Coucou tout le monde ! Ma rentrée en seconde s'est bien passée mais je suis crevée (peut être est-ce que ça sentira dans mon texte). Comment allez-vous ?

Je remercie toutes les personnes qui ont laissé une review, ça ma beaucoup plu.

À Ellie Evans : Merci beaucoup d'avoir laissé un mot ! Quant aux personnages, tu verras très bientôt :)

Alors je vous laisse avec ce nouveau chapitre. J'espère que vous l'aimerez et que je n'ai pas oublié de fautes.

Bonne lecture à tous !


Lys écarlate

All you needed


2/Hannah Abbott

Dans le centre du Cardiff sorcier, il y avait un bar très populaire. Le patron était un ami et j'allais là-bas au moins sept fois par semaine, pour tuer la solitude du célibat.

Nous étions assis à table, Hannah et moi. Oui Peter avait un peu de mal avec les boissons. Il avait intérêt à se retenir pendant les matchs ! Je ne voulais pas d'un Batteur qui passait plus de temps aux toilettes que sur le terrain !

Surtout qu'Hannah était d'une compagnie très embarrassante. Je m'efforçais de ne pas la regarder mais résultat, elle rougissait, honteuse, croyant me déranger.

- Qu'est-ce que tu fais au Pays de Galles ? lui demandai-je pour briser ce silence pesant

- Je... J'ai suivi Pete... On s'est connus à Londres mais il habite ici alors...

Elle passa une main dans ses cheveux blonds en souriant maladroitement.

- Tu travailles ?

- Je... Oui, je... Je suis au Cabinet Médical pour Animaux et Créatures Magiques de Cardiff...

- Ah...

- Rien de glorieux, pas vrai ? Je veux dire... Toi et Pete êtes joueurs de Quidditch professionnels...

- Parfois même un joueur professionnel ne fait pas le poids contre un ambassadeur américain... sifflai-je amèrement

Hannah rougit :

- Ta copine t'a laissé ?

- Ce ne sont pas tes affaires.

- Je... Désolée.

- Mais oui, elle m'a laissé.

- Tu... Tu es sacrément lunatique, tu sais ?

Je ne répondis pas. Je tournai ma tête et nos regards se croisèrent.

Marcus ! Règle numéro un ! Règle numéro un ! C'est quoi déjà ? Ah : on ne regarde pas !

- Désolé, s'excusa Stir qui était revenu. J'ai raté quelque chose ?

- Absolument pas, répondis-je un peu trop vite

Une vague inexpliquée d'antipathie m'envahit. Tout à coup, je détestais Stir. Sans savoir pourquoi. Bah ! Je trouverai bien une excuse...


- Stir ! Tu as raté tous les Cognards ! Tu es un incapable ! Les sélections officielles sont dans trois jours ! Trois jours, est-ce que tu réalises ? Avec une performance comme la tienne, on ne tiendra pas une seule manche !

Tandis que je beuglais à travers les vestiaires, mes coéquipiers ricanaient discrètement. Pas assez, discrètement.

- Et vous ? Vous n'avez rien d'autre à faire que de vous moquer ? Etirez-vous au nom de Merlin !

- Flint est de mauvaise humeur, marmonna un de mes Poursuiveurs

- Encore... soupira le Gardien

Mon équipe était exclusivement masculine.

Nous étions -comme exigé par les règles- sept.

En plus de moi, les Poursuiveurs étaient Bledri Martinson et Dylan Lloyd. Le gardien s'appelait Eliot Thomas. Mes Batteurs étaient Gil Alan et Derek McEwan, remplacé par Peter Stir. Et mon Attrapeur était l'excellent -à mon avis- Lucky Stanley.

Nous ne savions pas grand chose sur l'épreuve. Les organisateurs nous avaient seulement communiqué la date. Et c'était très frustrant.

L'entraîneur entra à ce moment-là et nous trouva tous en train de nous étirer.

- Hé ! Vous faites tous une tête de six pieds de long. Un peu d'enthousiasme, dans trois jours on sera en Angleterre !

- On a des informations supplémentaires sur l'épreuve ? demandai-je

- Absolument, Flint. Les organisateurs ont réussi à sécuriser une zone à l'ouest de Manchester. Il vous reste deux jours d'entraînement, le troisième, il faudra partir. Ils ont mis un Portoloin à disposition de chaque équipe, il ne faudra pas le rater. L'heure me sera communiquée demain. On a la liste de la première manche.

Tous se redressèrent, appréhendant le nom de l'équipe que nous affronterions en premier.

- Alors, laissez-moi vérifier... Voilà, parfait. Angleterre contre Irlande et Ecosse contre Pays de Galles.

Tout le monde se détendit légèrement. L'équipe que nous redoutions était celle des Anglais. Elle ne datait que de trois ans mais avait déjà explosé les records. À leur tête se trouvait MacLaggen, cet abruti de Gryffondor avec sa meilleure joueuse, Ginevra Weasley.

Meilleure joueuse et petite-amie.

Encore un qui n'est pas célibataire.

Un abruti et lionceau suicidaire avait quelque chose de plus que moi.

Entre-temps, l'entraîneur continuait ses explications :

- Les matchs seront accessibles au public, précisent les organisateurs. Vous pouvez donc inviter vos familles.

- Pour nous voir perdre ? ricana Dylan

- Si tu commences dans cet esprit-là, tu vas perdre sans avoir le temps de voir le Souaffle, Lloyd. Compris ? Bon. Je continue. Vous affronterez ensuite les Anglais puis les Ecossais. Les deux équipes qui détiendront le plus de victoires s'affronteront nouvellement. Celle qui gagnera ira à la Coupe du monde.

Je vis dans les yeux de tous briller cette ambition d'être l'équipe qui irait à la compétition ultime. Cette ambition qui devait animer chaque joueur de chaque équipe que nous affronterions. Cette ambition qui était notre point commun à tous.

- C'est tout comme informations. On se voit demain, et tous en forme.

Sur ce, il quitta la pièce, en consultant ses parchemins.

Nous prîmes nos sacs et prîmes la direction de la sortie. La tension était palpable, c'était certain.

Et les regards noirs entre nous aussi.


Hannah était là. Assise dans le hall, occupée à écrire sur son carnet de notes.

Peter s'arrêta. Je me retournai :

- Qu'est-ce que tu fabriques ?

Il fouillait dans son sac.

- Tu n'as pas vu ma veste, Marcus ?

- Deviens responsable de tes propres affaires, Stir.

- J'ai dû l'oublier au vestiaire. Tu peux dire à Hannah que j'arrive ?

Je n'eus pas le temps de répondre, il était déjà parti. Je soupirai : il fallait donc que je m'y colle !

Je me dirigeai vers la blondinette. Une fois à un pas d'elle, je me bloquai. Elle continuait à prendre des notes, sans me remarquer.

- Ehm.

Elle leva la tête. Quand elle me reconnut, un grand sourire illumina son visage, le rendant très joli.

Marcus ! Règle numéro... Combien ? Ah ! Trois : on ne fait pas de compliment à la copine d'un coéquipier.

- Salut Marcus ! fit-elle en se levant avec un enthousiasme me dépassant

Elle me fit la bise.

- Salut... marmonnai-je mal à l'aise

- Où est Pete ?

- Cet incapable a oublié sa veste dans les vestiaires.

- Vous vous êtes disputés.

Ce n'était pas une question. Cette fille était clairvoyante, elle avait un don. Ou alors j'étais tout sauf doué à cacher mon amertume.

- Non... maugréai-je

Elle haussa un sourcil :

- Sûr ?

- C'est le stress qui me rend intolérant, mentis-je

Elle esquissa une moue peu convaincue mais ne répliqua pas.

- Alors ? lui demandai-je. Tu ne travailles pas à cette heure-ci ?

Marcus ! Imbécile ! Règle numéro un ! Règle numéro un !

- Non... Je termine à cinq heures. Alors je viens ici attendre Pete.

- Qu'est-ce que c'est ça ? fis-je en pointant ses notes

- Oh...

Elle rougit :

- Je m'avance dans mon travail... J'écris des comptes-rendus. On a une tonne de soucis inexpliqués. Une nouvelle maladie chez les elfes domestiques.

- Tu ne décroches jamais du boulot, hein ?

- Parle pour toi.

- Oui mais toi tu es une jeune fille qui devrait penser plus à passer du bon temps.

- Pas toi ?

- Non... Pas envie. Tout seul, je n'ai que l'option boire jusqu'à l'ivresse mais c'est déconseillé en période de compétition.

- C'est clair.

- Bon Stir ! hurlai-je. Tu la trouves ta veste de malheur ?

Rien.

- Apparemment non. Quel boulet...

- Ne sois pas si méchant.

- Quoi ? Il n'est jamais comme ça chez vous ?

- Chez... Je... Euh... Je ne sais pas.

- Comment ça tu ne sais pas ?

- Je vis en colocation avec lui et deux amis à lui. Ils sortent tout le temps sans moi. Je ne dors même pas dans la même chambre que Pete alors...

Je secouai la tête :

- C'est un ramassis de bêtises...

- Je sais...

- Tu perds ton temps avec lui.

- Je ne pense pas.

- Sûre ? Qu'est-ce qui t'assure que quand il sort il ne voit pas d'autres filles ?

- Tu sais quoi Marcus, je vais t'apprendre quelque chose. Je fais confiance à Peter, et c'est fondamental dans une relation. Tu devrais faire ça aussi.

- Hé ! Ne t'énerve pas !

- Je ne suis pas énervée !

Un moment de silence suivit. Mais je le rompis après sept secondes :

- Tu viendras voir les compétitions en Angleterre ?

Elle rougit et baissa la tête :

- Non... J'ai trop de travail avec cette nouvelle maladie... Je ne peux pas partir désolée...

- Ce n'est pas pour moi, c'est pour cet abruti de Stir.

Elle me lança un regard de travers qui me fit exploser de rire.

- Arrête de te moquer de moi, Marcus.

- Désolé.

- Dis-moi... Où est-ce que tu habites ?

- Est-ce que ça te regarde ?

Elle leva les yeux au ciel.

- Bon d'accord... Un appartement minable en banlieue moldue.

- Sérieusement ?

- Désolé de te décevoir : pas de manoir familial de six étages avec jardin, écuries et terrain de Quittich.

- Tu n'étais pas issu d'une de ces riches familles sorcières ?

- Si.

- Et donc pourquoi ?

- Pas envie d'en parler.

- D'accord.

- C'est bon ! s'écria Stir en arrivant essoufflé. Je l'avais laissée sur le terrain !

Je levai les yeux au ciel, faisant sourire Hannah.

- Bon, dis-je. Alors je m'en vais. Sois-là à l'heure demain, Stir, ou je te fais faire cent pompes.

Sur ce, je fis un signe de main à Hannah, pour énerver mon coéquipier et partit.

Je transplanai jusque dans une ruelle déserte à côté de mon immeuble et me dépêchai de rentrer à mon appartement.

Une fois dedans, je m'affalai sur mon lit, tête dans le coussin.

Il fallait que j'invente une onzième règle sur le champ.

Règle numéro onze, Marcus : on ne ressent pas l'envie irrépressible de parler avec la copine d'un coéquipier...


Et voilà ! J'espère que ça vous a plu.

Je sais, ce n'est que du blabla pour l'instant mais l'action viendra. J'en profite d'ailleurs pour vous dire que je n'ai jamais écrit de scène de match donc ce sera la première fois et ça risque d'être très moyen. Ce chapitre était essentiellement fait de dialogues, notamment entre Marcus et Hannah. Dans le prochain chapitre, on aura les deux derniers jours d'entraînement, normalement (car cette fois, ce n'est pas comme le plus humain de tous, les chapitres ne sont pas écrits à l'avance).

J'en profite pour préciser que les règles sont dix et qu'à partir de onze, c'est Marcus qui les invente.

Voilà, j'ai fini. Je n'ai pas encore décidé quel sera mon jour de publication donc je mets en ligne aujourd'hui avant de filer vers deux heures de français ^^

Bye ! N'oubliez pas de me laisser une review...