Noël est un moment de paix, un moment où chacun contemple ce qu'il a acquis et peut alors juger de ses valeurs. Le bonheur qui s'en dégage est-il réel ou la magie qui entoure cet événement nous aveugle-t-elle ?
Lord Voldemort avait vu monter Drago et Hermione, il savait ce qui allait se passer. L'amour allait revenir entre ces deux jeunes gens et il pourrait alors faire sortir toute la puissance qu'il y avait en Drago pour accomplir sa terrible vengeance.
En effet, depuis des décennies, Lord Voldemort ne rêvait que d'une chose : massacrer la famille Scrimgeour pour avoir oser faire ce qu'il lui avait fait. Son Elisabeth, sa tendre et chère Elisabeth.
Le bal de noël se terminait quand le mage noir décida de monter dans ses appartements du manoir Malefoy. Passant dans le couloir qui donnait sur la chambre du fils Malefoy, il s'arrêta et tendit l'oreille. Se rapprochant de la porte, il entendit alors les souffles entremêlés des deux adolescents. Souriant légèrement, il poursuivit son chemin jusqu'à sa chambre et alla dans le grand fauteuil devant la cheminée. Parcourant les objets du regard qui étaient face à lui, il s'arrêta sur une petite boite où était inscrite une date :1944, l'année où il avait tout perdu, où il avait commencé à tuer.
Se plongeant dans ses pensées, il repensa à sa première rencontre avec Elisabeth. Elle marchait dans les couloirs du troisième étage d'un pas léger, ses boucles brunes volaient autour d'elle, son corps bougeait avec souplesse…
- Bonjour Mademoiselle, je ne pense pas vous connaître lui avait-il dit en lui barrant le passage.
Il avait vu son petit sourire disparaître et la peur naître dans ses yeux, son innocence et sa fragilité avaient fait battre plus fort encore.
- Je…Je suis nouvelle.
- Je le sais, avait-il répondu, je suis le préfet en chef de cette école.
- Oh !
Baissant les yeux, elle avait alors compris la faute qu'elle avait commise en dépassant l'heure du coup de feu.
- Je suis désolée, je ne pensais pas qu'il était aussi tard.
- Je ne vais pas te punir, pas cette fois.
- Merci.
- Je m'appelle Tom, Tom Jedusor avait-il dit avec assurance.
- Élisabeth…Scrimgeour.
- Tu es à Serdaigle avait-il alors fait remarquer en dardant son regard sur le petit gilet bleu qu'elle portait et qui mettait ses formes en valeurs.
- Oui…
- Sais-tu dans quelle maison je suis ?
- Serpentard. Tout le monde m'a parlé de..toi.
Esquissant un sourire, il s'était alors rapproché d'elle dangereusement et lui avait soufflé à l'oreille.
- Ah oui ? Et qu'est ce que les autres on a dire sur moi ?
- Que tu es dangereux, avait-elle murmuré.
- Vraiment ?
- Et que tu couchais avec toutes les filles de cette école.
- Voilà un sujet plus intéressant, n'est-ce pas ?
- Pas vraiment.
Il avait plongé son regard dans ses yeux noisette, se rapprochant toujours. Regardant autour d'elle, elle avait alors affiché de la peur.
- Est-ce que je te ferais peur ?
- Non…
- Tu mens.
- Tu ne me fais pas peur.
- Non, ce n'est vraiment pas bien de mentir. Mais je ne te toucherais pas… Je ne m'abaisse pas à ça.
- Que…Quoi ?
- Tu n'es qu'une gamine, tu n'as rien à apporter. Maintenant dégage.
Alors qu'elle était parti en courant, Tom s'était assis par terre et avait cherché à comprendre ce qui lui arrivait. Comment cette fille avait-elle réussi à le mettre dans cet état ?
Se redressant, Lord Voldemort se leva et prit la petite boite en bois noir. Elle lui avait offert à leur dernier noël. Cette boite symbolisait leur amour et il lui semblait qu'une part d'elle était restée alors avec lui. Se rasseyant, il repartit dans ses pensées. Sa petite jupe qui volait en accord avec ses boucles, ses yeux qui pétillaient lorsqu'ils étaient ensemble… Fixant le petit verrou doré, il repensa à la première fois qu'il l'avait trouvé en pleurs.
Après son arrivée en novembre, il l'avait humiliée, rabaissée, injuriée pendant six mois. Elle ne pouvait l'obséder comme cela sans qu'elle en paye les conséquences ! Il avait cru devenir fou, cherchant sa présence à chaque instant, se soulageant sur les autres filles, la fixant et la suivant partout où elle allait.
Et puis un jour, au cours de sa ronde près des toilettes de Mimi, il avait entendu un bruit. Sortant sa baguette, il avait ouvert la porte et appelé. Personne n'avait répondu mais il avait clairement senti que la pièce n'était pas vide. Se rapprochant des lavabos, il avait alors aperçu le bout d'une jambe blanche et fine et entendu des pleurs étouffés.
- Sors de la !
Pas de réponse.
- J'ai dit sors de la !
Toujours aucune réponse mais, il avait entendu le bruit du tissu froissé et devant lui s'étaient présentée la jeune Elisabteh Scimgeour.
- Qu'est ce que tu fais ici ?
- Rien.
- Tu ne devrais pas être ici.
- Oui.
- Tu sais que je vais aller le dire au directeur.
Haussant les épaules, elle avait continué à baisser les yeux.
- Et regarde moi quand je te parle ! avait-il crié en lui attrapant le menton et l'obligeant alors à le regarder dans les yeux.
C'est alors qu'il s'était rendu compte des yeux rougis de la jeune fille et de ses larmes qui ne cessaient de couler. Déglutissant avec difficulté, il n'avait pu briser le lien qui s'était crée par leur regard et c'est à ce moment que Tom Jedusor avait fait quelque chose qu'il n'avait jamais fait auparavant. Se rapprochant d'elle, il avait passé une main dans ses boucles et avait caressé sa joue jusqu'à l'enlacer maladroitement et lui permettre de pleurer contre lui.
- Merci, avait-elle murmurer contre lui.
- Que s'est-il passé ?
- Rien du tout.
- Bien sur que si.
- Je….Je ne peux pas.
- Tu ne me fais pas confiance, s'était-il alors énervé.
- Je n'ai pas le droit, ils..
- Ils ?
- Ils me feraient du mal.
Lui laissant le choix du silence, il l'avait alors emmené jusqu'au lavabo où il lui avait passé un peu d'eau sur le visage. Elle avait alors tenté de poser sa main sur joue, mais il avait reculé et prit un air sévère.
- Tu t'attends donc à ce que je te confie ce que j'ai sur le cœur alors que tu ne me laisses pas te toucher ?
- Pourquoi voudrais-tu me toucher ?
- Parce que je sais ce que tu ressens.
- Elles disent toutes ça…
- Mais elles ne sont pas aussi bien legimens que moi.
- Quoi ! avait-il rugi.
Détournant le regard, elle avait alors admiré la lune à travers la grande fenêtre sans faire attention à l a fureur du jeune homme qui venait d'éclater.
- Comment as-tu osé ?
- Je ne contrôle pas.
- Tu mens ! Cela se contrôle parfaitement !
- Tu dis cela parce que toi tu y arrives ? Ou parce que tu penses que je le fais exprès ? avait-elle répliqué en plongeant son regard dans le sien.
- Tout ce que tu dis n'a aucun sens.
- Ce n'est pas joyeux pour moi de voir toutes les pensées des autres, tu sais.
- Et tu t'étonnes que personne ne t'aime !
Il lui avait lancé ça au visage avec mépris, et avait alors revu des larmes glisser le long de ses joues.
- Les filles ne m'aiment pas, je l'ai vu dans leurs pensées mais les garçons…
- Ils ne t'approchent pas !
- Quelqu'un les aurait-ils menacés ?
- Qu'est ce que tu vas t'imaginer ? Que tu es jolie ou même baisable ?
- Certains m'ont dit que j'étais bien plus que cela…
Par ses simples paroles, elle avait déclenché une telle fureur en lui qu'il vit qu'elle avait eu peur lorsqu'elle avait vu les yeux du jeune homme prendre une teinte rouge.
- Qui ?
- Personne, avait-elle répondu en secouant la tête.
- Qui ?
- Juste un ou deux…
- Qui ? avait-il fini par hurler.
Trébuchant sur un tuyau à terre lorsqu'elle avait sursauté, elle s'était étalé de tout son long sur le sol. Elle, se souciant de ses mains , Tom Jedusor avait soudain eu un certain interet pour ses fesses en l'air. Cette fille était tellement sexy, sans le faire exprès. Il se souvenait que plus d'une fois elle n'avait pas vu les hommes se retournaient sur son passage, mais lui oui.
L'attrapant par la taille, il l'avait relevé et avait examiné ses mains.
- Je crois que tu as assez pleuré pour la soirée.
- Oui.
- Alors qui ?
- Dis moi.
- Quoi donc ?
- Que tu ne leur feras pas de mal.
- Je ne peux promettre.
- Promets.
- Non.
- S'il te plait.
- Les noms ?
- Il y a eu Rabastan.
- Lestrange ?
- Oui.
- Et ?
- Et Evan.
- Rosier ?
- Oui.
- Je leur avais dit de ne pas t'approcher...
- Pourquoi ?
- Parce que tu es à moi.
- Pardon ?
- Tu es à moi, avait-il répété en caressant sa hanche.
- Tu ne leur feras pas de mal, hein ?
- Sais-tu ce qu'il y a derrière toi ?
- La chambre des secrets.
Déconcerté par cette jeune demoiselle qui savait tout, il lui avait lancé un regard interrogateur.
- Je l'ai vu.
- Quoi ?
- Le basilic, il y a deux semaines alors que je rentrais de la bibliothèque je l'ai vu.
- Que sais-tu du basilic ?
- Je sais qu'il t'appartient.
- Et tu n'as pas peur ?
- Je sais que tu ne me feras pas de mal.
- Comment peux-tu en être aussi sur ?
- Je ne sais pas, j'ai envie de le croire.
- Tu es bien trop naïve.
Haussant les épaules, elle s'était regardée dans le miroir avant de replacer une de ses mèches. Marchant vers la fenêtre, ils s'étaient dirigés vers le rebord et s'y étaient assis.
- Tu peux me faire confiance.
- D'accord.
- Pourquoi pleurais-tu ?
- Mais..
- Ils ne te feront pas de mal, je te donne ma parole.
- C'est à cause de mon père, et de mon frère.
- Quoi donc ?
- Ils me battent et nous maltraitent ma mère et moi.
Pleurant contre son épaule, elle lui avait alors raconté les terribles journées qu'ils lui faisaient passer, ses retours à la maison pour les vacances et leur maîtrise sur sa vie.
- J'ai peur d'eux… Je ne veux plus y retourner.
- Tu n'y retourneras plus.
- Tu ..
- Oui ?
- Tu me protegeras ?
- Oui, Elisabeeth, je te protegerai.
Son prénom avait résonné comme la plus belle des mélodies et elle avait relevé la tête à l'entente de son prénom.
- Merci de m'avoir écoutée et réconfortée, Tom.
- Si tu te sens seule et que tu veux parler, je serais là.
- Merci.
Déposant un baiser timide sur sa joue, elle était repartie Tom Jedusor avait été alors sur d'une chose qui l'effraya et le soulagea : il était amoureux.
L'amour est un sentiment qui traverse les ages mais qui provoque toujours les mêmes ressentis. Cause de guerre ou de bonheur, il est vu comme un sentiment dangereux mais nécessaire. Lord Voldemort n'avait connu qu'un seul véritable amour dans sa vie, cet amour provoqua une succession de sentiments allant du bonheur naissant à la folie meurtrière.
Marchant devant l'âtre, il regarda l'horloge sur la grande table en marbre : 00H54. Il n'arriverait pas à dormir cette nuit, comme à chaque fois qu'il repensait à elle. Malgré les nombreuses années passées et les centaines de vies volées, le seigneur des ténèbres ressentait toujours cette pointe s'enfoncer au plus profond de son âme à chaque pensée pour elle. S'allongeant sur son lit, il ferma les yeux et crut de nouveau sentir son parfum : un exquis mélange de rose et de pivoine. Cette odeur l'avait enivré pendant tant d'années, même après sa mort.
Rouvrant les yeux, il contempla les fleurs en bois du lit au baldaquin et se remémora leur premier baiser, seuls dans la nuit, lorsqu'il avait posé ses mains sur son corps pour la première fois.
Comme à leur habitude, Elisabeth et lui s'étaient donnés rendez-vous devant la grande statue du 7eme étage pour se parler après une semaine chargée.
- Tom.
- Elisabteh.
- Bonne journée ?
- Oui…
- Ca n'a pas l'air.
- Lestrange ne comprend rien.
- C'est-à-dire ?
- Et bien lorsque je dis je veux les plans du ministère, je ne veux pas ceux du trésor national.
Rigolant, elle avait pris sa main et hoché la tête.
- Il fait de son mieux, il me l'a affirmé.
- Depuis quand discutes-tu avec mes mangemorts ?
- Depuis que j'ai envie d'en être une.
- Mais, je croyais que tu ne croyais pas à nos idéologies.
- En effet.
Tournant vers elle un regard interrogateur, il s'était arrêté de marcher.
- Je veux juste partager quelque chose avec toi.
- Mais nous avons nos moments.
- Ce n'est pas la même chose.
- Qu'essayes-tu de me faire comprendre ?
- Je veux être avec toi plus souvent.
- On n'a pas toujours ce que l'on veut dans la vie.
Ne répondant pas, elle s'était contenté de baisser les yeux et de reprendre leur marche.
Au bout de dix minutes de silence, il avait compris que quelque chose n'allait pas.
- Tu sais, tu es la seule avec qui je fais ça.
- Evidemment, les autres atterrissent directement dans ton lit.
- Jalouse ?
- Je ne vois pas pourquoi !
A ce moment précis, il avait senti une étrange douleur dans la poitrine. Il n'avait pas tout de suite compris ce qu'elle signifiait jusqu'à ce qu'il redoute tant la question qu'il allait posé.
- Elisabteh ?
- Oui ?
- Est ce que tu viendrais au bal de fin d'année avec moi ?
Il l'avait vue alors émue, puis surprise et enfin songeuse.
- Pourquoi veux-tu que je t'accompagne ? Quel mauvais coup prépares-tu Tom ?
- Aucun, je voudrais juste que tu m'accompagnes, lui avait-il répondu en attrapant ses hanches.
- Et bien…Oui.
Attrapant sa main, elle s'était libérée de ses bras et l'avait entraîneé vers la tour d'astronomie.
- Où m'emmenes-tu ?
- La où je le voudrais.
La porte s'était ouverte, et elle l'avait entraîné sur une montagne de coussins. Couchés cote à cote, elle lui avait souri et avait posé sa main sur sa joue.
- Est-ce que tu es déjà tombé amoureux ?
- Qu'est-ce que l'amour pour toi ?
- Pourquoi réponds-tu par une autre question Tom ?
- Je ne peux répondre à ta question sans savoir ce que tu définis par le terme amour ?
- Et bien n'as tu jamais trouvé une jeune fille attirante au point de vouloir être avec elle sur le long terme, et de…
- Et de ?
- Et de donner ta vie pour elle ?
- Elisabeth…
Se rapprochant plus près d'elle en attrapant ses hanches, il avait collé son front au sien. La température lui avait semblé augmenter d'un coup alors que sa poitrine s'était posée contre son torse.
- Je rêve de ce moment depuis le premier jour.
- Tu ?
- Oui, quand tu m'as croisé dans ce couloir, ça a été une évidence.
- Tu es tombée amoureuse du mauvais Elisabeth..
- Non, je sais que j'ai choisi le bon.
- Je suis mauvais, dangereux.
- Et terriblement séduisant, intelligent et …Tom !
Leurs visages s'étaient rapprochés, et elle avait passé une jambe entre les siennes.
- Dis le moi, lui avait-il murmuré.
- Je t'aime Tom.
Rapprochant ses lèvres, il avait enfin touché celles de sa bien-aimée. Les mains dans sa nuque, elle avait rapproché encore plus son visage et avait osé chatouillé de sa langue la lèvre inférieur du jeune homme. Tom avait alors glissé ses mains sous sa jupe et commencé à caresser du bout des doigts la peau fine de ses fesses. Puis décollant ses lèvres des siennes, il l'avait regardé droit dans les yeux.
- Je n'ai jamais dit cela à personne Elisabeth, tu m'entends ?
- Oui.
- Je t'aime Elisabeth.
Elle s'était mordue la lèvre et après avait reprit de nouveau possession des siennes. Les mains sur ces jolies fesses rondes, le jeune homme avait approfondi le baiser en mêlant sa langue à la sienne. Et puis la demoiselle avait pris les devants en glissant ses mains sous la chemise de son petit ami.
- Attends, Elisabeth.
- Qu'est ce qu'il y a ? avait-elle demandé en continuant son exploration.
- Je ne peux pas…
- Mais si.
- Tu ne comprends pas.
- Tu as la peau douce…
- Elisabeth…
- Touche-moi.
- Elisabeth !
Stoppant tout geste, elle avait alors cherché quelque chose dans ses yeux.
- Tu n'es pas une fille que je veux mettre juste dans mon lit.
- Alors tu ne veux pas ?
- Si, bien sur que si. Je rêve de ce corps depuis si longtemps, mais je veux attendre.
- Mais tu ne me quitteras pas hein ?
- Non, je ne pourrais pas te quitter.
Et ils étaient restés ainsi toute la nuit durant, se murmurant des mots doux,échangeant des caresses, se jurant fidélité pour l'éternité.
