Hey ! Comment allez-vous ?

Je suis toujours relativement satisfaite des retours même si ce n'est pas encore trop ça. J'attends donc une amélioration, car ma menace n'est pas levée.

Un grand merci à Zarushi, Mylene, Kitkat et Strawberries' Girl pour leur reviews.

Mylene : re-merci déjà ^^ Signer c'est surtout mieux pour toi, comme ça tu sais bien que c'est à toi que je m'adresse et pas à un autre "guest". Je suis contente que tu aimes la thématique du père. Elle sera un peu moins développée dans ce chapitre, ce sera plutôt l'autre parent important des Flint qui sera à l'honneur :) mais ça je te laisse découvrir !

Kitkat Le suspense ? ^^ Il va encore augmenter, tu verras. N'hésite pas à me dire en quoi tu peux trouver un chapitre confus, ça m'aiderait beaucoup :) en tout cas merci encore

Donc voilà. Je vous laisse donc découvrir le chapitre onze et je vous retrouve en bas !

Bonne lecture !


Lys Ecarlate


I said don't do it babe

Said it ain't worth it babe

But you did it anyway

Four or five drinks and you were on your way

Everything's cool on the straight away

But you took that turn doing eighty-five in a thirty-five

Why babe?

Who ever said that life was fair

When you live without a care

When you're invincible

When you're invincible

When you're invincible

Who thinks about leaving when you're livin'

Jesse McCartney - Invincible - Right Where You Want Me


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11/Une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule

Quand j'ouvris les yeux, Dylan était déjà debout. Torse nu, debout devant la porte, il avait un air assez étrange : mélange de la tête de l'à peine réveillé et de suspicion.

- Hé ! l'interpellai-je. Qu'est-ce que tu fabriques ?

Il posa son regard sur moi, soupira, mit son T-shirt et répondit après quelques secondes :

- J'ai encore entendu l'entraîneur anglais parler avec Spark.

- Encore ? C'est pas vrai... Ce type commence à me taper sur le système !

Je m'extirpai des couvertures et me changeai rapidement.

- Match contre les Irlandais ce soir ? me rappela Lloyd alors que j'enfilais mon pantalon

Je fis un bruit qui voulait dire "oui" et manquai de perdre l'équilibre. Alors que je cherchais mon maillot et ma veste je tombai sur l'article de Sorcière Hebdo qu'un type nous avait donné hier. Je regardai les photos une nouvelle fois et soupirai... Ellen devait s'être bien énervée.

Mais encore une fois, j'étais relativement peu bien connu et l'article était plein de fautes. Il me dénombrait au total -depuis l'enfance- neuf copines et je n'en avais eu que quatre, me prêtait des amitiés improbables avec des célébrités dont je ne connaissais même pas le visage. J'y étais caractérisé comme sombre, taciturne et cruel. Moi ? Ma définition aurait été plutôt lunatique et maniaque. De plus, le journaliste écrivait que je ne parlais toujours que de ma mère. Hein ? Apparemment, le photographe volant m'avait aussi entendu adresser une prière pour son salut et donc il avait divagué sur la dévotion familiale, le soutien filial indéfectible et tant d'autres choses qui me faisaient paraître un fils un peu... Accroché.

Je soupirai et refermai le journal pour terminer de m'habiller.

Dylan et moi sortîmes de notre chambre et trouvâmes Stir et Martinson déjà prêts à partir. Ensemble, donc, nous descendîmes au réfectoire. Il était à peu près huit heures.

Quand nous commençâmes à manger, un hibou se jeta à plat ventre sur la table, nous faisant sursauter.

- Il a décidé de se tuer ! souffla Martinson

- C'est pour qui ? demandai-je

- Euh... Peter.

Une demie seconde plus tard, un autre hibou se posa à côté de moi et commença à me piquer dans l'assiette. Je l'attrapai et détachai la lettre à sa patte avant de le laisser manger. Cette fois, c'était pour moi.

Hey !

Comment tu vas ? J'ai reçu ton mot hier soir. C'est vraiment gentil de penser à moi, ça me rend contente ! Bon, je vais commencer par une mauvaise nouvelle : ta mère m'a fait une grosse crise au milieu de la nuit et j'ai mis plus de deux heures à la calmer. J'ai intérêt à trouver vite le temps de la soigner ou elle va vraiment se tuer... Elle veut se tuer presque. Elle se tape la tête si fort contre les murs qu'elle a l'air complètement ivre après...Bon, c'est pas joyeux.

Et aussi, on est trois à la maison maintenant. Ma soeur m'a laissé son fils pour quelques semaines.

J'imagine qu'au moment où tu me lis Peter a reçu une lettre aussi...

Je levai la tête. Stir était en train de lire.

J'imagine que tu as compris qu'elle venait de moi aussi. Est-ce que ça te dérangerait de me dire comment il réagit, parce que vu que j'ai eu que très peu de nouvelles de lui, je m'inquiétais un peu. C'est un peu frustrant je t'avoue.

De toute façon, je sais ce que tu penses de lui alors je ne t'embête pas plus.

Je te souhaite bonne chance pour ce soir au passage !

Hannah

P.S. Le hibou numéro un est toujours vivant ?

Je souris. Le hibou suicidaire était un peu déboussolé et tanguait légèrement.

- Aucune mauvaise nouvelle ? demanda Martinson absorbé par la lecture du quotidien

- Non, mentis-je

- Non, me fit echo Stir

Il plia la lettre et la lança devant lui. Il l'ignora ensuite pour manger. Voilà qui allait plaire à Hannah.

- C'est dingue... lâcha Martinson. Chez nous, vraiment chez nous, à Cardiff, il y a encore deux médicomages qui sont morts.

Je me raidis. Stir le remarqua :

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Il y a des noms ?

- Euh... fit Martinson. Jenny Malgh et Larry Breakday.

Je me détendis. Ma peur était irrationnelle. Hannah m'avait assuré qu'elle n'avait qu'un rhume. N'est-ce pas ?

- Pourquoi ? demanda mon Poursuiveur incapable d'aller à gauche. Tu connais quelqu'un là-bas ?

- Moi oui, répondit Stir. Ma copine.

- Ah... fit Dylan. Alors c'était la même personne à qui tu pensais, Flint, non ? Tu ne m'avais pas dit que tu étais ami avec elle ?

Aïe :

- Euh... Oui...

Martinson rit :

- Est-ce que les dix règles s'appliquent dans ce cas-là ?

Je me raidis mais cette fois-ci personne ne le remarqua.

- Bonne question, enchaîna Dylan. Vu qu'ils étaient amis déjà avant...

Ou pas.

-... alors c'est vrai que ça ne devrait pas s'appliquer.

- Sauf qu'elle est quand même la copine de Stir.

- Oui. Donc pas de deux, quatre, sept, huit, neuf et dix.

- Vous les connaissez par coeur ? voulut savoir Stir

- Oui, répondis-je. On a pas trop eu le choix.

- Règle numéro un, murmura Dylan en souriant

Je fis une grimace :

- La plus redoutable.

- C'est quoi déjà ? fit Boulet Social

- On ne regarde pas.

Lloyd semblait sur le point d'éclater de rire.

- C'est compliqué comme règle, commenta Stir. Je veux dire... Ne pas regarder quelqu'un c'est un peu compliqué.

- Regarder dans le sens de détailler, d'observer, d'assimiler, de s'intéresser à. Pas de voir.

- On passerait pour des gens un peu frustrés sur les bords sinon.

Dylan éclata définitivement de rire. Martinson et moi sourîmes. Stir, lui, était complètement perdu. Il n'était pas avec nous depuis assez longtemps pour bien connaître Dylan Lloyd.

- Il rit parce que des règles ont été brisées sous ton nez sans que tu ne le voies, expliqua Bledri

Stir hocha la tête puis fit un haussement d'épaules nonchalant. Il n'en avait rien à faire. Voilà autre chose qui ferait sauter Hannah de joie.

.


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Ayant l'habitude de Manchester, notre emploi du temps quotidien s'était nettement stabilisé. Nous avions donc toujours la matinée libre et entraînement l'après-midi.

Spark semblait ne pas avoir envie de nous avoir dans les pattes alors ce que nous fîmes fut très simple. Nous allâmes avec notre groupe de "fans" et les Ecossais dans le centre de Manchester.

Vasco réussit à obtenir la permission de sortie et j'en fus très ravi.

Nous devions aller voir Potter à notre retour au bâtiment.

Vasco fut tout de même surpris d'une chose. Immédiatement, Kat se pendit à mon bras et se mit à me draguer.

Il me lança un regard effaré et je lui répondis par un haussement d'épaules et une grimace embarrassée.

Nous n'échappâmes pas à la signature d'autographes en plein milieu de la rue.

Au final, nous nous calâmes sur les marches d'un escalier. Kat, Highsigh, Stanley et Vasco s'assirent tout en haut avec moi. Kat était sur la marche d'avant, la tête sur mes genoux.

- Alors ? demandai-je à Vasco. Père a recommencé ?

Il soupira et me montra son bras :

- Tu savais qu'on pouvait envoyer des décharges avec les baguettes ?

- Non...

- Je l'ai appris à mes dépends.

- Et tu n'as rien fait ?

Il se mordit la lèvre :

- Il est furieux justement parce que j'ai fini par faire quelque chose. Comme tu m'avais dit, je l'ai stupéfixé. Et il n'a pas aimé à son réveil.

Je lui tapai dans la main :

- T'es génial, Vasco !

Il sourit, embarrassé.

J'entendis Highsigh rire discrètement derrière moi.

- Quoi ?

- Rien... tu es juste un bon frère.

Il sourit mais son visage se décomposa vite.

- Je parie que tu n'en as pas... dis-je

- Non. Pas de vrai frère. Des demi-frères, si : deux. Des enfants légitimes, reconnus par leur père. Moi, à leurs yeux je ne suis qu'un bâtard.

- Mais je parie qu'ils ne sont pas champions d'Ecosse de Quidditch.

Un immense sourire fendit son visage :

- C'est vrai...

Il soupira :

- Tu sais, Highsigh n'est pas mon nom.

- C'est celui que tu t'es donné ?

- C'est ça. Mon père s'appelle McErrends.

- Comme le patron de Nimbus ?

- Ben... C'est le même en fait.

- Ah. Encore un autre qui paraît blanc mais ne l'est pas.

- Mmm... Aveuglant les femmes de promesses et les laissant en proie à tout au moment crucial.

Je soupirai.

- Sauf que... continua Highsigh. Mon père a fait encore pire. Il a embobiné ma mère par vengeance en réalité. Mon oncle, le frère de ma mère quoi, était passé de bras-droit de mon père de Nimbus à patron d'une société concurrente. Du coup, par vengeance il a fait ce qu'il a fait et tadam me voilà qui débarque.

- Oublie-le, soupira Kat. Tout ça s'est retourné contre lui. Nimbus va bientôt faire faillite et il se mord les doigts à chaque fois qu'il entend parler de Quidditch à mon avis.

Highsigh sourit :

- Vu son métier, il n'aura bientôt plus de main.

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Nous restâmes jusqu'à à peu près onze heures dans le centre de Manchester entre amis et coéquipiers. Vasco s'entendait extrêmement bien avec Kat et Jesse Lowley et s'était aisément intégré, tout comme les autres frères et soeurs de mes camarades.

À onze heures, nous prîmes le chemin du bâtiment avec les Ecossais et Vasco. Une fois là-bas, mon frère et moi laissâmes le reste du groupe pour chercher Potter.

Nous étions à l'étage des bureaux administratifs quand nous heurtâmes Ellen.

- Marcus ! s'écria-t-elle. Je te cherchais ! On peut savoir où tu étais ?

Gêné, j'échangeai un regard avec mon frère et dis d'une voix un peu étranglée :

- Je suis occupé, je n'ai pas le temps de parler.

Ainsi, je la laissai en plan au milieu du couloir, suivi par Vasco.

Je poussai la porte du bureaux des responsables d'équipe et... Bonne pioche. Potter devait décidément arrêter d'être autant prévisible.

Il était avec McLaggen, assis sur le bureau de Haley. Quand il entendit claquer la porte, il leva la tête et nous vit. Il descendit de la table et se dirigea vers moi, suivi par cet imbécile de Lionceau Suicidaire.

- Flint. J'ai étudié le cas que tu m'as exposé avec ton frère.

- Alors ? le pressai-je

- Il est possible d'ouvrir un dossier pour violence même si ça risque d'être très compliqué. Mais rouvrir le dossier d'ancien Mangemort, ça m'a été refusé.

- Quoi ? m'emportai-je

- Absence de preuves. Il n'a pas commis des actes pro-Voldemort.

Vasco me tapa sur le bras, pour me dire de ne pas protester.

Je soupirai :

- Merci quand même Potter.

- De rien. Jamais je n'aurais pensé que tu puisses t'adresser à moi un jour.

Je haussai les épaules et fis pour sortir quand il m'interpella :

- Si par contre, tu me trouves une preuve irréfutable contre ton père, je suis disposé à essayer autant de fois qu'il faudra.

Je haussai un sourcil :

- Quel genre de preuves ?

Il me montra mon front :

- Tes souvenirs par exemple.

- La Légilimencie est interdite, non ?

- Sauf cas où il n'y a pas d'autre option.

J'échangeai un regard avec mon frère et répondis enfin :

- Si quelqu'un a les souvenirs les plus marquants, c'est Vasco.

- Si il est d'accord, je te l'emprunte une petite heure.

Vasco se mordit très fort la lèvre et hocha la tête frénétiquement. Je souris et lui dis que je revenais plus tard.

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- Quoi ? J'ai bien entendu ?

- Oui, le journaliste arrive dans deux minutes.

- C'est courant de faire des interviews sans prévenir ?

- Apparemment oui. Et bonne chance.

- Il ne va pas me manger.

Quelqu'un frappa à la porte. Thomas alla ouvrir et fit entrer Spark et une journaliste. Je soupirai, me levai et les suivis dans une pièce à part.

J'eus le temps de lire sur les documents que la journaliste travaillait pour un magazine sorcier féminin. Encore ? Je voulus me frapper la tête contre le mur.

Je m'assis sur une table en face d'elle et Spark se mit dans mon dos. Elle le nota avec sourire ravi et commença :

- Alors ? Depuis une bonne semaine vous vivez une montée incroyable de célébrité ?

- Absolument pas, fis-je en haussant les épaules. On a très peu de supporters par rapport aux autres équipes.

- N'est-ce pas incroyable pour un garçon comme vous d'arriver à ce point ?

- C'est quoi "un garçon comme moi" ?

- Et bien... Un semeur de troubles de Poudlard.

Je soupirai :

- Je n'ai jamais été un semeur de trouble.

- Les témoignages vous contredisent.

- Dès qu'un garçon fait partie d'un groupe un peu dissipé en dehors des cours, ça fait de lui un semeur de troubles pour beaucoup de gens, mais c'est faux. Si il y en avait un dans mon groupe, c'était Dylan Lloyd.

- Si vous le dites. Donc... Peu de supporters mais une réputation solide.

- Et fausse principalement.

- Parlons sorcières, voulez-vous ? Quelle relation avec vous avec les femmes ?

- Sans problèmes, mentis-je

- On vous dit très attaché à votre mère.

- Et alors ?

- Donc c'est vrai ?

- Oui et alors ?

- Non, non, rien. Vous êtes en couple avec Katharina Pick ?

- Absolument pas.

Elle parut surprise :

- Ou du moins très proche.

- Oui mais pas en couple.

- Quelques rumeurs circulent à propos d'Ellen Richards et...

- Stop ! Une bonne fois pour toute puis après arrêtez de me parler d'elle : oui j'ai été avec elle. Histoire classée.

- Quelques prises de bec dans les couloirs ?

- Elle veut me récupérer.

Un sourire ravi prit place sur le visage de mon interlocutrice en notant l'information :

- Et sinon ? Que me dites-vous d'Hannah Abbott ?

Je me raidis. J'étais paralysé : avais-je bien entendu ?

- Qui ? demandai-je plus tendu que possible humainement

- Hannah Abbott.

- Et d'où vous la sortez ?

J'étais sur les nerfs, irrité et il en aurait fallu peu pour me faire exploser.

- Nous avons nos sources.

- Vous direz à vos sources de se mêler de ce qui les regarde. Que vous ne m'adressiez plus jamais une question sur mes amis qui relèvent de ma vie privée et de rien d'autre.

Elle sourit encore plus :

- Très bien, Monsieur. Maintenant, pourriez-vous nous parler de votre équipe ? Quelles sont vos relations avec les différents membres ? Les langues de vipère aiment dire que vous êtes un tyran pourtant on ne peut s'empêcher de remarquer la grande harmonie entre vous sept pendant les matchs.

À mon avis, elle a vu les matchs que pour pouvoir regarder les joueurs.

- Alors ? continua-t-elle. Vous penchez plus pour l'option un ou deux ?

Je soupirai :

- Vous savez, on m'a proposé de rentrer dans l'équipe anglaise. Mais ma réponse a été non. Pour rien au monde je ne quitterai les Cardiff Falcons. Nous sommes plus que des collègues. Nous sommes des amis, des frères. Nous séparer serait détruire l'équipe, qui ne peut pas être ce qu'elle est sans un de nous. Alors c'est l'option deux.

Elle parut vraiment très contente :

- Parfait. Ensuite... Vous savez que vous avez ébranlé le monde du Quidditch tout entier ?

- Qui ça vous ?

- Votre équipe.

- Ah... Pourquoi ?

- Votre performance lors de votre dernier match a été spectaculaire.

- Parce qu'on ne s'est pas fait laminer ? Pfff... Arrêtez de voir les Anglais comme des dieux. Ce ne sont rien d'autre que des joueurs au niveau très commun -sauf pour leur Attrapeur qui est vraiment ridicule. Juste parce qu'ils ont explosé les scores pour des novices ne veut absolument pas dire qu'il faut les placer sur un piédestal. Conditionner l'équipe adverse dans un esprit de défaite est leur meilleure arme. Nous n'avons rien fait d'autre que continuer de croire en nos capacités.

- C'est la technique que vous avez transmis aux Ecossais ?

- Ils l'ont compris par eux-mêmes.

- Bon, dernière question : quel message transmettriez-vous à des novices ou à des jeunes qui rêvent de suivre la même voie que la votre ?

- N'ayez jamais peur de vous lancer. Perdre ou gagner importe peu, ce qui a vraiment de valeur c'est de ne jamais se rendre. Ma mère dirait : ne te laisse pas prendre par l'émotion et reste digne. Restez digne, ne laissez jamais vous conditionner. C'est tout ce que j'aurais à leur dire.

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- Martinson ! La gauche tu sais ce que c'est ou pas ?

- On dirait pas, commenta Dylan

- Martinson, serre à gauche !

Il me passa la balle et nous continuâmes de filer vers les buts gardés par Dubois.

J'échangeai un regard entendu avec Lloyd. Il accéléra avec Martinson. Quand je fus assez près pour tirer, je lançai la balle dans la direction du Gardien. Il tendit la main pour l'attraper, Martinson l'intercepta juste avant et la plaça droit dans le but de gauche.

- Oui ! m'écriai-je. T'as compris !

Il secoua la tête et fit :

- Arrête de te moquer de moi, Flint.

- Apprends les directions et on verra.

Il rit.

- Il est quasiment cinq heures, me signala Lowley

- Etirements ! hurlai-je à mes coéquipiers

Nous atterrîmes et après notre "rituel" de fin d'entraînement, nous reprîmes la direction du bâtiment des sportifs.

Nous avions plusieurs heures avant le match. Nous prîmes tous une douche et restâmes dans le hall tous ensemble -Gallois et Ecossais.

Kat s'assit sur mes genoux et entoura mes épaules avec ses bras, collant son front contre le mien en souriant :

- Match décisif c'est ça ?

Je ris :

- On dirait.

Je lui fis une bise sur le nez et elle éclata de rire. Elle cala sa tête dans le creux de mon cou et se balança :

- On fera quoi quand ce sera fini ?

- Les éliminatoires ?

- Oui...

- Ben on repart de notre côté en restant en contact j'imagine.

- Bon plan, capitaine, plaisanta-t-elle. C'était vraiment bien de vous rencontrer.

Elle m'embrassa sur la joue :

- Je ne risque pas de t'oublier.

- Tu as oublié tous tes ex ?

- Non. Je n'en ai pas eu autant que ça, tu sais.

- Quoi ? Quinze ?

- Non, douze.

Je fis semblant de m'étrangler :

- J'en ai quatre.

Elle éclata de rire :

- Et c'est toi qui les plaquait ?

- Euh... Les trois premières oui.

- C'est toujours moi qui met le point final.

- Mmm... Contrôlante, c'est ça ?

- À peu près.

Je ris.

- J'aurais bien aimé que tu sois mon copain, lâcha-t-elle sans détours

- Je crois que je l'avais compris, souris-je

- Mais bon... Je pense pouvoir me satisfaire de ce qui est entre nous. Tu vas retourner avec Ellen Richards ?

Je soupirai :

- On verra. Je ne pense pas pour l'instant.

- On dirait pourtant qu'elle est en passe de gagner.

- On verra bien.

- Elle ne te mérite pas.

Je souris et l'embrassai sur l'arrête de la mâchoire :

- Mais toi si, c'est ça ?

Elle rit :

- Plutôt oui.

Je souris :

- C'est clair que toi au moins tu sais ce que tu veux.

Elle se redressa et mit son visage à deux centimètres du mien. Ses yeux se plantèrent dans les miens et un petit sourire étira ses lèvres. Je compris.

Je lui souris en retour.

Elle s'approcha lentement.

- Flint ! hurla quelqu'un

Nous sursautâmes tous les deux. Haley et Stefen étaient plantés devant notre groupe :

- C'est l'heure d'y aller ? demandai-je

- Oui, lâcha Haley

- On vous retrouve après le match, promit Highsigh

Mes coéquipiers et moi suivîmes nos responsables dans la direction des vestiaires.

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Je terminais de mettre mon maillot quand Spark entra dans les vestiaires.

- Alors, les jeunes ? fit-il avec le grand sourire du vrai Spark. Vous êtes prêts ? C'est votre dernier match d'éliminatoires. Quelque soit l'issue de cette troisième manche, sachez que je suis vraiment très fier de vous et que jamais je n'aurais imaginé que j'aurais connu une équipe comme vous. Allez quand vous serez sur le match, n'oubliez pas de porter haut le nom des Cardiff Falcons qui est désormais le votre.

Je souris et me levai. Spark me prit dans ses bras et me tapota dans le dos :

- Bonne chance à vous tous, et mille fois merci Marcus.

- Je préfère voir ce Spark-là ! souris-je en me détachant

- Un jour je t'expliquerai.

- Mmm... Le plus tôt sera le mieux.

Nous éclatâmes tous de rire mais nous fûmes interrompus par l'entrée d'Haley.

- Un problème ? demandai-je

- Vous avez reçu deux lettres en même temps, Monsieur Flint.

Quelque chose me serra la gorge sans que je me l'explique. J'attrapai les deux parchemins qu'elle me tendait et lus le nom des expéditeurs.

Je chancelai.

Hannah.

Callahan.

Si les deux m'envoyaient une lettre alors... C'était qu'un malheur était arrivé.

- Tout va bien ? me demanda Spark qui s'inquiétait de me voir pâlir

J'ouvris la lettre de Callahan en premier.

Je suis désolé Marcus. Nous avons fait ce que nous avons pu. Je sais que vous me haïrez d'avoir échoué.

- Non... m'étranglai-je. Pitié, Merlin, non !

Je me précipitai sur la lettre d'Hannah.

Oh Marcus ! Je suis vraiment désolée ! Tu te souviens que ta mère a fait une crise cette nuit ? J'étais au travail et je ne sais pas pourquoi j'ai senti qu'il y avait quelque chose. J'ai quitté la clinique en courant sans donner d'explications et j'ai transplané jusque chez toi. Je suis arrivée à temps ou ta mère serait déjà morte. Elle était en proie à ses crises et elle a sauté de la falaise. Je t'écris de l'hôpital de Cardiff. Les médicomages ont dû la mettre en coma provoqué. Elle est vivante. Mais on ne sait pas pour combien de temps. Je suis désolée ! J'ai fait tout ce que j'ai pu, je te jure ! Je m'en veux et du coup, je ne sais pas si je dois rester à Cardiff ou venir comme tu voulais.

Je t'en prie réponds-moi vite.

Han.

Je m'effondrai sur le banc.

Ma mère... La falaise...

Je pris ma tête entre mes mains.

Elle m'avait promis... Elle avait promis...

Mais non, elle l'avait fait quand même.

Et maintenant ? Et si elle était déjà morte au moment où je recevais la lettre ? Et si jamais plus je n'allais pouvoir espérer l'aider ?

Mes yeux brûlaient.

- Marcus ? fit Spark. Il faut y aller...

Je relevai la tête, les yeux pleins de rage et de larmes refoulées.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-il

Je me levai et frappai violemment le mur.

- Marcus ?

- Ma mère va mourir ! hurlai-je à m'en arracher la voix. Putain, elle m'avait promis qu'elle ne s'approcherait plus de ces satanées falaises ! Et il a fallu qu'elle saute ! Mais qu'est-ce qui lui a pris, Merlin ?

Je donnai un coup de pied dans le mur en hurlant de rage.

- Il ne peut pas jouer, lâcha Dylan à l'attention de Spark

- Bien sûr qu'il peut jouer !

- Non, Spark ! Tu ne vois pas qu'il n'arrivera jamais à le faire ?

- Il doit le faire ! Il ne peut pas vous abandonner maintenant !

- Je vais le faire ! hurlai-je en frappant encore le mur

- Tu ne peux pas ! protesta Dylan. Tu n'arriveras pas à te concentrer !

Je m'effondrai au sol et me cachai dans mes genoux.

"Quoi qu'il arrive en Angleterre, ne te laisse pas prendre par l'émotion". Tu l'avais prévu pas vrai ? Tu sous-entendais ça aussi ? Pourquoi est-ce que tu m'as fait ça ? Pourquoi ? Tu savais que j'allais revenir vivre avec toi alors pourquoi ? Pourquoi ? Je t'en prie, ne meurs pas ! Pourquoi il fallu que tu sautes ? Pourquoi ? Tu ne peux pas m'abandonner maintenant ! Non, pas quand tout va s'arranger ! Pourquoi, pourquoi tu as fait ça ? Est-ce que tu pensais que j'allais encore te laisser tomber ? Jamais ! Pourquoi, dis-moi juste pourquoi tu as sauté ! Maman... Maman ! Maman, je t'aime ! Pourquoi est-ce que tu m'as fait ça ?

Mes yeux voulaient pleurer toutes les larmes de mon corps mais je n'avais pas le droit de les laisser sortir. Je devais me relever. On avait un match à jouer.

- Marcus ! insista Spark. On doit y aller !

Je me relevai et donnai les lettres à Spark :

- Trouve Vasco et donne-les-lui.

Je pris mon balai et sortis précipitamment du vestiaire, rapidement suivi par les autres.

- Marcus ! m'interpella Martinson. Tu es sûr que tu peux faire ça ?

Je plantai mon regard dur dans le sien :

- J'ai promis à ma mère que je ne me laisserai pas submerger par les émotions. Elle n'a pas tenu sa promesse, moi je tiendrai les miennes jusqu'au bout.

Je fis pour reprendre la marche mais Thomas me bloqua par l'épaule :

- Et nous serons juste à côté.

Troublé, je restai immobile pendant un moment.

- Allons mettre le feu au terrain, au nom de ta mère ! fit Alan

Je souris tristement :

- Merci les gars.

- C'est parti !

.


.

- Et voilà... Les Gallois !

Nous arrivions comme des flèches vers le terrain. Je virai immédiatement sur la gauche pour survoler la tribune d'honneur jusqu'au groupe que formaient les Ecossais et nos "fans". Vasco se leva et me hurla :

- C'est sérieux ?

Je lui adressai un pouce levé pour lui signifier que, malheureusement oui.

Il s'effondra sur les gradins. Je remarquai la présence de Père à côté de lui mais ne m'attardai pas pour continuer le tour de terrain.

Quand le commentateur termina d'énumérer nos noms, il fit son petit commentaire :

- Les Gallois semblent bien plus agités que d'habitude ! Espérons qu'ils gardent la tête froide s'ils veulent avoir une chance ! En place, joueurs !

Je rejoignis Martinson et Lloyd.

Maman je t'en prie... Je t'aime alors survis.

- Prêts ?

Je me tendis.

- Partis !

Le Souaffle monta en flèche. Ed Kanset, l'Irlandais fit pour l'attraper mais je plongeai et l'interceptai en premier, filant vers les buts adverses.

Martinson et Lloyd réussirent à me rattraper :

- Fais gaffe, Flint ! m'avertit ce dernier

Je compris et lui fis la passe.

Martinson et moi nous écartâmes vers la gauche -oui, Bledri avait enfin compris.

Un Cognard de Finnigan nous rata de peu et fut immédiatement renvoyé par Stir. Il m'adressa un pouce levé avant de replonger vers la balle qui revenait sur Lloyd.

Les Poursuiveurs Irlandais étaient quasiment à notre hauteur. Odd collait Dylan d'un peu trop près. Martinson passa au-dessus de ma tête. Lloyd lui fit la passe assez rapidement pour que ni Odd ni Zachary ne puissent réagir à temps.

Martinson fila droit vers les buts.

- Comme tout à l'heure ! lui hurlai

Il hocha la tête. Nous arrivions à hauteur des buts. Lloyd et moi accélérâmes et dépassâmes notre coéquipier. Martinson tira. Rones, le Gardien avait presque pris la balle quand je la lui pris sous le nez et la lançai en plein milieu du but de droite.

- Dix points d'entrée de jeu pour les Gallois !

Finnigan se posta au-dessus de nous et me dévisagea :

- Qu'est-ce qui ne va pas, Flint ?

- Rien, mentis-je

Nous reprîmes le match avec la même fréquence. Ma rage ne faiblissait pas, ni la vitesse à laquelle je jouais. J'avais envie d'exploser.

Après une heure de jeu intense et terriblement éprouvant, nous étions à quatre-vingt dix contre soixante pour nous.

Je tirais la balle comme j'avais frappé le mur. Je n'avais aucune notion de la force que je mettais dans mes coups. J'avais juste envie de sentir mes muscles se tendre au maximum. Ressentir de la douleur, la preuve que j'étais toujours vivant.

Plusieurs fois, en passant au-dessus des entraîneurs, je vis que Spark voulait faire arrêter le jeu parce que j'allais vraiment me déchirer.

Je marquai le onzième but avec une telle que rage que j'en hurlai. Martinson posa sa main sur mon épaule :

- Arrête. Calme-toi, Marcus.

- Je suis calme ! hurlai-je

- Ou le contraire, je dirai. Reprends-toi.

Il fila vers Kanset qui avait déjà récupéré la balle. J'inspirai, regardai droit dans les appareils qui enregistraient le match et adressai un signe à l'attention Hannah.

Viens.

Je m'élançai. En peu de temps, j'arrivai à la hauteur de Kanset. J'étais au-dessus de lui. Il fit la passe à Zachary mais je plongeai et l'attrapai. Nous étions repartis dans l'autre sens.

Cent-douze à soixante pour nous.

Le Vif d'Or se manifesta enfin, nous jouions depuis deux heures et demie et étions à cent-quatre-vingt contre cent-trente pour nous.

- Flint continue de se comporter vraiment de façon étrange ! On dirait qu'il... Oh ! Stanley et Wintren ont plongé ! Serait-on arrivés au moment décisif du match ?

J'espérais vraiment que oui. Mon corps entier était douloureux et j'avais l'impression que j'allais mourir. Je n'en pouvais plus. J'étais arrivé à ma limite. Il manquait peu avant que je perde connaissance.

Stir et Alan bataillaient contre Flinger et Finnigan pour éviter qu'un des deux Attrapeurs ne soit arrêté par les Cognards.

Je soupirai en regardant la course poursuite. J'avais pour une des premières fois envie de pleurer.

Stanley croisa mon regard l'espace d'une seconde et une nouvelle détermination alluma son regard. Il accéléra encore. Wintren fut surpris.

Je pris une grand inspiration et hurlai :

- Vas-y Stanley !

J'entrevis au loin quand même son sourire, une demie-seconde avant que sa main ne se referme sur le Vif d'Or.

- Et c'est terminé ! brailla le commentateur. Les Gallois gagnent le match, trois-cent-trente à cent-trente ! Mesdames et Messieurs, il semblerait que...

Je soupirai de soulagement et cessai d'écouter. J'étais à bout. Mes camarades se regroupèrent autour de moi.

- Comment tu vas ? me demanda Thomas

Je soupirai et me frappai la tête sans violence.

- Je sens que quelqu'un va aller au lit immédiatement, commenta Stanley

- Bravo les gars... murmurai-je. On a gagné... Bravo...

- Euh ? C'est moi ou il va tomber dans les pommes ?

Alarmé, Alan fit passer son bras en dessous du mien pour me soutenir.

Mon corps entier se détendit progressivement, ma tête se mit à tourner et tout à coup, je ne vis plus rien.

J'eus juste le temps d'entendre ma dernière pensée avant de sombrer.

Maman je t'aime...

.

.


.

Et voilà !

Qu'en pensez-vous ?

J'ai une petite série de questions et j'aimerai bien donc obtenir des réponses ^^

Ce qui, comme dirait, met les lecteurs à contribution dans l'histoire.

.

Personnages :

-Est-ce que quelqu'un aime bien Peter et Ellen ?

-Qui d'Ellen, Kat et Hannah préférez-vous ?

-Quel autre joueur aimez-vous hormis ?

- Quel couple aimeriez-vous éventuellement que je valorise ?

- Est-ce que le personnage de Marcus reste assez fidèle à lui-même ?

Histoire :

- Est-ce que vous trouvez que ça traîne trop ?

- Est-ce que vous voudriez que je développe plus quelque chose qui vous intéresse ?

À votre avis :

- Est-ce que la mère de Marcus et Vasco s'en sortira ?

- Que choisira Hannah de faire : aller en Angleterre ou rester avec Mme Jones ?

.

Voilà pour les questions. Vous pouvez ne répondre qu'à quelques unes mais vos réponses sont très importantes pour moi à ce stade de l'histoire -non pas que je sois à cours d'inspiration au contraire- parce qu'on arrive à un nouveau grand tournant et qu'avant qu'il advienne, il faut que je connaisse l'avis de mes lecteurs.

Merci encore. J'attends vos reviews :)

Bye !

À la semaine prochaine !