Aprè s un lundi déprimant, Hermione eut le droit à une semaine catastrophique. Les cours ne la passionnaient plus, elle r êvait en classe s'attirant alors les foudres de ses professeurs. Plus les jours passaient plus son comportement paraissait étrange aux yeux de tous : ses meilleurs amis ne la regardaient m ême plus et n'essayaient plus de lui parler, elle était définitivement seule.
Un jour, alors que la tristesse commen ait à la submerger, elle versa trop d'ellébore dans sa potion ce qui la fit exploser dans le nez du bon professeur Rogue qui la félicita avec une retenue pour le week- end. Si au niveau scolaire ça c'était mal passé, ce n'était rien comparé au reste. En effet, le gang des garces avait remis ça et cette fois c'était Heloise Midgen qui avait re çu des sorts dans les toilettes de Mimi. Et enfin la situation dans le monde continuait à se dégrader chaque jour, les mangemorts attaquant de plus en plus. Tout le monde redoutait qu'ils n'arrivent jusqu'à Poudlard.
Ces cauchemars n'ayant cessé depuis une semaine, Hermione se réveilla étonnée, le samedi matin, aprè s avoir passé une nuit paisible. Il n'était que 7h mais elle décida de prendre une bonne douche puis sans regarder les nombreuses filles qui la fixaient avec obstination, elle se dirigea vers son armoire. Tout en repensant aux histoires de la semaine, elle enfila une jupe blanche qui lui arrivait dix centim tres au-dessus du genou, une premi ère, puis passa un sous-pull beige avec un gilet en laine cr ème. Il faisait assez chaud pour la moitié du mois de septembre pour ne pas mettre de collant, mais elle se retrouva bloquée face à ses paires de chaussures. C'était toujours Ginny qui la conseillait à ce niveau, mais elle n'était plus là, cette pensée la fit frémir. Gin et elle ne s'étaient pas parlées depuis les évè nements aux toilettes de Mimi et elle lui manquait énormément.
- Si tu veux, j'ai des petits escarpins en cuir marron lui proposa gentiment Parvati qui s'était glissée derriè re elle.
- Oh, merci. Tu ne m'en veux pas ?
- Quoi donc ? Que tu n'aies pas de chaussures adaptées à ta tenue ? Je ne m'appelle pas Lavande Brown moi.
- Non, je parlais du fait que mon cavalier soit...
- Ton cavalier ne regarde que toi Hermione.
Lui sautant au cou, Hermione se mit à rire et elles tomb èrent toutes deux au sol.
- Bon je vais prendre ma douche articula Parvati en rigolant.
- Je vais petit-déjeuner, on se retrouve à 11h pour aller à Pré-au-Lard ?
- Ok.
Alors qu'elle s'asseyait à sa place habituelle dans la grande salle, le courrier arriva. Fort heureusement, elle enleva le bol de thé juste à temps pour que la gazette tombe devant elle. La posant sur le côté, elle bu tranquillement son thé accompagné de quelques toasts à la confiture de framboise puis commenç a sa lecture qui la mettait chaque jour de plus en plus en col ère contre le monde des ténè bres. Au bout de dix minutes, elle avait fait le tour des actualités qui pour une fois n'étaient pas si mauvaises, on ne parlait que du ministre de la magie, Scrimgeour, qui ne savait pas gérer les actes des mangemorts, mais personne n'avait péri cette nuit, ce qui était plutôt positif.
- Salut Hermione
- Bonjour Harry lui répondit-elle, le nez toujours dans la gazette.
- Puis-je te parler ?
- Si c'est pour Ron ou mon cavalier ce n'est pas la peine.
- Hermione s'il te plait, j'essaye de comprendre.
- Mais tu ne comprends pas.
- Hermione, regarde- moi.
Posant la gazette devant elle, elle releva ses yeux fraîchement maquillés, magnifiques.
- Waouh.
- Qu'est ce qu'il y a ? lui demanda-t-elle timidement.
- Je...Enfin tu...Waouh quoi ! rigola-t-il.
- Ecoute Harry, il faut que tu me crois, mais je n'ai pas eu le choix. Malefoy vous a menacé et je ne savais pas comment gérer la crise alors j'ai dit oui...
- Pourquoi n'es tu pas venu nous en parler ?
- Parce qu'à chaque fois vous ne m'écoutiez pas.
- Et Ron ?
- Ron m'a traité de sang de bourbe.
- C'est une blague ?
- Je ne rigole pas avec ce genre de chose, Harry.
- Là, je ne te crois pas.
- Tu n'as qu'à demander aux serpentards.
- Qu'est ce que tu faisais avec eux d'ailleurs ?
- Ron m'avait emmené en bas pour me parler de ses sentiments.
- Arr ête de me mentir Hermione.
- Mais qu'est ce que tu crois à la fin ? s'exclama-t-elle, que je suis heureuse de perdre tous mes amis ?
- Baisse d'un ton, tout le monde nous regarde !
- Et c'est tout ce qui t'importe ? Tu sais quoi Potter reste avec ta bande de bouffons et laisse moi tranquille !
Ecarquillant les yeux, surprise par ses propres paroles, elle se rendit compte qu'un silence complet régnait dans la grande salle. Les professeurs, horrifiés, s'étaient arrê tés de manger et la fixaient la bouche grande ouverte. Quant aux élè ves, qui avaient stoppés tout mouvement, ils ne cessaient de la dévisager. Finalement elle se releva, fiè re comme une gryffondor et sortit en direction de la biblioth èque avec néanmoins quelques applaudissements de la part de la table des serpents.
Toujours dans la grande salle, Pansy ne pouvait se retenir :
- Tu as vu la t ête de Potter, ç a c'est mémorable !
- C'est à croire que la petite Granger pourrait devenir l'une des notres, rigola Blaise.
- Oui, enfin si elle était une sang pur, rétorqua Daphné Greengrass.
- Quoi que, répliqua Pansy, elle a tout le caract ère qu'il faut.
- C'est vrai conclua le Prince des serpentards, bon on va se faire un petit match de quidditch ?
Alors que tous les serpentards se dirigeaient vers le stade, Hermione pénétrait dans la biblioth èque.
Elle salua puis parcoura les étagè res du regard pour s'arrê ter sur un petit livre tout poussiéreux intitulé " Mythe de la nymphe ".
S'installant à une table, elle l'ouvrit et commenç a sa lecture, mais tr ès vite ses pensées revinrent vers les évè nements de la matinée. " Il n'est que 8h30 et j'ai déjà mal commencé mon week-end " pensa-t-elle. Plus elle essayait de comprendre sa réaction moins les solutions lui paraissaient rationnelles. Mais sa plus grande interrogation était : Pourquoi avait-elle appelé son meilleur ami Potter ? C'est comme si elle avait les paroles de Malefoy dans la bouche et qu'elle se transformait en une de ses pimbê ches de serpentardes. Plongée dans ses pensées, comme à son habitude, elle n'entendit pas Ginny arrivait prè s d'elle.
- Bonjour Hermione
- Ah ! tu m'as fait peur, j'étais...Loin. Bref que veux-tu ?
- Tu as re çu a dans la salle commune et j'ai reconnu l'écriture de Coline alors je me suis dit que par hasard ç a pourrait ê tre urgent et...
- Merci Ginny, tu peux la poser ici.
- Au revoir Hermione.
Sans aucune parole, la jeune lionne regarda sa petite protégée repartir la t ête basse avant de s'emparer de la lettre et de lire rapidement les quelques lignes.
" Pas de probl ème en France, pas de nouvelles d'Avery, Attention à toi. "
Pas plus avancée que ç a, elle glissa le billet dans sa poche et poursuivit sa lecture.
Deux heures et quelques devoirs plus tard, Parvati venait chercher son amie.
- Vu ce que j'ai entendu ce matin, je me suis dit que je ferais mieux de venir te chercher directement, rigola-t-elle devant la moue boudeuse d'Hermione.
- Pff...Ils m'énervent tous en ce moment.
- Mê me moi ? lui demanda-t-elle un petit sourire sur les l vres.
- Mais non ne t'inqui ète pas, je ne suis démoniaque qu'avec les autres.
Partant dans un fou rire, elles ne virent pas Fred passé à côté d'elle pour aller faire des recherches à la bibliothè que. En quelques années, il était devenu assez musclé grâce au quidditch et son corps plaisait à de nombreuses étudiantes dont la belle petite Pansy Parkinson. Non conscient de son succè s, il n'avait pas eu de petites amies depuis trè s longtemps et persistait à travailler pour un jour avoir un métier respectable et faire vivre sa famille dans de bonnes conditions.
Alors qu'il commen ait à travailler à une des tables du fond, un événement auquel il ne s'attendait pas se produisit. En effet, Susan Bones en chemisier blanc et petite jupe noir à volant arriva vers lui en faisant virevolter ses grandes boucles rousses autour d'elle, avan çant d'une démarche provocante. S'arrê tant devant sa pile de livres, elle le regarda droit dans les yeux puis passa une langue gourmande sur ses l vres rose pétillant.
- Bonjour Fred lui susurra-t-elle au creux de l'oreille.
- Susan...
- Viens avec moi, je connais un bon endroit.
- Non...Enfin pas tout de suite, je bosse là.
- Demain, salle d'astronomie 21h. Sois à l'heure.
Ne sachant quoi répondre, il la regarda partir puis se replongea dans son livre et ses pensées.
A quelques kilomè tres de là, Hermione et Parvati arrivait à Pré au Lard.
- Quel est le programme Hermione ?
- Et bien je te propose d'aller faire un tour à la librairie, puis d'aller à honeydukes acheter quelques confiseries, manger aux trois balais et pour finir on pourrait retourner voir cette superbe robe dans la vitrine, tu te souviens ?
- Tu rigoles, cette robe est carrement inoubliable.
- Mais il faut surveiller l'heure, j'ai retenu à 15h10 et tu connais le professeur Rogue quand on est en retard...
- M'en parle pas.
Finalement deux heures et demie plus tard, les deux filles étaient installées à une table des trois balais et discutaient de leurs achats en consultant la petite carte.
- Tu as vu le nombre de livres que tu as acheté Hermione ? Tu en as pour des années !
- Ca ? Non dans deux semaines maximum c'est fini.
- Combien as-tu lu de livres dans ta vie ?
- Je ne sais pas, peut- être cent ou deux cents. Et toi alors avec toutes ses confiseries combien en as-tu déjà manger dans ta vie ?
- Ok tu as gagné, comme toujours...
Apr ès avoir bien mangé et payé, les deux gryffondors repartirent direction la boutique de Jane Austen. Depuis une semaine, Hermione ne cessait d'y penser et elle n'avait qu'une envie : revoir cette merveille et s'imaginer la portant encore une fois. Malheureusement en arrivant, la robe avait disparu de la vitrine et à la fois dec ue et triste, la jeune demoiselle ne daigna accorder aucun regard vers sa remplaç ante qui était certainement tout aussi jolie. N'ayant plus rien à voir, elles reprirent le chemin du retour toutes deux plongées dans leurs réflexions. " Tant que ce n'est pas une de ces garces qui la porte... , Pensait Hermione, elle ne reste plus que dans mes r êves maintenant ".
- C'est pas grave la rassura Parvati, on en trouvera une autre.
- Tu as raison...Bon excuse moi mais il va falloir que je rentre pour aller voir mon cher professeur de potions. Fais attention sur le chemin du retour.
A 15h00, Hermione était déjà face à la porte du redoutable professeur Rogue.
- Tiens, tiens, tiens... Miss Granger est de nouveau dans notre territoire.
- Parkinson, tu n'en as pas marre de raconter des conneries ?
- Non, je m'amuse plutôt bien et puis au moins je ne crains rien.
- Comment ça ?
- Il paraît que Flint t'as mis une belle main aux fesses ! rigola-t-elle.
- Je ne vois pas en quoi cela est drôle.
- Ce qui est drôle c'est la faç on dont le prince des serpentards s'énerve quand on te touche.
- Quoi ? Non tu dois te tromper...Je...Enfin il me déteste.
- En es tu sure ? lui demanda-t-elle un petit sourire sur les l èvres.
- Vous ê tes à l'heure Mademoiselle Granger.
- Bonjour professeur...
Pendant ce temps au manoir Malefoy, le grand Drago tentait d'avouer ce qu'on lui avait toujours appris à dissimuler.
- Bon Drago commen ça Lucius Malefoy, qu'as tu à nous dire ?
- C'est dur à dire...
- Mon coeur, n'est pas peur le rassura sa mè re, nous ne te critiquerons point sur tes choix. N'est ce pas Lucius ?
- Oui, enfin on verra.
- J'éprouve des sentiments...amoureux.
- Quoi ! s'étouffa .
- Lucius s'il te plait. Drago, c'est normal pour ton âge d'être affecté par l'amour mais qui est cette jeune fille ?
- Est ce une des filles Greengrass ? Ou alors Pansy ? Ou bien Tracey Davies ?
- Lucius s'il te plait !
- C'est une sang impur...
Regardant son mari du coin de l'oeil, Narcissa Malefoy voyait arriver la catastrophe àgrands pas. Drago, lui, restait la tê te basse et n'osait affronter l'autorité paternelle.
- Retourne à Poudlard sur le champ ! Et en chemin, pense à ton nom et à ton rang Drago Malefoy. Nous allons en discuter avec ta m ère et nous allons prendre certaines mesures !
Alors que Drago retournait à Poudlard, Hermione était face au professeur Rogue, assise déjà depuis une demi-heure dans le silence le plus profond, et continuait d'admirer les flacons situés de part et d'autre de la tê te de son professeur pendant que celui-ci rédiger quelques notes.
- Bien, Miss Granger, pouvez-vous m'expliquer ce qui se passe ?
- Et bien je suis en retenue avec vous déjà depuis je dirais...25 minutes ?
- Ne jouez pas à la plus maligne avec moi. Je vais reformuler ma question pour que votre petit esprit puisse me répondre sans avoir à supporter vos enfantillages ! Quel est ce comportement que vous adoptez Miss ?
- Je ne vois pas en quoi mon comportement a changé.
- Vraiment ? Dans ce cas, vous ne verrez aucun inconvénient à ce que Potter et vous suiviez les cours en binôme.
- Non...
- Mademoiselle Granger, essayez vous de devenir une petite serpentarde arrogante ?
- Non, je ne pense pas.
Soupirant, le professeur se leva, s'arrê ta quelques secondes sur une étiquette d'une fiole puis s'approcha d'elle. Hermione, qui l'avait observé jusqu'ici, pris un air hautain en le toisant et croisa les bras en soufflant d'exaspération.
- Vous êtes insupportable. Déjà avant vous l'étiez assez, mais maintenant on vous prendrait presque pour la fille d'un mangemort.
- J'ex ècre les mangemorts professeur, cela serait donc compliqué.
- Miss Granger, je sais ce qui s'est passé avec Clément Avery.
- Non, vous ne savez rien ! cria-t-elle en se relevant.
- Rasseyez-vous je vous prie.
A contrecoeur, elle se rasseya tout en lan çant un regard noir à son professeur.
- Professeur ?
- Oui Mademoiselle Granger ?
- Vous voulez que je vous dise, vous ne savez rien. Pas plus que vous savez pratiquer correctement votre enseignement. Cela fait des années que je m'applique dans votre mati ère et que j'attends ne serait ce qu'une fois un compliment sur mes potions, mais vous ne dites jamais rien. Vous ne savez pas faire preuve d'impartialité, vous ne cessez de ressasser votre haine envers les gryffondors parce que vous vous vengez. Oui, vous vous vengez des humiliations du pè re d'Harry, de la non-compréhension de vos sentiments pour Lily Evans et du fait que vous n'avez jamais été à la hauteur ! Pourtant je continue à croire malgré tout cela que vous ê tes quelqu'un de doué et que vous ferriez un parfait directeur pour Poudlard mais votre ambition dévastatrice d'anéantir les r êves des rouges et or vous perdra monsieur. Cela fait une heure, au revoir professeur.
Se relevant, elle attrapa sa veste et claqua la porte derriè re elle, laissant le professeur face aux accusations que personne n'avait jamais osé lui faire. Une fois derriè re la porte, la jeune fille respira un grand coup avant de partir se réfugier dans son dortoir.
Au quatri ème étage, une autre réunion peu aimable commenç ait.
- Bon déclara Susan Bones, tout le monde à un cavalier pour le bal ? Cho tu y vas avec qui ?
- J'y vais avec George Weasley.
- Trè s bien, et toi Daphnée ?
- Seamus Finnigan, un petit gryffondor mais il a la classe en soirée.
- Si on veut...Vous savez avec qui y va le beau Drago ?
Un silence embarrassé se fit soudain, toutes baissè rent les yeux.
- Alors ? s'énerva Bones.
- Il a demandé à Granger souffla Padma.
- C'est une blague ?
- Non...
- Ca ne se passera pas comme ç a, cette fille commence vraiment à me taper sur le systè me !
- Et toi, tu y vas avec qui ? poursuivit Cho pour changer de sujet.
- Je pense y aller avec Fred mais ce n'est pas le moment de discuter de ça...J'y crois pas c'est Granger quoi !
- Nous n'avons qu'à la rendre inapte à aller au bal suggéra Lavande.
- C'est vrai...Mais comment ? Elle s'est se défendre la petite lionne.
- Nous n'avons qu'à utiliser les gryffondors, ils ne la supportent plus de toute fa çon.
- Continue...
- Et Ron est fou de rage qu'elle y aille avec Drago alors il se pourrait qu'il ne se contrôle plus si disons il apprenait certaines choses répliqua-t-elle un sourire sadique sur les l èvres.
- Comme ? demanda Cho.
- Drago a une bonne réputation, pourquoi Granger ne passerait-elle pas par la case lit du prince des serpentards ?
- Elle est bien trop prude pour ça se moqua Daphnée.
- Oui, mais ça Ron n'est pas obligé de le savoir. Bien joué Lavande.
- Merci Susan.
" Qu'est ce qui m'arrive ? " c'était précisément ce que se demandait Hermione Granger en ce moment. Allongée dans son lit, les yeux dans le vague, elle ne cessait de se remémorer les événements depuis la fin du mois de juin dernier. Tout avait tellement changé et elle avait redécouvert certaines personnes qu'elle aurait préféré voir rester tel quel. Finalement, elle ne descendit pas manger, se mit en pyjama et resta des heures à contempler les photos de ses parents avant de s'endormir.
Pendant ce temps, deux ombres noires attendaient devant une maison sur Gunton Road dans le district londonien d'Hackney.
- Malefoy c'est toi ? demanda une voix.
- Avery...‚ça fait longtemps.
- Ouais, on fait quoi ici ?
- Tu ne lis donc jamais les rapports ? s'énerva le blond
- Pourquoi faire ? Ils crè vent tous à la fin non ?
- Pathétique...On entre, on trouve les documents et on achè ve la famille. Ok ?
- Je suis d'accord, il y a de jolies filles là-dedans ? demanda-t-il sur un ton malsain.
- Oui mais on touche pas, on n'est pas la pour ça !
La nuit était belle, sans nuage, avec une lune blanche parfaite. On entendit une horloge lointaine sonné une heure du matin. " C'est parti " pensa-t-il.
Une vallée verte avec quantité de fleurs jaunes, roses, blanches. Un sourire illumine son visage, l'air est si pur. Sa longue robe vert pâle ondule avec le vent, ses boucles volent autour de son visage, ses yeux noisette pétillent de bonheur. Elle dévale la pente en courant gaiement se jettant dans des bras musclés à la peau douce et pâle. Le soleil brille, faisant étinceler ses yeux tels deux diamants. Il sourit, il semble heureux. Elle sourit, elle rayonne. Ses mains passent dans son dos, l'attire à lui. Ses mains se glissent sur sa nuque, survole sa chevelure, leurs lè vres se rapprochent. Elle sent quelque chose à ses pieds, elle l'enjambe. Drago fronce les sourcils, il vient d'apercevoir ce qu'il y a à terre. Se retournant, elle hurle en découvrant le cadavre de Pansy. Il y a un trou énorme à la place de son coeur, ses yeux sont fermés mais baignés de larmes...et Avery se tient juste derri re elle.
Se réveillant en sursaut, Hermione sentit les larmes couler sur ses joues et descendre jusque dans son cou. Le dortoir était encore endormi, elle regarda sa montre. 7H10. Elle se rallongea, songeant longuement sur ce qu'elle venait de voir. En revoyant le visage de son ennemi si illuminé, son coeur se mit à battre violement. Puis elle se décida à se lever, pris une douche bien chaude avant de s'entourer d'une serviette et d'essayer de s'arranger. Attrapant quelques pinces, elle réussit à se faire une couronne de tresse bien fixée, sans cheveux dépassants. Puis elle maquilla ses yeux avec un rose pastel, une fine couche de mascara et termina par une petite touche de brillant rose pâle. Elle était parfaite et sourit mê me à son reflet.
- Granger ? Qu'est ce que tu as fait à tes cheveux ? s'étonna Lavande verte de jalousie.
- Oh ça ? C'est à la mode, il paraît lui répondit-elle un sourire aux l èvres.
Arrivée à son armoire, la jeune fille choisit un jean avec un chemisier en satin rose. Au moment de choisir ses chaussures, le souvenir de Ginny revint encore une fois. Attrapant une paire de ballerine blanche, elle réveilla en passant Parvati et descendit pour aller petit-déjeuner.
A son entrée dans la grande salle, beaucoup de regards masculins furent sur elle dont celui qu'elle attendait tant, Malefoy. Comme à son habitude, elle prit place et se versa un bon verre de jus de pomme. Puis elle attrapa la gazette qu'elle commen ça à lire en mangeant un toast nature. Ce dimanche 15 septembre, le gros titre était le suivant :
MASSACRE SUR GUNTON ROAD
Cette nuit, le directeur des aurors a été sauvagement assassiné à son domicile aux alentours de deux heures du matin. Le minist er a été averti par un voisin qui, revenant de son travail nocturne, découvrit la marque des ténè bres au-dessus de la maison. La demeure a été enti èrement retournée, mais la thè se du cambriolage est écartée. Douglas Hodgkin qui avait récemment travaillé sur les mouvements et attaques des mangemorts, selon les experts, a reç u le sortilè ge impardonnable. Le plus tragique a été la découverte des corps de ses filles Heidi et Stacy Hodgkin, en début de matinée dans la cave familiale, qui ont été mutilés, torturés et violés. La violence de ces actes ne laisse point de doute sur les auteurs de ses crimes. Rufus Scrimgeour a annon cé qu'il publierait prochainement un plan de défense contre les mangemorts...
Hermione fit une grimace de dégoût, reposa la gazette et n'eut plus le coeur à manger. Regardant face à elle, la jeune lionne croisa le regard de Malefoy mais détourna bien vite les yeux. Il ne fallait pas qu'elle pense à lui. Elle se leva brusquement et partit en direction de la cabane d'Hagrid, n'espérant croiser personne. Sur le chemin, ses pensées se bouscul èrent ; tout commenç a avec le souvenir de la S.A.L.E qu'elle avait tant aimé, et continua avec Ron, qui l'avait tant blessé...
- Bonjour Hermione lui lanç a joyeusement le géant.
- Bonjour Hagrid, bonne journée !
Marchant jusqu'au lac, elle s'assit sur le ponton et recommenç a à penser aux bras musclés qui l'avaient enlacés cette nuit. Son corps musclé, ses yeux si brillants...
- Hermione, l'interpella quelqu'un derri ère elle.
- Je n'ai pas envi de te parler Brown.
- Moi si.
- C'est bê te alors, tu vas faire un monologue.
- Pas si tu m'écoutes et puis c'est quoi ç a ! Depuis quand tu m'appelles Brown ?
- Depuis que c'est ton nom de famille et que ton groupe de garces a agressé Parvati.
- Bon, écoute avec les filles ont à parler et...
Se relevant, Hermione s'avan ça dangereusement vers elle, en fronç ant les sourcils, jusqu'à arriver face à elle, la fusillant du regard.
- Brown qu'est ce que tu ne comprends pas ?
- Q-Quoi ?
- Je n'ai pas envi de te parler sale petite garce prétentieuse !
- Arr ête ou je vais...
- Tu vas quoi Brown?
- Je vais user de mon autorité et...
- Ton autorité ? Laisse-moi rire, tu n'es personne, tu n'es rien. A si, une petite garce qui se croit tout permis et que je vais remettre à sa place.
Le rouge commen ça à monter à la tê te de la blonde et alors qu'elle sortait sa baguette, la lionne avait déjà attrapé son bras fixant son regard au le sien.
- Essaye m ême Brown et tu vas te faire de nouveaux amis.
Ne comprenant pas, elle essaya de se dégager mais n'y parvint pas. Le groupe des garces accompagné de quelques élè ves s'approchait pour mieux voir ce qui se passait c'est alors que Lavande commit une grosse erreur.
- Sale sang de bourbe, lâche moi immédiatement !
- Comme tu veux.
Evaluant la situation, Hermione ria avant de la poussé du doigt de quelques centim tères. Plouf !
Ainsi comme promis, Lavande se retrouva parmi ses amis poissons dans l'eau vaseuse du lac, avec quelques algues dans les cheveux et le regard furieux de Susan Bones sur elle.
Une tout autre ambiance régnait dans la salle commune des serpentards, assis dans un coin, Drago expliquait sa mission.
- Cette espè ce de monstre a violé les deux, crachait le prince des serpentards.
- C'est écoeurant ! déplora Pansy.
- Le pire c'est que...Lorsque je l'ai vu faire, je n'ai pas pu réagir.
- Comment ça ?
- J'imaginais Granger.
- Drago, pourquoi ne l'as-tu pas tuer ?
- Pansy... Pour certaines choses, il faut savoir prendre son temps.
Se levant, il attrapa un verre, versa une liqueur forte et la but d'une traite.
- Tu ferrais bien de ne pas trop boire, il n'est que 10h.
- Je n'en peux plus, elle me rend dingue.
- Non Drago, tu es simplement amoureux.
- Tais-toi ! Je te l'ai déjà dit, je ne peux tomber amoureux.
- Peut- être, peut- être pas...
- Pansy, qu'est ce que tu peux ê tre exaspérante quand tu t'y mets.
- Je m'inqui ète pour toi simplement, si tu continues à boire et à fumer de cette faç on tu vas te ruiner la santé avant de pouvoir dire quidditch !
- Bon assez parler de moi, parle-moi plutôt de ton Weasley...
Sur ce, ils partirent dans une grande discussion sur les amours et sentiments de la belle Parkinson.
Sur les coups de midi, tout le monde se rendit dans la grande salle pour déjeuner. Alors que les conversations duraient depuis une demi-heure, le directeur Dumbledore prit la parole.
- Chers élè ves de Poudlard, j'ai le plaisir de vous annoncé que cette année, les professeurs et moi-m ême avons innové. En effet, un voyage pour les cinqui èmes, sixi èmes et septiè mes années est prévu. Les élè ves auront le choix entre deux destinations : l'école de Beauxbatons en France ou bien l'école de Durmstrang en Bulgarie.
- Les listes d'inscriptions, poursuivit le professeur Macgonagall, vous seront distribuer dans la soirée et vous aurez l'obligation de les remettre au directeur de votre maison avant le 2 octobre.
- Enfin, termina le directeur, vos valises devront ê tre prê tes pour le jour du départ : le vendredi 25 octobre au matin.
Le message étant transmis, les élè ves continu rent de manger puis poursuivirent leurs activités.
Hermione partit dans la salle commune, loin de tous, loin des insultes. Elle s'installa dans le fauteuil pr ès de la cheminée, termina ses devoirs puis se mit à contempler le feu. Elle attrapa une feuille et rédigea un billet pour Coline.
" Pas de problè me, tiens-moi au courant pour Avery, tu me manques. "
De nouveau, ses pensées se tournè rent vers Drago. Elle fit apparaître une tasse de thé et quelques spéculoos, rangea ses affaires et dirigea son attention de nouveau vers l'âtre. Finalement, aprè s quelques gorgées, elle s'endormit en pensant au beau blond.
Elle ne se réveilla que deux heures plus tard, entourée par les gryffondors telle une ennemie. A peine avait-elle ouvert les yeux que tous les regards converg èrent vers elle.
- Coucou Hermione sourit Neville.
- Neville ! le réprimanda Dean, qu'est ce qu'on avait dit.
- Laisse tomber Neville rigola Hermione.
Se levant, elle attrapa son sac et alla se changer pour dîner.
Hermione pensait que ce serait un soir comme les autres mais il s'averra que cette soirée ne fut point reposante et pleine de rebondissements. A 19h30, elle descendit dîner mais ne mangea qu'une tranche de pain tant les regards sur elle la g ênaient. Finalement, elle alla à la bibliothè que, fuyant ses anciens amis.
Malefoy, quant à lui, ne cessait de penser à la lionne. Il savait pertinemment qu'elle ne pourrait jamais ê tre sienne mais si prenait à en r êver. Plongé dans ses pensées, il ne vit pas arriver Cho Chang.
- Salut Drago.
- Chang.
- Ca fait longtemps, ça te dit ce soir ?
- Pourquoi pas souffla-t-il.
- On se retrouve dans une demi-heure dans ta chambre ?
- Sois à l'heure.
Toute contente, la jeune fille partit en sautillant laissant le prince à ses pensées.
Depuis une heure déjà, Hermione relisait la mê me ligne. Ce livre ne l'intéressait pas, elle ne l'avait mê me pas choisi, le prenant au hasard sur une étagè re poussiéreuse. Le prince des serpentard était toujours présent dans sa tê te, elle l'avait vu avec une de ces pouffes qui papillonne à chaque regard posé sur lui. Elle n'avait jamais beaucoup aimé Chang de part ce qu'elle avait fait à Harry mais surtout depuis qu'elle était entrée dans ce foutu groupe et qu'elle tournait autour de Drago. Malefoy ! se rectifia-t-elle.
Il fallait qu'elle en parle à quelqu'un, cette obsession constante pour lui n'était pas normale, mais la mê me question revenait constamment : à qui ? Ginny et elle ne se parlaient plus, Parvati ne pourrait pas comprendre, et les autres... Il valait mieux ne pas y penser.
Non loin de là, Pansy se promenait dans Poudlard. Elle avait besoin de se changer les idées, entre Drago et les serpentards, elle avait l'impression que sa tê te allait exploser ! Et puis il y avait le beau Fred, si puissant si beau. Elle s'imaginait déjà un avenir à ses côtés, se mariant dans une belle robe de satin blanc sur une plage, loin de ses parents, loin des mangemorts.
Alors qu'elle arrivait à un tournant, des gémissements et autres bruits étouffés lui parvinrent. S'arrê tant net, elle tendit l'oreille, imaginant déjà une victime des serpentards ou du gang des garces, elle soupira. Elle aurait sans doute préféré.
Avan çant doucement, elle se retrouva face à son pire cauchemar : Susan était plaquée contre un mur, le corps musclé de Fred entre ses cuisses. Tout en sueur, son corps se soulevait au rythme des coups de rein, ses mains dans la chevelure du rouquin, étouffant ses cris contre son épaule. Ne pouvant se retenir, Pansy poussa un cri avant de tomber à terre, les regardant les larmes aux yeux.
Au mê me moment, Hermione arrivait, se retrouvant face à ce spectacle étonnant.
- Mais qu'est-ce... ! Ca va pas non, rhabillez vous tout de suite ! hurla-t-elle.
- Hermione répliqua Fred, sois cool.
- Tais-toi et fiche le camp ! Et pour toi, Bones, c'est la mê me chose : dégage !
Remettant rapidement en place leurs v êtements, ils partirent chacun de leur côté, évitant la colè re de la lionne. Hermione ne savait comment réagir avec Pansy : devait-elle la laisser à terre dans son chagrin et ses larmes ou devait-elle l'aider ? Se rapprochant, elle lui tapota l'épaule.
- Pansy ç a va ? chuchota-t-elle lui laissant le choix de montrer son visage inondée de larmes ou non.
- Non réussit-elle à articuler.
La prenant par les épaules, elle l'aida à se relever.
- On va voir Malefoy ?
- Oui lui répondit simplement la serpentarde en reniflant.
Mais à peine avait-elle fait un pas qu'elle s'effondra à nouveau. Finalement, Hermione mit le bras de Pansy sur ses épaules et la soutena tant qu'elle put jusqu'aux appartements du Prince des Serpentards. Au moment o ù elles arrivaient, Cho ouvrit la porte, les regarda avec dédain avant de partir satisfaite.
- Au moins, on sait qu'il est réveillé, s'exclama Hermione avec mépris.
En pénétrant dans l'antre de son éternel ennemi, elle eut des frissons le long de son échine. Tout était parfaitement bien rangé, le feu était puissant et aucune trace de Ronald dans les parages.
- Malefoy ! appela-t-elle, la force semblant l'abandonner d'un coup.
Aprè s quelques secondes, la porte s'ouvrit d'un coup. Habillé uniquement d'un short en coton noir, le torse nu, il écarquilla les yeux devant ce qui s'offrait à lui. Qui aurait pu imaginer un jour que Pansy serait dans les bras de sa pire ennemie, en pleures, et à moitié évanouie.
- Tu m'aides s'il te plait l'interrompit Hermione.
- Qu'est ce qui s'est passé ? lui demanda-t-il en attrapant Pansy par la taille et l'allongeant sur le canapé le plus proche.
- Je ne sais pas vraiment je l'ai trouvé comme ça dans les couloirs. Faut dire qu'elle venait de voir Fred et Susan en plein ébat...
- Et merde ! Je vais tuer ce connard de rouquin ! cria-t-il en se levant.
- Non Malefoy !
Le rattrapant par le poignet, elle ne mesura pas tout de suite la portée de son geste, se retrouvant face à lui, les yeux dans les yeux, le contact avec sa peau si froide. Son coeur s'emballa en sentant son souffle sur sa peau. Baissant les yeux, elle desserra sa main et aper u entre ses doigts la marque des ténè bres. Se reculant d'un coup, elle le regarda avec horreur.
- Granger...
Mais avant qu'il ait pu en dire plus, elle avait déjà fuit dans son dortoir.
Durant quatre jours, ils s'évitè rent l'un l'autre. Hermione ne cessait de repenser à cette marque. Il la terrorisait. Chaque regard lui paraissait meurtrier, le souvenir des articles lui faisait froid dans le dos. Imaginer Malefoy violer, massacrer et tuer, c'était ce à quoi elle pensait désormais toute la journée. Lui voyait son tendre visage sans pouvoir le toucher, le caresser ni l'embrasser. Cela devenait une obsession.
Le matin de son anniversaire, Hermione se réveilla contre toute attente de bonne humeur. Au plus profond de son être, elle savait cette journée particuli ère mais elle espérait qu'elle passerait vite, comme les autres d'ailleurs. Aprè s avoir pris une douche rapide, elle mit son uniforme, mais prit le temps de se maquiller et osa m ême une touche de rouge sur ses belles l èvres pulpeuses.
A sa sortie, Parvati la serra dans ses bras et lui souhaita un joyeux anniversaire puis partit se doucher. Le petit-déjeuner se passa sans encombre, tout le monde la dévisager mais elle y avait pris l'habitude et mangea en pensant à ses parents qui allaient raté cette journée importante pour eux. Elle se souvint alors des matins où elle avait découvert ses petits paquets alors que ses parents endettés n'avaient pas de gros moyens, l'expression de leurs visages face au sourire de leur fille, les fous rires et les câlins...Une fine larme glissa sur sa joue mais elle ne l'essuya pas, souriant à ses souvenirs si chers à son coeur.
- Bonjour.
- Ginny ?
- Bon anniversaire, lui répondit-elle en avanç ant timide un petit paquet.
A peine avait-elle levé les yeux qu'elle était déjà partie. Attrapant le cadeau, elle enleva délicatement le ruban doré qui l'entourait. Puis elle défit le papier rouge brillant pour finalement récupérer une boîte rectangulaire en velour noir. A l'intérieur, il y avait un ruban en satin vert où pendait un petit coeur en argent. L'attrapant délicatement, elle le mit autour de son cou sans vraiment se rendre compte que cela faisait assez serpentard. Le courrier arriva, la gazette n'annonç ait rien de grave mais le fait que Coline est oublié son anniversaire l'attrista. " Elle a surement mieux à faire " pensa Hermione en se levant pour aller en cours de botanique. A sa grande surprise m ême les professeurs lui souhaitè rent un joyeux anniversaire mais elle restait toujours distante de ses anciens amis.
Entre midi et deux, elle fila à la bibliothè que pour se reposer un peu. S'essayant dans une des allées, elle se mit à penser à Drago et à sa marque. Faudrait-il qu'un jour, elle soit obligée de le tuer ou m ême de le voir soumis à Lord Voldemort ? Tant de questions sans réponse. Harry ne lui avait toujours pas parlé et il pensait qu'elle était une menteuse...
- Hermione c'est toi ?
- Oh ! Neville s'exclama-t-elle en se relevant et en se jetant dans ses bras.
- Bon anniversaire.
- Merci rigola-t-elle.
- Je suis désolé à propos de l'autre soir...
- C'est pas grave, je m'habitue.
- Dis, tu veux bien venir ce soir m'aider dans mes révisions.
- Oui bien sur.
- Vers 20h à la salle commune des gryffondor ?
- D'accord.
Bavardant pendant quelques minutes, Hermione dut repartir pour aller chercher ses affaires dans son dortoir.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :)
