par une multitude de rubans argentés.
- Oh mon dieu...
- Tu n'aimes pas ?
- Tu rigoles ? C'est la plus belle robe que j'ai vue au monde ! Bon j'avoue, elle fait trè s serpentard mais elle est magnifique. Allez enfiles la et rejoins-moi en bas, les garces vont être servis.
Petits échanges de regards malicieux et sourires ravis.
Sur ce, Hermione descendit dans sa salle commune rejoindre ses musique était douce mais agréable à l'écoute, un petit buffet avait installé prè s des escaliers et un bar tenu par les jumeaux était juste à côté. N'ayant pas fait leur année précédente, les deux Weasley avaient décidé de redoubler afin d'obtenir leurs aspics et ainsi pouvoir commercialiser leurs produits à travers le monde.
- Hey Hermione !
- Hey Harry ! Alors comment ça se passe jusqu'ici ?
- Pour le moment aucun probl me et toi comment tu vas ?
- Plutôt bien, Ginny est radieuse dans sa robe.
- En effet mais tu n'es pas mal non plus...
- Merci, tu n'as pas vu Parvati ?
- Si elle est là-bas avec Neville.
- Merci a plus tard.
Récupérant au passage un verre de thé glacé et quelques noisettes, la gryffondor se dirigea vers le duo à l'extrémité de la piè ce, prè s de la cheminée.
- Alors comment a se passe de votre côté ?
- Pas mal lui répondit Parvati, je donnais à Neville quelques conseils.
Et sur cette derniè re parole elle se faufila entre deux groupes, direction le buffet.
- Tu m'expliques ?
- Oui lui répondit-il radieux, j'ai enfin osé demander à Padma de m'accompagner au bal et elle m'a dit oui !
- Ce qui explique ton comportement de ce matin et celui de ce soir rigola-t-elle.
- Oui et comme Parvati est sa soeur jumelle, elle est un peu protectrice alors elle m'a dit ce que je devais faire et surtout ne pas faire. Elle m'a aussi averti pour l'entrée de Padma dans le groupe de Susan mais ça c'est pas important pour moi.
- Oh, je vois et bien bonne chance. Je suis contente pour toi Neville.
Pendant ce temps la, dans le couloir du 4e étage, le groupe de Susan Bones alias le groupe des garces organisait sa petite réunion secrè te.
- Alors qui veut commencer ? lanç a Cho Chang.
- Moi répondit aussitôt Daphnée Greengrass une serptendarde de 5e année, je trouve que les gryffondors sont stupides comment se fait-il qu'ils organisent une petite f ête et que le groupe le plus populaire de l'école ne soit pas invité ?
- Parce que ce n'est qu'une fê te de bienvenue pour les petits nouveaux lui répondit Lavande d'un ton acerbe et c'est Ronald qui l'organise alors, s'il te plait, ne critiques pas !
- A propos de Weasley commenç a Bones, comment ç a avance avec lui ?
- Il a dit vouloir me parler mais je ne sais pas encore de quoi...
- C'est tr ès bien, réussis à te l'approprier et ce sera parfait pour nous...Et pour toi aussi bien sûr.
- Moi j'ai réussi à avoir Neville pour le bal se vanta Padma.
- Oui, mais a ne sert pas à grand chose ça ! Bon passons à l'essentiel :Chang le classement !
- Alors le top trois des mecs de Poudlard : en troisi me position Potter, faut l'avouer, il est craquant, célè bre et sportif ! Bref en deuxi me position Michael Corner, mê me si il est encore à l'infirmerie, il est mignon. Et enfin en premiè re position et cela déjà depuis plusieurs mois, j'ai nommé Drago Malefoy !
A la prononciation du nom du Prince des Serpentards, les lè vres se mordirent, les esprits s'activ èrent et les soupirs se firent entendre. Toutes les filles de Poudlard à quelques exceptions pr ès y étaient passées de toute faç on, autant dire qu'il était devenu un vrai séducteur et spécialiste en la mati ère...
- Qui est la derni ère à y être passé ? demanda Chang.
- Eloise Midgen cracha Bones, cette saleté de gryffondor. Au fait o ù est Pansy ?
- Elle ne veut pas venir, et je crois m ême que Malefoy lui a interdit de rejoindre le groupe murmura Daphnée.
- Et merde ! Bon on se voit demain à 18h dans le couloir de la biblioth èque.
Au final, à 20h, tout le monde dînait paisiblement dans la grande salle de Poudlard. La f ête de Ron était le principal sujet de conversation à table et de nombreux élè ves venaient le remercier. Il était aux anges, les joues légè rement rosies par la joie et la chaleur de la salle et ses yeux verts étincelaient. Il ne cessait de regarder sa voisine de table, Hermione qui riait avec Ginny. Mais il n'était pas le seul, à quelques tables de là, un jeune blond au regard hautain la fixait sans pouvoir aligner deux pensées cohérentes. Et au bout d'une bonne demi-heure de discussions animées, les élè ves remont rent dans leurs dortoirs et les deux préfets en chef dans leurs appartements.
Une fois glissée dans ses draps, Hermione Granger s'interrogea sur sa vie, Malefoy, la relation de Ginny et Zabini, Malefoy, son amie Coline, Malefoy...Puis finit par s'endormir.
Dans les appartements des préfets en chefs, une telle harmonie de zénitude et d'apaisement n'était pourtant pas présente.
- Malefoy il faut qu'on parle ! Et cesse de fuir quand je te parle d'Hermione !
- Premiè rement je n'ai pas envi de te parler ni d'entendre ta voix de crécelle. Deuxi mement je ne fuis pas ta discussion au sujet de la sang de bourbe, je n'ai tout simplement pas envi de parler d'elle avec toi...
- Mais tu vas quand m ême m'écouter ; je ne te laisserai pas lui faire du mal et je t'interdis m ême d'essayer de la toucher tu m'entends ! Elle ne voulait pas que je m'en m êle mais je me vois dans l'obligation de t'avertir de...
- Mais la ferme Weasley ! Ecoutes moi bien, déjà je ne te permet pas de me couper ainsi la parole, tu n'as pas la hauteur pour, ensuite je ne te crains pas, tu ne m'effrayes en aucun cas alors n'essayes pas de me faire peur. Et puis tu veux qu'on parle de Granger, d'accord on va en parler : je tiens a te signaler qu'elle est l'une des seules à ne pas ê tre passer dans mon lit, au cas où tu ne serais pas au courant, et que donc mê me si elle me répugne il est fort probable qu'elle y passe un jour. Ne fais pas cette t ête de cruche Weasmoche, ensuite la plupart des mecs de cette école seraient ravis de l'avoir dans leur pieu dont de nombreux serpentards. Ferme la bouche, et oui je sais ç a peut te paraître étrange mais c'est comme ç a, elle est devenue une créature on ne peut plus attirante.
Se levant de son fauteuil, il alla se servir un verre de whisky pur feu puis revint se planter face à Ron. Ce dernier frissonna lorsque ses yeux croisè rent ceux du serpent, ils étaient pleins de rage.
- Pour finir Weasley, arr êtes tes conneries avec moi sinon tu pourrais craindre le pire pour elle.
- Mais...
- Pas de mais ! Tu n'imagines mê me pas l'influence que j'ai dans cette école Weasley, et si je le veux mê me Granger peux m'appartenir.
- Jamais...
- Oh que si alors au lieu de me courir apr s, surveille la de prè s si tu ne veux pas qu'elle termine malencontreusement avec l'un d'entre nous.
Un sourire malsain sur les l èvres, le prince des serpentards alla dans sa chambre et claqua la porte derriè re lui.
Cette année, les professeurs s'étaient arrangés et avaient décidé de donner leur mercredi aprè s midi aux élè ves de Poudlard. C'est donc avec le sourire que la plupart des él ves se lev èrent ce matin-là. Hermione, elle, s'en fichait bien d'avoir cours ou pas. Non, elle ne souriait pas en pensant à son aprè s-midi de libre, elle offrait un sourire éclatant pour afficher sa victoire face à sa premi re nuit sans cauchemar. Pas de sang, pas de violence, pas de cadavres...Non juste une nuit normale parmi tant d'autres. Apr s avoir enfilé son uniforme, ajouté une touche de gloss, elle descendit dans la salle commune et fut interpellée par Seamus.
- Salut Hermione, tu descends petit déj ?
- Oui.
- Je peux t'accompagner ?
- Si tu veux.
- Tu as trouvé quelqu'un pour le bal ? commen ça-t-il.
- Non et toi ?
- Oui je pense que je vais demander à Daphnée Greengrass, elle n'arr ête pas de me faire des clins d'oeil.
- Méfis toi Seamus, cette serpentarde est une vraie garce.
- Oui mais elle est vachement sex...Enfin bref !
Quand ils arriv èrent la grande salle était pleine et ils se placè rent à une extrémité de la table pour pouvoir parler calmement.
- Tu sais Hermione si on n'avait pas été obligé de choisir quelqu'un d'une autre maison je t'aurai sûrement demandé...
- Merci Seamus lui répondit-elle en rougissant, tu n'es pas obligé de me dire ça. Enfin je veux dire, je trouverai quelqu'un.
- Mais c'est sincè re, sérieusement pleins de garç ons sont trè s intéressés par toi.
- Mais oui bien sûr.
- Si je te le dis, l'autre jour je révisais avec une bande de serdaigle et quand tu es passée devant nous ils m'ont tous demandé ton nom.
- C'est vrai ?
- Oui alors tu vois. Tu fais quoi cet aprem ?
- Je ne sais pas, je vais sûrement rester un peu avec Ginny et aprè s je vais travailler.
- D'accord. Et faudrait qu'on se dépê che sinon on va ê tre un peu trop en retard !
Buvant d'une traite sa tasse de thé, elle attrapa ses affaires et se dirigea à son prochain cours : défense contre les forces du mal. En arrivant dans la salle, elle remarqua les murmures entre les él ves et n'ayant pas le choix car elle était arrivée trè s en retard elle alla s'asseoir à côté de Lavande. Elle chercha Parvati mais ne la trouva pas, " ç a ne lui ressemble pas de sécher un cours " pensa-t-elle.
- Si c'est Parvati que tu cherches tu ne la trouveras pas souffla sa voisine.
- Où est-elle ?
- A l'infirmerie, il semblerait qu'elle est trop parlée à propos de notre groupe et que ç a ait déplu à Susan...
Un petit ricanement lui échappa alors qu'Hermione la regardait les yeux écarquillés.
- Mais c'est ta meilleure amie !
- Cette sale traîtresse non je ne pense pas.
- Qu'es-tu devenu Lavande Brown ?
- Quelqu'un de mieux, je ne suis plus la gentille et naîve Lavande. Non, je suis devenue dangereuse et bien meilleure que tu ne pourras jamais le devenir.
Choquée par cette derniè re parole, Hermione ne dit plus rien et se contenta de prendre des notes les deux heures suivantes. A la fin du cours, une fois ses affaires rangées, elle se dépê cha de rejoindre Ginny qui devait l'attendre devant le tableau des gryffondors comme convenu.
- Ginny ! Tu es au courant pour Parvati ?
- Oui, Blaise m'a m ême accompagné en cours ce matin au cas o ù... Viens on va la voir avant que les autres ne débarquent en masse.
Apr s avoir déposé leurs affaires dans les dortoirs et passé un jean et un pull, les filles all èrent directement à l'infirmerie où elles découvrirent leur amie en piteux état. Une large ouverture entaillait son front, ses doigts étaient violets et contusionnés, ses longs cheveux noirs avaient été sauvagement coupés et sa peau avaient été brûlée à de nombreuses endroits.
- C'est gentil d' tre passé réussit-elle à articuler.
- Oh mon dieu...Je crois que je vais faire un massacre.
- Tu te calmes Ginny la réprimanda aussitôt Hermione, Parvati comment ç a s'est passé ? Ta soeur n'a-t-elle rien pu faire ?
- Tu rigoles ! Elle y a mê me participé cette sadique. C'est à cause d'elle que je suis tombée dans cette stupide embuscade alors que je revenais de la bibliothè que. Ginny elle a Blaise pour la protéger, mais toi Hermione fais attention.
- Tu es au courant pour Blaise ? Ginny !
- Ben quoi ? Elle a bien le droit de savoir rigola-t-elle.
- Bon il faut absolument te changer les idées, alors samedi tu viens avec nous te chercher une robe pour le bal.
- Oh ! Avec plaisir ! En plus ce matin Michael sortait de l'infirmerie quand on m'a amené et il m'a demandé de l'accompagner alors j'ai accepté.
- Bon allez, reposes toi bien, je passerai te voir plus tard. Ginny tu vas faire quoi ?
- Je vois Blaise dans cinq minutes, à plus les filles.
Alors qu'elle laissait Parvati dormir, Hermione resta un instant devant la porte de l'infirmerie à écouter les bruits l'entourant. Rien. " Et c'est tr ès bien comme ça " pensa-t-elle.
Alors que la jeune gryffondor allait à la bibliothè que, le prince des serpentards jouait aux échecs avec son meilleur ami Zabini dans la salle commune des serpentards.
- Désolé Dray mais il va falloir que j'y aille, on m'attend lui fit-il avec un sourire.
- Comment s'appelle-t-elle ?
- Je te le dirais quand je serais sûr.
- Alors c'est peut- tre la bonne ? s'enquit le blond avec un sourire en coin.
- Oh que oui !
- Allez files avant d'ê tre en retard.
- A tout à l'heure.
Pendant que Drago méditait et se demandait qui pouvait bien ê tre la future conqu ête de Blaise, Théodore Nott approcha. Contrairement à Blaise, Théodore ne pouvait porter le titre de meilleur ami du prince des serpentards, mais il s'en approchait chaque jour à grands pas. Non qu'il voulût voler la place de Zabini mais entrer dans la bande d'amis trè s fermé de Drago Malefoy avait une réelle signification pour tous les sangs purs, à quelques exceptions prè s. N'allez pas imaginer que Neville Londubat, un vrai sang pur, serait un jour ravi de partager une bonne blague avec Malefoy.
- Hey Drago, comment vas-tu ?
- Bien, et toi ?
- Oui, puis-je te poser une question ?
- Oui oui...
- Toi qui fréquentes et qui m ême fais parti d'une famille de nobles mangemorts, savais tu que Avery avait un fils ?
- Oui, un mec bizarre grand et tout sec, il est un peu sadique quand j'y pense mais intelligent... Un bon mangemort. Pourquoi ?
- Et bien hier matin, j'ai entendu Granger en parler à Weasmoche et Potter.
- Expliques.
- Sois disant qu'ils auraient ensemble et qu'il aurait essayé de la tuer pendant les grandes vacances...Dommage qu'il l'ait loupée hein ?
- Ceci explique cela...Il a eu sa marque à la fin du mois d'août, sans doute sa récompense pour sa mission élimination de sangs de bourbe. Mais il en a loupé une...
Un petit sourire se forma sur ses l èvres " pas si facile que ça a attrapé la Granger " pensa-t-il amusé.
- Merci Nott de m'avoir prévenu.
S'inclinant lég rement, le jeune serpentard retourna voir ses amis laissant le prince à ses pensées. " En parlant de Granger, j'ai encore une petite chose à régler avec elle " pensa-t-il. Et sur ce il se dirigea droit vers le lieu où il était sûr de l'y trouvé un mercredi après-midi : la biblioth èque.
A quelques pas des cachots, Lavande Brown récemment renommée par Hermione de chieuse impériale, attendait que Ron veuille bien arriver à leur " rendez-vous secret ". Elle rayonnait, son plan allait enfin marchait : Granger ne voyait pas en Ronald tout le bénéfice qu'elle mê me pouvait en tirer. Bientôt il serait à elle, bientôt elle serait à son bras, bientôt elle r ègnerait et aurait le respect de Bones. Pendant les cours, il lui avait passé un petit mot lui disant de venir dans les cachots pour leur rendez-vous et il lui avait bien précisé de n'en parler à personne. Ce n'était pas trop tôt il se rendait enfin compte que Granger ne le valait pas et il l'avait choisi elle, sa princesse Lavande.
- Ah tu es venue s'exclama-t-il en trottinant vers elle.
- Oui, tu m'as demandé de venir alors je suis là.
- Parfait, alors voilà il fallait absolument que je te parle de quelque chose qui doit rester impérativement secr et.
- Oui Ronald...
Un sourire niais sur la bouche, les yeux papillonnant Lavande était sur un petit nuage.
- Et bien voilà j'ai envi de faire plaisir à une personne qui compte beaucoup à mes yeux et que j'aime de tout mon coeur.
- Oh c'est trop gentil Ron...
- Oui, enfin voilà le 19 septembre c'est...
- Le 19 ? Mais pourquoi ?
- Laisses moi finir Lavande, donc le 19 septembre je ne sais pas si tu es au courant mais c'est l'anniversaire d'Hermione et je fais une petite f ête pour elle alors je te demande honnê tement s'il te plait de ne pas tout gâcher et de faire comme si tu t'amusais, ok ?
Les yeux lan çants des éclairs, un rictus mauvais sur les lè vres Lavande venait de tomber de haut. Elle lui lan ça un vague ok avant de partir les larmes aux yeux et se promettant de se venger.
Assise à sa table habituelle, Hermione parcourait un nouveau livre intitulé " Magie d'hiver ".
Elle en était à la vingt-quatri me page lorsqu'elle sentit soudain une agitation dans son dos, elle se retourna et ce qu'elle vit faillit la faire tomber de sa chaise. Toutes les filles gloussaient, tous les gar ons baissaient les yeux, Mme Pince détourna le regard : le grand Malefoy était entré dans la biblioth que et se dirigeait droit vers sa table. Tirant la chaise il s'assit en face d'elle et attendit que la gryffondor l ève les yeux de son livre. Les élè ves retenaient leur souffle, attendant la réaction de la jeune fille. Voyant qu'elle l'ignorait, il toussa légè rement. Aucune réaction. Parcourant la salle d'un regard noir, tous les élè ves sortirent rapidement de la biblioth que accompagné de qui " avait oublié quelque chose ".
- Granger je te préviens je ne vais pas attendre longtemps comme ç a.
- Que veux-tu Malefoy ?
- J'ai encore une petite chose à régler avec toi, tu te souviens lundi matin.
Les mains tremblantes, elle referma le livre et osa le regarder droit dans les yeux.
Magnifiques, exactement comme dans ses rê ves :deux diamants légè rement bleu qui devenaient gris métallique quand il était en colè re et bleus plus soutenus quand il était heureux. Perdue dans ses réflexions la voix de Malefoy l'a fit sursauté :
- Alors comme ç a il paraît que tu as échappé à Avery.
- Qui t'as dit...
- J'ai mes sources Granger.
- Qu'est ce que tu veux ?
- Je veux me venger sale sang de bourbe pour tout ce que tu m'as dit.
- Merci ça j'avais compris.
Se levant d'un coup, il contourna la table et alla se positionner derriè re elle. Puis lentement il se baissa légè rement juste à la hauteur de la nuque de la lionne.
- Je n'aime pas que tu fréquentes les garç ons des autres maisons.
- Qu-Quoi ?
- Je ne veux plus jamais voir Seamus tourné autour de toi tu m'entends ? Ni Weasley !
- Mais...
- Chut ! Si jamais un de tes prétendants t'approche de trop pêr t, je l'égorge.
- Je n'y comprends plus rien...Pourquoi ? Tu me détestes alors qu'est ce que ça peut bien te faire ?
- Tu n'imagines mê me pas à quel point c'est bon de tout contrôler, tout le monde.
- Mais je ne suis qu'une sang de bourbe pour toi, et je ne suis pas tout le monde.
- Oui je sais, c'est ce qui fait ta différence, tu es si...intéressante.
- Mais je ne peux pas interdire aux gens de m'approcher esp èce de monstre !
Lui saisissant les poignées il l'a fit se lever puis marcher jusqu'à la derni re rangée d'étagè res.
- Mais lâches moi maintenant, arrê te de jouer Malefoy !
D'un mouvement, elle se retrouva plaquée au mur, les poignets prisonniers d'une poigne d'acier, le visage du serpentard à quelques centim ètres du sien.
- Ecoutes moi bien, je n'ai qu'une envie t'humilier et te faire passer un des pires moments de ta vie alors fermes la !
- Tu me fais mal !
- Tais-toi ! Tu vas m'accompagner au bal sans dire un mot plus haut que l'autre et te comporter gentiment.
- Pendant que tu m'humilieras devant ta bande de serpents ? Jamais, plutôt mourir !
- Ne me tentes pas, et si tu vas m'accompagner. Tu ne voudrais tout de m ême pas que Weasmoche, Potter ou m ême la rouquine finisse mal, si ?
- Tu oserais ?
- Oh que oui, tu n'imagines m ême pas ce dont je suis capable de faire et s'il le faut je renverrai Patil à l'infirmerie avant m ême qu'elle ait pu faire quelques pas à l'air libre.
D'un geste brusque, elle essaya de se dégager mais ne parvint pas à bouger d'un centimè tre le corps du serpentard appuyé sur le sien. Les deux diamants prirent une teinte grise, elle n'eut pas le temps d'esquiver la gifle qui arrivait. Déséquilibrée, elle chancela avant de s'écrouler au sol.
- Penses à tes amis, tu as deux jours pour me donner ta réponse.
Sans un regard pour elle, il repartit calmement récupérant au passage le livre qu'elle lisait et le déposant sur le sac de la gryffondor.
Se relevant péniblement, elle ramassa son sac et essuya les larmes qui lui coulaient sur les joues.
" Sois forte pensa-t-elle, tu vas lui faire payer... "
Alors qu'elle ruminait, Ginny et Blaise main dans la main approchaient à grands pas de la bibliothè que. En entendant des pas, elle essaya de remettre ses v êtements en place sans sucèc s, résignée, elle mit son sac sur l'épaule et commenç a à marcher vers la sortie. Alors qu'ils tournaient la t ête pour voir qui arrivait, Ginny retint un juron.
- Hermione ! Cette fois ci pas de pitié je vais tuer cette bande de garces.
- Elles n'y sont pour rien Ginny répondit Blaise qui apparemment avait tout compris, désolé j'aurai peut- être du lui parler plus tôt.
- Hein ? s'exclama Ginny qui visiblement ne comprenait pas.
- C'est...Malefoy articula Hermione, j'aurai dû m'en douter. Quelle idiote !
- Tu veux que je te conduise à l'infirmerie ?
- Non merci Gin je vais bien.
- Alors c'est quoi son chantage ? lui demanda Blaise.
- Je dois l'accompagner au bal.
- Quoi ! s'exclamè rent en même temps le serpent et la lionne.
- Il a menacé de s'en prendre à toi Ginny et à Ron et à tous les autres.
- Ca ne lui ressemble pas murmura Blaise, il peut t'humilier quand il veut alors pourquoi le faire le jour du bal...
- Il veut surtout me gâcher la vie. Je vais dans la salle commune, je...Ne m'attends pas pour dîner je ne descendrais pas.
Alors que le chaos avait élu domicile dans l'esprit de la lionne, Hermione décida de rester cloîtrée dans son dortoir et finit par s'endormir rapidement.
Ginny, angoissée par l'attitude de son amie, attendue à table jusqu'à ce que la derniè re personne sorte de la grande salle. Résignée, elle sortit à son tour et déambula dans les couloirs alors que les larmes commen aient à perler sur ses joues pâles. N'ayant plus de forces, elle baissa la tê te, soupira puis s'écroula au sol. Soudain deux bras l'enlac rent, elle reconnut son odeur et murmura son prénom doucement. La relevant , Blaise la retournant puis aper çut les traces des nombreuses larmes, les essuya du revers de la main et l'attira contre lui. Tout lui plaisait en elle, ses beaux cheveux roux longs et soyeux, ses grands yeux verts pétillant, ses petites taches de rousseurs, son air fragile et innocent caché sous une apparence rebelle. Elle était parfaite.
- Comment m'as tu trouvé ? lui murmura-t-elle, le joue collée contre son épaule.
- Je savais que tu n'irais pas bien, alors j'ai attendu à côté de la grande salle puis je t'ai suivi.
- Merci d' tre là Blaise, je ne sais pas ce que je ferais sans un ami comme toi.
- Un ami ?
- Oui, enfin c'est ce que tu es non ? Je veux dire, nous sommes amis, non ?
L'air paniqué, elle commen ça à haleter et le son de son coeur battant à tout rompre parvint aux oreilles de Zabini qui l'écarta légè rement afin de pouvoir la regarder dans les yeux.
- Oui Ginny je suis ton ami mais... Oh je sais que ce n'est pas le bon moment.
- Blaise...
- Notre relation ne me convient plus.
- C-Comment a ?
- Je veux, je veux plus. Je te veux contre moi, auprè s de moi à chaque instant et cela jusqu'à la fin de mes jours. Je sais que l'on ne se connaît que depuis quelques mois mais tu as illuminé ma vie Ginny Weasley et je veux vivre ma vie avec toi.
Leurs corps collés l'un à l'autre, il passa sa main sur sa nuque et attira son visage au sien. Fermant les yeux, elle sentit ses lè vres toucher les siennes puis ses mains qui descendaient le long de sa colonne vertébrale pour finalement finir dans le bas de son dos. Passant les bras autour de son cou, elle se mit sur la pointe des pieds avant d'effleurer à son tour les lè vres de son bien-aimé qui tressaillit légè rement à son contact.
- J'en ai tellement r êvé Gin', j'avais tellement peur que tu me repousses...
- Blaise, regardes moi, depuis que je t'ai rencontré cette nuit d'été je ne rê ve plus que de toi. Et...Je t'aime. Oui, je t'aime de tout mon ê tre et je ne pourrai vivre sans toi maintenant que j'ai découvert l'amour.
S'écartant lég rement, elle le contempla puis l'enlaç a une derni ère fois avant de retourner se coucher dans son dortoir le coeur pleins d'émotions.
