Ses boucles brunes étaient disposées tout autour de sa tête et s'éparpillaient sur son oreiller. Sa respiration était douce, ses yeux clos. Il passa ses longs doigts fins sur sa joue si pâle. Elle était parfaite, la meilleure chose qui lui soit arrivée, la femme de sa vie…Remuant légèrement, elle ouvrit ses yeux noisette et le regard avec un petit air coquin.

- Bonjour Tom.

- Bonjour mon Elisabeth.

- Tu es réveillé depuis longtemps ?

- Je ne sais pas, le temps passe si vite quand je suis avec toi.

Souriant, elle s'approcha plus près de lui et l'entoura de ses bras gracieux. Déposant un baiser sur ses lèvres, elle colla son corps contre le sien.

- Je t'aime, lui murmura-t-il au creux de l'oreille.

- Je t'aime aussi.

L'embrassant plus fougueusement, il passa ses mains dans ses boucles qu'il aimait tant.

- Est-ce que…

- Oui mon amour.

- Est-ce que tu voudras des enfants Tom ?

- Je ne sais pas…Je n'ai pas connu mes parents, j'ai vécu en orphelinat, je ne voudrais pas rendre d'autres enfants malheureux.

Se redressant elle lui saisit le menton et plongea son regard dans le sien.

- Tu seras un père parfait, tes enfants seront fiers de toi et tu seras leur modèle.

- Oui mon Elisabeth.

- Moi, j'en veux au moins trois.

- Trois ! rigola-t-il.

- Oui, un ministre, un médicomage et…Un auror !

- Tu as aussi choisi leurs futures femmes et les prénoms de leurs enfants ?

- J'y réfléchis.

- Soit, ma chérie, je te ferrais au moins trois enfants et nous formerons une vrai famille tous les cinq.

Posant sa tête sur la sienne, il l'enlaça plus étroitement et sourit à cette agréable perspective.

- Que ferons-nous une fois que je me serais enfuie ?

- Nous trouverons un appartement, j'aurais un travail et je te couvrirais de bijoux.

- Et moi ?

- Toi, tu seras à mes côtés.

- Et que penses-tu de la boutique d'Hers&Flo ?

- Qu'est ce que c'est ?

- C'est le fleuriste sur le chemin de Traverse, il paraît qu'il engage. Et puis tu sais à quel point j'aime les fleurs.

- C'est risqué, tu imagines un jour que ta famille arrive dans la boutique. Il te tuerai pour être parti avec moi…

- Mais je veux travailler moi aussi.

- Si seulement j'étais né riche, il n'y aurait aucun problème.

- Si seulement j'étais née pauvre, il y en aurait eu encore moins.

- Je ne te mérite pas.

Le serrant de toutes ses forces contre elle, Elisabeth le regarda droit dans les yeux.

- Tais-toi Tom Jedusor ! Je t'aime et je ne pourrais jamais aimer quelqu'un d'autre que toi. Je veux avoir un avenir avec toi, je veux devenir Mme Jedusor et je veux que tu me fasses des tonnes d'enfants.

- Je t'aime aussi.

Caressant son corps, il enfouit sa tête dans sa chevelure et ferma les yeux.

- Maître ? appela une énième fois Lucius.

- J'étais dans mes pensées. Bonjour à toi Narcissa, Lucius, vous pouvez vous asseoir sur ce canapé dit-il en désignant celui face à son bureau.

Prenant place à son tour, il regarda sa tasse de thé froid puis commença.

- J'ai décidé de permettre à Drago de voir cette jeune sang de bourbe.

Ecarquillant les yeux, Lucius avait du mal à respirer alors que sa femme avait un mince sourire.

- D'ailleurs saviez-vous qu'elle était enceinte ?

Cette fois-ci Mme Malefoy vit son mari devenir livide et craint qu'il est une crise. Croisant ses jambes, elle posa ses mains sur celles-ci avant de prendre la parole.

- De combien de semaines est-elle enceinte ?

- Selon Severus, qui la appris il n'y a pas longtemps, elle serait à présent enceinte d'un mois et demi, soit environ six semaines.

- Est-on sûr que c'est bien Drago le père ?

- Oui.

- Bon, finalement les recherches vont devoir s'accélérer.

- Les recherches ? Quelles recherches ?

- Mais maître, cette jeune fille a disparu depuis maintenant quelques jours.

- Drago ne m'en a rien dit.

- Il l'a cherche activement, je suppose qu'il avait peur de vous en parler, peur que l'histoire ne recommence.

- Je comprends. Je vais commencer mes recherches de mon côté, prévenez le.

Plusieurs jours étaient passés, ça elle le savait mais depuis combien de temps exactement était-elle ici, ça elle n'en savait rien. Alors qu'elle essayait de se soustraire de ses fers, elle entendit la porte grincer.

- Coucou chéri, je suis rentré ! ironisa Avery.

- Vas te faire foutre !

- Il n'y a que comme ça que je peux un minimum d'apprécier.

- Libère moi et tu verras ma façon de te remercier.

- Mais tu oublies que tu n'as pas de baguette ma chérie. Ah si ! Elle est là dit-il en touchant sa poche de veste.

La sortant, il lui mit sous le nez avant de la briser violemment en deux.

- Enflure ! hurla-t-elle. Je te tuerai, je n'ai pas besoin de baguette pour cela !

- Tu es mimi tout plein quand tu t'énerves Hermione. Au fait j'espère que tu ne m'en voudras pas mais il y a un ami à toi qui voudrait te parler.

- Qui ça ?

- Tu verras. Vas-y entre ! cria-t-il en direction de la porte.

S'ouvrant en grinçant, la porte laissa apparaître une silhouette dans le noir du couloir. Lorsqu'elle avança dans la lumière de la bougie, Hermione ne put retenir un cri. Lorsque enfin, la cagoule tomba, elle laissa une larme tomber.

- Ron…

- Hermione…

- Comment est ce que tu as pu ! Tu n'es qu'un monstre ! hurla-t-elle.

- Je ne te ferrais pas de mal, je veux juste qu'on parle.

S'agenouillant à ses côtés, il la regarda dans les yeux. Visiblement, il était encore plus idiot qu'elle ne le pensait. Il l'avait livré à Avery et il pensait pouvoir revenir comme ça.

- Je veux qu'on parte tous les deux Hermione, qu'on se trouve une autre vie.

- Tu es tellement naïf Ron ! Tu crois sérieusement que ce fou furieux me laisserait partir avec toi ?

- Non, pas tout de suite, mais quand il en aura fini avec toi…

- Quoi ! le coupa-t-elle. Tu me prends pour qui Ronald, je ne suis pas une vulgaire catin que l'on se fait passer !

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, je tiens à toi.

- Si tu tenais à moi, tu m'aurais protéger, tu ne m'aurais pas insulter à Poudlard et surtout tu ne laisserais pas un mangemort me faire du mal ! Drago lui a fait tout ça pour moi !

- Alors c'est vrai ? s'exclama Avery qui commença à pâlir.

- Rien que des rumeurs répondit Ron, mais ça m'étonnerait. Il l'insulte tout le temps.

- Ah oui ? Mais dit moi Ronald, n'est pas lui qui t'as empêché de me violer ? Il t'a tellement frappé que tu ne ressemblais plus à rien.

- Pff, il t'a juste mis dans son lit et basta !

- C'est la que tu te trompes, Drago est bien meilleur que toi et il n'a jamais eu peur de me dire qu'il m'aimait !

Soudain Avery se leva et lui jeta un endoloris.

- Tais-toi ! Bon Weasley, tu la veux ou pas ?

- Je…Je ne sais pas.

- Il va falloir te décider.

- Je reviendrai la chercher quand tu auras fini.

- Bien, pars maintenant.

Une fois la porte refermée, il s'approcha de sa prisonnière et se mit à genoux face à elle.

- Cet idiot croit sérieusement que je te laisserai en vie après avoir eu ton corps ?

- Et toi tu es idiot de croire que tu vivras une fois que tu m'auras toucher !

Attrapant une cigarette de sa poche, il l'alluma et tira dessus.

- Tu es tellement arrogante.

Avant qu'elle ait pu répondre, il lui avait écrasé sa cigarette sur sa jambe droite. Refusant de crier, elle le défie du regard alors qu'il rallumait son arme.

- J'ai envie de toi.

- Recule !

- Oh que non…s'exclama-t-il en se rapprochant d'elle dangereusement.

Attrapant son chemisier, il l'ouvrit d'un grand coup et colla son torse contre sa poitrine.

- Cela fait des mois que j'en ai envi…soupira-t-il.

- Va t'en je t'en pris !

- Mais pourquoi Hermione, maintenant que tu es à moi ?

- Je ne serais jamais à toi !

- Je sais, je sais…Elle dise toutes ça au début.

Lui crachant au visage, elle utilisa ses jambes et le repoussa aussi long qu'elle le pouvait. Tombant à la renverse, Avery passa sa main sur son visage avec un rictus mauvais avant de sortir sa baguette.

- Endoloris ! hurla-t-il.

Criant à en perdre la voix, Hermione crut mourir. Enfin le sort cessa.

- À moi, à moi, à moi…Tu es à moi ! cria-t-il.

- Non Avery, je ne le suis pas et je ne le serais jamais.

- Sectusempra !

Lentement de fines entailles apparurent sur le corps meurtri de la prisonnière, laissant découler un liquide rouge, épais. Son sang.

- Allez chéri, on commence ! murmura-t-il avec un regard pervers en se jetant sur elle.

Assis dans la bibliothèque, Harry cherchait déspérement une solution. Il savait qu'Hermione n'était pas morte, il le sentait. Soudain la chaise à côté de lui fut tirée.

- Harry, quand je ne vais pas bien, je retire mes chaussures.

- Bonjour à toi aussi Luna.

- Tu penses qu'Hermione est toujours vivante ?

- Oui, je le sens. Je sais que c'est dur à croire mais j'ai la certitude qu'elle est toujours en vie et…Et qu'elle nous attend.

- Moi aussi je le sens. Les vols d'oiseaux sont réguliers.

- Et en même temps je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qu'elle subit.

- Je comprends, le silence devient alors pesant.

Après un long moment d'hésitation, Luna se mit en tailleur sur sa chaise et se tourna vers Harry.

- Ne te met pas en colère, mais j'ai des soupçons.

- Des soupçons ? Sur qui ?

- Ton ami Ronald.

- Mais pourquoi ?

- Je le sens.

- On ne peut pas accuser quelqu'un parce qu' « on le sent » Luna.

- Mais on peut déterminer si une personne est vivante ?

- Ok, tu marques un point.

- Je ne veux pas te faire de mal Harry mais, je pense que Ronald est passé du côté obscur.

- Du côté obscur…Ca me dit quelque chose. Peu importe, Luna, je te fais suffisamment confiance pour croire ce que tu me dis mais je ne peux pas l'attaquer sans preuve.

- Tu me crois ? s'étonna-t-elle en ouvrant en grand ses beaux yeux gris.

- Bien sûr, pourquoi je ne te croirais pas ?

- Je ne sais pas, peu de personnes me font confiance.

- Mais moi, j'ai confiance en toi.

- Merci Harry.

Déposant un léger baiser sur sa joue, elle plongea son regard dans le sien avant de déclarer fermement :

- Nous la retrouverons Harry, peu importe ce qu'il peut arriver.

Respirant avec difficulté, fermant les yeux le plus fort qu'elle le pouvait, Hermione se rattachait aux espoirs que quelqu'un arriverait alors que son corps subissait les assauts d'Avery. Les larmes coulaient librement sur ses joues alors que son violeur gémissait en posant ses mains sur sa chair, dans sa chair. Elle comprit alors d'où venait l'expression « se sentir sale » suite aux attouchements d'un être aussi abjecte que l'était Avery.

Alors que ce monstre butait en elle, elle sentit ses griffures sur son ventre, les coups qu'il lui donnait sur le cou en l'insultant de tous les noms dégradants. « Drago, viens me sauver » hurlait-elle en elle-même. Personne ne vint. Laissant sa langue balayait son visage, elle gémit de dégoût et voulut vomir mais très vite, il reprit ses coups de reins en s'appuyant fortement sur ses hanches.

Malheureusement pour elle, il ne se contenta pas de la violer une fois mais en revoulut encore et encore…

Le silence était pesant. Elle gisait là depuis près de trois heures, répit qu'il lui avait donné en partant après son acte immonde. Vêtu uniquement de sa jupe d'écolière et de son soutien gorge, elle tremblait, de froid ou de peur ? Elle ne le savait pas. Elle ne bougeait pas, son corps était encore endoloris par les coups qu'elle avait reçus, par l'atrocité qu'il avait commise. Pire que ça, elle se sentait déchirait de l'intérieur, son bas-ventre la faisait souffrir et elle laissait parfois échapper des gémissements de douleur qui se perdaient dans sa cellule. A bout d'un certain temps, elle sentit ses forces l'abandonner puis, un liquide chaud et épais envahir ses jambes. Sanglotant, elle repensa à ce bébé qu'elle avait imaginé, perdu à jamais.

Ouvrant les yeux, elle se rendit compte qu'elle était toujours sur la surface froide quand elle entendit des voix dans le couloir. « Soit c'est Ron, soit c'est Avery » pensa-t-elle et dans les deux cas elle ne voulait voir aucun des deux.

- Mais maître ! criait une voix qu'elle reconnut comme étant celle d'Avery.

- Assez ! Ouvre cette porte !

La porte grinça, laissant apparaître la silhouette majestueuse de Lord Voldemort entouré de deux mangemorts. Plongeant ses yeux dans son regard rouge elle murmura :

- Si vous êtes venu m'achever par pitié, faites vite.

Regardant ce petit être face à lui, il remarqua la flaque de sang dans laquelle elle gisait et se tourna vers un de ses mangemorts.

- Est-ce cette jeune fille Zabini ?

- Oui maître souffla-t-il.

- Va chercher Drago, vite !

Alors que Blaise partait en courant, Voldemort s'approcha légèrement de la prisonnière. Sentant quelque chose sous son pied, il le releva avant de ramasser sa prise.

Alors que Drago arrivait en courant dans la cellule, il vit son maître qui tenait ce qui devait être une culotte en dentelle noire et derrière, couchée sur le sol et à moitié nu, Hermione. Avançant, il se mit à genoux à côté d'elle avant d'évaluer ses blessures.

- Il faut la sortir d'ici.

- Je suis d'accord.

Plongeant son regard d'acier dans les yeux de sa lionne, il caressa tendrement sa joue glacée. Enlevant sa cape d'un geste, il l'enroula autour de la jeune fille avant de glisser ses bras sous son corps et de la soulever avec délicatesse.

- Elle a besoin de soin Drago, ramenons la en haut et nous aviserons ensuite.

- Oui maître.

Gravissant les escaliers, Drago la tenait comme si elle était la chose la plus fragile au monde. Après plusieurs portes passées, ils arrivèrent dans une grande salle éclairée par de grandes fenêtres. La pierre était dominante malgré les meubles en bois de rose et les tapis et rideaux beiges.

Ouvrant avec peine les yeux, Hermione vit la famille Parkinson et Zabini à sa droite. Pansy pleurait alors que Blaise l'entourait de ses bras pour la réconforter. Il y avait également la famille Greengrass et les parents Malefoy ainsi que les Lestrange à sa gauche. Narcissa semblait la regarder avec tendresse. Et en face d'elle, il y avait la famille Avery au grand complet. Plongeant sa tête dans l'épaule de son serpent, Drago put sentir ses larmes sur sa chemise.

S'approchant à grands pas de ses parents, il regarda son père droit dans les yeux pendant quelques secondes juqu'à ce que ce dernier hoche la tête et attrape la jeune lionne des bras de son fils.

Se retournant brusquement, son sang ne fit qu'un tour, il allait enfin pouvoir exprimer sa rage et sa fureur.

- Maître ?

- Oui Drago ?

- Puis-je ?

- Oui.

Avançant dangereusement vers la famille Avery, il attrapa le fils aîné par le col avant de le projeter contre le mur voisin.

- Tu vas payer ordure !

- Pour avoir baiser une sang de bourbe, c'est une blague ?

Ne se maîtrisant plus, il l'attrapa par les cheveux avant de lui ré enfoncer la tête dans le mur. Le saisissant par le cou, il l'envoya au centre de la pièce.

- Doloris ! Alors tu trouves ça agréable, pourriture !

Alors qu'Avery hurlait de douleur, Hermione sentit comme une pointe la traversée.

- chuchota-t-elle.

S'approchant de la jeune fille, elle passa sa main sur son front avant de froncer les sourcils.

- Elle est brûlante Lucius, il faut faire quelque chose.

- réappela-t-elle encore plus faiblement.

- Où avez-vous mal mon enfant ?

- J'ai mal… en bas.

- En bas ? demanda Lucius en haussant un sourcil.

Ouvrant la bouche, Narcissa comprit.

- Maître appela-t-elle, il faut la ramener au plus vite au manoir !

- Pourquoi que se passe-t-il ?

- Elle a fait une fausse-couche, elle se vide de son sang !

- Ramenez la ! Drago, je pars avec eux, fais ce qu'il faut.

- Avec plaisir maître.

S'approchant de sa victime, il plongea son regarda meurtrier en lui.

- Tu m'as volé mon avenir, je vais te voler le tien !

- Non !

- Avada Kedavra !

Le corps s'écroula sur le sol alors que les parents et les deux sœurs pleuraient et criaient.

- Au suivant.

- Sale bâtard ! hurla le père.

- Choisi. Avada Kedavra !

À son tour, le père s'effondra sur le sol.

- On n'insulte jamais un Malefoy.

- Nous sommes désolées, pleura la mère, nous ne savions pas ce qu'ils faisaient.

- Nous le jurons déclara la sœur cadette.

- Ouvrez vos esprits !

Après quelques secondes de silence, il reprit la parole.

- Vous serez placées sous tutelle. Vous changerez de nom, est-ce clair ?

- Oui, bien entendu.

- Qui se dévoue pour les prendre chez eux ?

- Mais…Nous ne gardons pas le manoir ?

- Non ! Ce manoir doit brûler, au plus vite.

- Drago, mon chérie, crois-tu sérieusement que ces femmes n'étaient pas au courant ? roucoula sa tante Bellatrix.

- Il n'y avait rien dans leurs pensées.

- Oui, mais je sais qu'Androméda, la sœur benjamine, était très proche de son frère et qu'il lui confiait tout. Il me la dit un jour.

- Vraiment ?

- Et crois-tu qu'une fillette de quinze ans cacherait quelque chose à sa sœur de 17 ans et à sa mère ?

- Tu as raison Bella, tu peux t'en charger ?

- Oui. Avada Kedavra !

La mère s'écroula alors que déjà les autres sorts fusaient. Sortant prestement de la pièce, il transplana au manoir.

Quand il arriva au Manoir, c'était l'effervescence. Les domestiques et elfes couraient d'une pièce à l'autre, son père était dans son bureau en train d'écrire à une vitesse surhumaine et Lord Voldemort en personne se trouvait en plein milieu du couloir. S'approchant, il regarda la porte close en bois massif sombre.

- Elle est…

- La dedans ? Oui.

- Et comment va-t-elle ?

- Narcissa est avec elle.

S'asseyant sur la chaise la plus proche, il se prit la tête dans les mains.

- J'aurais du y penser, j'aurais du savoir qu'elle était là-bas.

- Tu ne pouvais pas savoir.

- Oui, mais si j'avais su elle n'aurait pas été blessé et le bébé aurait survécu. Je n'ai pas su les protéger.

- Elle est toujours vivante Drago ! J'aurais aimer avoir cette chance.

- Pardon maître.

S'asseyant à côté de lui, le Lord maintint sur regard sur la porte et soupira. Soudain la porte s'ouvrit à la volée, laissant apparaître Narcissa, les mains pleines de sang et essoufflée.

- Une bassine d'eau !

- Mère ! Comment va-t-elle ?

- Elle va s'en sortir mon chérie dit-elle calmement en se rinçant les mains.

- A-t-elle était gravement blessé ? demanda Voldemort.

- Elle a des brûlures sur l'ensemble du corps, sûrement dû à des cigarettes, des coupures et des griffures sur les membres supérieurs, des hématomes au niveau du cou et elle a des lésions…génitales. Suite au viol mais aussi à la fausse couche, elle va avoir besoin d'aide, n'est ce pas Drago ?

- Je ferrais tout ce qu'il faudra.

- Bien, va la voir.

- Je peux ?

- Elle n'a pas osé le demander mais je pense qu'elle veut te voir.

Entrant dans la chambre d'amis aménagée pour elle, il la vit aussitôt, allongée dans le grand lit en ébène. Les couches de draps en soie beige, les couvertures en cachemire vert, les grands oreillers en plume l'entouraient. Elle paraissait si fragile.

- Drago, c'est toi ? demanda-t-elle en se redressant.

- Chut, oui c'est moi mais ne bouge pas.

S'asseyant sur le bord du lit, il écarta des boucles de son visage.

- J'aurais du arriver plus tôt, pardonne moi.

Ne répondant pas, elle se contenta de tendre les bras comme une enfant pour qu'il la prenne contre lui.

- Je te pardonne chuchota-t-elle mais toi est ce que tu me pardonnes ?

- De quoi pourrais-tu te faire pardonner ?

- Et bien j'aurais dû t'écouter tu avais déceler le danger, et par ma faute j'ai perdu le bébé et je ne suis plus la femme d'un seul homme et…

La serrant plus étroitement contre son torse, il enfouit sa visage dans ses cheveux.

- Ce n'est pas ta faute.

- Mais…

- Ce n'est pas ta faute. C'était la faute d'Avery, et il a payé pour ça.

- Il ne me ferra plus de mal ?

- Non, plus jamais.

- Merci.

- De rien. Et je suis désolé de m'être étais enceinte, tu avais peur et j'ai cru que tu voulais me quitter. Je n'aurais pas dû.

- Je ne t'aurais jamais quitter.

- Bien il faut que tu te reposes.

La recouchant, il lui déposa un baiser sur le front avant de se diriger vers la sortie.

- Drago ?

- Oui.

- Reste avec moi s'il te plait. J'ai peur sans toi.

- Bien sûr.

Lui faisant un petit sourire, il enleva sa veste et se coucha près d'elle. Dans ses bras puissants, elle se sentit enfin en sécurité et put fermer les yeux sans inquiétude.