Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas, c'est la propriété de JKR et Warner Bros.
Hey ! Comment allez vous ?
Je dois dire que je suis vraiment très satisfaite et je tiens à remercier Guest (j'espère que tu te reconnaitras vu qu'il n'y avait pas de nom :) ), Kitkat, Zarushi, CFLM angel et Starwberries' Girl.
.
Guest : déjà merci (encore ^^). Alors, Vasco et Flint ont deux caractères très différents et si il paraît un peu évident que Vasco devrait arrêter de vivre avec son père, ça ne colle pas trop avec le personnage. Il est plus faible que Marcus, surtout parce qu'il a peur de son père.
Kitkat : Oui, tant qu'il y a un lecteur je continue ^^ mais s'il n'y a personne qui me dit ce qu'il pense de l'histoire, je ne peux pas savoir si elle vaut la peine d'être terminée ou améliorer ce qui ne va pas :) Parce que le site dénombre 108 lecteurs de Lys Ecarlate contre... 12 qui ont reviewé. Alors merci beaucoup (c'est marrant, mon surnom c'est Kitkat).
.
Encore une fois merci à vous tou(te)s. La "menace" (enfin...) n'est pas levée mais je vous remercie énormément.
.
Sur ce, bonne lecture !
Lys Ecarlate
Everything's a fight, everyday's a struggle
Seems like fear is the guide that they want us to use
Scared to raise our voice
Afraid to make a choice
But your powers inside
No one can take that away from you
Jesse McCartney - A Simple Thing (Called Love) (Have It All)
10/Reprendre sa place
.
Quatre heures du matin ?
Pourquoi est-ce que je me réveille à quatre heures du matin, moi ?
Sachant très bien que je n'allais pas réussir à me rendormir, je m'extirpai des couvertures et me levai.
J'étais fatigué mais pour une raison inexplicable, je n'arrivais pas à avoir sommeil...
Toute la nuit, je n'avais fait que me réveiller par à coups, hanté par des souvenirs tous plus horribles les uns que les autres.
L'image qui revenait le plus souvent était celle de mon père, rentrant à la maison aux vacances de Noël pendant la guerre, un sourire sadique collé sur le visage, les yeux brillants de folie. Le hurlement de frayeur de mon frère quand il avait ouvert la porte du manoir résonnait encore dans mon crâne.
Je secouai la tête. C'était devenu vital : il fallait que je me débarrasse de mon père. Peu importait le sens du terme, il fallait qu'il disparaisse de ma vie et surtout de celle de Vasco.
Je cherchai ma baguette dans le noir et l'allumai.
Dylan Lloyd, mon coéquipier, dormait à poings fermés et ronflait légèrement. Je soupirai et sortis discrètement de la chambre, faisant attention à ne pas le réveiller.
Je me dirigeai vers la cheminée.
Si je chuchotais, peut être que mes camarades ne m'entendraient pas parler...
Au bout d'un moment, contre toute attente, le visage d'Hannah apparut.
Surpris, je lui demandai de but en blanc :
- Mais tu ne dors pas ?
- Non... soupira-t-elle. Je n'y arrive pas, je tousse tout le temps.
Effectivement, un accès de toux la coupa -avec un éternuement en bonus.
- Tu me promets que ce n'est pas le virus, Hannah ?
- On a fait un test hier et non ce n'est pas ça. Je devrais déjà être morte sinon. J'aurais le temps de me soigner de toute façon... Après-demain, les scientifiques du ministère prennent la relève.
- Tu perds ton travail ?
- C'est ça...
- Alors qu'est-ce que tu vas faire ?
- Je n'en sais rien.
- Tu pourrais venir ici.
- Et ta mère ?
- Tu l'amènes, quelle question !
Elle sourit et soupira :
- On verra, Marcus. On verra...
Elle sourit à nouveau :
- On peut savoir pourquoi tu ne dors pas, toi ?
Je baissai les yeux et sentis que je lui devais la vérité :
- Je suis torturé.
Elle fronça les sourcils :
- Tu es sûr que tu es seul ?
- J'espère. Pourquoi ?
- Vérifie.
Je me levai et vérifiai toute la pièce. Je revins au feu et lui dis :
- Il n'y a personne.
- C'est bon alors... Continue.
- Je suis torturé à cause de deux choses. La première c'est... mon père.
Le visage Hannah devint tout à coup raide.
Je n'y fis pas attention. Une vague de désespoir remonta jusqu'à mes yeux. J'enfouis mon visage entre mes genoux.
- Marcus...?
- Je ne sais pas si j'arriverai à parler... gémis-je en priant pour qu'elle m'entende
- Alors ne le fais pas.
Je relevai la tête :
- J'ai besoin de parler. Mais à quelqu'un en face de moi.
Elle grimaça, désolée de ne pas pouvoir m'aider.
- Tu crois que je pourrais transplaner chez moi pour une heure ou deux ? demandai-je
- Je n'y vois pas de problème mais... si tu sais ce que tu fais.
Je souris, me levai, éteignis le feu et transplanai.
.
.
J'atterris dans le salon du manoir Jones, dans l'obscurité -sans compter le feu.
Hannah se leva et me sourit. Elle s'assit sur le canapé et je l'imitai.
- Tu crois que tu peux parler maintenant ? me demanda-t-elle
Je lui souris et hochai la tête.
Je pris juste le temps de la détailler quelques secondes -la règle numéro un étant officiellement brisée elle ne me posait plus problème. Physiquement, Hannah n'avait rien d'Ellen ou Kat. Elle était juste jolie, mignonne, comme elle était. Même quand elle toussait à s'en arracher la gorge. Même quand elle avait la tête de quelqu'un qui avait besoin de plusieurs heures de sommeil supplémentaires.
C'était plus confortable pour parler d'avoir quelqu'un qui n'a aucune attente envers vous.
Mon sourire s'effaça à la seconde où je commençai à parler :
- Mon père est un ancien Mangemort, ce n'est plus à redire. Malheureusement, il a été innocenté pour absence de preuves. Si seulement ma voix ou celle de Vasco avait du poids ! Les preuves, on les a, nous. Il suffirait que les gens fouillent dans nos mémoires, regardent les bras de mon frère... Je ne sais pas, moi ! Ils ont laissé un sorcier dangereux en liberté... Et qui paraît blanc devant la loi aujourd'hui.
- Paraît.
- Rien ne serait plus idiot que de le croire blanc. Il est noir et pourri sous chaque angle. J'aimerais qu'il puisse finir derrière les barreaux pour l'éternité.
Je serrai le poing et me mordis la lèvre.
Hannah ramena ses jambes contre elle et se tourna vers moi. Je levai la tête vers elle et elle se contenta de me sourire tristement.
J'enfouis ma tête entre mes genoux et continuais mon -presque- monologue :
- D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours détesté mon père. Le premier souvenir que j'en ai est vieux. J'avais deux ans sinon moins. J'étais encore fils unique. Je jouais avec ma mère, j'étais sur ses genoux. On riait ensemble, tout allait bien... Mais il est arrivé. Mon père avait deux types d'entrées. La version "je me fais ouvrir par quelqu'un" ou "j'ouvre la porte tout seul". Je détestais quand il arrivait sans qu'on s'y attende. Tu te tournais vers la porte et hurlais de terreur. Je hais mon père, je hais mon père... Je le hais aussi parce qu'il n'avait aucun respect pour ma mère.
- J'imagine qu'elle n'en avait pas non plus pour lui.
- Deviné. Ma mère n'est pas une femme faible ou du moins elle ne l'était pas. C'est pour ça qu'ils se disputaient. Il l'a battue plusieurs fois je crois mais elle ne s'est jamais laissé faire.
- Je sais, sourit Hannah. Elle m'en a déjà parlé.
Je souris mais pas pour longtemps :
- Je hais mon père encore plus depuis la naissance de Vasco. Parce que dès qu'il a vu mon frère, alors qu'il n'avait que quelques heures, il a sourit comme un dément et a dit : celui-là sera un vrai Flint, un sorcier Sang-Pur comme il ne devrait y avoir que ça. Vasco était bébé et ce malade mental voulait déjà qu'il soit identique à lui ! Non, là ça ne va pas... Il n'a pas arrêté de nous pourrir notre enfance ! Peu importe le moment de la journée, peu importe l'endroit, son ombre était toujours là. Jamais on ne pouvait s'en débarrasser. C'est pour ça que je veux le faire neutraliser. Je ne veux pas qu'il continue de terroriser mon frère.
J'enfouis mon visage dans mes genoux. Je me sentais si froid à l'intérieur.
Je sentis deux bras entourer mes épaules. La tête de d'Hannah se posa sur la mienne et je fermai les yeux.
Elle déposa une bise sur le sommet de ma tête et défit son étreinte. Je levai la tête et la gratifiai d'un sourire.
- Et le deuxième problème, repris-je, c'est ma copine.
- Ta copine ? Je croyais qu'elle t'avait largué.
- Je devrais dire mon ex.
Elle secoua la tête :
- Tu n'as pas accepté le fait qu'elle ait mis fin à votre histoire.
- Non, c'est vrai. Mais le problème ce n'est pas moi. Je la vois tous les jours depuis mon arrivée à Manchester. Et elle veut me récupérer.
Hannah ouvrit de grands yeux de surprise :
- Vraiment ?
- Oui.
- Et tu voudrais, toi ?
J'eus l'impression que c'était la première fois qu'on me posait la question. La première fois qu'on voulait savoir ce que j'en pensais, moi.
Hannah éternua.
- Je... soupirai-je. Je suis partagé. Une partie de moi l'aime encore à la folie, l'autre a le coeur tellement brisé que je la hais et je ne veux plus qu'elle me fasse souffrir autant.
- Dilemme, c'est ça ?
- C'est ça... Et je fais quoi moi ?
Hannah gigota et se mit sur ses genoux, prit mon visage pour m'obliger à la regarder :
- Pour ton père comme pour ton ex, écoute seulement ton coeur et pas ta tête. Arrête de vouloir être quelqu'un, tu ne te connais plus mais tu n'en as pas besoin : ça viendra. En attendant, ne laisse pas les autres construire celui que tu ne connais pas. Ta vie est la tienne, et la tienne seulement. Les autres ne font que te montrer ce que tu ressens envers toi-même. Ecoute ton coeur, au fond de toi, il sait ce qui est bon pour toi. D'accord ? Accepte-toi et, surtout, aime-toi juste comme tu es.
Je souris et lui caressai la joue :
- C'est drôle... Je me suis souvent demandé pourquoi tu étais devenue amie avec moi alors que je t'ai martyrisée à Poudlard.
Elle haussa un sourcil surpris mais je continuai :
- En fait c'est juste que tu m'acceptes avec mes erreurs et mes défauts. Juste comme je suis.
Elle sourit mais pas comme d'habitude. Son sourire était si éclatant qu'il illumina son visage et m'aveugla l'espace d'un instant.
Elle éternua et j'éclatai de rire.
Faussement fâchée, elle me donna une tape sur l'épaule, qui eut pour seul effet de me faire rire encore plus.
- Tu vas réveiller ta mère, m'avertit Hannah
- D'ailleurs, tu m'as dit que...
- Je sais. Je dois juste trouver l'occasion d'aller chercher le nécessaire. On est... un peu surveillés.
- Je ne comprends pas pourquoi. Qu'est-ce que ça fait si le peuple est au courant ? Au contraire, il doit l'être.
- Tu veux vraiment que je te le dise ?
Son sourire avait disparu depuis que le sujet avait été abordé :
- C'est un moyen de pression. Une "arme" si on veut.
- Hein ?
- Ce qu'ils nous ont dit c'est qu'ils ne veulent pas que ça tombe entre les mains de "possibles personnes pouvant menacer l'équilibre du pays".
Je me frappai la tête sur mes genoux d'exaspération :
- C'est gens n'ont vraiment rien compris.
Hannah éclata de rire et je souris :
- Là c'est toi qui va réveiller ma mère.
Elle sourit à son tour. Elle était sur ses genoux, ma tête étant donc à la hauteur de son ventre.
Je fis un sourire un coin, attrapai ses hanches et la fis tomber à la renverse. Un petit cri plus tard, elle se rendit compte que j'étais au-dessus d'elle. Elle rougit violemment et éclata de rire.
- Je n'aime pas quand on est plus grand que moi, la taquinai-je
Elle éternua, coupant son accès de fou rire. Elle leva les yeux vers moi et d'une petite voix me demanda :
- Tu ne voudrais pas te remettre dans une position normale ?
- Je te gêne ?
- Non... C'est que c'est un peu compromettant.
J'étouffai un rire et me rassis sur le canapé. Ou plutôt, je m'allongeai en travers et obligeai Hannah à se coller contre moi. Sa tête sur ma poitrine, lentement -après une série d'éternuements- elle finit par s'endormir.
Je restai immobile à lui caresser les cheveux pendant longtemps quand enfin je me décidai à rentrer. Je fis attention à ne pas réveiller Hannah en me relevant.
Je fis venir un morceau de parchemin, une plume et de l'encre avec ma baguette et écrivis un mot pour Hannah.
Ne t'inquiète pas si tu ne me vois pas à ton réveil, je suis rentré à Manchester. Je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu m'as dit. Merci, merci. J'espère que je te revaudrai ça. En attendant, à après-demain (en personne, pas en cheminée). Marcus
Je le déposai à côté de sa tête et pris un dernier instant pour la regarder dormir.
Je souris et transplanai.
.
.
Premier étonnement : la lumière était allumée dans l'appartement.
Deux : Spark et tous mes coéquipiers étaient réunis pas loin de la cheminée.
Tous les regards se tournèrent vers moi. Lloyd vint vers moi à grands pas et se mit à hurler :
- T'étais où ? On peut savoir ? On te cherchait partout !
- Euh...
Devant ses yeux fous de rage, je reculai d'un pas :
- Je n'ai pas le droit d'aller faire un tour ? Je n'arrivais pas à dormir, ça ne t'arrive jamais ?
- C'est pas la question ! On t'a cherché dans tout le bâtiment !
- Et alors ? Je suis allé faire un tour ailleurs.
- Habillé comme ça ?
- Et alors ?
Lloyd se frappa le front avec sa main.
Je secouai la tête d'exaspération :
- Tu as encore crû que j'avais été enlevé ?
Il tenta de cacher son sourire mais il ne m'échappa pas :
- Il faut arrêter de stresser Dylan, soupirai-je
- Bah quoi ? J'ai entendu un grand crac.
Ce fut à mon tour de me frapper avec ma main.
- Bon, s'introduisit Spark. Incident réglé. Essaye de laisser un mot la prochaine fois, Marcus.
Et puis quoi encore ? Vous avertir deux jours à l'avance aussi ?
- Allez tous au lit, conclut Spark
Je levai les yeux au ciel et suivis Dylan dans la chambre. Mais ni lui ni moi ne nous recouchâmes.
Nous nous assîmes sur nos lits respectifs et discutâmes toute la nuit.
.
.
- Hey !
Je levai la tête de mon repas et remarquai Kat.
- Salut ! lui souris-je. Alors, prête pour le grand match ?
- Contre les Anglais ? On compte sur vous pour nous donner votre truc.
Elle m'adressa un clin d'oeil et j'éclatai de rire.
Ses coéquipiers arrivèrent derrière elle. Lowley, le Batteur, demanda :
- Est-ce que ça vous dérange si on mange ici ?
Tous mes coéquipiers assurèrent que non. Ainsi, nous nous retrouvâmes à manger avec l'équipe de Highsigh. Ce dernier était assis à ma droite, Kat à ma gauche.
La Poursuiveuse écossaise n'arrêtait pas d'éclater de rire. Il fallait dire que j'en étais la raison. Je faisais exprès de dire des bêtises ou de faire des grimaces rien que pour qu'elle ait le fou rire. C'était un son agréable à entendre -dont profitait toute la pièce.
Je crus voir à un instant un journaliste prendre une photo.
En parlant de journalistes...
Ellen débarqua après quelques minutes, me vit avec Kat et se dirigea vers... moi. Oui ! Qui d'autre ?
- Marcus.
Je me retournai vers elle. Ellen fusilla Kat du regard et cette dernière ne comprit pas pourquoi.
- Ellen, dis-je. Qu'est-ce qui t'amène ?
- Les photos. Tu les as vues ?
Son ton était sec, pressant. Le mien fut froid et méprisant :
- Oui, je les ai vues.
- Alors tu as compris.
Je plantai mon regard dans le sien. Un instant je replongeai dedans comme autrefois, où je m'y perdais volontiers. Immobile, je sentis l'emprise qu'elle avait eue sur moi qui revenait. La partie de moi qui l'aimait à la folie commençait à prendre le dessus sur l'autre.
Je détournai le regard et tout redevint comme avant.
- Alors, Marcus ? me pressa-t-elle
Je lui tournai le dos et frappai ma tête contre la table. Elle recula d'un pas, un peu surprise.
Une rage intense commençait à remonter jusqu'à mon coeur pour le dévorer.
- Je te l'ai déjà dit Ellen, sifflai-je. Pourquoi tu insistes ?
- Parce que je sais que tu te mens à toi-même.
Je me levai et lui fis face :
- Pour la dernière fois, Ellen : c'est non.
- Oh non, ce ne sera pas la dernière fois Marcus.
Je lui lançai un regard méprisant, me tournai vers mes coéquipiers :
- J'ai quelque chose d'urgent à faire ce matin. Je reviendrai pour l'entraînement.
Et je laissai tout le monde en plan.
.
.
- Marcus !
Je venais à peine de transplaner dans l'appartement loué de mon frère -et mon père.
Vasco sourit et vint me prendre dans ses bras.
Si j'ai peut être oublié de préciser quelque chose sur mon frère c'est bien ça : il a l'habitude que je le prenne dans mes bras ou l'inverse depuis l'enfance alors il continue. Mais ça ne me dérange pas. Au contraire.
- T'es prêt, Tête Blonde ?
- Prêt à quoi, champion ?
Je soupirai, amusé :
- Tu as déjà oublié ?
- De quoi ?
- Bon ben alors tu verras après.
Mon père entra à ce moment précis. Avec une femme. Ou plutôt, je supposais qu'il y avait une femme sous cette tonne de... maquillage ? Chirurgie sorcière ?
Je fis semblant de vomir sur le sol. Mon père m'avadakédavrisa du regard alors que sa "copine" demanda :
- Il ne se sent pas bien ?
- Non, répondit mon père. Il est toujours comme ça.
Je levai les yeux au ciel et lâchai de but en blanc :
- Vasco et moi, on sort.
- Pas question.
- J'ai vingt-deux ans, il en a dix-huit. Je crois qu'il n'y a pas grand chose que tu puisses nous interdire de faire.
- Si. Aucun de vous ne sort d'ici.
- Tu veux voir ? le provoquai-je
Je pris le poignet de mon frère, lançai un sourire de défi à mon père été transplanai en plein centre de Manchester sorcier.
- C'était l'erreur de ta vie, Frangin... m'avertit Vasco
- Mais non, Tête Blonde. S'il essaye de te battre, tu lui lances un bon stupéfix et il sera content.
- Peut être pas.
Je haussai les épaules et me dirigeai vers un bâtiment relativement vieux. Je poussai la porte et nous nous retrouvâmes dans la salle d'attente du bureau délégué des aurors.
- Marcus ! s'écria Vasco. Non !
- Oh si, Tête Blonde. Maintenant tu viens avec moi et tu ne protestes pas.
Je me dirigeai vers le bureau de la... secrétaire ?
Une femme qui me rappela Haley leva la tête vers moi :
- Je peux vous aider, Messieurs ?
- On vient déposer une plainte.
- Vous ne seriez pas ce type qui joue au Quidditch ?
- Oui mais ce n'est pas la question.
- Quoi ? plaisanta-t-elle avec mépris. Un de vos camarades vous a lancé la balle trop fort ?
- Ecoutez : vous savez qui est mon père ?
- Une vermine de Mangemort. Et quoi ? Vous voulez me menacer ?
- Non. Je viens déposer une plainte contre lui. Je veux que son dossier soit rouvert.
- Il a été innocenté pour absence de preuves. Je ne vois pas comment il pourrait y en avoir maintenant.
- Nos voix ne comptent pas ?
- J'ai peur que non, Monsieur Flint. Personne ne vous croira.
- Et lui ? Mon frère.
- Non plus.
- Qui se charge des affaires de ce genre à Londres ?
- Monsieur Potter mais ça ne vous avancera pas.
J'esquissai un sourire perfide :
- Au contraire, Madame.
.
.
Potter était là où je pensais le trouver.
Je débarquai avec mon frère dans le bureau des responsables d'équipe. Il était avec Weasley du département des Sports et Weasley fille -avec son McLaggen.
- Flint ? me remarqua Lionceau Suicidaire. Qu'est-ce que tu fabriques ici ?
- Je dois parler à Potter.
L'intéressé leva un sourcil surpris.
- Et en vitesse.
Je fis pas attention aux commentaires venimeux de McLaggen. Potter accepta de me suivre dans un autre endroit de la pièce.
Vasco avait l'air un peu gêné.
- C'est qui lui ? me demanda Potter
- C'est mon frère, Vasco, répondis-je
- Bon, Flint. Qu'est-ce que tu veux ?
- Que le dossier de mon père soit rouvert.
Mon interlocuteur fut clairement surpris :
- Et pourquoi ?
- Parce qu'il n'est pas innocent du tout et que vous avez un Mangemort en liberté, ça suffit ?
- Ou parce que la réputation de ton père qui te retombe dessus est le dernier obstacle qui t'empêche d'être célèbre ?
Vasco vit rouge alors :
- C'est comme ça que vous voyez les choses au bureau des aurors ? Alors je ne m'étonne pas que vous ayez une réputation d'incapables récemment.
Il souleva sa manche et montra à Potter ses bras couverts d'hématomes :
- Vous voyez ça ? C'est quand il me bat "à la moldue". C'est arrivé hier, avant-hier, avant-avant-hier, et tous les jours depuis quatre ans !
La voix de Vasco se brisa mais il continua :
- Et ça arrivera aujourd'hui, demain, après-demain, après-après-demain et tous les jours ensuite tant qu'on n'y mettra pas un terme.
Il remit sa manche en place et baissa la tête. Potter soupira :
- Plainte pour maltraitance. Ce n'est pas courant mais je pense que ça n'est pas un problème. Mais ça ne rouvrirait pas le dossier de votre père. Revenez demain et je vous donnerai ma réponse.
- Merci Potter, dis-je tout de même
- Rien n'est certain, Flint.
Il s'éloigna et je me retournai vers mon frère :
- Bravo.
- Je n'aurais pas dû lui dire ça... Si Père le sait, ça sera pire.
- Vasco. Il est temps de faire face à ce qui t'empêche de vivre. Alors je t'en prie, fais-le.
Je pris son poignet et transplanai dans le centre de Manchester -moldu cette fois et à l'abri des regards.
- Qu'est-ce qu'on fabrique ici ?
- Tu vas te changer.
Nous entrâmes dans le premier magasin de vêtements.
Quand nous en ressortîmes, Vasco était entièrement changé. Ses bras couverts de marques étaient découverts, comme ses jambes.
- Et ça va me servir à quelque chose ? demanda-t-il
- Absolument. Comme ça tu ne caches plus rien.
Contre toute attente, il sourit.
.
.
Quand mon frère et moi débarquâmes dans le hall du bâtiment des sportifs, nous y trouvâmes les Ecossais, mes coéquipiers et quelques Irlandais.
- Tu ne devais pas revenir seulement cet après-midi ? me demanda Martinson
- Apparemment ça a été plus rapide que je pensais.
Vasco me donna un coup de coude dans les côtes.
- Aïe, me contentai-je de dire sur un ton plat
Les regards convergèrent évidemment sur les bras de mon frère mais personne ne fit de commentaires.
- Bon, fit tout à coup Finnigan. Je vais donc retrouver mes coéquipiers. On se retrouve sur le terrain demain, Flint.
Sur ce, il s'en alla.
Vasco me lança un regard interrogateur et désigna discrètement Ellen qui me fixait depuis le fond du hall.
Je souris et haussai les épaules :
- C'est rien.
.
.
Le reste de la journée passa comme toutes les autres avec déjeuner et entraînement jusqu'à cinq heures avec les écossais. Après quoi je retournai voir mon frère dans l'appartement où il logeait avec mon père -d'ailleurs avec qui je me disputai.
Une fois l'heure de rentrer arrivée, je dus y aller et saluer Vasco provisoirement.
J'avais eu une drôle d'envie toute la journée.
Voir Hannah.
Mais je n'avais pas vraiment le droit, non ?
Malgré tout, une fois rentré à la salle commune de mon équipe, je pris parchemin, plume et encre et lui écrivis un message.
- Tu fais quoi, Flint ? me demanda Spark en apparaissant derrière moi
- Est-ce que ça te regarde ?
J'entendis Alan et Thomas éclater de rire.
Une fois mon mot terminé, je le mis dans ma poche en attendant de croiser Haley dans les couloirs pour la charger de l'envoyer.
- Tu sais Flint, me dit notre entraîneur. J'ai comme l'impression que tu n'es pas toi même.
.
.
Vasco et la bande que formaient nos frères et soeurs respectifs, avec l'ajout d'Erika depuis peu, étaient déjà tous sur les gradins, à notre place habituelle.
Le match n'avait pas encore commencé et le commentateur faisait la promotion de je-ne-sais quel nouveau balai sur le marché. Personnellement, nous étions contents avec les nôtres.
Les Irlandais n'étaient pas installés au même endroit que nous dans les tribunes. Par contre, les entraîneurs oui, juste derrière.
Dans la tribune d'honneur, il y avait les membres du comité d'accueil et de la Ligue de Quidditch. Ellen m'adressa un signe de main légèrement provocateur auquel je ne répondis pas.
- Et il est temps à présent de rappeler les scores à ce début de troisième manche ! L'équipe d'Angleterre est en tête avec deux points déjà, viennent ensuite Ecossais et Gallois avec un point respectivement. Aujourd'hui, le match oppose les Anglais aux Ecossais : des anciens champions contre des nouveaux. On a hâte !
- Tu parles, maugréa Vasco en s'adossant aux gradins. On a pas hâte de voir la tête de McLaggen se pointer.
Mon frère n'avait pas enlevé ses nouveaux vêtements de toute la journée, malgré la colère de Père.
Un vendeur de journaux nous balança un exemplaire de sa marchandise comme pour s'en débarrasser. Stir l'attrapa au vol, regarda la première page et lâcha :
- Tiens, t'es sur la couverture Flint...
- Oh non... Et pourquoi ?
- Regarde.
C'était un magazine sorcier féminin. Génial... Jamais de ma vie je n'avais souhaité me retrouver sur les pages de Sorcière Hebdo...
Des photos... Ellen et moi en train de se disputer, Kat et moi, moi et mon équipe, une prise de bec avec Spark dans un couloir, ma dispute avec McLaggen, la querelle avec mon père, des clichés pris au début des matchs, des rumeurs sur les copines de ma vie, sur mon attachement à ma mère, sur mon comportement...
Un reportage un peu trop complet, quoi.
Je me frappai la tête avec le journal. Mes camarades et amis explosèrent de rire. Vasco lut par dessus mon épaule :
- Un beau sportif qui a du caractère ? Oulà ! Félicitations, Frangin.
- Tais-toi, Tête Blonde... soupirai-je gêné
- C'est Ellen qui va aimer.
Tout à coup, le stade explosa en hurlements et cris stridents de filles.
- Et les Anglais sont là ! s'extasia le commentateur avant de faire la liste des joueurs
- Et les lionceaux suicidaires sont là... murmurai-je sur le même ton
- Et voilà les Ecossais !
Nous nous mîmes à hurler aussi. Highsigh manqua de s'étouffer en riant.
Quand le match commença, les Anglais avaient clairement l'avantage. Après une demie-heure de match le score était soixante à vingt.
Les Ecossais ne se démontaient pas et continuaient à jouer, encaissant des buts et en marquant tout de même assez souvent.
Le match dura bien deux heures même plus. Le moment crucial fut la course-poursuite entre Highsigh et Williams. L'Attrapeur Anglais était absolument nul, par rapport à son adversaire.
Ils n'avaient aucune chance de gagner semblait-il -hormis leur score.
Highsigh avait quasiment les mains sur le Vif d'Or quand Williams attrapa son balai et le tira assez fort pour le faire reculer de deux mètres, permettant ainsi à l'Anglais de s'emparer de la balle dorée pour gagner le match.
- Trois-cent-soixante à cent dix ! Les Anglais gagnent leur match pour la troisième fois et vont en finale ! Quel attrapage magnifique !
- Williams n'avait pas le droit de faire ça, commenta Stanley
- Alors pourquoi est-ce qu'il n'est pas éliminé ? demanda sa soeur
- Dites... ajoutai-je. Vous êtes sûrs que leur score soit de trois-cent-soixante ?
- C'est ce qu'a dit le commentateur.
- Bah... J'ai dû rater un morceau du match parce que j'étais convaincu qu'ils n'avaient marqué que seize buts. Pas vingt-et-un.
- Tu as dû t'endormir.
- C'est ça d'aller se balader au lieu de dormir ! se moqua Martinson
Sa remarque me fit penser à Hannah. Je souris.
Peut être est-il temps que j'admette quelque chose, non ?
Oui, il serait bien temps...
Alors oui je l'avoue j'ai menti à moi-même et à ma mère ce soir-là quand j'ai dit que je n'en avais rien à faire d'Hannah, que ce n'était qu'une fille et même pas mon amie.
Bon ben... Grosse erreur.
C'est bel et bien mon amie.
.
.
.
Et voilà !
Chapitre dix. J'avais dit que je ne le postais pas avant la semaine prochaine mais au final si.
J'espère qu'il vous a plu ( dites-le-moi s'il vous plaît:) ) !
En gros, ce chapitre est un peu une sorte de tournant dans la relation Hannah/Marcus (qui est un peu la clé de l'histoire).
Le prochain chapitre sera... ben match.
On saura donc quelle équipe affronterat à nouveau les Anglais en finale. Celle de Highsigh, Flint ou Finnigan.
Voilà donc !
Bonne semaine, bonne rentrée pour ceux qui étaient en vacances et à la semaine prochaine (sauf si retard).
Bye !
ACSD
P.S. : l'illustration de l'histoire a un peu changé. J'en profite pour donner deux trois indications. La photo de la femme blonde vient du film "Lettres à Juliette" et c'est Amanda Seyfried. Quand au jeune homme, c'est Jesse McCartney (chanteur et acteur américain) dont de nombreuses chansons viennent introduire des chapitres de Lys Ecarlate, Le plus humain de tous et Et j'ai souri. L'autre acteur, et bien je ne connais pas son nom. Si vous le savez, n'hésitez pas à me le dire (la photo vient de la série Law and Order).
Je vous laisse deviner qui est qui. Ce n'est pas vraiment compliqué ^^
Si vous connaissez et (ou pas) aimez Jesse, je serais ravie de le savoir :) Et si d'autres ont envie de connaître ses chansons, vous les trouvez toutes sur YouTube (malheureusement les dernières ne sont pas sur iTunes ou Deezer et c'est dommage).
Voilà pour le P.S. :) Bye !
