Hey ! Comment allez-vous ?

Ce chapitre n'est pas en retard, j'espère que vous serez contents même si ce n'est que du blabla et essentiellement des scènes entre les joueurs.

Bonne année à tous et à toutes et bonne rentrée pour après-demain !

Petite question : vu que je suis devenue allergique à la rapidité dans les fics, je me demandais si vous trouviez que ça traînait trop ou alors que ça allait trop vite ou alors pas du tout.

Voilà !

Réponse aux reviews :

Kitkat : Hey ! Je suis contente de ton enthousiasme, ça me fait sourire :) Les choses s'arrangent pour Marcus, il était temps ^^ Pour son célibat, c'est une autre question... Je te laisse découvrir ce qu'il va se passer :) Tu me diras ^^

Mylene : Je suis désoléééééééée ! T.T Je ne voulais pas laisser cette fic en bas de ma liste de mes priorités mais je n'avais pas le choix ! J'ai eu une fin d'année assez mouvementée -' En tout cas merci de me pardonner ^^ Pour la mère de Marcus : la vraie raison qui explique qu'elle risque de mourir ce sont les crises. Elle était dans le coma, provoqué par les médicomages. Le vrai risque c'est si les crises ne prennent pas fin, elle va finir par se tuer. Pour Hannah : euh... C'est dur de lutter quand on est amoureux. Mais je te laisse découvrir l'avancement là-dessus :) Merci encore et à bientôt !


Lys Ecarlate


14/S'il te plaît, ne pleure pas

Je n'avais jamais rêvé d'une seule image auparavant. Devant mes yeux ne flottait que le visage souriant d'une blondinette que je commençais à ne connaître que trop bien. Mais le fait de n'avoir que ça à regarder permettait à mon esprit de faire des réflexions. Généralement, je ne réfléchissais pas consciemment en dormant mais, encore une fois, les choses avaient changé.

J'étais presque trop proche d'Hannah maintenant. Peter Stir, mon coéquipier et son copain, n'était pas très content de ça. Il pensait que je voulais la lui prendre. Mais ce n'était pas ma faute si j'étais plus proche d'elle que lui ! Tss... Quelle ironie... Être plus proche d'une fille que son propre copain... J'aurais pu être son petit ami, ç'aurait paru presque plus normal... Hey ! Marcus, la ferme ! Ce n'est pas le genre de choses que tu es censé penser !

Est-ce que je venais vraiment de suggérer une chose pareille ? C'était absolument hors de question !

Je hurlai tout à coup, réveillé par une douleur fulgurante qui embrasait tous les os de mon corps. Je me redressai en vitesse, juste pour trouver un Dylan Lloyd explosant de rire à s'en tenir l'estomac, allongé sur mon lit, me bloquant les jambes.

- On peut savoir ce qui te prend ? m'écriai-je encore sous l'effet de la surprise. Tu voulais que j'aie une attaque ?

- Si t'avais vu ta réaction ! réussit-il à dire entre deux éclats de rire

- Je verrai la tienne quand je me vengerai !

Il rit de plus belle. Je déplaçai mes jambes, ayant pour résultat de le balancer hors de mon lit. Je ne savais pas d'où lui était venue l'idée de me sauter dessus pour me réveiller, mais j'étais maintenant frustré.

Il se redressa, étouffa un dernier rire et m'adressa un regard amical. Je ne pus retenir un sourire amusé de fendre mes lèvres. Comment est-ce que je pouvais lui en vouloir ? Il aimait juste profiter de chaque instant, s'amuser le plus possible avant que ne vienne le temps de regarder en arrière. Je ne pouvais pas le blâmer alors qu'il aimait la vie plus que moi.

Il remarqua mon regard mélancolique.

- Oh Marcus... Je suis désolé si je t'ai...

- Non c'est rien, t'inquiète...

Il sourit et enroula ses bras autour de mes épaules. Je soupirai et me détendis un peu. J'étais vraiment quelqu'un qui ne savait pas profiter de la vie...

Dylan se retira et me regarda sérieusement :

- Tu vas bien au moins ?

- Hein ? Oui, pourquoi ?

- Bah tu as eu beaucoup de problèmes ces derniers temps... Tu sais, ta mère, ton père, ton frère, Ellen... Sans parler des matchs, de Spark, des Anglais et de tes sautes d'humeur... Je me disais que je n'avais peut être pas été assez là pour toi et qu'il était temps que je m'inquiète un peu.

Je ne pus m'empêcher de sourire :

- Ne t'en fais pas... Je vais bien mieux. Merci quand même.

- C'est cette fille, pas vrai ? La copine de Peter. Depuis qu'elle est là tu es redevenu un peu plus... vivant.

Je souris de plus belle :

- Ouais... Je crois que tu as raison.

Il me donna une tape amicale dans le dos et sourit :

- Ne la lui pique pas, hein ! Stir serait furieux.

- Mais arrête de dire n'importe quoi ! Ce n'est pas parce que c'est mon amie que je suis forcément amoureux d'elle.

Il rit et secoua la tête :

- J'ai un mauvais sentiment sur ce que tu dis.

- Quoi ?

- Rien... Je me trompe sûrement.

- Dylan... Qu'est-ce qu'il se passerait si un de nous brisait toutes les règles ?

- Un chaos pas possible dans l'équipe, quoi d'autre ?

Je hochai la tête. Il me lança un regard qui voulait dire qu'il savait pourquoi je posais cette question.

- Tu sais, Marcus, tu peux me dire tout ce qui te préoccupe. Je le garderai pour moi.

Je souris :

- Merci...

- Alors ?

- C'est juste que... Je me sentais si perdu... Mon frère plongeait dans sa propre douleur, mon père me faisait vivre un enfer émotionnel, ma mère était sur le bord de la mort, Ellen mettait ma tête sens dessus-dessous et puis Hannah est apparue... Je ne sais pas du tout comment mais elle a réussi petit à petit à me rendre un peu moins seul, moins perdu. Je ne sais vraiment pas comment.

- Tu avais juste besoin de quelqu'un comme ça. Aucun de nous ne pouvait vraiment remplir ce rôle.

- Ne dis pas ça je...

- Ecoute, Marcus : aucun de nous n'a jamais vraiment été là pour toi quand tu en avais besoin. Depuis des années on savait que tu étais en conflit familial et que tu noyais tout ça dans l'alcool mais qui est venu t'aider ? Personne. Alors c'est normal que tu ne te tournes pas vers nous quand tu plonges.

Je souris et lui tendis ma main :

- Mais ce n'est plus le cas, pas vrai ?

- Comment ça ?

- Tu es mon meilleur ami, maintenant.

Je vis à son sourire qu'il n'avait jamais espéré m'entendre dire ça un jour. Il me sauta au cou et me renversa complètement. Nous nous retrouvâmes au sol en l'espace d'une seconde.

Il explosa de rire et se releva avant de m'aider.

- On devrait aller manger maintenant, suggéra-t-il

Je hochai la tête et le suivis hors de la chambre.

Il était temps de remplir les trous.

.


.

Quand Lloyd et moi arrivâmes au réfectoire, un bonne partie des regards convergea vers nous. Je baissai la tête et m'assis à côté de Stanley.

- Tu vas manger, aujourd'hui, m'ordonna l'Attrapeur

- Hé ! Tu n'es pas mon...

Le mot mourut dans ma gorge :

-... père.

Je m'empressai d'enfiler quelque chose dans ma bouche pour éviter le silence embarrassant qui tomba sur la table de mes coéquipiers. C'était devenu un sujet difficile pour eux. Ils ne connaissaient pas toute l'histoire mais savaient combien ça m'affectait à l'intérieur.

Je leur adressai un sourire faux pour leur faire croire que tout allait bien :

- Vous êtes prêts pour demain ?

Ils firent tous la moue, pas convaincus par ma tentative de changer de sujet.

- Appréhensifs, finit par dire Martinson

- Allez ! ris-je. Même si on perd, ce n'est pas dramatique ! Regardez où on est arrivés : on est en finale les gars ! Si on arrive pas à aller aux championnats du monde, ce n'est pas grave parce qu'on pourra dire qu'on était en finale. C'est la première fois que cette équipe arrive aussi loin, on a de quoi être fiers.

Gil Alan et Eliot Thomas échangèrent un regard étonné. Apparemment, ce n'était pas moi qu'ils avaient l'impression de voir.

- C'est vrai, sourit Dylan. Au moins on est tous ensemble !

Il rit, se rendant compte qu'il avait l'air d'un enfant de six ans.

Je secouai la tête, amusé :

- On peut dire qu'arriver ici nous a été d'une grande aide.

Je prétendis ne pas voir les regards inquiets posés sur moi et avalai une autre bouchée de nourriture.

- Alors ? lâchai-je. Vous ne dites rien ? D'habitude vous ne faites que parler...

Martinson se détendit un peu :

- Euh... On a une conférence de presse à dix heures ce matin.

- Okay, opinai-je. C'est pour ça que vous êtes aussi tendus ?

Je faisais comme si je ne savais pas. Mais je n'étais pas stupide : il craignait une autre de mes sautes d'humeur.

- Oui, mentit Thomas

- Allez ! ris-je. On ne va pas se faire manger par les journalistes...

- Non mais de onze heures à onze heure et demie, ce sera interview croisée avec les Anglais.

Je faillis recracher ma nourriture :

- McLaggen est la dernière personne que j'aie envie de voir aujourd'hui.

J'interceptai le regard de Gil Alan et je sus qu'il avait pensé "même ton père?"

Je bâillai et fis craquer mes doigts :

- Je ne sais pas ce que vous en dites mais si dans une heure on a une conférence de presse, on ferait mieux d'aller préparer ça.

Nous nous levâmes en même temps et nous dirigeâmes vers notre appartement.

.


.

Nous attendions devant la porte de la salle où nous devions rencontrer les journalistes. Stir et Alan regardaient le sol, mains dans les poches. Martinson, Thomas et Stanley étaient adossés nonchalamment sur le mur et ne disaient pas un mot.

Lloyd et moi, au contraire, discutions à voix basse. De temps à autre, nous explosions de rire et récoltions les regards interrogateurs des autres.

La porte s'ouvrit et McLaggen, suivi de ses coéquipiers, en sortit.

Il m'adressa un sourire perfide :

- Prêt à mourir, Flint ?

- Si tu es toujours vivant, c'est qu'il n'y a aucun monstre là-dedans.

Il grogna et disparut dans le couloir. Nous entrâmes dans la pièce.

Spark était là et l'entraîneur des Anglais aussi. Sept sièges étaient installés sur une sorte de scène, et les journalistes étaient assis sur des chaises, disposées en cinq rangées.

Nous nous consultâmes du regard avant de monter sur la scène. J'esquissai un sourire perfide :

- Qu'est-ce que vous en dites de briser un peu les règles ?

Ils me dévisagèrent sans comprendre.

- On va leur montrer qu'on est pas une équipe de joueurs de Quidditch comme les autres.

Ils opinèrent et nous montâmes sur scène en courant. Martinson bondit jusqu'à un siège et s'y affala avec nonchalance. Je l'imitai et fis signe à Lloyd de venir vers moi. Il s'assit sur mon genou droit et fit exprès de s'allonger sur moi.

Je vis le regard un peu étonné de Spark mais ne fis rien. J'avais envie pour une fois d'être celui qui semait la confusion dans la tête des gens. J'avais envie de laisser ma langue se délier enfin.

Spark soupira puis s'adressa aux journalistes :

- Les voilà, les Cardiff Falcons. Vous pouvez leur poser toutes les questions.

Un homme se leva :

- Quelles sont vos attentes pour demain ?

Les regards convergèrent vers moi.

- Hé ! protestai-je pour mes coéquipiers. Pourquoi je devrais répondre à cette question ? Vous faites tous partie de cette équipe.

Martinson étouffa un rire et répondit :

- Je ne pense pas qu'on ait des attentes. Chaque match est différent et apporte sa propre dose d'adrénaline. Certes, c'est une finale mais nous n'avons aucune attente particulière.

Un autre se leva :

- Vous avez reçu énormément d'attention médiatique, notamment à cause de la vie privée de Marcus Flint, est-ce que cela vous a affecté ?

- Si quelqu'un a pu en être affecté, répondit Alan, c'est Marcus. Nous n'avons pas changé pour les journaux.

Il me fit un signe du menton. Je soupirai :

- Je n'ai pas été affecté par ça. C'est ma vie privée qui m'a touché. Les médias ne font que mettre leur nez partout où ils peuvent.

Une femme se leva pour remplacer l'homme d'avant :

- En parlant de cela : comment l'équipe vit-elle ces questions de Mangemorts ?

Le silence tomba. Dylan me décocha un léger coup de pied dans le mollet.

- Euh... fis-je

- C'est sa réponse, rit Lloyd. Euh.

Plusieurs questions sur notre jeu ou sur l'attention médiatique furent posées dans la première demi-heure. Ce fut alors que la chose embarrassante me fut adressée :

- Vous êtes devenu le centre d'attention à cause de l'affaire Flint Père et des différentes rumeurs sur Ellen Richards, Katharina Pick et Hannah Abbott. Qu'est-ce que vous dites aux journalistes qui ont écrit ces choses sur vous ?

Je devins pâle tout à coup :

- Qu'est-ce qu'Hannah Abbott vient faire ici ?

- Hannah est ma copine, les informa Stir sans grande conviction

- Et de toute façon, repris-je. Je n'ai rien à dire à personne. Je connais ma vie privée, ceux qui veulent la connaître n'ont qu'à me la demander plutôt que d'aller voir ce qu'on dit dans Sorcière Hebdo.

Un autre homme se leva :

- Vous étiez les plus sous-estimés de la compétition. Face à deux équipes habituées de cette position et celle favorite en absolu, comment avez-vous réussi à frayer votre chemin parmi ces champions jusqu'à la finale ?

Lloyd fut celui qui prit la parole en passant son bras autour de mes épaules :

- Marcus est un type calculateur. Il savait qu'être ceux dont on ne s'attendait rien, ceux que personne ne connaissait ni n'encourageait à grande échelle, allait être un avantage. Il a décidé de prendre tout le monde par surprise. On a fait attention à ne pas être vus en train de jouer et à rester le plus discrets possible avant premier match. Il a plutôt bien réussi, non ?

Je lui tapai amicalement le dessus de la tête.

Une autre demie-heure de multiples questions passa avant que ne rentrent à nouveau les Anglais. Quelqu'un apporta des chaises supplémentaires et étrangement, nous nous retrouvâmes tous en face à face avec nos adversaires.

Les premières questions concernaient nos pronostics sur le match à venir. Puis, après quelques minutes, quelqu'un nous demanda de commenter le jeu de nos adversaires. McLaggen -qui était le seul à répondre aux questions dans son équipe- ricana :

- Les Gallois sont toujours dans la surprise. Ils finissent par en devenir prévisibles.

- Quant à vous, cracha Martinson. Vous pensez toujours à votre petite personne et ne raisonnez jamais en tant qu'équipe.

Je lui adressai un hochement de tête approbatif.

McLaggen retint un commentaire venimeux et répondit à la question suivante.

À vingt minutes du début, on demanda à Lionceau Suicidaire et moi si notre rivalité n'était due qu'à notre appartenance à deux différentes équipes.

- Flint a toujours été le genre de type qu'on déteste immédiatement, répondit McLaggen avec un sourire narquois

- Dis-moi pourquoi personne ne te voulait jamais dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor ?

- La ferme, Flint !

- Hé ! Tu te fais détester facilement aussi.

- Moi c'était parce que les gens savaient qu'ils ne pouvaient pas faire le poids. Toi c'était parce que tu as toujours été le type le plus méprisant et intolérant de Serpentard. Et une pourriture au Quidditch aussi.

- Parle pour toi !

- Vous n'arriviez pas à battre ma maison !

- Quand Potter y est entré, oui. Mais avant, on pouvait la laminer comme l'inverse.

- Tu étais un tricheur, surtout.

- Quand est-ce que j'ai triché ?

- Tu aimais bien lancer les Cognards au Gardien adverse.

- Euh dis-moi, qui a lancé un Cognard à son capitaine ? Toi, alors la ferme, McLaggen.

Les entraîneurs se regardaient, l'air de dire "que quelqu'un les arrête" mais les journalistes se délectaient de notre petite joute verbale.

- De toute façon, je suis là maintenant Flint et demain je vais t'écraser.

Je levai les yeux au ciel. Quelqu'un demanda qu'est-ce que nous penserions si l'autre équipe gagnait.

- Flint n'est pas si fort que ça, il n'y a pas vraiment de chances qu'il gagne.

- Et il y a combien de chances pour que tu réussisses à faire sortir ta tête de la pièce ?

Lloyd explosa de rire et me tendit sa main pour que j'y tape la mienne.

Je souris, satisfait.

La demie-heure ne fut quasiment qu'une dispute verbale non-stop entre mon équipe et celle du Lionceau Suicidaire.

Mais je me sentais fort.

.


.

- Est-ce que je peux te parler, Flint ?

Je regardai Stir et soupirai :

- Oui.

Je me levai et le suivis. Nous étions dans le centre de Manchester, assis dans nos escaliers habituels.

- Je voulais te parler d'Hannah.

- Quoi ? me tendis-je

- Est-ce qu'elle m'aime ?

Je me raidis. J'avais une certaine envie de mentir mais optai finalement pour la vérité :

- Oui. Et beaucoup. Pourquoi ?

- Qu'est-ce que tu ferais si je te disais que je n'étais pas sûr de l'aimer encore autant ?

.


.

- Qu'est-ce qui te préoccupe autant ? me demanda Lloyd à voix basse quand Stir et moi revînmes aux escaliers

- Je dois aller voir mon frère, tu m'accompagnes ?

Il hocha la tête. Je m'excusai auprès des autres et transplanai avec Dylan.

Je frappai à la porte de l'appartement de Vasco. Pourquoi est-ce que je ne transplanai pas directement à l'intérieur ? Bonne question.

La tête blonde que j'aimais tant apparut dans mon champ de vision et me sauta dessus :

- Je me demandais si mon frangin allait se pointer ce matin ou non.

Vasco nous fit entrer.

Une fois à l'intérieur, je m'affalai sur le canapé, imité par Dylan et demandai :

- Où est Hannah ?

- Elle est à l'hôpital. Elle est partie ce matin.

Je soupirai et pris mon visage dans mes mains.

- Qu'est-ce que t'a dit Peter ? me demanda Lloyd

Je ne répondis pas. Vasco s'assit sur le canapé aussi :

- Si ça concerne Hannah, on devrait peut être aller la voir.

- À l'hôpital de Cardiff ? maugréai-je. Tu n'es pas sérieux ?

- Elle a dit qu'elle ne serait pas de retour avant ce soir.

- T'as des nouvelles de Potter ?

- Il a dit qu'il avait amené Père à Londres et que le bureau des aurors débattait.

- Vasco ! appela la voix d'un petit enfant. J'ai faim !

- Je sais Logan, j'arrive.

Logan me vit et courut vers moi, me sautant dessus :

- Tu n'es pas venu ce matin !

- Désolé ! m'excusai-je en le prenant dans mes bras. J'avais beaucoup de choses à faire. Mais si tu veux, tu peux venir à l'entraînement cet après-midi.

- Vascoooo ! supplia la petit garçon. On peut y aller, s'il te plaiiiiiit ?

Mon frère éclata de rire :

- Mais oui. Allez viens, je te fais à manger.

- Non ! Je veux qu'on mange avec Tata et Marcus !

- Hannah ne sera pas là avant ce soir. Et si tu veux on peut aller avec Dylan et Marc quelque part.

C'est donc grâce au neveu d'Hannah que nous nous retrouvâmes dans un bar du Manchester sorcier à manger notre repas de midi avant d'aller à l'entraînement quotidien de l'équipe.

.


.

- Que t'a dit Stir tout à l'heure ? me demanda Lloyd pendant la pause

- Je crois qu'il veut rompre avec Hannah.

- Et tu vas t'en mêler, pas vrai ?

- Il n'a pas le droit de lui briser le coeur, d'accord ? Elle porte déjà sur elle tous mes problèmes de famille, elle ne supportera pas les siens en plus.

- Tu sais, Stir rompra quand même. Il voit quelqu'un depuis un moment.

- Je vais lui démonter la tête.

- Pas de violence dans notre équipe. Il ne rompra pas avant un moment. Il attendra la fin de la compétition.

- Je vais lui démonter la tête.

.


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À neuf heures du soir, je retournai chez mon frère pour y trouver Hannah, allongée sur le canapé avec Logan dans les bras. Quand elle me vit, son visage devint lumineux et elle me fit de grands gestes :

- Je n'ai que des bonnes nouvelles pour toi !

- C'est vrai ? dis-je en forçant un sourire

- Ta mère va bien. Elle a encore fait des crises violentes aujourd'hui mais les médecins ont dit qu'ils avaient juste besoin de temps avant d'en venir à bout. J'ai aussi sûrement retrouvé du travail. Le médicomage qui a ta mère en charge m'a proposé de travailler à l'hôpital. Je n'ai pas de nouvelles du virus par contre.

Je souris et m'assis à côté d'elle pour la prendre dans mes bras. Je décidai de ne pas lui parler de Stir. Elle était bien trop heureuse pour faire disparaître ce magnifique sourire de ses lèvres.

Elle colla sa joue contre la mienne puis se détacha et y déposa une bise :

- Tout se passera bien demain.

- Je sais... murmurai-je en caressant sa joue

- Tu sais... J'ai demandé si tu pouvais voir ta mère.

- C'est vrai ? Alors ?

- Ils ont dit que oui. Mais ils pensent que ce n'est peut être pas une bonne idée de le faire avant un match. Tu sais... L'émotion pourrait te distraire.

- Je prendrai le risque. Je vais mourir sinon.

Elle m'embrassa la joue à nouveau :

- Ne dis pas ça ! Personne ne va mourir.

Moi je vais mourir si tu continues à t'approcher autant...

Je déglutis quand elle posa sa tête dans le creux de mon cou.

- Marcus ? Tu crois vraiment ce que tu m'as dit hier ?

- Oui. Ou du moins, je ne peux pas être convaincu du contraire si on ne vérifie pas.

- C'est vrai.

Elle soupira.

Vasco s'était endormi près du feu et Logan était déjà au pays des rêves. Il n'y avait plus que nous deux.

Je tournai légèrement la tête, juste pour sentir l'odeur des cheveux d'Hannah.

Je savais que d'ici quelques jours elle allait avoir le coeur brisé. Je le savais et j'étais là, à me torturer pour savoir comment je pouvais éviter ça.

- Emmm... Han ?

- Oui ?

- Si... Si Stir décidait de... De rompre... Tu ferais quoi ?

Elle leva la tête et ses yeux grands ouverts s'offrirent aux miens. Elle était surprise :

- Pourquoi cette question ?

- Juste pour... Pour savoir.

- Je... Marcus : qu'est-ce que tu as dans la tête ?

- Réponds, c'est tout.

- Mais je n'ai pas de réponse...

- Tu serais triste ou ça n'aurait pas d'importance ?

- Bien sûr que ça aurait de l'importance ! Je te rappelle que je l'aime.

J'aimerais tellement pouvoir éviter de te voir pleurer. J'aimerais tellement que tu n'aies jamais à pleurer Hannah.

Elle vit mon regard triste et étouffa un rire :

- Qu'est-ce qu'il y a ?

J'optai pour le mensonge :

- Je suis jaloux.

Elle ouvrit de grands yeux et éclata de rire :

- Pourquoi tu serais jaloux ?

- Parce que je te traite beaucoup mieux que lui et je passe plus de temps avec toi mais tu ne me dis pas que tu m'aimes.

Je fis une moue d'enfant boudeur, masquant ma satisfaction d'avoir évité le sujet rupture.

Hannah sourit et m'ébouriffa les cheveux :

- Tu sais que tu es mignon quand tu fais ça ?

- Maiiis ! Dis-le moi...

- Oh...

Elle me fit une bise sur la joue et murmura dans mon oreille :

- Je t'aime petit gamin.

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Et voilà ! Chapitre quatorze : que du blabla.

J'espère que vous n'avez pas trouvé ça trop ennuyant. Qui a remarqué qu'Ellen n'était pas là ?

En tout cas merci à tous ceux qui ont reviewé : Mylene, Kitkat et Zarushi.

Le prochain chapitre devrait être pour la semaine prochaine et ce sera la FINALE (mais pas le dernier chapitre). Voilà !

Dites-moi ce que vous avez pensé de ce chapitre :)

ACSD