Assis à son bureau Lord Voldemort attendait que son plus fidèle disciple, Drago, arrive. Au souvenir du petit cri qu'avait poussé la jeune fille en l'apercevant il émit un rire faible. Alors qu'il passait dans le couloir en quête de trouver le fils Malefoy, il avait entendu des gémissements…si féminins. Il avait alors entrouvert la porte, vu avec grâce les deux corps nus se coller l'un à l'autre… Ces deux adolescents s'aimaient avec passion, cela était certain.

- Maître ? entendit-il.

- Entre Drago.

Venant s'asseoir face à lui, le seigneur des ténèbres ne put s'empêcher de retenir un sourire face à son air débraillé.

- Tu étais quelque peu occupé.

- Oui maître répondit-il avec le même sourire.

- Il semble que nous avons un problème interne.

- En effet, je ne comprends pas pourquoi ils ont attaqué la nuit de noël. Rien n'était prévu.

- Je pense qu'il y a une sorte de nouveau leader dans tes rangs.

Fronçant les sourcils, l'héritier pris un air mauvais. Il n'aimait pas que sa position soit remise en question.

- Avez-vous des doutes sur mon action ou…

- Non, j'ai toute confiance en toi.

- Je vais trouver ce faiseur de troubles.

- Il me semble l'avoir trouver.

- Vraiment ? Voulez-vous que je m'en occupe ?

- Non, je veux voir ses agissements. Je ne comprends pas pourquoi il agit ainsi. Il est utile de comprendre sa démarche Drago.

- Il veut vos faveurs, nous les voulons tous.

Tapotant le bureau, Lord Voldemort songea à cette affaire. Il est clair que l'héritier était son favori mais si il lui parlait de ce traître bien des choses pouvaient changer.

- Je veux que tu agisses intelligemment, finit-il par dire.

- Bien maître.

- Blaise Zabini rêve de te doubler depuis un certain temps, il a tenté de le prouver mais je n'arrive pas à savoir quelles sont ses intentions.

Le souffle bloqué, Drago baissa les yeux. Son meilleur ami, son camarade, son bras droit avait tenté de le liquider. Comment avait-il pu ? Ce n'était pas possible, il l'aurait remarquer.

- Etes-vous sur ?

- Oui.

- Ce n'est pas possible…

- Je le crains.

- L'autre jour, il était dans les cachots.

- Pardon ?

- Il était face à la cellule de Lovegood.

- Est-ce lui qui a tué la jeune Chang ?

Prenant un air dérouté, le fils Malefoy ne cacha pas sa surprise.

- Je pensais que c'était vous qui l'aviez tuée.

- Non…Alors c'est lui.

- Mais pourquoi ?

- Il semblerait qu'il soit pris par certaines pulsions. Il va essayer de te doubler par tous les moyens possibles Drago.

- Hermione, chuchota-t-il.

- Et il serait possible…

- Oui.

- Zabini savait où était la cellule de ta bien aimée, il est possible qu'il ait aidé Avery.

Soudain, ce fut trop et Drago se releva avec un air furieux. Tout son corps tremblait de rage, il n'avait qu'une envie : lui rappelait qui était le maître des mangemorts juniors.

- Drago, calme toi.

- Maître ! s'é faut régler cela.

- Oui mais calme toi.

- Il a osé la toucher, il la manipulait…Il voulait l'avoir lui aussi marmonnait-il en tournant en rond.

- Tu pourras le punir pour ces événements passés mais pour le moment il faut savoir ce qu'il compte faire.

- Il y a quelques temps, trois de mangemorts de mes rands ont disparus.

- Oui, je le sais bien. Nous les avons pas retrouvé.

- Ils étaient venus me voir au moi d'octobre.

- A quel sujet ?

- Ils craignaient que Blaise me fasse du mal, qu'il veuille ma place. Je leur ai rigolé au nez.

- Cela n'explique pas…

- Je crois que Blaise a compris qu'ils le surveillaient et qu'il les a tué.

- Voilà qui pose encore plus de problème.

- Des mangemorts qui tuent des mangemorts…

- Pas que cela, ces mangemorts appartenaient à des familles puissantes qui demanderont vengeance.

- Je…J'assumerais.

- Je t'appuierais mais Blaise devra assumer ses actes lui aussi.

Déglutissant avec difficulté, Drago respira un grand coup.

- Merci maître.

- Attendons la suite des événements, nous agirons en conséquent.

- Bien.

- Tu peux retourner voir ta…fiancée ?

- Pas encore maître.

- Quand alors ?

- Dans quelques semaines je pense, j'aimerais lui demander le jour de la saint Valentin.

- Ah les Malefoy, toujours aussi romantiques.

Souriant, Drago retourna à sa chambre tout en restant sur ses gardes.

Lorsqu'il ouvrit la porte, elle était la, enroulée dans les draps de soie clairs. Lorsqu'elle le vit, un sourire éclaira son visage et elle se presenta à lui, entièrement nue.

- Il me semble que nous n'avions pas fini.

Se déshabillant à la hâte, il la rejoignit jusqu'à se retrouve sur elle. Frottant sa peau si douce à la sienne, sentant son parfum tout autour de lui il prit plaisir à l'attraper par les hanches pour lui faire sentir son désir.

- Mon cœur, j'ai envie, lui souffla-t-il à l'oreille.

Comprenant, elle permit à son homme de coller entièrement son corps au sien en écartant les cuisses. Attrapant ses lèvres, elle lui déposa un baiser tendre alors qu'il sentait la chaleur montait en lui. Posant sa main sur sa cheville, il l'amena à sa bouche pour y déposer un doux baiser avant de la poser sur son épaule. Posant son autre cuisse sur sa hanche, il la contempla et sourit en voyant son air coquin.

- Tu comptes me prendre ainsi ? demanda-t-elle en rigolant.

- Mais bien sur mon amour.

Passant ses doigts sur son sexe offert, il la fit gémir d'envie.

- Drago…

- Oui ?

- Vas-y…

- Dis le moi…

Le regardant les yeux, elle se passa une langue coquine sur les lèvres.

- Je ne céderai pas ma douce.

- Drago…

Il venait de glisser un doigt en elle, faisant des mouvements doux et atrocement lents.

- S'il te plait..

- C'est bien parce que c'est toi.

Satisfaite, elle se mordit la lèvre inférieure et le regarda se glisser en elle. Mais à peine rentré, il ressortit avec lenteur.

- Dis le moi…

Gémissant, elle le fixa.

- Prends moi.

N'attendant que cela, il rentra entièrement en elle. Criant d'extase, elle lui offrit sa gorge alors qu'il prenait un certain rythme. S'approchant, il déposa milles baisers sur son corps tout en continuant ses coups de bassin. Voulant lui donner le plus de plaisir possible, il écarta un peu plus ses cuisses et s'enfonça plus profondément en elle. Hoquetant de plaisir, elle l'attrapa par la nuque et l'embrassa de nouveau.

- Drago..

- J'aime quand tu gémis comme ça…

Accélérant, il voyait alors son corps bouger à son rythme, bientôt elle fut essoufflée et retint des gémissements de plus en plus bruyants.

- Mon ange…

Posant ses bras de part et d'autre de son corps, il approfondit au maximum des va et viens jusqu'à ce qu'elle jouisse en mordant dans un oreiller. Collant son corps au sien, il attrapa ses hanches pour aller toujours plus loin.

- oui…oui…oui

Le lit commençait à émettre des protestations quand il sentit enfin l'orgasme le transpercer. Se laissant tomber à ses côtés, il remonta le drap sur eux et se tourna vers la jeune femme.

- Ca m'avait manqué.

- Quoi donc ?

- De te faire l'amour comme un fou.

Rigolant tous deux, il se collèrent l'un à l'autre et s'endormirent ainsi.

Au petit matin, Hermione se détendait sous le jet d'eau chaude lorsqu'elle entendit un grand fracas en bas suivi de cris acharnés. Sortant de la douche précipitamment, elle vit que Drago avait déjà sa baguette à la main.

- Reste ici.

- Mais...

- Hermione, enferme-toi et ne bouges pas !

Claquant la porte derrière lui, il descendit les escaliers en pierre jusqu'à se retrouver dans le grand hall. Les mangemorts étaient éparpillés aux quatre coins de la pièce et Lord Voldemort regardait quelque chose qui se trouvait dans le salon. Avançant prudemment, il se positionna à côté de son maître et suivit son regard. Écarquillant les yeux, il vit alors Blaise, le regard mauvais, tenant Ginny Weasley. Enfin « tenait », il essayait tant bien que mal de garder cette furie.

- Sale pourriture ! Lâche-moi tout de suite ! hurla-t-elle les larmes aux yeux.

Essayant d'attraper ses poignets, il les loupa et se récolta une gifle de la belle rousse.

- Qu'est que cela signifie ? tonna le fils Malefoy.

- J'ai fait juste ce que tu étais incapable de faire depuis des mois, cracha Blaise en contenant sa prisonnière.

- Ce qui consiste à ? répondit-il en regardant dédaigneusement la jeune fille.

- Attraper une Weasley.

- Afin de ?

- De…Ben de l'attraper, et de nous venger.

- De ?

Face à son silence et au regard furieux que Ginny lui lançait, il se pinça l'arrête du nez.

- Attends deux secondes, tu as séduit cette fille, joué le manège pendant des mois, réconforté, choyé, gâté, dragué…sans but précis ?

- Euh…

- Mais tu divagues complètement.

Devant le peu d'intérêt qu'apporter sa prisonnière, Blaise s'énerva soudain.

- Parce que tu crois que tu as fait mieux ?

- Bien sur.

- Ah oui ?

- Pourquoi est-ce que tu crois que je fais des missions secrètes ? Ce n'est pas pour ramener UNE traître à son sang !

- Elle a de l'importance !

- Tu aurais ramené Potter accroché à son bras, je ne dis pas mais la…

- Mais c'est pas vrai !

Attrapant la jeune fille par les cheveux, il la traîna jusqu'aux pieds du maître des ténèbres.

- Zabini…

- Oui maître ?

- Où est le reste de la famille ?

- Chez eux ?

- Exact, par conséquent cette jeune fille ne sert strictement à rien.

- Mais..Mais c'est la jeune fille que vous aviez eu, tenta-t-il pour gagner les dernières faveurs.

- La jeune fille… ?

- Celle que vous aviez piéger il y a quatre ans, Ginny Weasley.

- Oh ! Cette douce et adorable enfant…

Cette phrase faisait contraste avec l'adolescente complètement débraillée qui se battait face aux mangemorts.

- Bien, Nott, Crabbe, Goyle emmenez cette jeune personne aux cachots.

Voyant que Blaise partait avec eux, Lord Voldemort l'interpella.

- Non, non, Zabini tu restes ici.

- Bien maître.

Alors se plaçait dans un haut siège en bois, il émit un sifflement et Nagini apparut à ses côtés. Émettant un faible rire, il regarda Drago.

- Alors comme cela, tu souhaites me doubler ? demanda ce dernier en le toisant de haut.

- Ce n'est pas ce que…

- Et tu n'assumes même pas, tu n'es qu'un lâche !

Tournant autour du jeune homme comme un aigle autour de sa proie, il ne le lâchait plus des yeux.

- Et un tueur.

- Nous sommes tous des tueurs ! se défendit-il.

- Peut-être mais pas des tueurs de mangemorts, nous nous unissons, nous ne nous détruisons pas.

Il avait gardé tout son calme en disant cela, mais intérieurement il souhaitait hurler de rage.

- Je ne comprends pas.

- Pottking, Rosier, Tigery…Tu les as tués tous les trois parce qu'ils avaient deviné tes attentions.

- Non, c'est faux !

- Ne mens pas Zabini, tu n'en as plus le pouvoir à présent. De plus, tu comprendras, que je n'ai pas aimé ton alliance à Avery.

- Arrête avec ta sang de bourbe !

Perdant toute patience, il l'attrapa par le col de sa chemise et le fixa de ses iris sombres.

- Ne.L' . murmura-t-il en appuyant sur chaque mot.

- Ou sinon ?

- Je ferrais de ta vie un véritable enfer.

Observant cet échange, Lord Voldemort ne cessa d'entrer dans leurs esprits chacun leur tour. Il y avait tant de rage et de puissance dans celui de Drago qu'il s'en étonna. Blaise cherchait désespérément une échappatoire mais l'héritier ne lui donnait aucune chance.

N'ayant pas suivi en détail le débat il remarqua cependant que celui-ci prenait un nouveau tournant. En effet, Drago avait un air furieux et il frappait avec violence sur le visage de son ancien meilleur ami. Alors que ses amis essayaient d'intervenir, il devenait de plus en plus incontrôlable et frappait de plus en plus fort.

- Drago… appela Lord Voldemort.

Relevant la tête, il croisa les prunelles rouges qui lurent en lui comme dans un livre ouvert.

- Je vois… Il sera puni pour cela Drago.

Personne ne comprenant l'échange silencieux qui venait de se passer, le seigneur des ténèbres se frotta la main avant de prendre une pose plus confortable.

- Zabini vient d'avouer avoir participer à l'enlèvement de Miss Granger, à la mort de Cho Chang et bien d'autres. Il a également affirmé avoir tué les mangemorts ayant voulu se mettre « sur son chemin » ce qui nous fait un total de vingt-deux victimes.

- Il doit mourir ! intervint Bellatrix.

- Bella, ma douce, du calme.

- C'est impardonnable ! reprit alors Rodolphus puis Rabastan.

Bientôt toute la salle parlait haut et fort et souhaitait que justice soit rendue.

- Bien, bien….Silence ! Zabini tu as deux choix : ou bien tu veux rester parmi nous et tu survis…ou du moins tu tentes…

Voyant le regard de Drago, il comprit que cette option ne lui plaisait pas.

- Ou bien tu t'exiles.

- Bien.

Baissant les yeux, Blaise parcoura quelques mètres puis s'arrêta devant Pansy.

- Fais ton devoir avec tes petits Weasley ! lui cracha-t-il.

Ecarquillant les yeux, la jeune fille sentit le regard de ses parents sur elle puis se dirigea aux côtés de Drago.

C'est ainsi que Blaise Zabini disparut de leurs vies…A jamais.

Hermione fut inconsolable pendant une semaine. Drago essaya tant bien que mal de la rassurer, la réconforter mais rien n'y faisait. Le soir du nouvel an, Drago et elle reçurent la visite de Lord Voldemort dans leur chambre. Après que tout le monde fut assis près de la cheminée dans les canapés luxueux, il les regarda longuement.

- Bien, il me semble que vous vivez tous deux des épreuves peu communes ces derniers temps. Vous, Mademoiselle avec vos amis dans les cachots et toi Drago avec toutes ses missions qui n'en finissent plus.

Hochant faiblement la tête, Hermione sentait le bras réconfortant de son petit ami autour de sa taille.

- Drago, je crois savoir que tes parents t'ont offert un voyage dans leur cottage.

- En effet.

- Allez-y quelques temps, éloignez-vous d'ici.

- Cela serait bien en effet.

Tournant son regard vers sa bien-aimée, il vit qu'elle fronçait les sourcils.

- Tu ne veux pas partir ?

- Ginny…

- Elle ne bougera pas.

- Et si…

Se mordant les lèvres, elle fixa ses mains.

- Oui ?

- Et si un mangemort la tuait.

- Cela n'arrivera pas, j'y veillerai l'interrompit Lord Voldemort.

- Je ne peux pas partir en sachant qu'elle est dans les cachots, toute seule..

- Je me suis arrangé pour qu'elle soit avec Luna.

- Comment va-t-elle ?

- Bien, tu connais cette fille elle est dans son monde.

Mettant sa tête sur l'épaule du blond, Hermione ferma les yeux.

- Ce que je n'arrive pas à comprendre reprit-elle, c'est que Blaise ait réussi à tous nous avoir.

- N'y pense plus.

- Je n'arrive pas, il y a quelque chose qui m'échappe encore mais je n'arrive pas à savoir quoi.

Observant ce petit visage se concentrer, Lord Voldemort comprit pourquoi Drago était si amoureux de cette jeune fille.

- Vous reprenez les cours dans deux semaines profitez-en, reprit Lord Voldemort. D'ailleurs à ce propos j'ai pensé que cela vous pourrez vous être utile.

Il désigna alors un paquet sur la table basse.

- Des livres, les meilleurs que l'on puisse trouver dans l'enseignement de la magie.

- Merci répondit timidement Hermione.

- Merci maître.

- Prenez ceci comme un cadeau de noël.

Hochant la tête, Drago restait silencieux en replaçant quelques mèches brunes de sa bien aimée.

Le lendemain, les valises étaient faites. Drago attrapa Hermione par la taille et les fit transplaner sur les côtes anglaises. Le vent vint se prendre dans leurs cheveux alors que la jeune femme ouvrait les yeux, émerveillée par un paysage si naturel. Le cottage était situé sur une falaise haute où se fracassaient les vagues. Faite de pierres blanche et de bois beige, la bâtisse se glissait avec élégance dans le paysage.

Une fois entrés, Drago lui fit visiter la maison alors que le personnel rangeait leurs affaires. Il y avait trois chambres, deux grands salon et surtout une grande bibliothèque avec une vue sur la mer imprenable.

- Cela te plait ?

- Bien sur, c'est magnifique. Pourrais-je…

- Oui, tu pourras emprunter des livres.

Souriant, elle se glissa dans ses bras et sentit avec plaisir les mains de son amant caresser son dos.

- je suis désolé pour tout ce qui s'est passé.

- Ce n'est pas de ta faute Drago.

- Dis moi que tu ne t'enfuiras pas.

- Je ne pourrais pas me séparer de toi.

- Je t'aime petite princesse.

- Je t'aime aussi mon ange.

Attrapant son menton, il déposa ses lèvres sur les siennes avec douceur puis approfondit le baiser tout en caressant le bas de son dos.

- Hermione…

- Oui, demanda-t-elle tout en cherchant à nouveau ses lèvres.

Hésitant, il vit qu'elle cherchait toujours ses lèvres alors il les lui donna, oubliant ses paroles.

Alors que la nuit avait atteint son apogée, Lord Voldemort dormait profondément dans une des chambres du Manoir Malefoy. Il ne rêvait pas de moldus ni de sang de bourbe exterminés, non, il faisait le plus doux des rêves.

- Tom…susurrait la voix si sensuelle qu'il aimait entendre.

- Elisabeth.

- Tom, mon amour..

- Tu me manques, j'ai l'impression de devenir fou sans toi.

La prenant dans ses bras, il la serrait contre lui comme si il craignait que quelqu'un arrive pour lui prendre une seconde fois.

- Tom…

- Oui ?

- Venge-moi.

- Oui, mon amour.

- Fais-le pour nous, pour Marie.

- Oui, tout ce que tu voudras.

- Prends le pouvoir.

- Oui.

- Je t'aime Tom.

- Je t'aime aussi Elisabeth, plus que tout au monde.

Se réveillant en sursaut, il scruta les alentours dans l'espoir qu'elle apparaîtrait. Mais la pièce était sombre, vide. Se callant contre les oreillers, il regarda vers la cheminée. Il se souvint alors d'une des soirées les plus belles de sa vie. Il s'en souvenait avec détail, ses longs cheveux étalés sur un coussin du canapé, son corps parfait couché de tout son long, ses jambes légèrement repliés..

- Tom, je veux que l'on se voit plus avait-elle dit.

- Mais nous nous voyons mon amour.

- Mais…

- Mais ?

- Les autres ne savent pas que tu m'aimes et que je t'aime.

- Il vaut mieux.

- Mais tu crois que ca me plait à moi de voir toutes ses cruches tourner autour de toi ! avait-elle crié.

Elle s'était relevée du canapé et s'était planté devant lui, les bras croisés sur sa poitrine.

- Hier encore j'ai entendu un groupe de quatrième année parler de tes abdos ! Un autre de ta belle gueule et j'en passe !

- Elles n'ont pas tord.

- Tom ! Je n'en peux plus.

- Et moi alors ,avait-il dit d'une voix douce.

- Pardon ?

- Tous les mecs de cette école sont obsédés par ton corps, ils y pensent à chaque instant lui avait-il répondu en serrant les dents.

- Vraiment, je ne vois pas pourquoi avait-elle dit en se regardant sous toutes les coutures.

- Parce que tu es belle mon Elisabeth et …sexy.

Devant son regard carnassier, elle avait reculé puis avait eu un sourire léger. Se mordillant la lèvre inférieure, elle avait alors retiré son gilet bleu.

- C'est vrai.

- Il faudrait être aveugle.

- Merci Tom.

- Je t'aime.

La prenant dans ses bras, il l'avait entraîné sur le canapé. Passant par habitude ses doigts sous sa jupe, il avait apprécié la dentelle qu'elle portait.

- Tom.

- Oui mon amour ?

- Quand est-ce que, enfin tu vois.

- Quand tu seras prête.

Embrassant ses lèvres, il avait collé son corps plus étroitement au sien.

- Je suis prête.

- Faux.

- Tom…

- Je le sais et on ira à ton rythme, ce n'est pas pour cela que je vais te lâcher.

Rassurée, elle s'était alors endormie contre son torse après avoir donner son amour sous forme de baisers.

Sortant de ses pensées, le seigneur des ténèbres fixa la fenêtre. Il allait venger sa défunte fiancée, il allait tuer sa famille de la plus douce des manières.