Hey ! Comment allez-vous ? Excusez mon retard de quelques jours, je n'ai pas eu accès à l'ordi en semaine.

Donc, merci à LonelyD pour sa review et aussi à Diane37. Donc ça fait deux.

Allez, je vous laisse avec ce chapitre, on se retrouve en bas.

Bonne lecture !


Lys Ecarlate


Try to find out what makes you tick as I lie down

Sore and sick, do you like that? Do you like that?

There's a fine line between love and hate and I don't mind

Just let me say that I like that, I like that

Breaking Benjamin - Diary of Jane


7/Ne te laisse pas abattre

- Je te dis que c'était hallucinant ! Les gens se sont carrément jetés sur nous !

- Fais attention à ne pas prendre la grosse tête, Marcus.

- Mais non, ne t'en fais pas.

- De toute façon, je te rappelle pour la quinzième fois que je l'ai vu le match.

Elle esquissa un sourire amusé :

- L'adrénaline t'a tellement monté au crâne que tu ne peux pas dormir, décidément.

- Tu l'as dit... Mais les autres dorment comme des bébés. Je suis obligé d'utiliser une autre cheminée pour ne pas les réveiller. Ordre de Lloyd.

Elle éclata de rire. Mais fut coupée par un éternuement.

- Et toi, ton virus ? enchaînai-je mû par autre chose que de la politesse

Je vis son visage dans les braises se fermer :

- Il est contagieux pour les sorciers.

- Quoi ?

Je bondis sur mes genoux.

- Un de mes collègues qui travaille au laboratoire d'analyse a contracté la même forme de virus au contact avec les elfes. Pas immédiatement, tu imagines. Il a été mis en quarantaine par le gouvernement et on est tenus au silence. Je ne doute pas qu'ils commencent bientôt à surveiller nos communications. On ne pourra pas continuer à en parler.

- On peut toujours utiliser un code, non ? Indigestion, pour le virus, chat pour les scientifiques et souris pour les elfes.

Elle ouvrit de grands yeux et éclata de rire :

- Et tu sors ça d'où, Marcus ? On dirait un code fait par des enfants...

- C'est le cas. Mon frère l'avait inventé pour parler de nos parents. Chat un c'était mon père, chat deux c'était ma mère, indigestion c'était leurs disputes. Et on était les souris.

Elle rit et éternua.

- T'es malade ? lui demandai-je. C'est pas le virus ?

- Non, non. Ne t'en fais pas. J'ai juste attrapé un rhume dans le cabinet. Ils ont baissé la température et on y gèle.

Je voulus lui dire de faire attention mais je me retins à la dernière seconde, ce qui donna une sorte de son étranglé et raillant un peu louche.

- Tu te sens bien ? rit Hannah avant d'être coupée par un autre éternuement

- Absolument !

- L'adrénaline t'est juste montée au crâne.

- Et toi, pourquoi t'es encore levée à cette heure ?

- Quelle heure ?

- Deux heures du matin.

- Ah... C'est juste que... Enfin tu vois, je suis toute seule ici et... Je n'arrivais pas dormir. Alors je suis venue vers la cheminée et tout à coup tu y es apparu.

- Heureuse coïncidence.

Elle se contenta de sourire avec un mélange de gratitude et d'amitié brillant dans ses yeux.

- Hannah, repris-je d'un ton plus grave. Je voudrais que tu me rendes un service.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Je veux que tu ailles voir si ma mère ne fait pas de... crises.

- Quoi ? Mais je ne sais même pas où elle habite.

- Dans le manoir Jones, sur la côte de la mer Celtique. Tu lui dis que c'est moi qui t'envoie. Ne lui parle pas des crises par contre.

- J'essaierai mais je ne te garantis rien. Ce sera le soir. Je vais avoir une tonne de boulot à la clinique aujourd'hui.

- Ménage-toi, hein.

- Tu es devenu sacrément prévenant.

Je ne répondis pas et me fermai légèrement.

- Tu devrais peut être aller dormir, lui dis-je sans la regarder. Si tu as beaucoup de travail...

- J'y vais. Passe une bonne journée, Marcus.

Je ne lui répondis pas et son visage disparut des braises.

Je restai un moment immobile, assis près de la cheminée, en repassant notre discussion en boucle dans ma tête.

Hannah Abbott. Comment étais-je passé de la phase où je la martyrisais à chaque angle de couloir à celle où on était grands amis ?

Bravo pour les règles...

D'ailleurs ces règles. Elles avaient quasiment un an. À l'époque où j'étais avec Ellen, elles comptaient énormément et désormais je les brisais les unes après les autres.

Je me figeai d'horreur : non, non pas question. Des règles sept à dix, il ne fallait rien briser, rien du tout.

Je me levai. Je devais sortir Hannah de ma tête. Ce n'était qu'une simple connaissance. Je ne devais pas m'engager sur un chemin trop escarpé.

J'étais dans le hall. Il n'y avait pas une seule âme éveillée dans le bâtiment. J'étais seul de chez seul.

Je pris lentement la direction du terrain d'entraînement.

Une fois là-bas, je m'assis sur un banc et plongeai dans mes pensées.

- Marcus ! Marcus !

Je levai la tête. Le visage de mon frère était à quelques centimètres du mien seulement, me fixant avec un air affolé.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? m'alarmai-je

- J'ai entendu Papa parler tout à l'heure avec Maman.

Je me raidis. Ils étaient officiellement séparés. Qu'avaient-ils encore à se dire ?

- Il veut nous séparer.

Mon frère plongea dans mes bras, retenant tant bien que mal des sanglots étranglés.

Il me fallut cinq minutes pour assimiler l'information.

- Ne le laisse pas faire, Marcus ! supplia Vasco

Ce fut le dernier moment où je le vis. La minute d'après, mon père débarqua dans la chambre et s'empara de mon frère qui hurla et hurla à s'en arracher la gorge.

Le dernier souvenir que j'avais de cette scène était la porte de ma chambre qui se refermait sur le regard affolé de Vasco.

Mon frère avait quatorze ans seulement et j'en avais dix-huit. Depuis sa naissance, nous avions été des frères jumeaux, ne nous disputant que quand il trouvait que je passais moins de temps avec lui qu'avec mes amis. À Poudlard, il traînait avec moi. En vacances, nous étions toujours ensemble. Nous avions joué tous les deux toute notre enfance, parlé de tout et de rien chaque soir dans l'obscurité, partagé tout ce qu'il y avait à partager.

Et il avait soudainement disparu de ma vie en l'espace de dix secondes. Je ne l'avais revu que six mois plus tard.

Mes yeux se mirent à brûler. J'enfouis mon visage dans mes mains.

Mon père avait tenté de transformer Vasco en son double. Il savait qu'avec moi il avait échoué d'avance. J'étais trop proche, trop semblable à ma mère.

C'était elle qui m'avait éduqué, il fallait dire. Mon père était toujours absent la journée.

- Flint ? Qu'est-ce que tu fabriques ?

Je me retournai et vis Lloyd derrière mon dos.

- Je pourrai te poser la même question, répliquai-je d'une voix neutre

- Je me suis réveillé et j'ai vu que t'avais disparu. Je me suis inquiété et je t'ai cherché. J'ai eu peur que les Ecossais ne t'aient enlevé, plaisanta-t-il

J'esquissai un sourire en coin :

- Non, l'adrénaline m'est montée au crâne et je n'arrive pas à dormir.

Je me raidis en relevant que j'avais employé les mots d'Hannah.

Lloyd s'assit à côté de moi :

- Il y avait de quoi. J'ai eu du mal à réaliser qu'on avait gagné le match d'ouverture.

- Le prochain ne sera pas facile.

- Contre les Anglais ? De toute façon, ce n'est pas comme si on était les favoris. Les gens nous ont découverts hier. Tu avais visé juste.

- J'ai juste pensé qu'être l'équipe inconnue du public et sous-estimée par les rumeurs nous donnait un avantage considérable.

- Les rumeurs, siffla-t-il. D'ailleurs t'étais pas avec la journaliste de l'autre jour ? Elle doit pas faire de cadeaux dans ses articles.

- J'étais.

- C'était une histoire d'ambassadeur sorcier, non ?

J'hochai la tête avec amertume.

- Il l'a quittée, tu sais ?

Je me raidis et le dévisageai, incrédule :

- Quoi ?

- C'est Erika qui m'a dit ça. Apparemment il l'a laissée pour une autre minette.

Je me rappelai qu'Erika, sa copine, était toujours sur-informée.

- C'est pour ça alors... réalisai-je tout à coup

- De quoi ?

- Elle voulait me parler l'autre jour.

- Elle veut te récupérer ?

Je sentis une immense confusion s'emparer de moi. Et si il avait raison ?

- C'est pas sérieux, commenta-t-il

- De quoi ?

- Tu quittes ton copain qui est dingue de toi pour un charmeur en série et quand tu te retrouves à nouveau seule tu essayes de récupérer celui à qui tu as brisé le coeur. C'est pas sérieux.

Je ne répliquai pas.

- J'en sais quelque chose, reprit-il

- Je me souviens, lui assurai-je. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a inventé les dix règles.

Il sourit :

- Il y avait aussi Derek dans la même passe en même temps. Tu étais déjà avec la journaliste, toi ?

J'acquiesçai sans ouvrir la bouche.

Un silence pensif s'installa entre nous.

- Marcus, lâcha Lloyd tout à coup

Je sursautai.

- Quoi ?

- Tu ne trouves pas que Spark dépasse les bornes ?

Je me raidis :

- De quoi tu parles ?

- Tu n'es pas au courant ? Enfin, ça ne m'étonne pas. Il ne veut pas qu'on assiste au match de ce soir.

- Quoi ? m'écriai-je

- Excuse officielle : il ne veut pas qu'on soit influencés par les Anglais et qu'on pense qu'on a perdu d'avance.

- Tu parles ! C'est pour m'empêcher de trouver leur point faible.

- S'ils en ont un.

- S'ils en ont un.

Lloyd soupira.

- Et si on rentrait ? proposai-je

- L'adrénaline a laissé ton cerveau tranquille, Marcus ?

Je souris faiblement :

- La peur que je me sois fait enlevé t'es passée, Dylan ?

Il rit et nous nous levâmes.

Nous rejoignîmes notre chambre et nous couchâmes.

Le sommeil s'empara enfin de moi, à peine mes yeux se furent clos.

.


.

- Hey ! Marcus ! Lève-toi.

J'obéis au quart de tour, un peu comme dans un état second. J'avais dormi encore habillé et mes vêtements étaient froissés.

Je n'y fis pas attention et sortis de la chambre, suivi par Dylan.

Nous descendîmes au réfectoire et rejoignîmes nos coéquipiers qui mangeaient déjà. Nous passâmes à côté de la table des Irlandais qui nous saluèrent avec enthousiasme. Mon regard s'accrocha avec celui de McLaggen à la table des Anglais. La rivalité ancestrale entre nous apparaissait clairement à ceux qui nous auraient observés.

- Marcus, dépêche-toi, j'ai faim.

Je me détournai de mon ennemi et allai m'assoir à notre table.

- Comment va le Champion Gallois ? me salua Martinson

- Le quoi ?

Il me lança le quotidien sportif sorcier.

En première page, on me voyait adresser un pouce levé sous le gros titre : "Les nouveaux champions Gallois". Je lus vite fait la description du match et l'éloge qu'on faisait des deux équipes. On me qualifiait à plusieurs reprises de Champion Gallois.

- Regarde qui l'a écrit, me conseilla Alan

E.R.

Ellen Richards.

Je lâchai le journal.

Je me retournai vers la porte du réfectoire, imité par tous mes coéquipiers. Mon ex se tenait légèrement à l'entrée et regardait dans ma direction.

Et je fais quoi ?

Je soupirai et lui adressai un salut de la main. Elle sourit et me le rendit.

Elle s'avança et rejoignit notre table.

- Salut... fit-elle pas très sûre d'elle. Félicitations pour hier.

Je lui secouai l'article sous le nez. Elle se mordit la lèvre :

- Quoi ?

- Très élogieux.

Elle passa sa main dans ses cheveux sombres :

- Ils sont tous comme ça.

Dylan et Martinson étouffèrent un rire.

Elle les dévisagea et je me retins de sourire.

C'était le moment de passer à l'action. J'affichai un sourire narquois :

- Alors ? Il paraît que tu as été larguée ?

Elle pâlit à vue d'oeil.

- M-m-m-m-m-mon équipe m'att-t-t-t-t-tend. Je vais y aller.

Elle partit en vitesse. Mes coéquipiers éclatèrent de rire et je souris, satisfait.

McLaggen, flanqué de sa rouquine, n'en avait pas raté un bout.

.


.

Une fois le petit déjeuner terminé, nous remontâmes vers notre appartement.

Je n'eus pas le temps d'atteindre les escaliers que quelqu'un m'avait déjà attrapé par le bras.

C'était Katharina Pick, la Poursuiveuse écossaise.

Je fis signe à mes coéquipiers de partir sans moi et fis face à mon adversaire de la veille.

- Tu m'as bien eue hier, pas vrai ?

Je ne répondis pas. Je ne savais pas où elle voulait en venir.

- T'es un bon stratège, on dirait, champion.

Elle esquissa un sourire charmeur. Je sentis les muscles de mes jambes se tendre.

- Qu'est-ce que tu veux ? lui demandai-je sèchement

- Ouh... Ne sois pas si méfiant. Je ne veux pas me venger de ta victoire, tu sais ?

Je me raidis encore plus. Est-ce que je rêvais ou elle me draguait ?

- Je n'avais jamais entendu parler de toi, Marcus Flint. Je m'en souviendrais sinon, tu ne trouves pas ? Tu n'as pas un visage qu'on oublie.

Je la dévisageai sans comprendre. Elle le remarqua :

- Je veux dire, tu es plutôt beau garçon.

J'étais désormais aussi raide que mon balai.

- Tu fais quoi aujourd'hui ?

La question, posée si directement, ébranla ma raideur et je reculai d'un pas :

- Je vais... euh... avec mon frère dans le centre ville sorcier après l'entraînement.

Elle fit une moue :

- Dommage.

- Euh... Je vais peut être y aller.

Je reculai et me dirigeai vers les escaliers. Elle me retint :

- Ce n'est pas la dernière fois qu'on se voit, Marcus Flint.

Elle se retourna et s'en alla.

Encore ébranlé par la discussion, je remontai dans notre appartement où je trouvai mes coéquipiers et Spark.

- Alors ? plaisanta Thomas. Elle ne t'a pas dévoré ?

- Seulement des yeux, répondis-je avec un ton arrogant

Il éclata de rire.

Spark avait l'air un peu perdu :

- Quoi ?

- Non rien, répondis-je plus froidement que de coutume. Alors tu ne veux pas qu'on assiste au match ? Désolé pour toi mais ce n'est pas toi qui nous en empêchera.

- Je veux seulement que vous gardiez votre moral assez haut pour avoir une chance contre eux.

- Tu parles ! C'est certainement pas ça qui changera grand chose. On a les résultats qu'on mérite. Nous jouerons jusqu'au bout, le mieux que nous pourrons et si nous pouvons trouver un avantage sur eux, sois sûr que nous le ferons. C'est bon, ça te suffit?

Il baissa la tête et se mordit la lèvre. Je me raidis.

Finnigan avait dit que son entraîneur avait l'air d'avoir des choses à dire mais se retenait à chaque fois.

C'était exactement ce que faisait Spark.

Il y avait un problème et il concernait tous les entraîneurs.

Mes sens de Serpentard étaient maintenant en alerte rouge.

.


.

- Passe à gauche ! Martinson, à gauche j'ai dit !

- Désolé !

J'interceptai le Souaffle d'une main et plongeai vers les buts.

- Dylan, reste derrière ! hurlai-je

Lloyd me flanqua.

- Ecarte-toi sur la droite !

Je n'étais qu'à un mètre du but. Je me retournai, fis la passe en arrière, traversai le but central. Lloyd tira dans celui de gauche.

Je me retournai et vérifiai ce que faisaient les autres. Stir et Alan ne se ménageaient pas et les Cognards passaient de l'un à l'autre avec une rapidité déconcertante.

Je dus admettre intérieurement que Stir avait beau être un boulet social, il était un bon Batteur.

Il remarqua que je les observais et me lança un regard qui demandait si son jeu était passable. Je lui adressai un pouce levé et il reprit l'entraînement avec un regain de motivation.

Quant à Thomas, il arrêtait les buts avec une concentration toujours grandissante. Il avait des réflexes vifs et implacables comme ceux d'un prédateur félin.

Stanley était tout aussi concentré mais m'adressa un signe de menton inquiet. Il savait que quand je me bloquais et scrutais le terrain c'était parfois signe que j'avais découvert quelque chose.

- Hey Flint ! m'interpella quelqu'un au sol

Je vis Highsigh et les écossais, balais en main qui nous faisait des signes de main.

- Besoin du terrain ? demandai-je

- Si ça te tente, on peut faire un match amical. Ce sera notre match de revanche.

J'esquissai un rictus narquois :

- C'est un défi, Highsigh ?

- Absolument.

- Défi relevé.

- Je savais que tu dirais ça.

.


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Je m'assis sur le banc. L'entraînement était terminé et j'étais épuisé.

Highsigh s'assit à côté de moi :

- Tu sais ce qui fait un bon capitaine, Flint ?

Je le dévisageai, ne comprenant pas où il voulait en venir.

- Un bon capitaine, Flint, est à la fois lui-même et l'équipe. Toi, tu es joueur, capitaine et entraîneur. Tu prends tous les rôles, tu es devenu quasiment que l'équipe et moins toi-même, on dirait.

- Et tu veux en venir quelque part ?

- Je faisais juste un constat. Tu es doué pour analyser ce qui t'entoure, la façon qu'ont les gens d'agir, de parler ou d'être. Moi, j'analyse la partie sombre qui apparaît dans leur regard.

Je me tus et observai nos coéquipiers respectifs qui discutaient.

- C'est drôle, lâchai-je. J'ai toujours imaginé le monde du Quidditch comme un terrain de rivalité.

- J'y suis depuis longtemps et je peux t'assurer que c'est souvent le cas. Mais quand il y a le respect et que les joueurs apprennent à différencier l'adversaire de la personne qu'il est, on peut même devenir amis. On n'est pas seulement adversaires. Seulement lors d'un match voire deux, ici. On est aussi collègues, en quelque sorte, non ?

J'acquiesçai.

Pick se retourna vers moi et agita sa main en guise de salut.

J'étouffai un rire et Highsigh sourit :

- C'est donc toi sa nouvelle cible ?

- Elle en a beaucoup ?

- C'est une charmeuse en série. Méfie-toi, je sais ce que c'est.

- Elle ne m'intéresse pas.

- Elle trouvera un moyen, même s'il faut te harceler jusqu'à la reddition.

- Ah...

Highsigh soupira et planta son regard gris dans le mien :

- Je peux te poser une question personnelle ?

Je le dévisageai :

- Tant qu'elle ne l'est pas trop.

- C'est juste que... Tu viens d'une famille qu'on appelait Sang-pur avant, non ?

Je me raidis :

- Pourquoi ?

- Je voulais en savoir plus sur les... enfants nés hors mariage.

Je levai un sourcil interrogateur. Il agita sa main pour me dire de ne pas me poser de questions. Je soupirai :

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Je viens d'une famille un peu particulière. Je ne me suis jamais posé la question mais maintenant que tu dis ça, me dis que je pourrais très bien avoir des demi-frères inconnus. C'est la mère qui se débrouille dans ces cas-là. Il n'y avait aucun respect de la part des pères.

Il acquiesça. Je sondai son regard triste et lâchai :

- Tu es enfant illégitime.

Il sursauta et se mordit la lèvre :

- Ta capacité d'analyse a encore frappé, Flint, c'est ça ?

Je pris sa réponse pour une confirmation.

- Hey Marcus ! me héla Dylan. Tu sais qu'on doit sortir ?

- J'arrive.

Je serrai la main de Highsigh et rejoignis mes camarades. Quand je passai à côté, Pick me sourit. Je lui rendis un sourire faux et elle rayonna.

- On ne drague pas, me glissa Jesse Lowley en plaisantant

- Ce n'est pas moi qui drague, lui assurai-je

.


.

Vasco nous attendait avec deux ou trois autres frères et soeurs de mes coéquipiers devant la gare sorcière de Manchester.

Quand nous arrivâmes, ils nous saluèrent en hurlant et scandant si fort que les passants se retournèrent et nous reconnurent. Nous dûmes donc improviser une séance d'autographes en pleine rue.

- Merci les gars, marmonna Stanley une fois que nous fûmes installés dans un bar. On a donc perdu un quart d'heure.

- Hé ! protesta le frère de Thomas. On a des champions dans la famille, on a le droit de fêter ça.

Vasco manqua de s'étouffer avec sa boisson.

- Fais gaffe, lui dis-je

- Dixit celui qui a manqué de se faire décapiter cinq cent fois hier soir.

- Les risques du métier, plaisanta Martinson

Nous étions onze et occupions trois tables que nous avions collées. Les autres clients du bar nous dévisageaient et quelques uns venaient -encore...- demander des autographes.

- J'aurais une crampe à la main, se plaignit Alan

- Tant que tu peux encore tenir une batte, fis-je en haussant les épaules

- Ton capitaine est vraiment insensible, sourit la soeur de l'intéressé

- Comme si ça t'étonnait...

Je décochai un coup de pied dans le tibia de mon Batteur.

- Ouah ! Flint, il ne faut pas s'étonner si Derek est en convalescence ! Tu es violent.

- Il s'est pris un Cognard pendant les matchs de sélection, lui rappelai-je. Je n'y suis pour rien.

- C'est ce qu'on dit... maugréa-t-il pour me provoquer

- C'est ton boulot de les arrêter ces engins-là, lui rappelai-je

- Bon d'accord, tu as gagné.

- Gagné quoi ? demanda Vasco

- La joute verbale, souris-je. C'est classique chez nous.

Un petit garçon s'approcha de moi et me tendit une plume.

Je soupirai mentalement et lui signai un autographe :

- C'est drôle comme on est passé d'inconnus de la compétition à gagnants, en une nuit.

- Ne prenez pas la grosse tête pour autant, m'avertit Vasco. Vous vous transformeriez en McLaggen du Pays de Galles.

Un éclat de rire secoua le bar.

- Crois-moi, soupira Martinson, si on prend la grosse tête les Anglais nous la dégonflerons en une seconde.

Tous les sept, nous prîmes un air pensif. Nous avions quasiment deux chances sur deux de jouer contre eux demain.

- Hé ! me secoua mon frère. On est pas là pour penser à McLaggen et à son équipe. Allez, on paye et on va marcher.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Nous nous retrouvâmes dans les rues bondées du Manchester sorcier, marchant en deux rangées parce que sinon nous prenions toute la largeur de la voie.

Je discutais avec mon frère en marchant. Il m'informa que Père et Veyra s'étaient disputés après notre accrochage de la veille. Il me signala aussi que Spark s'était assis avec les autres entraîneurs, juste à côté de là où il était, et juste devant les Anglais. Chaque fois que notre équipe avait marqué, il avait retenu un saut de joie et avait lancé un regard inquiet à ses collègues, comme s'il avait eu peur qu'ils aient remarqué son élan de joie.

- Et c'était pareil pour l'entraîneur écossais.

- Une maladie contagieuse s'est emparée des entraîneurs, soupirai-je

Il rit. Le mot maladie me fit penser à Hannah.

Mon visage se ferma et je jetai un coup d'oeil à Stir derrière moi. Est-ce qu'il savait que sa copine courait un grave risque ? Le lui avait-elle seulement dit ?

Non. J'étais sûr que non. Sinon il ne serait pas là, à rire aux éclats comme si le monde était parfait.

- Marc' ? m'interpela mon frère. Ne pars pas dans ton monde.

- Désolé. Je réfléchissais.

- Alors ? Comment va Maman ?

Deux options : oui elle va très bien ; non, ça ne va pas mais ça s'améliore.

- Je ne sais pas... avouai-je. Elle fait des crises de folie. Mais ça avait l'air d'être en phase d'amélioration.

- J'espère.

Je devinai dans sa voix des regrets.

- Je ne l'ai pas vue depuis quatre ans, murmura-t-il

Je ne dis rien. Cette situation était plus dure encore plus lui, qui était plus jeune. Il avait toujours eu une peur maladive de Père. Chaque fois qu'il le voyait, il se mettait à trembler et se cachait derrière moi. Vivre seul avec lui pendant quatre ans avait été une épreuve. Chaque fois que je pouvais lui rendre visite, nous étions toujours dehors loin de notre géniteur.

- Marcus ?

Il se bloqua dans sa marche. Résultat, nous nous arrêtames tous.

- Oui ?

Il planta son regard dans le mien avec intensité. Je levai un sourcil interrogateur. Je n'eus pas le temps de comprendre et je le retrouvai dans mes bras, la tête enfouie dans mon épaule.

- Vasco ? Vasco ?

Dylan comprit immédiatement et me chuchota :

- Vous nous retrouvez après au parc.

J'acquiesçai et les laissai partir.

Je n'étais pas si étonné du comportement de mon frère. C'était assez fréquent dans notre enfance.

La porte de ma chambre claqua. Je relevai la tête du livre que je lisais et remarquai mon frère de six ans debout devant la porte.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Son visage était inondé de larmes amères. Ses yeux brillaient de colère et il ne parlait pas.

- Vasco...

Je me levai. Il comprit et se précipita dans mes bras en pleurant.

- Vasco ? Vasco ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Mes paroles d'autrefois se répercutèrent dans ma bouche :

- Vasco ? Vasco ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Il se retira, exactement comme il faisait autrefois, son visage aussi trempé que mon épaule. Il y avait de la haine et de la rancoeur dans son regard, qui brûlaient et transformaient son visage impitoyablement.

Je n'avais jamais besoin de sa réponse pour savoir. À chaque fois c'était de sa faute. De sa faute, à lui, mon père. Il détruisait mon frère par sa froideur, par ses attentes exorbitantes, pour son intolérance, pour son désir de perfection, par son comportement irrespectueux de tout. Mon frère le haïssait du fond de son coeur et moi je le haïssais pour ce qu'il avait fait de mon frère.

Vasco essuya son visage avec la manche de son maillot.

- Désolé, lâcha-t-il

Je secouai la tête pour lui dire de ne pas l'être.

Il se mordit la lèvre et plongea à nouveau dans mes bras mais il ne pleurait plus cette fois.

- Je t'aime, frangin... l'entendis-je formuler contre mon épaule

Je souris tristement. Nous étions une famille brisée.

.


.

- Ce type est dingue... soupira Martinson en poussant la porte notre chambre

Stefen, l'assistant de Haley la responsable de notre appartement, avait juste débarqué en courant des escaliers et avait heurté Dylan. Il avait à peine pris la peine de s'excuser avant de s'enfuir en courant. Et c'était pourquoi Martinson faisait ce commentaire.

- Allons manger. Le match commence dans une heure.

Nous prîmes juste quelques affaires dans nos chambres et descendîmes au réfectoire. Nous nous dirigeâmes à la table des Irlandais.

- Finnigan ! l'interpelai-je

Il se retourna et me lança un regard interrogateur.

Je lui adressai un pouce levé et il comprit.

Il me remercia et se retourna vers son repas. Je ne savais pas pourquoi mais j'étais de bonne humeur aujourd'hui. Mais vraiment, je ne pouvais expliquer cette impression de pouvoir écraser les obstacles avec un seul doigt.

Je m'assis et une assiette apparut devant moi. Je me mis à manger, discutant d'entraînement avec Dylan.

Régulièrement, je jetais des coups d'oeil à mes coéquipiers qui s'amusaient. On aurait dit une bande de sept frères.

La porte du réfectoire s'ouvrit violemment. Nous nous retournâmes tous pour voir l'équipe des Anglais et les membres de la Ligue qui entraient.

- Surtout, ne te fais pas remarquer McLaggen ! sifflai-je à voix haute

L'intéressé tourna la tête vers moi et arbora son sourire supérieur :

- Tu me cherches, Flint ?

- Je t'ai déjà trouvé.

Il leva un sourcil en signe de défi :

- Ta victoire d'hier te fait croire que tu es tout-puissant ?

- Tu n'as jamais remarqué que je parle tout le temps comme ça ?

- Tu n'en avais pas l'air à cette interview, me provoqua-t-il

J'esquissai un rictus carnassier :

- Va manger et tais-toi, lionceau surexcité.

Je me retournai vers mon assiette. Mes camarades tentèrent de cacher leurs sourires perfides alors que les Anglais nous lançaient des Avada Kedavra du regard en s'asseyant.

Ellen passa à côté de moi et se planta là.

- Tu veux quelque chose ? lui demandai-je sans la regarder

- On peut parler ?

- Vas-y, crache-le morceau.

- Euh... Seuls.

Je fis semblant de ne pas entendre le commentaire de Stanley et me levai pour la suivre. Je fis exprès de passer près de la table des Ecossais. Pick m'adressa un signe de main que je lui rendis. Ellen devint rouge pivoine, attrapa mon poignet et me tira hors du réfectoire.

- Hé... protestai-je en me dégageant une fois dehors

- Depuis quand tu joues avec les minettes ?

- Depuis quand tu t'intéresses à celui que tu as abandonné ?

- Je ne t'ai pas abandonné !

- Ah non ? Alors j'ai mal interprété tes mots, c'est ça ?

- Marcus !

- Comment tu appelles ce que tu m'as fait, alors ? Dis-moi, je veux savoir !

- C'était... Je... Je... Je t'ai juste quitté.

- Juste ? Ce type -comment il s'appelait déjà?- a débarqué un jour et au bout d'une semaine tu es partie avec lui en me traitant en déchet vivant !

- Tu sais que c'est faux !

- Tu dis ça maintenant qu'il t'a rendu la pareille ! Alors, ça fait quoi de se sentir une pourriture, une loque humaine, une moins que rien ? Hein ?

Deux larmes strièrent son visage.

- Tu vois, c'est ça ce que tu m'as fait.

Elle ferma les yeux, serra les poings et plongea sur moi. Je ne compris pas comment ni pourquoi mais elle était pendue à mon cou.

Je la repoussai mais elle s'accrocha.

- Lâche-moi !

Elle ne broncha pas.

- Lâche-moi !

Elle obéit et me défia du regard.

- Qu'est-ce que tu veux, Ellen ?

- Tu m'aimes encore, pas vrai ?

J'étouffai un rire méprisant :

- Je t'aime et je te hais, ça te suffit comme réponse ?

Je lui tournai le dos et fis pour rentrer dans le réfectoire mais elle me coupa.

- Marcus ! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que tu me pardonnes ?

Je plantai mon regard suintant de haine impitoyable :

- Rien.

Ses yeux s'agrandirent de stupeur. Elle ouvrit la bouche pour répliquer mais je fus plus rapide :

- Absolument rien.

Et je disparus de son champ de vision.

.


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- Vous voilà ! Vous avez deux minute de retard !

- Là, tu te moques de moi.

Vasco explosa de rire alors que nous prenions place dans les gradins à côté de lui et ses nouveaux amis.

Spark arriva derrière nous et s'assit à côté de ses collègues, juste à côté de nous. Les Ecossais et leur entraîneur arrivèrent aussi. Highsigh s'assit à côté de moi et me serra la main. Pick était derrière moi et m'entourait les épaules de ses bras.

Ellen, dans la tribune d'honneur, la fusilla du regard et je me contentai de la rendre encore plus jalouse en me mettant à discuter avec l'écossaise.

- Bonjour mesdames et messieurs, sorciers de l'île entière ! beugla le présentateur. Le deuxième match éliminatoire est sur le point de commencer et il opposera l'équipe officielle d'Irlande du Nord et celle d'Angleterre ! Je vous rappelle que le score est pour l'instant de un pour le Pays de Galles à zéro pour tous les autres. Et voilà les Anglais ! Les Poursuiveurs Ginny Weasley, Franck James et Hach Mosley ! Batteurs : Chris James et Luke Deck ! Gardien : Cormac MacLaggen ! Attrapeur : Yvan Williams !

Une ovation secoua le stade alors que sept joueurs au maillot rouge sombre entamèrent leur tour du stade. Dans la tribune d'honneur, les spectateurs étaient en ébullition. Je remarquai Weasley et Potter acclamer leur rouquine à grande voix.

Je secouai la tête. McLaggen m'adressa un signe de défi.

Vasco et ses amis se levèrent et lui hurlèrent des insanités qui l'obligèrent à déguerpir en vitesse. À côté de moi, Highsigh était en train de mourir de rire.

- Et voilà les Irlandais !

Une ribambelle de joueurs en vert clair et blanc filait vers le stade.

- Poursuiveurs : Ed Kanset, Brandon Zachary et Steven Odd ! Batteurs : Matthew Finnigan et Adam Flinger ! Gardien, Leon Rones, Attrapeur Tony Wintren !

Finnigan nous salua de la main et entreprit un tour du stade.

Le journaliste volant prenait des photos de partout et était plus que surexcité.

- En place !

Tous les joueurs se réunirent vers le milieu du stade.

- Prêts ?

Les quatorze se tendirent à vue d'oeil.

- Et... C'est parti !

Weaslette s'empara du Souaffle et fila en direction des buts irlandais, sous une pluie de Cognards et poursuivie par Kanset.

- Les Anglais dominent le jeu !

- On vient à peine de commencer ! protestai-je. C'est trop tôt pour dire ça !

- Passe à Mosley ! Et... But ! Magnifique !

- Quoi ? hurla Martinson pour couvrir le bruit des autres spectateurs. Le Gardien n'a même pas bougé !

Au bout de deux minutes de jeu, les Anglais affichaient déjà un score de trente à zéro.

Chaque fois que Finnigan passait près de nous, je voyais ses sourcils froncés. Il ne comprenait pas le jeu de ses adversaires.

Je me concentrai sur les Anglais pour tenter d'analyser leur procédure.

Les trois Poursuiveurs agissaient plus ou moins personnellement. Il y avait très peu de passes, ils filaient à travers le terrain et ne se faisaient pas arrêter sauf si un Cognard bien placé leur barrait leur route et permettait aux Irlandais de récupérer la balle.

Les Batteurs étaient effrayants. Ils se jetaient sur les Batteurs adverses, les déséquilibraient et frappait les Cognards à leur place, les renvoyant ainsi sur les Poursuiveurs irlandais.

- C'est autorisé, ça ? demanda Vasco

Je secouai la tête. À ce point-là je ne savais plus.

L'Attrapeur anglais passait le plus clair de son temps à provoquer son adversaire. Parfois il tentait une feinte mais Wintren était assez intelligent pour différencier le vrai du faux.

Quant au Gardien... McLaggen m'exaspérait même dans son jeu. Il arrêtait quasiment tous les buts. Quasiment parce que de temps en temps, il faisait exprès d'en laisser passer un ! Par pure provocation.

Au bout d'une heure de match, le score était de cent-soixante-dix à soixante pour les Anglais.

Je serrai les mâchoires. Si Wintren attrapait le Vif d'Or, les Irlandais pouvaient encore gagner le match. Les Anglais ne semblaient pas l'envisager, ni même le commentateur.

- Quelle impartialité ! maugréa mon frère

J'étais très tendu. Le jeu des Anglais avait quelque chose d'implacable qui ne me plaisait pas du tout. Le lionceau arrogant rayonnait et me donnait envie de le Stupéfixer sur place.

Wintren plongea.

- Le Vif d'Or est apparu ! hurla le commentateur

Williams réalisa son retard et se précipita à la poursuite de son adversaire. Ils étaient quasiment à la même hauteur quand un Cognard siffla en direction de Wintren. Williams poussa l'Irlandais contre la balle assassine.

Le temps sembla s'arrêter. Wintren eut à peine le temps d'esquiver assez pour ne pas être frappé en plein torse mais le Cognard brisa sa jambe et son balai et l'Irlandais précipita vers le sol.

- Victoire des Anglais ! Trois-cent-vingt à cinquante !

J'étais debout, raide comme un piquet, le regard rivé au sol. Je ne voyais pas Wintren parce que ses coéquipiers étaient regroupés autour de lui. Je m'élançai vers la rambarde, suivi par Dylan et Highsigh. Finnigan se retourna, nous vit et secoua la tête.

- Il est vivant ? demanda Highsigh ?

Je secouai la tête :

- Je ne sais pas.

L'équipe médicale arriva immédiatement. Je lançai un regard assassin en direction du commentateur qui faisait l'éloge du jeu des Anglais.

McLaggen arriva à ma hauteur :

- Alors, Flint ? Tu perds de ta superbe ?

Je ne lui adressai même pas un regard. Finnigan nous avait rejoint. Son visage était tiré d'angoisse.

- Il est vivant ? demanda Dylan

L'Irlandais soupira :

- On dirait. Mais ce n'est pas sûr qu'il puisse un jour retrouver l'usage de ses jambes.

Je me raidis, comme paralysé. C'était ça qu'on risquait à jouer contre les Anglais.

- Ils vont être pénalisés ? demandai-je en désignant McLaggen du menton

Finnigan secoua la tête et soupira :

- Je vais rejoindre Wintren. Vous ferez gaffe.

Et comment...

.


.

- Marcus...

Je plantai mon regard dans les braises :

- Quoi ?

- Ne te laisse pas abattre.

- Ah oui ? soufflai-je amèrement

- Il doit y avoir une logique dans tous ça.

- Wintren a été énormément doué. Il a évité de justesse que le Cognard ne le frappe en pleine poitrine, ça l'aurait tué.

- Tu as peur, pas vrai ?

- Non ! hurlai-je

- Marcus, regarde-moi.

Je m'exécutai.

- Ne te laisse pas abattre, d'accord. Ta mère me répète la même chose, là. Tu vois on est deux. Marcus...

- Hannah...

- Ne te laisse pas abattre, Marcus Flint.

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There you go.

C'était le septième chapitre. J'espère que Marcus n'a pas trop l'air d'être lunatique ou bipolaire même si ce n'est pas si étonnant.

Alors, qu'en avez-vous pensé ?

J'attends vos reviews :)