Disclaimer : Harry Potter appartient à JKR.
Hey ! Comment ça va ?
Alors, je tiens à remercier Kitkat, Mylene et CFLM angel pour leur reviews. Merci beaucoup ça me fait très plaisir :)
Kitkat : Et bien, tu as répondis à toutes les questions ^^ Merci beaucoup, ça me fait plaisir. Bon, ben j'essaierai de faire des chapitres moins confus, n'hésite pas à me le signaler précisément. En tout ça me fait plaisir que tu aimes :) Merci encore et à bientôt :)
Mylene : merci d'avoir répondu ^^ Je vais essayer pour ta thématique de prédilection comme tu dis :) vu que plusieurs intrigues se mêlent en même temps, il faut équilibrer un peu :) EN tout cas merci beaucoup et à bientôt ^^
.
Donc voilà. Je vous avertis. Ce chapitre contient essentiellement du blabla.
Bonne lecture anyway :) !
Lys Ecarlate
12/Juste besoin de toi
Je relevai enfin la tête de mes genoux.
J'avais passé la nuit recroquevillé dans un angle de ma chambre, la tête cachée pour éviter de pleurer. Enfin... Presque. J'avais passé aussi une bonne heure à discuter avec Hannah, pour la convaincre de venir à Manchester. Elle avait fini par consentir à laisser ses indications à un médicomage de confiance pour qu'il poursuive le traitement pour ma mère. Moi, j'avais besoin de quelqu'un près de moi. Vasco ne suffisait plus. J'avais besoin d'un vrai point de repère, constant et indéfectible. Et il n'y avait qu'Hannah pour remplir ce rôle.
Ma mère... Qu'est-ce qu'elle me manquait... Je priais Merlin seconde après seconde. Hannah m'avait assuré qu'elle était toujours vivante, seulement dans un état de sommeil provoqué par magie qui lui garantissait de ne pas refaire de crises.
Je serrai un peu plus mes genoux contre mon torse.
Ma mère ne pouvait pas mourir. Elle ne devait pas mourir. Si ça arrivait, j'étais certain que je ne tiendrai pas le coup.
- Marcus ? m'appela la voix endormie de Lloyd. Tu dors ?
- Non... murmurai-je un peu absent
- C'est quelle heure ?
J'allumai ma baguette et vérifiai :
- Six heures.
- Oh... Alors je peux me lever.
- Je croyais que tu étais un lève-tard.
- Sauf cas extrême.
Il s'extirpa des couvertures et vint s'assoir à côté de moi :
- Tu as dormi cette nuit au moins ?
- Non.
Il soupira et passa son bras autour de mes épaules. Je laissai ma tête s'écrouler sur mes genoux.
- Tu vas te relever, Marcus... m'assura Dylan. Tu le fais à chaque fois, alors ça continuera à valoir.
- Mais là c'est ma mère, Dylan. C'est pas n'importe qui.
- Elle s'en sortira.
- On en sait rien.
- Ne t'en fais pas... Allez, on va faire un tour. Je vais réveiller Erika. Je te retrouve dans le hall dans dix minutes.
Je soupirai alors qu'il quittait la chambre.
.
.
Assis dans un des fauteuils du hall, dans le noir complet, je repensai encore à l'espoir qui m'avait habité depuis notre arrivée à Manchester.
Je pensais vraiment au fond de moi que tout allait enfin s'arranger. Et non. Il avait fallu qu'elle saute.
J'entendis des pas dans les escaliers. La lumière s'alluma. Dylan et Erika venaient d'arriver.
- Qu'est-ce que tu fabriques dans le noir ? me demanda mon coéquipier
- Je n'ai pas besoin de lumière pour réfléchir.
- Bon ben arrête de réfléchir ou ta tête va définitivement exploser.
Je soupirai et me levai. Nous sortîmes du bâtiment. Je ne regardais pas le couple à ma gauche mais je savais qu'ils se tenaient la main et ne se quittaient pas des yeux. Et ça me faisait encore plus haïr le terme célibataire.
Je marchais plus vite qu'eux. J'entendais leurs murmures dans la nuit sans lune. Et je me torturais.
Nous marchâmes bien une heure. Lloyd tentait toujours de me distraire dans des discussions sur des sujets de conversations divers, comme le Quidditch évidemment. Mais rien n'y faisait. Je ne pouvais pas arrêter plus de deux minutes de penser à ma famille.
Une haine aveugle montait en moi envers mon père. J'avais pris une décision irrévocable. Jusqu'au bout, je ne me donnerais pas de répit tant que la sentence définitive ne serait prononcée.
.
.
L'équipe fut à nouveau au complet à huit heures, dans le réfectoire. C'était l'heure que nous avait imposé le comité de la Ligue et du Ministère des Sports pour l'annonce des résultats finaux.
Les membres des quatre équipes en compétition, avec entraîneurs et invités, discutaient entre eux.
Vasco et Père étaient assis à côté de moi. Mon frère avait la tête posée sur mon épaule et contenait autant que moi sa rage et son désespoir.
Je n'osais pas tourner la tête pour croiser le regard de Père car je savais que je ne serais pas capable de me retenir. Et c'était un boulot pour Potter déjà.
Weasley du Ministère frappa dans ses mains pour ramener le silence. Les journalistes se tendirent en même temps. Je ne regardais pas Ellen.
- Mesdames et Messieurs, annonça un membre du comité dont j'avais oublié le nom. Il est l'heure de communiquer les résultats finaux. Je tiens déjà à féliciter les quatre équipes pour leurs performances, et à les remercier de leurs efforts. Je vais commencer par l'équipe officielle d'Irlande.
Les applaudissements fusèrent alors que Matthew Finnigan, son entraîneur et le ministre délégué irlandais rejoignaient le président de la Ligue.
- Les Irlandais finissent la compétition avec un total de trois-cent-quarante points marqués sur le terrain et aucune victoire.
Alors qu'il continuait son discours, Vasco murmura près de mon oreille :
- Potter nous fixe.
- Il a dû se rappeler ce que tu lui as montré hier.
- Tu as lu le journal ?
- Non.
- Alors fais attention à ce que Père ne le lise pas.
- Et maintenant, les Ecossais ! Qui finissent avec cinq cent trente points marqués sur le terrain et une victoire ! Félicitations Monsieur Highsigh.
- Ce sera à toi, m'avertit mon frère
Spark se leva, comme le ministre délégué. Je soupirai discrètement et les suivis.
- Arrête de faire ta tête de six pieds de long ! plaisanta Spark pour tenter de me "remonter le moral"
Voyant que rien n'y faisait, il soupira et abandonna.
- Le Pays de Galles a totalisé huit cent quatre-vingt-dix points sur le terrain avec deux victoires ! Toutes mes félicitations !
Il commença à me faire un discours dont je ne captai pas un mot. J'étais absorbé par ma réflexion. Que voulait dire Vasco à propos du journal ?
Quand Spark me poussa je compris que je devais revenir m'assoir. En passant à côté de la table des Anglais, j'entendis leurs moqueries.
C'est là que je vis le journal en question. Sur la table, sous le coude de McLaggen, je pus lire le gros titre : Harry Potter demande la réouverture du dossier Flint !
Un sourire perfide étira mes lèvres. Potter avait assez d'influence pour me garantir une victoire.
Je n'entendis pas grand chose de la performance des Anglais tant leurs "fans" hurlaient fort. Et comme je savais déjà qu'ils avaient gagné tous leurs matchs, il n'y avait aucune surprise.
- Mesdames et Messieurs, les deux équipes qui s'affronteront à nouveau dans trois jours lors de la finale des éliminatoires du Royaume-Uni sont... l'Angleterre et le Pays de Galles !
Les hurlements à notre table me firent sursauter et me crevèrent les tympans. Même Père n'arrêtait pas son monologue sur sa fierté et la grandeur familiale que je perpétrais et blablabla et blablabla...
- Bon, bah on va fêter ça ce soir ! proposa Thomas
Stefen nous balança les exemplaires de cinq journaux. La une du journal sportif était accompagnée d'une photo de moi en train de tomber dans les pommes. Glorieux.
Et... Oh non... Mon interview avec la journaliste d'hier... Quelle horreur...
- Marcus ! s'exclama Martinson en me montrant la Gazette du Sorcier
Je pâlis et Père tourna la tête vers moi. Il suivit mon regard et pâlit à son tour.
Il darda son regard furieux sur moi :
- De quoi est-ce que ça parle ?
Je jetai un rapide coup d'oeil derrière moi. Potter s'alarma. Il accourut vers nous, flanqué par deux de ses acolytes.
- Monsieur Flint, lâcha-t-il d'un ton sec. Vous êtes prié de nous suivre.
Mon père remarqua le nombre de regards rivés sur nous, contint son envie d'envoyer Potter balader et se leva pour suivre les aurors.
Avant de quitter la pièce, il nous lança -à Vasco et moi- un signe d'avertissement.
- Tu crois qu'on a bien fait ? chuchota Vasco à mon oreille
Je hochai vivement la tête. Il m'avait détruit, détruit Vasco et détruit ma mère aussi.
Je ramenai mon attention à mes coéquipiers :
- Tu disais quoi Eliot ?
- Qu'il fallait qu'on fête notre passage en finale.
Je voulus lui dire que je n'avais pas la moindre envie de faire la fête mais apparemment, je n'allais pas réussir à faire grand chose.
Et comme je ne voulais pas le blesser, je me contentai de hocher la tête.
Ma mère me manquait...
.
.
La matinée et le début de l'après-midi passèrent affreusement lentement. J'avais l'impression que le temps qui s'écoulait représentait une éternité et qu'autour de moi, tout allait au ralenti.
Je ne parlai pas beaucoup. Constamment, on me demandait si ça allait. Mais je ne répondais pas.
Je pensais à ma mère.
Je n'avais qu'elle en tête, même si Hannah occupait bien mes pensées aussi mais c'était parce que c'était en rapport avec ma mère.
Assis dans le hall, plongé dans mes pensées, je ne vis pas l'arrivée de Kat jusqu'à ce qu'elle s'asseye sur mes genoux.
- Comment va mon beau penseur ? plaisanta-t-elle
Je ne pus me retenir de sourire, c'était plus fort que moi.
- Ah voilà ! rit-elle. C'est comme ça que je t'aime !
- Je suis désolé, m'excusai-je sans pouvoir effacer mon sourire
- Oh mais ne t'excuse pas, on passe tous par de mauvais moments.
- T'as dû en faire passer des mauvais moments...
- À mes ex ?
Je hochai la tête. Elle sourit et émit un son d'approbation mêlée de fierté presque :
- Il valait mieux que je leur brise le coeur que le contraire.
- J'ai comme l'impression que tu n'aimes pas te faire larguer.
- J'en ai bavé. Mais maintenant, c'est à moi de jouer.
- C'est drôle, tu assumes pleinement d'être celle que toutes les filles détestent.
- Et bien écoute : qu'elles me détestent. Moi je ne pleure plus à cause d'un chagrin d'amour au moins.
- On verra... la provoquai-je
- Tu veux me briser le coeur ? demanda-t-elle en entrant dans mon jeu
- Oh mais tu sais mieux le faire que moi.
Elle sourit :
- Tu l'as dit !
Nous éclatâmes de rire au même moment. Mais cet instant de complicité fut vite rompu par l'arrivée d'Ellen.
- Bas les pattes ! cracha-t-elle à Kat en la poussant de mes genoux
- De quoi je me mêle ? répliqua mon amie
- Va chasser d'autres hommes ! Celui-là est déjà pris !
- Aux dernières nouvelles, il me semble qu'il a été plaqué par... Oh ? Par toi bien sûr !
- J'ai comme l'impression que tu es mal placée pour me donner des leçons à ce sujet !
- Oh non... Moi je suis dans le rôle inverse de toi : j'embobine, je ne me fais pas embobiner.
Je me levai et épaulai Kat :
- Tu ne veux pas t'en aller, Ellen ?
Elle ouvrit grand les yeux et la bouche, sous le choc :
- Et pourquoi, je t'en prie ?
- Parce que je fais ne te regarde absolument pas et je voudrais pouvoir garder une once de vie privée sans que tu viennes me l'empoisonner.
Je ne vis pas la gifle partir. Je compris seulement quand je sentis ma joue brûler.
- Tu t'attires trop de problèmes, Marcus ! siffla mon ex. Ton père, ton frère, ta mère... Si tu te mets à fréquenter les mauvaises personnes, tu vas souffrir encore plus.
Je fronçai les sourcils :
- Je rêve ? C'est toi qui vient de me parler de ma souffrance ? C'est toi qui m'a détruit, alors évite de tenir ce genre de discours !
Highsigh apparut dans mon champ de vision et fit des signes à Kat pour lui dire de venir le rejoindre. J'étais désormais seul face à Ellen et il était quatre heures de l'après-midi.
Un froid était jeté entre nous.
- Je te récupérerai, sois-en sûr.
- Pas tant que je ne voudrais pas.
- Mais tu le veux déjà, c'est ça le pire.
- C'est faux.
- Oh non... C'est la pure vérité, que tu refuses d'admettre, c'est tout.
Je sentis un doute s'insinuer en moi. Oui, je l'aimais toujours à la folie : est-ce que ça voulait dire que je pouvais supporter à nouveau une séparation future ? Je risquais de perdre ma mère, est-ce que si je laissais passer ma chance, je perdrais à nouveau un être aimé ?
- Alors ? Tu vas revenir avec moi ?
J'ouvris la bouche pour répondre oui quand quelqu'un me coupa :
- Marcus !
Je me retournai et restai paralysé.
Elle était là, enfin. Enfin, enfin, enfin.
Même cascade de cheveux dorés, même visage innocent, même lumière... Elle était seulement plus pâle et plus fatiguée qu'avant.
Un sourire illumina son visage, se reflétant à l'identique sur mes lèvres.
- Han !
Elle courut se jeter dans mes bras. Tout à coup, j'eus l'impression de fondre. Sa douce chaleur et son odeur sucrée s'insinuèrent en moi et traversèrent tout mon corps comme un afflux de sang.
Je la fis virevolter, elle s'accrochait si désespérément à mon cou et je la serrais si fort contre moi que j'avais l'impression que nous allions fusionner.
Quand enfin elle retoucha le sol, elle se détacha légèrement de moi. Ses yeux brillaient et un sourire ému étirait ses lèvres :
- Je suis désolée...
- Tu devrais être la dernière personne au monde à s'excuser, chuchotai-je
- Je n'ai pas réussi à...
Je la coupai en lui plaquant ma main sur la bouche :
- Ne dis rien. Ne dis rien...
Ses épaules s'affaissèrent et j'ôtai ma main de sa bouche. Elle se colla contre moi et enfouit sa tête dans le creux de mon épaule.
J'entendis des pas rapides s'éloigner. Je tournai la tête et remarquai qu'Ellen était partie en courant.
- C'était qui ? me demanda Hannah
- Ellen. Mon ex.
- J'ai l'impression qu'elle a mal pris mon arrivée.
- Tu es venue pile au bon moment, lui assurai-je
Elle sourit. Je ne voulais pas lui dire qu'elle m'avait évité de faire l'erreur de ma vie.
Mais dans ses yeux je vis que je n'avais pas besoin de le lui avouer pour qu'elle le sache.
- Je devrais peut être aller voir Pete... dit-elle tout à coup
Je fis la moue :
- Peut être.
- Marcus... C'est mon copain.
- Bon.
Je la pris par l'épaule et la conduisis dehors. Stir et Gil Alan étaient devant le bâtiment et discutaient.
- Vas-y, dis-je à Hannah
Elle me sourit et s'avança vers eux.
- Pete ! s'exclama-t-elle
Stir tourna la tête vers elle et la surprise teinta son visage. Il vint vers elle, la prit dans ses bras brièvement, l'embrassa sur les lèvres et lâcha :
- Tu aurais pu me dire que tu venais ! Je croyais qu'avec ton boulot, tu ne pouvais pas quitter le pays.
- Il y a eu des complications.
- Ah. D'accord. Bon, je suis désolé : tu arrives au mauvais moment, Gil et moi devons aller faire une course. Au pire on se voit ce soir. À tout à l'heure !
Il l'embrassa très rapidement et s'éloigna avec l'autre Batteur de mon équipe. Hannah reste quelques secondes immobile suis se retourna et revint vers moi. Elle n'arrivait pas à cacher sa déception.
- Je t'avais dit... soupirai-je
- Mais non, ne t'en fais pas c'est rien. Il est juste un peu... pris.
Je secouai la tête. Elle sourit un peu plus :
- Alors ? Toi aussi tu as des courses à faire ou tu vas rester avec moi ?
J'esquissai un sourire en coin :
- Tu veux connaître mon frère ?
- Je l'ai déjà vu l'autre jour par la cheminée mais si tu veux, je suis partante. Tu ne t'entraînes pas ?
- Un peu ce matin mais je ne suis pas d'humeur. Je n'arrive pas à me concentrer sur la balle.
- Bon. Alors on a qu'à aller voir ton frère.
.
.
Quand Vasco ouvrit la porte, je m'attendais sans savoir pourquoi à voir Père.
En me voyant, mon frère sourit et m'invita à entrer. Il remarqua Han, sourit et referma la porte quand elle fut à l'intérieur.
- Père est toujours avec Potter ? demandai-je
- Il n'est pas rentré donc j'en déduis que oui.
Hannah haussa un sourcil. Je lui résumai brièvement la situation.
- Bon, fis-je. Je crois qu'il est temps de faire officiellement les présentations. Hannah, lui c'est Vasco, mon petit frère, ma Tête Blonde.
Mon frère rit :
- Enchanté.
- Bon, Vasco, elle c'est Hannah Abbott, mon amie.
Han sourit et baissa légèrement la tête.
- On fait quoi alors ? demanda Vasco
- Ce soir, les autres ont organisé une sorte de fête pour fêter notre admission en finale. Donc on doit rester sobres.
- Parle pour toi. Moi je ne bois pas.
Je levai les yeux au ciel. Hannah étouffa un rire.
- Moi je propose d'aller montrer Manchester à ton amie, proposa Tête Blonde
.
.
Nous ne rentrâmes qu'à huit heures, heure convenue du rendez-vous au bar dans le centre de Manchester côté sorcier.
Hannah n'était pas avec nous. Elle était allée installer ses affaires dans l'appartement de Vasco.
Quand j'entrai dans le bar, je fus assailli par mes coéquipiers. Je manquai de tomber.
- Comment tu vas champion ? me demanda Spark
- Je vais bien.
C'était un gros mensonge. J'allais mieux grâce à Han et Vasco mais je n'allais pas bien.
- Au fait, fit Dylan. Elle s'est invitée.
Il désigna Ellen qui bavardait avec quelqu'un près du comptoir.
Je décidai donc que je n'allais pas rester longtemps à cette "fête".
Malheureusement, mes coéquipiers m'emportèrent vite. Il semblait ne pas manquer grand chose. Il y avait musique, alcool, nourriture. Mais je ne bougeais pas du mur au fond du bar, sans rien toucher qui soit comestible ou liquide.
Martinson me rejoignit après un quart d'heure. Il désigna Peter Stir, qui dansait avec la soeur d'un de mes coéquipiers. Il étaient... proches.
- J'ai l'impression que Peter a pris quelques verres de trop.
- Un tonneau entier, oui.
- C'est sa copine qui sera contente.
Bledri devait porter malheur parce qu'au moment où il finissait sa phrase, la porte du bar s'ouvrait sur Hannah. Je me précipitai vers elle, la poussai à l'extérieur et refermai la porte quand nous fûmes dehors tous les deux.
- Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda-t-elle
- Je préfère que tu n'entres pas.
- Mais pourquoi ?
- C'est... un peu arrosé.
- Tu es sobre.
- Oui mais pas... tout le monde.
Elle haussa un sourcil. Je cherchais un moyen de la convaincre de laisser tomber :
- Euh... Dis... Tu ne veux pas plutôt parler... Juste... Toi et moi quoi.
Elle sourit :
- Oui bien sûr.
Je l'amenai plus loin, jusqu'à un banc où nous nous assîmes. Je la fis se caler contre moi. La nuit était froide comme mon coeur et j'avais besoin de son contact à elle pour me sentir rattaché à la réalité.
- Alors ? De quoi tu voulais me parler ?
- Parle-moi de ma mère.
Elle soupira mais répondit quand même :
- Elle ira bien. Quant à sa guérison, enfin le traitement des crises, j'ai donné toutes les indications à un médicomage que je connais bien. Je devrais le contacter demain pour en re-discuter. Mais ne t'en fais pas. On fera tout le possible.
- Ton rhume va mieux en tout cas.
- C'est vrai.
Je souris. Elle éclata de rire :
- Je t'avais dit que ce n'était pas le virus !
- Et qu'est-ce que vous allez faire à propos de ça ?
- Moi plus rien. Les autres, on verra. J'ai perdu mon emploi à la clinique à cause du ministère. Je vais donc essayer d'en retrouver un.
- Où est-ce que tu as laissé ton neveu ?
- Je dois aller le chercher demain chez sa grand-mère en fait.
- Ta mère ?
- Non. La mère du mari de ma soeur.
- Je ne savais pas que tu avais une soeur.
- Elle est plus âgée que moi. Elle a quasiment trente ans. Elle vit à Londres.
- Vous êtes deux donc ?
- Trois en fait. J'ai un demi-frère, du premier mariage de mon père. Et il est encore plus vieux. Je suis la dernière.
Je souris :
- Contrairement à moi.
- C'est ça. Mais dis-moi la vérité, tu ne voulais pas que j'entre à cause de Pete, pas vrai ?
Je ne répondis pas. Elle prit ça pour un oui. Elle se redressa et baissa la tête au sol. Je la pris dans mes bras :
- Ne pense pas à lui.
- Je me pose des questions.
- Du genre ?
- Est-ce qu'il m'aime ?
- Je déteste dire ça mais je pense bien que oui. Regarde-moi, j'aime Ellen mais je ne peux pas m'empêcher de la détester.
- Je ne déteste pas Pete. Mais qu'est-ce qu'il s'est passé exactement entre Ellen et toi ? À la fin je veux dire.
Je soupirai et m'imprégnai de l'odeur de ses cheveux avant de raconter mes souvenirs.
J'étais assis sur le banc, dans le parc. Il faisait terriblement froid, le vent me décoiffait et j'étais seul dans les environs.
Je la vis enfin arriver : Ellen, l'amour de ma vie. Toujours en retard.
Je la pris dans mes bras affectueusement et fis pour l'embrasser mais elle avait la tête baissée.
- Il y a un problème ? lui demandai-je
Elle ne répondit pas tout de suite :
- C'est toi mon problème.
Je restai paralysé. Quoi ?
- Mais... Pourquoi ? J'ai fait quelque chose de mal ?
- Non.
- Alors pourquoi ?
- Je n'ai plus envie de te voir. J'ai trouvé bien mieux que toi en fait. Quelqu'un qui me fait sentir vraiment importante et unique. Quelqu'un qui m'aime vraiment.
- Mais je t'aime ! Je t'aime, Ellen !
- Pas assez apparemment.
- Quoi ? Mais c'est complètement injuste ce que tu dis !
- Non. C'est juste la vérité. Je suis venue seulement pour te dire que c'était fini entre nous.
- Quoi ? Tu ne peux pas faire ça comme ça, sans même m'expliquer pourquoi !
- Je te l'ai dit. Tu n'es pas capable d'aimer c'est tout.
- Comment est-ce que tu peux dire ça alors qu'on est ensemble depuis aussi longtemps ?
- C'est que tu as encore trop besoin de moi pour me larguer. Ecoute, on va mettre une pierre sur tout ce qu'on a vécu ensemble, faire comme si rien n'était arrivé. Oublier quoi.
- Tu ne peux pas me demander ça !
- Si.
Elle se retourna et fit pour s'en aller quand je criai :
- Ellen ! Attends !
- Richards, Flint. Richards.
Elle disparut dans le vent et la brume, me laissant m'effondrer sur le banc détruit, avec les morceaux brisés de mon coeur qui tombaient les uns après les autres dans le feu.
Le silence revint. Hannah passa ses bras autour de mes épaules :
- Et c'est après ça qu'elle te demande de revenir avec elle ?
- Oui... Je...
Ma voix se cassa. Mais il fallait que je lui dise :
- Au moment où tu es arrivée, j'étais sur le point de lui dire oui.
Je la sentis se raidir.
- Je ne sais pas pourquoi. Je ne veux pas, mais j'allais lui dire oui et...
- Chut.
Je cachai mon visage dans son épaule.
- Il n'y a que toi capable de faire ce choix, Marcus. Je ne le ferai pas, ni personne d'autre pas même Ellen. Si tu dis oui, alors c'est oui. Si tu dis non, alors c'est non.
- C'est non.
- Sûr ?
- Non.
Elle sourit.
Je souris à mon tour.
J'aimais de plus en plus Hannah. Elle était un point d'ancrage si plein d'affection que j'avais l'impression qu'elle avait toujours été mon amie, depuis la nuit des temps.
Elle était douce sans être niaise, elle était souriante sans jamais avoir l'air d'une gamine, elle n'avait rien d'un coeur d'artichaut ou d'une chasseuse d'hommes, elle n'avait rien de la femme fatale, elle relevait même plus des clichés de gentille fille en apparence.
Mais je n'avais besoin de rien d'autre. Je n'avais envie de rien d'autre.
Avec Hannah et Kat, j'étais tout sauf seul.
Je basculai un peu pour m'adosser au banc. Hannah se retrouva contre mon torse, sourit et ferma les yeux.
- Plus d'Ellen maintenant, lui chuchotai-je. Il n'y a rien d'autre que toi et moi ici.
Elle sourit :
- Comme si on avait besoin de plus...
.
.
.
.
Hey ! Vous ne vous êtes pas endormis ?
Je sais ce chapitre contenait peu d'action, j'espère que tout de même ça vous a plu. LAissez-moi une petite review pour me le dire (au fait, le questionnaire du chapitre précédent est toujours valable).
Donc, à ce propos : les joueurs que vous préférez sont principalement Dylan Lloyd et Matthew Finnigan, et Kat et Hannah ont aussi plutôt la cote. Le questionnaire est toujours valable (donc vous pouvez toujours y répondre si vous ne l'avez pas déjà fait). Je sais que c'est la deuxième fois que je le dis.
Anyway, merci encore pour ceux qui m'ont lu et ont reviewé !
À la semaine prochaine,
ACSD
