Couchés côte à côté dans un des grands lits du cottage, face à la mer déchaînée par cette nuit d'hiver, Hermione et Drago ne savaient dissiper le malaise qui régnait entre depuis l'enlèvement de Ginny. En effet, ils ne s'étaient pas touchés depuis deux longues semaines et Drago commençait à se demander si elle tolérerait ne serais-ce qu'une étreinte chaude et rassurante.

- Tu dors ? demanda-t-elle soudain faiblement.

Ne répondant pas, ne faisant aucun geste, il continua à admirer les vagues se fracasser contre les rochers par la baie vitrée. Il sentit alors la jeune femme poser sa douce main sur sa hanche et humer son odeur masculine à la base de sa nuque. Sentant soudain ses lèvres à cet endroit si sensible, il ferma les yeux d'extase.

- Hermione murmura-t-il.

- Oh, je t'ai réveillé ? Excuse-moi, je pensais...

- Ce n'est rien, j'étais dans mes pensées.

Se retournant, il osa passer un bras autour de sa taille et la rapprocha de lui.

- Tu ne me parles plus Hermione.

- Bien sûr que si.

- Bien sûr que non.

- Je ne comprends pas.

Se détachant à regret, il la regarda droit dans les yeux.

- Depuis que Cho Chang a été tué au manoir, que ton amie Luna est dans une des cellules avec Ginny tu ne me parles plus, tu es tombée dans un état léthargique émotionnel. C'est à peine si m'embrasser ne te révulse pas.

- Drago ! Comment peux-tu dire cela ? Je t'aime et tu le sais.

- Je dis simplement que tu ne vois que mon côté…Mangemort.

- Mais c'est ce que tu es !

Se redressant, il prit cette fois si un air grave.

- Alors c'est comme ça que tu me vois, pour toi, je ne suis qu'un mangemort.

- Ton maître et tes amis retiennent mes amis et je me sens de plus en plus comme une prisonnière.

- Excuse-moi, je ne savais pas que je retenais contre ton gré ! Mais vas-y je t'en pris, tu es libre, cours rejoindre Potter et compagnie !

Se braquant à son tour, elle se redressa également.

- Malefoy ne commence pas !

- Tu veux jouer à ce petit jeu, très bien Granger lui répondit-il en appuyant sur son nom.

Se levant, il attrapa son oreiller et se dirigea vers la porte.

- Où vas-tu ?

- Il y a précisément douze chambres dans ce cottage, je ne vois pas pourquoi je resterai avec toi. Le mangemort en a sa dose.

- Qu'est ce que tu peux être susceptible !

- Et toi tu as la mémoire courte Granger !

- Ah oui ?! s'énerva-t-elle.

- Oui, cela fait un mois que j'essaye de te faire revivre après ce qui s'est passé et maintenant tu me jettes en pleine figure que le plus dérangeant ce sont finalement mes idéologies.

- Mais tu as fait un choix !

- Parce que tu crois que je l'ai voulu ! finit-il par exploser. Tu crois que j'ai voulu me faire marquer comme un vulgaire esclave, être obligé tuer pour un homme qui ne veut que vengeance ! Au fond, on a tous les deux fait un choix, mais tu penses que le tien est meilleur parce qu'il est bien vu.

- Cela tourne au ridicule !

- Peut-être mais moi, à partir du moment où l'on a été ensemble, je ne t'ai jamais reprochée d'être une sang impure.

Sur ce, il claqua la porte derrière et laisse Hermione bouche bée, les yeux écarquillés. S'asseyant sur le bord du lit, elle réentendit ses dernières paroles. Comment avait-elle pu lui dire cela après tout ce qu'il avait fait pour elle, enduré pour elle. De plus, il venait de perdre son meilleur ami et elle ne lui avait même pas demandé comment il se sentait à présent. Elle n'avait pensé qu'à elle alors qu'il souffrait silencieusement. Elle ne lui avait jamais demandé ce qu'il avait ressenti lui, lorsque leur enfant était mort. Elle était égoïste, mais lui il avait tant fait et surtout lui avait tant donné. S'allongeant la où il se trouvait avant leur dispute, elle se sentit envelopper par son odeur et se remémora les deniers mois.

- Je suis ici Elisabeth, murmura Lord Voldemort en s'éveillant dans son lit.

- Je savais que tu ne me laisserais pas.

- Le jour se lève amour.

- Tom…

- Je deviens fou, souffla-t-il soudain.

Se levant avec peine, il se dirigea vers la fenêtre. La neige formait des tas difformes sur les vastes jardins du manoir Malefoy, les sapins étaient drapés de blanc, et le seigneur des ténèbres se demanda quelle heure il pouvait bien être.

- J'ai du travail Elisabeth.

- Encore ! Allez reste avec moi, quelques heures seulement… .Toute la vie.

- Tu ne devrais pas être ici.

- Tu veux que je parte ?

- Oh non, lui répondit-il avec souffrance.

- Alors, je reste.

- Mais...

- Oui, Tom chéri ?

- Je t'ai enterrée, j'ai laissé quantité de fleurs sur ta tombe... Je ne comprends plus rien.

- Et je suis revenue, pour toi.

- Ce n'est pas possible.

- Mais si, je suis bien ici.

- Ce n'est pas normal.

- Mais je t'aime Tom, toi et moi on ne se séparera plus jamais.

- Plus jamais, répéta-t-il avec lenteur.

S'habillant, il ne la quitta pas des yeux, de peur qu'elle ne disparaisse à jamais. Puis, une fois son thé pris, il se dirigea vers la porte.

- Est-ce que tu viens avec moi ?

- Je peux ? demanda-t-elle avec enthousiasme.

- Bien sûr, mais ne crée pas de problèmes, je t'en pris.

- Je serais muette comme une carpe, promis.

- Bien, nous allons commencer par les cachots.

Descendant les escaliers avec prestance, il croisa quelques mangemorts qui s'inclinèrent à son passage et récupéra les clés auprès de Lucius.

- Vous allez dans les cachots maître ?

- Oui, il faut que je voie par moi-même où nous en sommes.

- Voulez-vous que je vous accompagne ?

- Non, j'ai déjà quelqu'un.

Restant interloqué, Lucius ne montra rien, mais se demanda s'il avait, bien entendu. Déjà, Lord Voldemort descendait les escaliers de pierre pour arriver jusqu'aux cellules.

- Cet endroit me donne la chair de poule murmura Elisabeth.

- Je suis là, rien ne peut t'arriver.

- Je sais Tom.

Marchant dans le large couloir, il balaya la salle des yeux avant compter mentalement...1...2…3…jusqu'à finalement arriver à un final de 26.

- Il y a un peu trop de monde ici.

- Je suis bien d'accord répondirent en chœur Elisabeth et le mangemort de garde.

Stupéfait, le seigneur regarda Elisabeth puis le mangemort.

- Enfin sans vouloir vous offenser, s'empressa de rajouter ce dernier.

- Ce n'est rien.

Parcourant les multiples prisonniers du regard, il les compara, posa des questions pour finalement arriver à la cellule de Colin Crivey. Il n'avait pas l'air en si mauvais état, il était plutôt grand et élancé avec de jolies boucles blondes sur son visage.

- Toi !

Se redressant, le jeune homme prit tant bien que mal un air courageux et l'affronta du regard.

- Quel est ton nom ?

- Colin, Colin Crivey.

- De quelle maison ?

- Gryffondor, annonça-t-il avec fierté.

- M'étonnes pas… Depuis quand es-tu là ?

- Je ne sais pas. Nous n'avons pas vraiment la notion du temps ici répondit-il acerbe.

Sortant sa baguette, Lord Voldemort voulut le punir pour cet affront mais un sifflement de mécontentement d'Elisabeth le fit revenir sur sa décision.

- Bien, tu seras bientôt confronté aux mangemorts, après-tout l'un d'eux voudra peut-être de toi.

Et en effet, quelques heures plus tard, il était dans une immense pièce, froide, aux allures lugubres et où régnait une dizaine de mangemorts avec au centre, leur maître absolu.

- Bien, commença ce dernier, il y a bien trop de résistants dans les rues et nous avons besoin de vider un peu les cachots. C'est pourquoi, je vous propose à tous de vous distraire à l'aide de quelques larbins !

- Merci maître répondirent quelques mangemorts.

- Et les jeunes, après votre…petite sortie des plus puérils, j'attends de vous une attitude exemplaire.

S'inclinants, les jeunes mangemorts acquiescèrent en silence. La jeune Daphnée Greengrass n'avait pas participé à proprement dit au complot de Blaise, mais avait laissé faire en espérant être discrète dans les rangs. Cependant, maintenant c'était toute sa famille qui pouvait être pénalisée par son inaction et elle comptait bien faire tout son possible pour ne pas s'attirer les foudres du seigneur des ténèbres. Se redressant, elle croisa les iris rouges de son maître et, d'un regard, lui demanda l'autorisation de prendre la parole.

- Maître, je voudrais montrer l'exemple et m'occuper d'un des prisonniers.

- Tu es une adorable jeune fille mais, ne crains-tu pas d'être vite dépassée ?

- Je…Je connais ce garçon et je serais m'en occuper.

- Bien, et que comptes-tu en faire ?

- Il restera dans notre cottage et je vous promets qu'il n'en sortira pas.

- Je 'l'éspère pour toi.

Courbant l'échine, elle alla alors chercher le jeune homme et l'entraîna vers la sortie.

Les vacances d'hiver passèrent et bientôt, les élèves de Poudlard durent prendre le train pour continuer leur année scolaire. Confortablement installés dans les wagons, les élèves prenaient plaisir à raconter leurs vacances, réveillon et surtout des tonnes de cadeaux qu'ils avaient eu. D'ailleurs, dans un des derniers wagons, un groupe de serpentard accompagné d'Hermione essayait tant bien que mal de se reposer mais Pansy ne cessait de s'enthousiasmer de leur retour.

- Par pitié Pansy, tu vas le revoir dans quelques heures, cesse de piailler comme ça.

- Monsieur je-suis-de-mauvais-humeur, je te pris d'accepter ma bonne humeur, hein Hermione ?

Plongée dans ses pensées, Hermione s'était posée entre la fenêtre et son petit ami, mais n'avait pas quitté le paysage des yeux.

- Hermione ?

Relevant la tête, elle la regarda et l'interrogea du regard.

- Il y a un problème Pansy ?

- Non, je crois que tu es juste un peu fatiguée.

- Hum-hum.

- Bon, qu'est ce qui ne va ? demanda Drago agacé.

- Rien.

- Je te préviens, je ne passerais pas trois heures de plus comme ça !

- Je pensais juste à Ginny…Elle adorait les retours à Poudlard, comme Pansy.

Sentant les regards sur elle, elle se leva et ouvrit la porte.

- Je vais voir Harry, entre Neville tué et le reste, il doit être seul.

Une fois la porte refermée, les serpentards gardèrent le silence jusqu'à ce que Drago sente le regard de la jeune brune sur lui.

- Quoi Pansy ?

- Non, mais bravo Drago, je vois que tu fais d'énormes progrès.

- Ne commence pas.

- Mais soyons honnête, si elle ne se suicide pas avant deux semaines, ça sera un record.

- Ne la crois pas si fragile.

- Ah oui, excuse-moi, j'avais oublié qu'elle était une serpentarde et que par conséquent elle adorait être avec nous.

- Qu'est ce que tu essayes de dire ?

- Simplement que tu devrais être plus…Compatissant ?

- Pourquoi donc je le serais ?

- Je ne sais pas moi, peut-être parce que sa meilleure amie est dans tes cachots, qu'une de ses amies y est également et que les deux autres, Neville et Padma, sont sous-pieds sous terre. Et puis j'oubliais, il y a aussi son ex-meilleur ami en fuite, sûrement dans les pays de l'est,..

- Ok je vois où tu veux en venir.

- Je ne crois pas non, c'est la première fois qu'un de ses voyages se passe sans eux et elle ne les reverra sûrement pas de sitôt.

Soufflant un grand coup, Drago se mit à contempler les arbres par la fenêtre alors qu'elle continuait à le fixer.

- Mais quelle tête de mule ! finit-elle par s'exclamer au bout de cinq minutes.

- Pansy…

- Mais qu'est ce qui ne va pas à la fin ?!

Se tournant vers les autres, il leur fit signe de partir dans le couloir avant de tournait son regard vers la jeune fille.

- Cela fait trois semaines qu'elle ne me laisse plus la toucher.

- Tu crois que c'est à cause d'Avery ?

- Non, après cela on faisait l'amour régulièrement et il n'y avait de problème, mais depuis que les autres sont en bas… Elle me traite comme si je n'étais qu'un mangemort.

- Elle a simplement peur pour ses amies, c'est naturel.

- Mais après tout ce que j'ai fait pour elle, elle ose me rejeter et…

- Et ?

- Et ça fait atrocement mal.

Voyant cette souffrance dans le regard de son ami, Pansy alla se mettre à côté de lui et le prit dans ses bras.

- Il n'y a personne, ni tes parents ni les autres, je sais que tu te retiens constamment alors tu peux te relâcher un peu.

- Elle me manque.

- Je sais, elle n'est plus vraiment elle-même depuis ce qu'il s'est passé.

- Et Blaise ! Je n'arrive toujours pas y croire… C'était comme un frère pour moi, il savait tout sur moi mais il s'avère qu'il cachait bien son jeu.

- N'y pense plus.

- Avec Hermione, on est allés au cottage la semaine dernière. Ca a été l'enfer, dès la première nuit, on s'est disputés et cela n'a pas cessé. Elle s'est comme construit une barrière entre nous.

- Il faut que…

- Oui ?

En fait je n'en sais strictement rien, mais tu as le droit de lui reprocher son attitude. Cependant n'oublie pas ce qu'elle a vécu et surtout que bientôt, la guerre entre les deux clans va débuter.

- Je l'aime Pansy, j'en suis fou et je suis prêt à n'importe quoi pour qu'elle reste avec moi.

- Je le sais moi, mais est-ce qu'elle le sait elle ?

- Je ne sais pas, mais elle devrait s'en doutait non !? J'en dors plus, le simple fait de penser que je pourrais la perdre…

- Drago, il faut que cela cesse.

- Je ne peux pas trahir ma famille, les affronter d'accord mais les trahir, hors de question !

- Je dis simplement que tu devrais mettre les choses au clair avec elle. Je crois qu'elle s'en veut profondément de te faire souffrir.

- Et la solution qu'elle trouva sera de me quitter, c'est cela ?

- Bien sûr que non, elle t'aime trop pour cela mais en ce moment, et pour les gens comme nous qui aimons un être de l'autre camp, elle doit se demander comment concilier les deux.

- Je me fous de cette guerre ! La seule chose qui compte pour moi, c'est d'être avec elle.

Hochant la tête, Pansy le berça doucement en repensant à sa propre situation avec Fred.

À quelques wagons de là, Hermione et Harry étaient assis l'un en face de l'autre dans le silence le plus total. Ils ne s'étaient pas vu depuis son enlèvement, elle avait pensé que leurs retrouvailles seraient inoubliables mais ils étaient aussi gênés l'un que l'autre. Enfin au bout de quelques minutes, Harry brisa le silence.

- Hermione… Je suis tellement désolé.

- À propos ?

- À propos ! Non mais tu te fiches de moi, tu as failli mourir Mione.

- Mais je suis encore ici lui répondit-elle pleine de tendresse.

- J'ai cru que j'allais te perdre, pour toujours.

- J'ai bien cru que je ne te reverrais jamais aussi Harry.

- Je n'aurais jamais du te laisser aller dans cette forêt.

- Ce n'est pas ta faute Harry.

- Non, c'est celle de Ron et je n'ai rien vu venir. Il avait tellement changé mais je m'étais dit que c'était l'adolescence, on change tous, on évolue.

- Ce n'est rien, il est en fuite ?

- Oui, sûrement parti chez Charlie.

- Ah, d'accord.

- Tu sais, pendant que tu étais retenue, je n'ai jamais vu Malefoy aussi mal. Il était complètement abattu, il est allé trouver Voldemort pour qu'il te sauve, tu te rends compte ?!

Hochant la tête doucement, elle replongea dans ses pensées.

- Mione ?

- Oui ?

- Que se passe-t-il avec lui ?

Lui résumant leur séjour au cottage et ce qu'elle lui avait dit, elle sentit les larmes perlées sur ses joues.

- Oh Harry, si tu savais comme je l'aime et je crois que j'ai tout foutu en l'air…Il va me quitter, c'est sur.

- Je ne crois pas non.

- Et moi je te dis que j'en suis sure, je ne le mérite pas.

- Mais tu l'aimes et il t'aime, cela se voit. Vous vous aimez et vous allez rester ensemble, il faut juste que vous arriviez à passer ce petit obstacle. Mais tu devrais lui dire que tu regrettes, il souffre tu sais.

- Je sais, je ne l'ai vu que très récemment. Harry, je sais pour toi et Luna.

A l'évocation de son prénom, le jeune homme se renferma sur lui-même et se mit à tripoter son écharpe.

- Harry ?

- Je n'ai pas su la protéger.

- Harry…

- Elle avait confiance en moi et elle a été enlevé.

- Je l'ai vu là-bas.

- Elle va bien ? Elle est vivante ? Elle n'a pas été torturée ? demanda-t-il soudain paniqué.

- Non, elle va bien. Ne t'inquiète pas pour cela, tu sais bien que Luna a un incroyable sens de l'humour peut importe où elle est.

- Je n'appellerai pas ça comme cela.

- Très bien disons plus simplement les choses, elle est dans son monde mais elle va bien. Si cela peut te rassurer, Voldemort a assuré que personne ne la toucherait.

- Ya interet, grogna Harry.

Pendant ce temps, au manoir Malefoy et plus précisément dans les cachots, Lord Voldemort travaillait sur les registres tout en discutant avec son Elisabeth.

- Il va falloir encore tuer beaucoup de gens.

- Pourquoi ne pas les utiliser ? demanda la jeune fille.

- Je ne saurais pas quoi en faire.

- Mais si, réfléchis bien et tu trouveras, comme toujours.

- Elisabeth…

A quelques cellules de là, Ginny contemplait la drôle de scène depuis l'interstice entre les barreaux.

- Pourquoi Voldemort parle tout seul ? demanda-t-elle soudain.

- Je ne sais pas, on parle tous tout seul.

- Non, c'est comme si il parlait…à un fantôme.

- Tu crois qu'il voit un fantôme ?

- Je ne pense pas, on le verrait sinon.

- Alors il parle…. ?

- A personne.

- C'est étrange de parler tout seul alors qu'on a une bande d'esclaves et qu'on peut parler à un serpent, non ? demanda alors Luna.

Haussant les sourcils, Ginny la regarda puis retourna vers la petite fenêtre.

- Ou bien…

- Oui Ginny ?

- Ou bien, il est devenu fou.

- Ca ne serait pas un scoop.

De plus en plus étonnée par les répliques de Luna, à croire que l'air des cachots lui faisait le plus grand bien, Ginny fronça les sourcils avant de réfléchir à cette hypothèse.

- On dirait vraiment qu'il parle à quelqu'un d'autre.

- C'est peut-être le cas.

- Mais il est seul.

- Alors il parle avec quelqu'un qu'on ne peut pas voir, qui est juste dans son esprit.

- C'est probable. Oh Harry, dépêche toi de venir nous chercher.